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#164 Laissez bronzer les cadavres

  • ven 19.01 > 20:00

    Laissez bronzer les cadavres

    Laissez bronzer les cadavres
    Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2017, BE-FR, DCP, vo fr st nl, 92'
    Il est 11 heures du matin. L’atmosphère est étouffante, l’ambiance solaire. Nous sommes au bord de la Méditerranée, en plein été. Mer d’azur, soleil de plomb… et 250 kilos d’or volés par Rhino et sa bande, qui ont trouvé la planque idéale : un village abandonné, coupé de tout, investi par une artiste et son alter ego masculin, tous deux en manque d’inspiration. Hélas, quelques invités surprises vont contrecarrer leur plan. Ce lieu paradisiaque, autrefois théâtre d’orgies et de happenings sauvages, va se transformer quelques heures plus tard en un véritable champ de bataille impitoyable et hallucinatoire. Après "Amer" et "L’étrange couleur des larmes de ton corps", le troisième long métrage d’Hélène Cattet et Bruno Forzani (H&B) concrétise un vieux fantasme du couple : l’adaptation du roman éponyme (Gallimard, 1971) écrit par deux auteurs à la fibre anarchiste, Jean-Patrick Manchette et Jean-Pierre Bastid. Ce polar gorgé d’influences cinématographiques, dont la particularité est de raconter son histoire en temps réel, constituait une matière rêvée pour ces deux cinéastes méticuleux, adeptes de cinéma de genre et de délires bricolés en pellicule. On n’est pas déçus : chaque photogramme de "Laissez bronzer les cadavres" est un régal. Tourné en S16mm, c’est un festin d’idées de cinéma et de figures de style oscillant entre western-spaghetti et giallo, où chaque élément du décor (un village abandonné dans l’aridité du bord de mer corse), le moindre mouvement de pupille des personnages (notamment Elina Löwensohn, ex-égérie des films d’Hal Hartley, Stéphane Ferrara, ancien boxeur qui a joué dans "Détective" de Godard et dans plusieurs polars urbains aux côtés de Jean-Paul Belmondo, et Bernie Bonvoisin, chanteur du groupe de hard rock Trust, mais aussi acteur et réalisateur…), devient le détail onirique d’un kaléidoscope sous acide. À voir dans une salle de cinéma, absolument (...+)
  • ven 19.01 > 22:00

    Laissez bronzer les cadavres

    Laissez bronzer les cadavres
    Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2017, BE-FR, DCP, vo fr st nl, 92'
    Il est 11 heures du matin. L’atmosphère est étouffante, l’ambiance solaire. Nous sommes au bord de la Méditerranée, en plein été. Mer d’azur, soleil de plomb… et 250 kilos d’or volés par Rhino et sa bande, qui ont trouvé la planque idéale : un village abandonné, coupé de tout, investi par une artiste et son alter ego masculin, tous deux en manque d’inspiration. Hélas, quelques invités surprises vont contrecarrer leur plan. Ce lieu paradisiaque, autrefois théâtre d’orgies et de happenings sauvages, va se transformer quelques heures plus tard en un véritable champ de bataille impitoyable et hallucinatoire. Après "Amer" et "L’étrange couleur des larmes de ton corps", le troisième long métrage d’Hélène Cattet et Bruno Forzani (H&B) concrétise un vieux fantasme du couple : l’adaptation du roman éponyme (Gallimard, 1971) écrit par deux auteurs à la fibre anarchiste, Jean-Patrick Manchette et Jean-Pierre Bastid. Ce polar gorgé d’influences cinématographiques, dont la particularité est de raconter son histoire en temps réel, constituait une matière rêvée pour ces deux cinéastes méticuleux, adeptes de cinéma de genre et de délires bricolés en pellicule. On n’est pas déçus : chaque photogramme de "Laissez bronzer les cadavres" est un régal. Tourné en S16mm, c’est un festin d’idées de cinéma et de figures de style oscillant entre western-spaghetti et giallo, où chaque élément du décor (un village abandonné dans l’aridité du bord de mer corse), le moindre mouvement de pupille des personnages (notamment Elina Löwensohn, ex-égérie des films d’Hal Hartley, Stéphane Ferrara, ancien boxeur qui a joué dans "Détective" de Godard et dans plusieurs polars urbains aux côtés de Jean-Paul Belmondo, et Bernie Bonvoisin, chanteur du groupe de hard rock Trust, mais aussi acteur et réalisateur…), devient le détail onirique d’un kaléidoscope sous acide. À voir dans une salle de cinéma, absolument (...+)
  • sam 20.01 > 19:00

    Amer

    Autour des cadavres
    Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2009, BE, 35mm, vo fr st nl, 90'
    Premier long métrage du duo bruxellois H&B, "Amer" fut tourné selon les préceptes de Dario Argento pour son premier film, avec une équipe qui elle-même découvrait tout, et avec un budget presque aussi minimaliste que les dialogues du film. Le récit progresse par ellipses, les images déploient leur force évocatrice et les gros plans caressent les peaux. Usant de la grammaire du cinéma gothique italien mais aussi du pinku-eiga ("cinéma rose" japonais) et du giallo, "Amer" est une expérience sensorielle à part entière, riche d’un univers sonore très raffiné et d’une inventivité visuelle époustouflante autour de trois moments dans la vie d’une femme. D’abord l’enfance qui imprime les terreurs et les premières fascinations. Puis l’adolescence quand se découvrent et s’éveillent les désirs. L’âge adulte, enfin, avec ses puissances et ses fragilités. Entre désirs, réalité, fantasmes, la fascination est au bout des yeux.
    + Santos Palace
    Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2006, 35mm, 15'
  • sam 20.01 > 21:00

    Laissez bronzer les cadavres

    Laissez bronzer les cadavres
    Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2017, BE-FR, DCP, vo fr st nl, 92'
    Il est 11 heures du matin. L’atmosphère est étouffante, l’ambiance solaire. Nous sommes au bord de la Méditerranée, en plein été. Mer d’azur, soleil de plomb… et 250 kilos d’or volés par Rhino et sa bande, qui ont trouvé la planque idéale : un village abandonné, coupé de tout, investi par une artiste et son alter ego masculin, tous deux en manque d’inspiration. Hélas, quelques invités surprises vont contrecarrer leur plan. Ce lieu paradisiaque, autrefois théâtre d’orgies et de happenings sauvages, va se transformer quelques heures plus tard en un véritable champ de bataille impitoyable et hallucinatoire. Après "Amer" et "L’étrange couleur des larmes de ton corps", le troisième long métrage d’Hélène Cattet et Bruno Forzani (H&B) concrétise un vieux fantasme du couple : l’adaptation du roman éponyme (Gallimard, 1971) écrit par deux auteurs à la fibre anarchiste, Jean-Patrick Manchette et Jean-Pierre Bastid. Ce polar gorgé d’influences cinématographiques, dont la particularité est de raconter son histoire en temps réel, constituait une matière rêvée pour ces deux cinéastes méticuleux, adeptes de cinéma de genre et de délires bricolés en pellicule. On n’est pas déçus : chaque photogramme de "Laissez bronzer les cadavres" est un régal. Tourné en S16mm, c’est un festin d’idées de cinéma et de figures de style oscillant entre western-spaghetti et giallo, où chaque élément du décor (un village abandonné dans l’aridité du bord de mer corse), le moindre mouvement de pupille des personnages (notamment Elina Löwensohn, ex-égérie des films d’Hal Hartley, Stéphane Ferrara, ancien boxeur qui a joué dans "Détective" de Godard et dans plusieurs polars urbains aux côtés de Jean-Paul Belmondo, et Bernie Bonvoisin, chanteur du groupe de hard rock Trust, mais aussi acteur et réalisateur…), devient le détail onirique d’un kaléidoscope sous acide. À voir dans une salle de cinéma, absolument (...+)
  • dim 21.01 > 17:00

