prog: 2308
squelettes/rubrique-3.html

Chéribibi Night

Micro Evening

Chéribibi Night

Un soir au Nova, Céline tenant le stand de la Microboutiek me dit : "Regarde ce truc, je suis sûre que ça te brancherait bien". Je feuillette cette revue remplies d’articles qui me titillent : afro-beat du Bénin, punk pakistanais ou homo texan, reggae à la mode karaté, western zapatiste, cinéma jamaïcain, rap radical, répertoires pointus de films de Kung-fu, de Blaxploitation, du féminisme au ciné, mais aussi sur la lucha libre, la noblesse de la littérature de gare, etc. Pas de pub, pas cher, tout en couleurs, super bien foutu avec la prose et l’humour d’un vieux pote rocker qui en connaîtrait un bout et, pas chien, te refile de bons tuyaux sur ces trésors de la rue, des quartiers… Cheribibi, né en France en 1991, se définit comme un fanzine de la culture populaire, qui traverse les genres. Chaque numéro se penche sur un ou deux thèmes, que ce soit la prison, la science-fiction, la censure, etc. Mais qui est derrière Chéribibi ? Une belle équipe sans doute… Raté, c’est DPC alias Daniel Paris-Clavel qui en est la cheville ouvrière : articles, mise en page, distribution... c’est lui !

Ça faisait un petit temps qu’on avait envie, au Nova, de l’inviter pour un micro-evening, ce rendez-vous ponctuel présentant labels, éditeurs ou diffuseurs indépendants du vaste monde de la micro-édition, en vente dans notre Microboutiek. Et l’occasion est enfin arrivée avec la sortie du 10e opus de Chéribibi, un spécial 3D top classe ! Mais cette soirée ne sera pas juste un simple étalage de quelques numéros d’une publication aléatoire hors du commun, puisque Daniel introduira en personne deux longs métrages singuliers "montrant le tiers monde du point de vue du tiers monde" - dont l’ovni "Bad Black" suivi d’une rencontre "online" avec son réalisateur ! -, pour ensuite nous faire danser aux sons irrésistibles de sa riche collection de 45T.

http://microboutiek.nova-cinema.org

www.cheribibi.net

19.10 > 19:00
6 € / 4 € (soirée / avond)


Nabwana I.G.G., 2016, UG, st ang, 70'

Démarrant sur une course-poursuite aux effets spéciaux hilarants, "Bad Black" mêle dans un joyeux chaos la vengeance d’une femme meurtrie et la transformation d’un docteur américain en Schwarzenegger ougandais initié par un garçon de 8 ans, da Kung-Fu Masta ! L’une des premières grandes productions de Wakaliwood où se fabriquent da best of da best movies, "Bad Black" est un supa action film de Nabwana Isaac Godfrey Geoffrey (I.G.G.), maître incontesté du cinéma fauché et inventif du ghetto de Wakaliga, village de la capitale de l’Ouganda, Kampala. Surnommé "le Tarantino des bidonvilles" par ses aficionados, I.G.G. ne connaît pourtant pas cette référence américaine, n’ayant jamais mis les pieds dans un cinéma alors qu’il a déjà une quarantaine de films à son actif ! S’inspirant des situations sociales du ghetto, le réalisateur autodidacte critique pêle-mêle la traite des enfants, le mariage forcé, le paternalisme et les conditions de vie dans les bidonvilles au moyen de l’action-comedy car "le rire soulage les maux". Tournés avec ses voisins dans le dialecte locale, ses films ont la particularité d’être commentés en direct avec force dérision par l’excellent Video-Jockey (VJ) Emmie. Expect the unexpectable !

La projection sera suivie d’un entretien "online" avec le réalisateur I.G.G. et une partie de son équipe – dont son collaborateur Alan Hofmanis –, par DPC de la revue ChériBibi. Ce dernier a découvert Wakaliwood au festival Cinemabrut 2017, y étant membre du Jury (jury qui attribua à "Bad Black" son prix spécial), et les remercie au passage !

http://watch.wakaliwood.com/

19.10 > 20:00  


Theodoros Bafaloukos, 1978, JM, vo ang st fr & ang, 100'

Réalisé en 1978 en Jamaïque, "Rockers" devait être à l’origine un documentaire sur la scène reggae du moment. Très vite, le projet s’est mu en fiction rebelle, sorte de "blaxploitation musicale" où la plupart des protagonistes sont des stars de l’époque (Big Youth, Gregory Isaac, Dillinger, Jacob Miller, Burning Spear, Bunny Wailer, Robbie Shakespeare…). Le batteur et personnage central, Leroy "Horsemouth" Wallace (filmé chez lui, sa femme et ses enfants jouant leurs propres rôles), trouve comme moyen d’améliorer sa condition de "sufferer" la distribution des vinyles 45 tours aux magasins et sound systems de toute l’île. Lui manque juste la monture digne de sa nouvelle entreprise : une moto Honda S90, recouverte d’un "Lion of Juda". En suivant les démêlées de Horsemouth avec la mafia locale qui plume jusqu’aux plus pauvres, "Rockers" nous immerge dans la culture vivante jamaïcaine et rastafari, y explorant ses mythes et univers sonores d’il y a 40 ans, non sans bonne humeur. Les nombreux airs joués et les dialogues succulents en authentique patois jamaïcain, le fameux "I-talk", valent à eux seuls le détour !

19.10 > 22:00


Et c’est pas fini, puisque la soirée continuera avec Daniel aux platines et sa flopée de vinyles 45 tours où rythmes et grooves de la culture d’en bas nous transporteront de Kingston à Londres, de Berlin à Marseille, de Cotonou à Bali, jusqu’aux petites heures du matin... Bon voyage musical !

19.10 > 24:00
Gratis


squelettes/rubrique-3.html
lang: fr
id_rubrique: 2311
prog: 2308
pos: aval