    Laissez bronzer les cadavres

    Laissez bronzer les cadavres
    Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2017, BE-FR, DCP, vo fr st nl, 92'
    Il est 11 heures du matin. L’atmosphère est étouffante, l’ambiance solaire. Nous sommes au bord de la Méditerranée, en plein été. Mer d’azur, soleil de plomb… et 250 kilos d’or volés par Rhino et sa bande, qui ont trouvé la planque idéale : un village abandonné, coupé de tout, investi par une artiste et son alter ego masculin, tous deux en manque d’inspiration. Hélas, quelques invités surprises vont contrecarrer leur plan. Ce lieu paradisiaque, autrefois théâtre d’orgies et de happenings sauvages, va se transformer quelques heures plus tard en un véritable champ de bataille impitoyable et hallucinatoire. Après "Amer" et "L’étrange couleur des larmes de ton corps", le troisième long métrage d’Hélène Cattet et Bruno Forzani (H&B) concrétise un vieux fantasme du couple : l’adaptation du roman éponyme (Gallimard, 1971) écrit par deux auteurs à la fibre anarchiste, Jean-Patrick Manchette et Jean-Pierre Bastid. Ce polar gorgé d’influences cinématographiques, dont la particularité est de raconter son histoire en temps réel, constituait une matière rêvée pour ces deux cinéastes méticuleux, adeptes de cinéma de genre et de délires bricolés en pellicule. On n’est pas déçus : chaque photogramme de "Laissez bronzer les cadavres" est un régal. Tourné en S16mm, c’est un festin d’idées de cinéma et de figures de style oscillant entre western-spaghetti et giallo, où chaque élément du décor (un village abandonné dans l’aridité du bord de mer corse), le moindre mouvement de pupille des personnages (notamment Elina Löwensohn, ex-égérie des films d’Hal Hartley, Stéphane Ferrara, ancien boxeur qui a joué dans "Détective" de Godard et dans plusieurs polars urbains aux côtés de Jean-Paul Belmondo, et Bernie Bonvoisin, chanteur du groupe de hard rock Trust, mais aussi acteur et réalisateur…), devient le détail onirique d’un kaléidoscope sous acide. À voir dans une salle de cinéma, absolument (...+)
  • dim 21.01 > 19:00

    The Cinema Travellers

    The Cinema Travellers
    Shirley Abraham & Amit Madheshiya, 2016, IN, DCP, vo st fr & ang, 96'
    Une fois par an, des cinémas itinérants parcourent les tréfonds de l’Inde rurale pour apporter la magie des images à un public toujours aussi émerveillé. Avec la même dimension foraine et festive qu’on peut trouver lors d’un PleinOPENair, le public se rassemble dans un lieu improbable et s’agglutine autour du projecteur. Le moteur ronronne, une étincelle, la machine se lance, la bobine se déroule, le faisceau lumineux jaillit et l’image apparaît. La fascination se lit sur les visages. Loin des téléchargements en ligne, la salle de projection demeure un lieu de communion. Les problèmes techniques, qui sont le lot quotidien des projectionnistes, tiennent la foule en haleine, elle qui doit parfois faire des cérémonies pour préserver le matériel du mauvais sort, en particulier de la pluie. Pourtant, au bout de sept décennies d’activité, ces cinémas itinérants voient désormais leurs camions et leurs projecteurs tomber en ruine, les bobines de pellicule rejoindre les musées et se faire de plus en plus rares, et leur public être attiré par une technologie numérique enjôleuse. "The Cinema Travellers" nous immerge dans l’intimité de cet univers et de ces moments uniques, dans la dureté d’appartenir à une époque qui disparaît. Pendant cinq ans, Shirley Abraham et Amit Madheshiya ont suivi trois personnages qui apportent le cinéma dans des villages reculés, cherchant à le préserver des changements technologiques nombreux et complexes, et à réinventer leur métier afin d’éviter qu’il disparaisse. Les deux premiers sont projectionnistes, l’un gestionnaire astucieux et l’autre forain bienfaisant tentant de subvenir aux besoins de sa famille sur la route. Le troisième, réparateur aguerri de projecteurs et inventeur atypique de machines en tous genres, porte une vision poétique, philosophique et pragmatique de l’évolution du cinéma : contraint de changer de métier, il recycle ses talents dans l’agriculture, ce qui n’est pas rien dans ce pays qui fournit au moins autant de tonnes de blé que de films au reste du monde. Un (...+)
  • dim 21.01 > 21:00

    Laissez bronzer les cadavres

    Laissez bronzer les cadavres
    Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2017, BE-FR, DCP, vo fr st nl, 92'
    Il est 11 heures du matin. L’atmosphère est étouffante, l’ambiance solaire. Nous sommes au bord de la Méditerranée, en plein été. Mer d’azur, soleil de plomb… et 250 kilos d’or volés par Rhino et sa bande, qui ont trouvé la planque idéale : un village abandonné, coupé de tout, investi par une artiste et son alter ego masculin, tous deux en manque d’inspiration. Hélas, quelques invités surprises vont contrecarrer leur plan. Ce lieu paradisiaque, autrefois théâtre d’orgies et de happenings sauvages, va se transformer quelques heures plus tard en un véritable champ de bataille impitoyable et hallucinatoire. Après "Amer" et "L’étrange couleur des larmes de ton corps", le troisième long métrage d’Hélène Cattet et Bruno Forzani (H&B) concrétise un vieux fantasme du couple : l’adaptation du roman éponyme (Gallimard, 1971) écrit par deux auteurs à la fibre anarchiste, Jean-Patrick Manchette et Jean-Pierre Bastid. Ce polar gorgé d’influences cinématographiques, dont la particularité est de raconter son histoire en temps réel, constituait une matière rêvée pour ces deux cinéastes méticuleux, adeptes de cinéma de genre et de délires bricolés en pellicule. On n’est pas déçus : chaque photogramme de "Laissez bronzer les cadavres" est un régal. Tourné en S16mm, c’est un festin d’idées de cinéma et de figures de style oscillant entre western-spaghetti et giallo, où chaque élément du décor (un village abandonné dans l’aridité du bord de mer corse), le moindre mouvement de pupille des personnages (notamment Elina Löwensohn, ex-égérie des films d’Hal Hartley, Stéphane Ferrara, ancien boxeur qui a joué dans "Détective" de Godard et dans plusieurs polars urbains aux côtés de Jean-Paul Belmondo, et Bernie Bonvoisin, chanteur du groupe de hard rock Trust, mais aussi acteur et réalisateur…), devient le détail onirique d’un kaléidoscope sous acide. À voir dans une salle de cinéma, absolument (...+)
  • jeu 25.01 > 20:00

    Kalès

    Kalès
    Laurent Van Lancker, 2017, BE, DCP, vo st fr & nl, 63'
    Les 25 et 26 octobre 2016, la “Jungle de Calais” est entièrement rasée. Ce camp, situé à une poignée de kilomètres de Calais, a marqué les esprits non seulement pour son étendue et pour le nombre de demandeurs d’asile qui y ont vécu (près de 10.000 au moment de l’évacuation), mais aussi pour le nombre d’enjeux et de tensions qu’il a cristallisées autour de la crise migratoire. Au moment où matraques et pelleteuses arrivent, il n’a plus rien d’une “jungle” : c’est un village à part entière, avec sa vie communautaire, son organisation, ses écoles, églises, magasins, restaurants… Laurent Van Lancker s’y est rendu régulièrement comme bénévole. Au gré des rencontres et des amitiés naissantes, il décide de faire un film et pendant de nombreux mois, s’y rend chaque semaine avec sa caméra. Jusqu’au jour du démantèlement. Des habitants du camp l’aident au tournage, certains finissent par s’emparer de la caméra et tourner leur propres séquences. Entre journal de bord et film impressionniste, “Kalès” est loin des documentaires factuels ou des reportages sur la Jungle tournés à profusion. Adoptant un jeu de va-et-vient, il alterne entre le regard du réalisateur et celui des habitants, qui se questionnent sur leur rêve d’une vie meilleure et sur le sens de ce village de fortune. Van Lancker réussit le pari (pas gagné d’avance !) de faire un film à la fois sensible et ludique. Grand prix de la Fédération Wallonie-Bruxelles au festival Filmer à tout prix 2017.
  • jeu 25.01 > 22:00

    Laissez bronzer les cadavres

    Laissez bronzer les cadavres
    Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2017, BE-FR, DCP, vo fr st nl, 92'
    Il est 11 heures du matin. L’atmosphère est étouffante, l’ambiance solaire. Nous sommes au bord de la Méditerranée, en plein été. Mer d’azur, soleil de plomb… et 250 kilos d’or volés par Rhino et sa bande, qui ont trouvé la planque idéale : un village abandonné, coupé de tout, investi par une artiste et son alter ego masculin, tous deux en manque d’inspiration. Hélas, quelques invités surprises vont contrecarrer leur plan. Ce lieu paradisiaque, autrefois théâtre d’orgies et de happenings sauvages, va se transformer quelques heures plus tard en un véritable champ de bataille impitoyable et hallucinatoire. Après "Amer" et "L’étrange couleur des larmes de ton corps", le troisième long métrage d’Hélène Cattet et Bruno Forzani (H&B) concrétise un vieux fantasme du couple : l’adaptation du roman éponyme (Gallimard, 1971) écrit par deux auteurs à la fibre anarchiste, Jean-Patrick Manchette et Jean-Pierre Bastid. Ce polar gorgé d’influences cinématographiques, dont la particularité est de raconter son histoire en temps réel, constituait une matière rêvée pour ces deux cinéastes méticuleux, adeptes de cinéma de genre et de délires bricolés en pellicule. On n’est pas déçus : chaque photogramme de "Laissez bronzer les cadavres" est un régal. Tourné en S16mm, c’est un festin d’idées de cinéma et de figures de style oscillant entre western-spaghetti et giallo, où chaque élément du décor (un village abandonné dans l’aridité du bord de mer corse), le moindre mouvement de pupille des personnages (notamment Elina Löwensohn, ex-égérie des films d’Hal Hartley, Stéphane Ferrara, ancien boxeur qui a joué dans "Détective" de Godard et dans plusieurs polars urbains aux côtés de Jean-Paul Belmondo, et Bernie Bonvoisin, chanteur du groupe de hard rock Trust, mais aussi acteur et réalisateur…), devient le détail onirique d’un kaléidoscope sous acide. À voir dans une salle de cinéma, absolument (...+)
  • ven 26.01 > 20:00

    L’étrange couleur des larmes de ton corps

    Autour des cadavres
    Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2012, BE, 35mm, vo fr st fr & nl, 105'
    Sorte de délire lynchéen matiné du plus pur baroque d’Argento (ou l’inverse), "L’étrange couleur des larmes de ton corps", second long métrage du duo Cattet & Forzani, met au centre de son récit un personnage masculin, juste après l’héroïne d’"Amer", leur premier film. Alors qu’il rentre chez lui de voyage, Dan ne trouve plus de trace de sa femme. Pourtant, la porte était fermée de l’intérieur… Tourné dans l’hôtel Cambierlani, chef-d’oeuvre de l’architecture Art Nouveau, "L’étrange couleur…" convoque les figures du dédoublement pour élaborer un voyage cinématographique aussi labyrinthique que la psyché humaine - et aussi hypnotique que ses obsessions. Pur bijou visuel, le film se construit sur la figure de la boucle, les répétitions et les gros plans dans un kaléidoscope vertigineux et sur une bande sonore délirante signée par quelques grands noms du cinéma italien (Morricone, Nicolai, De Vangelis). Plus qu’un hommage aux gialli, une réinvention époustouflante du genre.
    + O is for Orgasm
    Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2012, DCP, sans dial, 4'
  • ven 26.01 > 22:00

    Laissez bronzer les cadavres

    Laissez bronzer les cadavres
    Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2017, BE-FR, DCP, vo fr st nl, 92'
    Il est 11 heures du matin. L’atmosphère est étouffante, l’ambiance solaire. Nous sommes au bord de la Méditerranée, en plein été. Mer d’azur, soleil de plomb… et 250 kilos d’or volés par Rhino et sa bande, qui ont trouvé la planque idéale : un village abandonné, coupé de tout, investi par une artiste et son alter ego masculin, tous deux en manque d’inspiration. Hélas, quelques invités surprises vont contrecarrer leur plan. Ce lieu paradisiaque, autrefois théâtre d’orgies et de happenings sauvages, va se transformer quelques heures plus tard en un véritable champ de bataille impitoyable et hallucinatoire. Après "Amer" et "L’étrange couleur des larmes de ton corps", le troisième long métrage d’Hélène Cattet et Bruno Forzani (H&B) concrétise un vieux fantasme du couple : l’adaptation du roman éponyme (Gallimard, 1971) écrit par deux auteurs à la fibre anarchiste, Jean-Patrick Manchette et Jean-Pierre Bastid. Ce polar gorgé d’influences cinématographiques, dont la particularité est de raconter son histoire en temps réel, constituait une matière rêvée pour ces deux cinéastes méticuleux, adeptes de cinéma de genre et de délires bricolés en pellicule. On n’est pas déçus : chaque photogramme de "Laissez bronzer les cadavres" est un régal. Tourné en S16mm, c’est un festin d’idées de cinéma et de figures de style oscillant entre western-spaghetti et giallo, où chaque élément du décor (un village abandonné dans l’aridité du bord de mer corse), le moindre mouvement de pupille des personnages (notamment Elina Löwensohn, ex-égérie des films d’Hal Hartley, Stéphane Ferrara, ancien boxeur qui a joué dans "Détective" de Godard et dans plusieurs polars urbains aux côtés de Jean-Paul Belmondo, et Bernie Bonvoisin, chanteur du groupe de hard rock Trust, mais aussi acteur et réalisateur…), devient le détail onirique d’un kaléidoscope sous acide. À voir dans une salle de cinéma, absolument (...+)
  • sam 27.01 > 19:00

    Venus in Furs

    Autour des cadavres
    Jess Franco, 1969, ES-GB-IT, 35mm, vo ang , 86'
    Inspiré très très librement du roman de Sacher-Masoch, "Paroximus" ou "Black Angel", selon ses nombreux titres, est l’une des œuvres les plus abouties de Jess Franco. Imprégné de musique, ce conte érotique et ésotérique plonge dans la passion de Franco pour la musique à travers l’histoire d’un musicien de jazz qui découvre le corps d’une jeune fille morte sur la plage où il veut abandonner sa trompette. Le voilà obsédé par cette sublime créature sortie du néant. Jusqu’à ce que surgisse une femme qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau. Entre souvenirs, hallucinations, quête amoureuse, Franco signe encore une fois un conte où l’amour et la mort vont de pair, aux frontières du rêve et du cauchemar, où la sexualité est destructrice et où les forces occultes agissent dans l’ombre. Et tandis que l’imagerie seventies sublime l’écran, que les lassos déchirent les chaires et que les couteaux les menacent, les âmes, elles, souffrent les tourments de la passion jusqu’à la folie.
  • sam 27.01 > 21:00

    Laissez bronzer les cadavres

    Laissez bronzer les cadavres
    Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2017, BE-FR, DCP, vo fr st nl, 92'
    Il est 11 heures du matin. L’atmosphère est étouffante, l’ambiance solaire. Nous sommes au bord de la Méditerranée, en plein été. Mer d’azur, soleil de plomb… et 250 kilos d’or volés par Rhino et sa bande, qui ont trouvé la planque idéale : un village abandonné, coupé de tout, investi par une artiste et son alter ego masculin, tous deux en manque d’inspiration. Hélas, quelques invités surprises vont contrecarrer leur plan. Ce lieu paradisiaque, autrefois théâtre d’orgies et de happenings sauvages, va se transformer quelques heures plus tard en un véritable champ de bataille impitoyable et hallucinatoire. Après "Amer" et "L’étrange couleur des larmes de ton corps", le troisième long métrage d’Hélène Cattet et Bruno Forzani (H&B) concrétise un vieux fantasme du couple : l’adaptation du roman éponyme (Gallimard, 1971) écrit par deux auteurs à la fibre anarchiste, Jean-Patrick Manchette et Jean-Pierre Bastid. Ce polar gorgé d’influences cinématographiques, dont la particularité est de raconter son histoire en temps réel, constituait une matière rêvée pour ces deux cinéastes méticuleux, adeptes de cinéma de genre et de délires bricolés en pellicule. On n’est pas déçus : chaque photogramme de "Laissez bronzer les cadavres" est un régal. Tourné en S16mm, c’est un festin d’idées de cinéma et de figures de style oscillant entre western-spaghetti et giallo, où chaque élément du décor (un village abandonné dans l’aridité du bord de mer corse), le moindre mouvement de pupille des personnages (notamment Elina Löwensohn, ex-égérie des films d’Hal Hartley, Stéphane Ferrara, ancien boxeur qui a joué dans "Détective" de Godard et dans plusieurs polars urbains aux côtés de Jean-Paul Belmondo, et Bernie Bonvoisin, chanteur du groupe de hard rock Trust, mais aussi acteur et réalisateur…), devient le détail onirique d’un kaléidoscope sous acide. À voir dans une salle de cinéma, absolument (...+)
  • dim 28.01 > 17:00

    Laissez bronzer les cadavres

    Laissez bronzer les cadavres
    Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2017, BE-FR, DCP, vo fr st nl, 92'
    Il est 11 heures du matin. L’atmosphère est étouffante, l’ambiance solaire. Nous sommes au bord de la Méditerranée, en plein été. Mer d’azur, soleil de plomb… et 250 kilos d’or volés par Rhino et sa bande, qui ont trouvé la planque idéale : un village abandonné, coupé de tout, investi par une artiste et son alter ego masculin, tous deux en manque d’inspiration. Hélas, quelques invités surprises vont contrecarrer leur plan. Ce lieu paradisiaque, autrefois théâtre d’orgies et de happenings sauvages, va se transformer quelques heures plus tard en un véritable champ de bataille impitoyable et hallucinatoire. Après "Amer" et "L’étrange couleur des larmes de ton corps", le troisième long métrage d’Hélène Cattet et Bruno Forzani (H&B) concrétise un vieux fantasme du couple : l’adaptation du roman éponyme (Gallimard, 1971) écrit par deux auteurs à la fibre anarchiste, Jean-Patrick Manchette et Jean-Pierre Bastid. Ce polar gorgé d’influences cinématographiques, dont la particularité est de raconter son histoire en temps réel, constituait une matière rêvée pour ces deux cinéastes méticuleux, adeptes de cinéma de genre et de délires bricolés en pellicule. On n’est pas déçus : chaque photogramme de "Laissez bronzer les cadavres" est un régal. Tourné en S16mm, c’est un festin d’idées de cinéma et de figures de style oscillant entre western-spaghetti et giallo, où chaque élément du décor (un village abandonné dans l’aridité du bord de mer corse), le moindre mouvement de pupille des personnages (notamment Elina Löwensohn, ex-égérie des films d’Hal Hartley, Stéphane Ferrara, ancien boxeur qui a joué dans "Détective" de Godard et dans plusieurs polars urbains aux côtés de Jean-Paul Belmondo, et Bernie Bonvoisin, chanteur du groupe de hard rock Trust, mais aussi acteur et réalisateur…), devient le détail onirique d’un kaléidoscope sous acide. À voir dans une salle de cinéma, absolument (...+)
  • dim 28.01 > 19:00

    The Cinema Travellers

    The Cinema Travellers
    Shirley Abraham & Amit Madheshiya, 2016, IN, DCP, vo st fr & ang, 96'
    Une fois par an, des cinémas itinérants parcourent les tréfonds de l’Inde rurale pour apporter la magie des images à un public toujours aussi émerveillé. Avec la même dimension foraine et festive qu’on peut trouver lors d’un PleinOPENair, le public se rassemble dans un lieu improbable et s’agglutine autour du projecteur. Le moteur ronronne, une étincelle, la machine se lance, la bobine se déroule, le faisceau lumineux jaillit et l’image apparaît. La fascination se lit sur les visages. Loin des téléchargements en ligne, la salle de projection demeure un lieu de communion. Les problèmes techniques, qui sont le lot quotidien des projectionnistes, tiennent la foule en haleine, elle qui doit parfois faire des cérémonies pour préserver le matériel du mauvais sort, en particulier de la pluie. Pourtant, au bout de sept décennies d’activité, ces cinémas itinérants voient désormais leurs camions et leurs projecteurs tomber en ruine, les bobines de pellicule rejoindre les musées et se faire de plus en plus rares, et leur public être attiré par une technologie numérique enjôleuse. "The Cinema Travellers" nous immerge dans l’intimité de cet univers et de ces moments uniques, dans la dureté d’appartenir à une époque qui disparaît. Pendant cinq ans, Shirley Abraham et Amit Madheshiya ont suivi trois personnages qui apportent le cinéma dans des villages reculés, cherchant à le préserver des changements technologiques nombreux et complexes, et à réinventer leur métier afin d’éviter qu’il disparaisse. Les deux premiers sont projectionnistes, l’un gestionnaire astucieux et l’autre forain bienfaisant tentant de subvenir aux besoins de sa famille sur la route. Le troisième, réparateur aguerri de projecteurs et inventeur atypique de machines en tous genres, porte une vision poétique, philosophique et pragmatique de l’évolution du cinéma : contraint de changer de métier, il recycle ses talents dans l’agriculture, ce qui n’est pas rien dans ce pays qui fournit au moins autant de tonnes de blé que de films au reste du monde. Un (...+)
  • dim 28.01 > 21:00

    Laissez bronzer les cadavres

    Laissez bronzer les cadavres
    Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2017, BE-FR, DCP, vo fr st nl, 92'
    Il est 11 heures du matin. L’atmosphère est étouffante, l’ambiance solaire. Nous sommes au bord de la Méditerranée, en plein été. Mer d’azur, soleil de plomb… et 250 kilos d’or volés par Rhino et sa bande, qui ont trouvé la planque idéale : un village abandonné, coupé de tout, investi par une artiste et son alter ego masculin, tous deux en manque d’inspiration. Hélas, quelques invités surprises vont contrecarrer leur plan. Ce lieu paradisiaque, autrefois théâtre d’orgies et de happenings sauvages, va se transformer quelques heures plus tard en un véritable champ de bataille impitoyable et hallucinatoire. Après "Amer" et "L’étrange couleur des larmes de ton corps", le troisième long métrage d’Hélène Cattet et Bruno Forzani (H&B) concrétise un vieux fantasme du couple : l’adaptation du roman éponyme (Gallimard, 1971) écrit par deux auteurs à la fibre anarchiste, Jean-Patrick Manchette et Jean-Pierre Bastid. Ce polar gorgé d’influences cinématographiques, dont la particularité est de raconter son histoire en temps réel, constituait une matière rêvée pour ces deux cinéastes méticuleux, adeptes de cinéma de genre et de délires bricolés en pellicule. On n’est pas déçus : chaque photogramme de "Laissez bronzer les cadavres" est un régal. Tourné en S16mm, c’est un festin d’idées de cinéma et de figures de style oscillant entre western-spaghetti et giallo, où chaque élément du décor (un village abandonné dans l’aridité du bord de mer corse), le moindre mouvement de pupille des personnages (notamment Elina Löwensohn, ex-égérie des films d’Hal Hartley, Stéphane Ferrara, ancien boxeur qui a joué dans "Détective" de Godard et dans plusieurs polars urbains aux côtés de Jean-Paul Belmondo, et Bernie Bonvoisin, chanteur du groupe de hard rock Trust, mais aussi acteur et réalisateur…), devient le détail onirique d’un kaléidoscope sous acide. À voir dans une salle de cinéma, absolument (...+)
  • jeu 01.02 > 20:00

    Qui es-tu octobre ?   [Prima Nova]

    Varia
    Julie Jaroszewski, 2017, BE-BF, DCP, vo fr st fr, 56'
    "À vous qui avez accepté de revivre vos réels par l’artifice du jeu et de la mise en scène. À vous qui avez accepté le Français comme butin de guerre afin que ce qui nous unis puisse accéder à demain." C’est par cette adresse aux acteurs du film et du Burkina Faso que démarre l’évocation d’instants intimes d’un pays en pleine bascule. Trois fois le même mois : Octobre 1983 et l’accession au pouvoir de Thomas Sankara ; Octobre 1987, Blaise Compaoré prend le pouvoir suite à l’assassinat de Sankara ; Octobre 2014, la rue destitue Compaoré. Suivies d’images de la destitution, ces annonces dévoilent le contexte pour mieux s’immiscer dans le quotidien d’un foyer de femmes de Ouagadougou et de Mika… Très liée au destin du Burkina Faso, Julie Jaroszewski y voyage régulièrement depuis 13 ans. Cette fine connaissance du terrain et son implication donne à "Qui es-tu Octobre ?" sa subtilité qui nous laisse percevoir dans ces instants du quotidien rejoués par ses protagonistes, l’histoire du pays. Celle qui transpire des corps, des gestes et des chants.
  • jeu 01.02 > 22:00

    Laissez bronzer les cadavres

    Laissez bronzer les cadavres
    Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2017, BE-FR, DCP, vo fr st nl, 92'
    Il est 11 heures du matin. L’atmosphère est étouffante, l’ambiance solaire. Nous sommes au bord de la Méditerranée, en plein été. Mer d’azur, soleil de plomb… et 250 kilos d’or volés par Rhino et sa bande, qui ont trouvé la planque idéale : un village abandonné, coupé de tout, investi par une artiste et son alter ego masculin, tous deux en manque d’inspiration. Hélas, quelques invités surprises vont contrecarrer leur plan. Ce lieu paradisiaque, autrefois théâtre d’orgies et de happenings sauvages, va se transformer quelques heures plus tard en un véritable champ de bataille impitoyable et hallucinatoire. Après "Amer" et "L’étrange couleur des larmes de ton corps", le troisième long métrage d’Hélène Cattet et Bruno Forzani (H&B) concrétise un vieux fantasme du couple : l’adaptation du roman éponyme (Gallimard, 1971) écrit par deux auteurs à la fibre anarchiste, Jean-Patrick Manchette et Jean-Pierre Bastid. Ce polar gorgé d’influences cinématographiques, dont la particularité est de raconter son histoire en temps réel, constituait une matière rêvée pour ces deux cinéastes méticuleux, adeptes de cinéma de genre et de délires bricolés en pellicule. On n’est pas déçus : chaque photogramme de "Laissez bronzer les cadavres" est un régal. Tourné en S16mm, c’est un festin d’idées de cinéma et de figures de style oscillant entre western-spaghetti et giallo, où chaque élément du décor (un village abandonné dans l’aridité du bord de mer corse), le moindre mouvement de pupille des personnages (notamment Elina Löwensohn, ex-égérie des films d’Hal Hartley, Stéphane Ferrara, ancien boxeur qui a joué dans "Détective" de Godard et dans plusieurs polars urbains aux côtés de Jean-Paul Belmondo, et Bernie Bonvoisin, chanteur du groupe de hard rock Trust, mais aussi acteur et réalisateur…), devient le détail onirique d’un kaléidoscope sous acide. À voir dans une salle de cinéma, absolument (...+)
  • ven 02.02 > 20:00

    Laissez bronzer les cadavres

    Laissez bronzer les cadavres
    Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2017, BE-FR, DCP, vo fr st nl, 92'
    Il est 11 heures du matin. L’atmosphère est étouffante, l’ambiance solaire. Nous sommes au bord de la Méditerranée, en plein été. Mer d’azur, soleil de plomb… et 250 kilos d’or volés par Rhino et sa bande, qui ont trouvé la planque idéale : un village abandonné, coupé de tout, investi par une artiste et son alter ego masculin, tous deux en manque d’inspiration. Hélas, quelques invités surprises vont contrecarrer leur plan. Ce lieu paradisiaque, autrefois théâtre d’orgies et de happenings sauvages, va se transformer quelques heures plus tard en un véritable champ de bataille impitoyable et hallucinatoire. Après "Amer" et "L’étrange couleur des larmes de ton corps", le troisième long métrage d’Hélène Cattet et Bruno Forzani (H&B) concrétise un vieux fantasme du couple : l’adaptation du roman éponyme (Gallimard, 1971) écrit par deux auteurs à la fibre anarchiste, Jean-Patrick Manchette et Jean-Pierre Bastid. Ce polar gorgé d’influences cinématographiques, dont la particularité est de raconter son histoire en temps réel, constituait une matière rêvée pour ces deux cinéastes méticuleux, adeptes de cinéma de genre et de délires bricolés en pellicule. On n’est pas déçus : chaque photogramme de "Laissez bronzer les cadavres" est un régal. Tourné en S16mm, c’est un festin d’idées de cinéma et de figures de style oscillant entre western-spaghetti et giallo, où chaque élément du décor (un village abandonné dans l’aridité du bord de mer corse), le moindre mouvement de pupille des personnages (notamment Elina Löwensohn, ex-égérie des films d’Hal Hartley, Stéphane Ferrara, ancien boxeur qui a joué dans "Détective" de Godard et dans plusieurs polars urbains aux côtés de Jean-Paul Belmondo, et Bernie Bonvoisin, chanteur du groupe de hard rock Trust, mais aussi acteur et réalisateur…), devient le détail onirique d’un kaléidoscope sous acide. À voir dans une salle de cinéma, absolument (...+)
  • ven 02.02 > 22:00

    Bullet Ballet

    Autour des cadavres
    バレット・バレエ
    Shinya Tsukamoto, 1998, JP, 35mm > video, vo ja st fr & ang, 87'
    Dans un Japon urbain, suintant l’ennui métallique et l’indifférence glauque, "Bullet Ballet" est une danse macabre, audacieuse et intensément libre, une balade sauvage en noir et blanc, tantôt expressionniste, tantôt aussi indistincte qu’un long tunnel sans fin. La caméra fonce, à l’épaule, dans la violence de la rue et des gangs. Ultra-découpé, le montage se permet tous les uppercuts. Goda est sidéré par le suicide de sa fiancée dès les premières images. Il bascule. Il tente de rattraper une jeune fille qui joue avec le feu, ou plus exactement avec le métro. Elle est l’appât qui le fait tomber dans une bande qui le tabasse pour le plaisir. Le désir de vengeance le remplit. Mais même dans l’effroi, la haine, les règlements de comptes sauvages, les liens se tissent, qu’on le veuille ou non, car les âmes frémissent. C’est cette rage qui l’agite, ce montage libéré de la logique narrative et cette énergie du désespoir qui fait vibrer ce film mémorable de Shinya Tsukamoto jusqu’au lyrisme.
  • sam 03.02 > 19:00

    Kalès

    Kalès
    Laurent Van Lancker, 2017, BE, DCP, vo st fr & nl, 63'
    Les 25 et 26 octobre 2016, la “Jungle de Calais” est entièrement rasée. Ce camp, situé à une poignée de kilomètres de Calais, a marqué les esprits non seulement pour son étendue et pour le nombre de demandeurs d’asile qui y ont vécu (près de 10.000 au moment de l’évacuation), mais aussi pour le nombre d’enjeux et de tensions qu’il a cristallisées autour de la crise migratoire. Au moment où matraques et pelleteuses arrivent, il n’a plus rien d’une “jungle” : c’est un village à part entière, avec sa vie communautaire, son organisation, ses écoles, églises, magasins, restaurants… Laurent Van Lancker s’y est rendu régulièrement comme bénévole. Au gré des rencontres et des amitiés naissantes, il décide de faire un film et pendant de nombreux mois, s’y rend chaque semaine avec sa caméra. Jusqu’au jour du démantèlement. Des habitants du camp l’aident au tournage, certains finissent par s’emparer de la caméra et tourner leur propres séquences. Entre journal de bord et film impressionniste, “Kalès” est loin des documentaires factuels ou des reportages sur la Jungle tournés à profusion. Adoptant un jeu de va-et-vient, il alterne entre le regard du réalisateur et celui des habitants, qui se questionnent sur leur rêve d’une vie meilleure et sur le sens de ce village de fortune. Van Lancker réussit le pari (pas gagné d’avance !) de faire un film à la fois sensible et ludique. Grand prix de la Fédération Wallonie-Bruxelles au festival Filmer à tout prix 2017.
  • sam 03.02 > 21:00

    Laissez bronzer les cadavres

    Laissez bronzer les cadavres
    Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2017, BE-FR, DCP, vo fr st nl, 92'
    Il est 11 heures du matin. L’atmosphère est étouffante, l’ambiance solaire. Nous sommes au bord de la Méditerranée, en plein été. Mer d’azur, soleil de plomb… et 250 kilos d’or volés par Rhino et sa bande, qui ont trouvé la planque idéale : un village abandonné, coupé de tout, investi par une artiste et son alter ego masculin, tous deux en manque d’inspiration. Hélas, quelques invités surprises vont contrecarrer leur plan. Ce lieu paradisiaque, autrefois théâtre d’orgies et de happenings sauvages, va se transformer quelques heures plus tard en un véritable champ de bataille impitoyable et hallucinatoire. Après "Amer" et "L’étrange couleur des larmes de ton corps", le troisième long métrage d’Hélène Cattet et Bruno Forzani (H&B) concrétise un vieux fantasme du couple : l’adaptation du roman éponyme (Gallimard, 1971) écrit par deux auteurs à la fibre anarchiste, Jean-Patrick Manchette et Jean-Pierre Bastid. Ce polar gorgé d’influences cinématographiques, dont la particularité est de raconter son histoire en temps réel, constituait une matière rêvée pour ces deux cinéastes méticuleux, adeptes de cinéma de genre et de délires bricolés en pellicule. On n’est pas déçus : chaque photogramme de "Laissez bronzer les cadavres" est un régal. Tourné en S16mm, c’est un festin d’idées de cinéma et de figures de style oscillant entre western-spaghetti et giallo, où chaque élément du décor (un village abandonné dans l’aridité du bord de mer corse), le moindre mouvement de pupille des personnages (notamment Elina Löwensohn, ex-égérie des films d’Hal Hartley, Stéphane Ferrara, ancien boxeur qui a joué dans "Détective" de Godard et dans plusieurs polars urbains aux côtés de Jean-Paul Belmondo, et Bernie Bonvoisin, chanteur du groupe de hard rock Trust, mais aussi acteur et réalisateur…), devient le détail onirique d’un kaléidoscope sous acide. À voir dans une salle de cinéma, absolument (...+)
  • dim 04.02 > 15:00

    The Cinema Travellers

    The Cinema Travellers
    Shirley Abraham & Amit Madheshiya, 2016, IN, DCP, vo st fr & ang, 96'
    Une fois par an, des cinémas itinérants parcourent les tréfonds de l’Inde rurale pour apporter la magie des images à un public toujours aussi émerveillé. Avec la même dimension foraine et festive qu’on peut trouver lors d’un PleinOPENair, le public se rassemble dans un lieu improbable et s’agglutine autour du projecteur. Le moteur ronronne, une étincelle, la machine se lance, la bobine se déroule, le faisceau lumineux jaillit et l’image apparaît. La fascination se lit sur les visages. Loin des téléchargements en ligne, la salle de projection demeure un lieu de communion. Les problèmes techniques, qui sont le lot quotidien des projectionnistes, tiennent la foule en haleine, elle qui doit parfois faire des cérémonies pour préserver le matériel du mauvais sort, en particulier de la pluie. Pourtant, au bout de sept décennies d’activité, ces cinémas itinérants voient désormais leurs camions et leurs projecteurs tomber en ruine, les bobines de pellicule rejoindre les musées et se faire de plus en plus rares, et leur public être attiré par une technologie numérique enjôleuse. "The Cinema Travellers" nous immerge dans l’intimité de cet univers et de ces moments uniques, dans la dureté d’appartenir à une époque qui disparaît. Pendant cinq ans, Shirley Abraham et Amit Madheshiya ont suivi trois personnages qui apportent le cinéma dans des villages reculés, cherchant à le préserver des changements technologiques nombreux et complexes, et à réinventer leur métier afin d’éviter qu’il disparaisse. Les deux premiers sont projectionnistes, l’un gestionnaire astucieux et l’autre forain bienfaisant tentant de subvenir aux besoins de sa famille sur la route. Le troisième, réparateur aguerri de projecteurs et inventeur atypique de machines en tous genres, porte une vision poétique, philosophique et pragmatique de l’évolution du cinéma : contraint de changer de métier, il recycle ses talents dans l’agriculture, ce qui n’est pas rien dans ce pays qui fournit au moins autant de tonnes de blé que de films au reste du monde. Un (...+)
  • dim 04.02 > 17:00

    Laissez bronzer les cadavres

    Laissez bronzer les cadavres
    Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2017, BE-FR, DCP, vo fr st nl, 92'
    Il est 11 heures du matin. L’atmosphère est étouffante, l’ambiance solaire. Nous sommes au bord de la Méditerranée, en plein été. Mer d’azur, soleil de plomb… et 250 kilos d’or volés par Rhino et sa bande, qui ont trouvé la planque idéale : un village abandonné, coupé de tout, investi par une artiste et son alter ego masculin, tous deux en manque d’inspiration. Hélas, quelques invités surprises vont contrecarrer leur plan. Ce lieu paradisiaque, autrefois théâtre d’orgies et de happenings sauvages, va se transformer quelques heures plus tard en un véritable champ de bataille impitoyable et hallucinatoire. Après "Amer" et "L’étrange couleur des larmes de ton corps", le troisième long métrage d’Hélène Cattet et Bruno Forzani (H&B) concrétise un vieux fantasme du couple : l’adaptation du roman éponyme (Gallimard, 1971) écrit par deux auteurs à la fibre anarchiste, Jean-Patrick Manchette et Jean-Pierre Bastid. Ce polar gorgé d’influences cinématographiques, dont la particularité est de raconter son histoire en temps réel, constituait une matière rêvée pour ces deux cinéastes méticuleux, adeptes de cinéma de genre et de délires bricolés en pellicule. On n’est pas déçus : chaque photogramme de "Laissez bronzer les cadavres" est un régal. Tourné en S16mm, c’est un festin d’idées de cinéma et de figures de style oscillant entre western-spaghetti et giallo, où chaque élément du décor (un village abandonné dans l’aridité du bord de mer corse), le moindre mouvement de pupille des personnages (notamment Elina Löwensohn, ex-égérie des films d’Hal Hartley, Stéphane Ferrara, ancien boxeur qui a joué dans "Détective" de Godard et dans plusieurs polars urbains aux côtés de Jean-Paul Belmondo, et Bernie Bonvoisin, chanteur du groupe de hard rock Trust, mais aussi acteur et réalisateur…), devient le détail onirique d’un kaléidoscope sous acide. À voir dans une salle de cinéma, absolument (...+)
  • dim 04.02 > 19:00

    Seul contre tous

    Autour des cadavres
    Gaspar Noé, 1998, FR, 35mm, vo fr , 93'
    Dans son moyen métrage "Carne", Gaspar Noé suivait un boucher se retrouvant sans un rond et en prison pour avoir tué un homme qu’il soupçonnait d’avoir violé sa fille. Dans "Seul contre tous", son premier long métrage, le boucher en question est sorti de prison, s’accoquine avec une patronne de café, erre dans Lille plein de rage et de haine contre tout et tous, se tire à Paris, erre à nouveau jusqu’à ce que... Faux suspense, on s’en contrebalance. Le boucher est un bloc que toute la rage du monde fait frémir, toujours sur le point d’exploser de toutes manières. Devenu culte, "Seul contre tous" est tenu de bout en bout par son parti pris radical qui lui confère toute sa force et sa droiture. Construit sur un long monologue intérieur, logorrhée paranoïaque et amère, cet espèce de pamphlet célinien dégueule la haine des petits gens accablés de misère, d’ennui et de honte, tête haute même si basse, arme au poing (serré) même si couteau sous la gorge.
  • dim 04.02 > 21:00

    Laissez bronzer les cadavres

    Laissez bronzer les cadavres
    Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2017, BE-FR, DCP, vo fr st nl, 92'
    Il est 11 heures du matin. L’atmosphère est étouffante, l’ambiance solaire. Nous sommes au bord de la Méditerranée, en plein été. Mer d’azur, soleil de plomb… et 250 kilos d’or volés par Rhino et sa bande, qui ont trouvé la planque idéale : un village abandonné, coupé de tout, investi par une artiste et son alter ego masculin, tous deux en manque d’inspiration. Hélas, quelques invités surprises vont contrecarrer leur plan. Ce lieu paradisiaque, autrefois théâtre d’orgies et de happenings sauvages, va se transformer quelques heures plus tard en un véritable champ de bataille impitoyable et hallucinatoire. Après "Amer" et "L’étrange couleur des larmes de ton corps", le troisième long métrage d’Hélène Cattet et Bruno Forzani (H&B) concrétise un vieux fantasme du couple : l’adaptation du roman éponyme (Gallimard, 1971) écrit par deux auteurs à la fibre anarchiste, Jean-Patrick Manchette et Jean-Pierre Bastid. Ce polar gorgé d’influences cinématographiques, dont la particularité est de raconter son histoire en temps réel, constituait une matière rêvée pour ces deux cinéastes méticuleux, adeptes de cinéma de genre et de délires bricolés en pellicule. On n’est pas déçus : chaque photogramme de "Laissez bronzer les cadavres" est un régal. Tourné en S16mm, c’est un festin d’idées de cinéma et de figures de style oscillant entre western-spaghetti et giallo, où chaque élément du décor (un village abandonné dans l’aridité du bord de mer corse), le moindre mouvement de pupille des personnages (notamment Elina Löwensohn, ex-égérie des films d’Hal Hartley, Stéphane Ferrara, ancien boxeur qui a joué dans "Détective" de Godard et dans plusieurs polars urbains aux côtés de Jean-Paul Belmondo, et Bernie Bonvoisin, chanteur du groupe de hard rock Trust, mais aussi acteur et réalisateur…), devient le détail onirique d’un kaléidoscope sous acide. À voir dans une salle de cinéma, absolument (...+)
  • jeu 08.02 > 20:00

    Grilles, brèche et tunnel   [Plan B]

    Varia
    Sans doute plus que pour quiconque, le territoire urbain pour le sans-abri est question d’obstacles et de lignes de fuites. À travers trois réalisations collectives portées par des groupes de cinéastes amateurs, cette séance de notre rendez-vous "Plan B" propose de croiser les points de vue, de faire se rencontrer les regards et partager la parole autour de la question du "sans-abrisme", par celles et ceux qui le côtoient, le combattent ou le vivent.
    + Action-démontage de grilles anti-SDF
    Collectif, 2017, BE, video, vo fr , 5'
    + Le tunnel
    Collectif, 2017, BE, vo fr , 11'
    + La brèche
    Collectif, 2016, BE, vo fr , 25'
  • jeu 08.02 > 22:00

    Laissez bronzer les cadavres

    Laissez bronzer les cadavres
    Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2017, BE-FR, DCP, vo fr st nl, 92'
    Il est 11 heures du matin. L’atmosphère est étouffante, l’ambiance solaire. Nous sommes au bord de la Méditerranée, en plein été. Mer d’azur, soleil de plomb… et 250 kilos d’or volés par Rhino et sa bande, qui ont trouvé la planque idéale : un village abandonné, coupé de tout, investi par une artiste et son alter ego masculin, tous deux en manque d’inspiration. Hélas, quelques invités surprises vont contrecarrer leur plan. Ce lieu paradisiaque, autrefois théâtre d’orgies et de happenings sauvages, va se transformer quelques heures plus tard en un véritable champ de bataille impitoyable et hallucinatoire. Après "Amer" et "L’étrange couleur des larmes de ton corps", le troisième long métrage d’Hélène Cattet et Bruno Forzani (H&B) concrétise un vieux fantasme du couple : l’adaptation du roman éponyme (Gallimard, 1971) écrit par deux auteurs à la fibre anarchiste, Jean-Patrick Manchette et Jean-Pierre Bastid. Ce polar gorgé d’influences cinématographiques, dont la particularité est de raconter son histoire en temps réel, constituait une matière rêvée pour ces deux cinéastes méticuleux, adeptes de cinéma de genre et de délires bricolés en pellicule. On n’est pas déçus : chaque photogramme de "Laissez bronzer les cadavres" est un régal. Tourné en S16mm, c’est un festin d’idées de cinéma et de figures de style oscillant entre western-spaghetti et giallo, où chaque élément du décor (un village abandonné dans l’aridité du bord de mer corse), le moindre mouvement de pupille des personnages (notamment Elina Löwensohn, ex-égérie des films d’Hal Hartley, Stéphane Ferrara, ancien boxeur qui a joué dans "Détective" de Godard et dans plusieurs polars urbains aux côtés de Jean-Paul Belmondo, et Bernie Bonvoisin, chanteur du groupe de hard rock Trust, mais aussi acteur et réalisateur…), devient le détail onirique d’un kaléidoscope sous acide. À voir dans une salle de cinéma, absolument (...+)
  • ven 09.02 > 20:00

    Laissez bronzer les cadavres

    Laissez bronzer les cadavres
    Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2017, BE-FR, DCP, vo fr st nl, 92'
    Il est 11 heures du matin. L’atmosphère est étouffante, l’ambiance solaire. Nous sommes au bord de la Méditerranée, en plein été. Mer d’azur, soleil de plomb… et 250 kilos d’or volés par Rhino et sa bande, qui ont trouvé la planque idéale : un village abandonné, coupé de tout, investi par une artiste et son alter ego masculin, tous deux en manque d’inspiration. Hélas, quelques invités surprises vont contrecarrer leur plan. Ce lieu paradisiaque, autrefois théâtre d’orgies et de happenings sauvages, va se transformer quelques heures plus tard en un véritable champ de bataille impitoyable et hallucinatoire. Après "Amer" et "L’étrange couleur des larmes de ton corps", le troisième long métrage d’Hélène Cattet et Bruno Forzani (H&B) concrétise un vieux fantasme du couple : l’adaptation du roman éponyme (Gallimard, 1971) écrit par deux auteurs à la fibre anarchiste, Jean-Patrick Manchette et Jean-Pierre Bastid. Ce polar gorgé d’influences cinématographiques, dont la particularité est de raconter son histoire en temps réel, constituait une matière rêvée pour ces deux cinéastes méticuleux, adeptes de cinéma de genre et de délires bricolés en pellicule. On n’est pas déçus : chaque photogramme de "Laissez bronzer les cadavres" est un régal. Tourné en S16mm, c’est un festin d’idées de cinéma et de figures de style oscillant entre western-spaghetti et giallo, où chaque élément du décor (un village abandonné dans l’aridité du bord de mer corse), le moindre mouvement de pupille des personnages (notamment Elina Löwensohn, ex-égérie des films d’Hal Hartley, Stéphane Ferrara, ancien boxeur qui a joué dans "Détective" de Godard et dans plusieurs polars urbains aux côtés de Jean-Paul Belmondo, et Bernie Bonvoisin, chanteur du groupe de hard rock Trust, mais aussi acteur et réalisateur…), devient le détail onirique d’un kaléidoscope sous acide. À voir dans une salle de cinéma, absolument (...+)
  • ven 09.02 > 22:00

    Guess What ?   [Gig + DJ set]

    Autour des cadavres
    Ce duo masqué, formé de Luke Warmcop (batterie, percussions) et Graham Mushnik (claviers), évolue depuis dix ans quelque part entre la France et l’Angleterre, entre les temps mystiques de l’Antiquité, les fascinants rythmes de l’Orient, l’astronomie (avec un intérêt tout particulier pour le mathématicien et astronome arabe Al-Khawarizmi), la conquête spatiale… et les B-movies des années 60-70. Sur disque, ses samples et ses grooves dansants servent à composer tantôt la B.O. d’une série B de science-fiction ("Danger Island", 2006), tantôt un hommage à Yuri Gagarin ("12 Modern Odes to History’s Greatest Spaceman", 2009), ou encore la B.O. de quatre films “giallo” italiens imaginaires ("Mondo Giallo", 2012). C’est avec un plaisir tout particulier qu’ils viennent au Nova pour mélanger leur univers musical avec celui de "Laissez bronzer les cadavres" !
    + Sun tanning party
  • sam 10.02 > 19:00

    Seul contre tous

    Autour des cadavres
    Gaspar Noé, 1998, FR, 35mm, vo fr , 93'
    Dans son moyen métrage "Carne", Gaspar Noé suivait un boucher se retrouvant sans un rond et en prison pour avoir tué un homme qu’il soupçonnait d’avoir violé sa fille. Dans "Seul contre tous", son premier long métrage, le boucher en question est sorti de prison, s’accoquine avec une patronne de café, erre dans Lille plein de rage et de haine contre tout et tous, se tire à Paris, erre à nouveau jusqu’à ce que... Faux suspense, on s’en contrebalance. Le boucher est un bloc que toute la rage du monde fait frémir, toujours sur le point d’exploser de toutes manières. Devenu culte, "Seul contre tous" est tenu de bout en bout par son parti pris radical qui lui confère toute sa force et sa droiture. Construit sur un long monologue intérieur, logorrhée paranoïaque et amère, cet espèce de pamphlet célinien dégueule la haine des petits gens accablés de misère, d’ennui et de honte, tête haute même si basse, arme au poing (serré) même si couteau sous la gorge.
  • sam 10.02 > 21:00

    The Cinema Travellers

    The Cinema Travellers
    Shirley Abraham & Amit Madheshiya, 2016, IN, DCP, vo st fr & ang, 96'
    Une fois par an, des cinémas itinérants parcourent les tréfonds de l’Inde rurale pour apporter la magie des images à un public toujours aussi émerveillé. Avec la même dimension foraine et festive qu’on peut trouver lors d’un PleinOPENair, le public se rassemble dans un lieu improbable et s’agglutine autour du projecteur. Le moteur ronronne, une étincelle, la machine se lance, la bobine se déroule, le faisceau lumineux jaillit et l’image apparaît. La fascination se lit sur les visages. Loin des téléchargements en ligne, la salle de projection demeure un lieu de communion. Les problèmes techniques, qui sont le lot quotidien des projectionnistes, tiennent la foule en haleine, elle qui doit parfois faire des cérémonies pour préserver le matériel du mauvais sort, en particulier de la pluie. Pourtant, au bout de sept décennies d’activité, ces cinémas itinérants voient désormais leurs camions et leurs projecteurs tomber en ruine, les bobines de pellicule rejoindre les musées et se faire de plus en plus rares, et leur public être attiré par une technologie numérique enjôleuse. "The Cinema Travellers" nous immerge dans l’intimité de cet univers et de ces moments uniques, dans la dureté d’appartenir à une époque qui disparaît. Pendant cinq ans, Shirley Abraham et Amit Madheshiya ont suivi trois personnages qui apportent le cinéma dans des villages reculés, cherchant à le préserver des changements technologiques nombreux et complexes, et à réinventer leur métier afin d’éviter qu’il disparaisse. Les deux premiers sont projectionnistes, l’un gestionnaire astucieux et l’autre forain bienfaisant tentant de subvenir aux besoins de sa famille sur la route. Le troisième, réparateur aguerri de projecteurs et inventeur atypique de machines en tous genres, porte une vision poétique, philosophique et pragmatique de l’évolution du cinéma : contraint de changer de métier, il recycle ses talents dans l’agriculture, ce qui n’est pas rien dans ce pays qui fournit au moins autant de tonnes de blé que de films au reste du monde. Un (...+)
  • dim 11.02 > 17:00

    Faccia a faccia

    Autour des cadavres
    Le dernier face-à-face
    Sergio Sollima, 1967, IT, 35mm > video, vo st ang, 108'
    Sollima est l’autre grand Sergio du western italien, et "Faccia a Faccia" ("Le dernier face à face") est son chef-d’œuvre qui raconte la fin d’un monde. Brett Fletcher, professeur d’histoire (Gian Maria Volonte, dans son dernier western) part vers l’Ouest pour améliorer sa santé très faible, mais tombe vite aux mains de Soloman Bennett (Tomas Milian), bandit sans vergogne, chef de la Horde Sauvage désormais démantelée qu’il rêve de remettre sur pied. Fletcher vit très mal les scènes de violence qui se déroulent sous ses yeux, lui, le défenseur de la civilisation moderne et pacifique. Mais fasciné, il n’arrive pas à quitter Bennett. Commence alors entre les deux hommes une relation tendue emprunte d’admiration et de rivalité. Jusqu’au basculement inattendu qui fera du bandit le véritable "dernier mohican" d’un Ouest désormais pourri. Un scénario rigoureux, des acteurs formidables et une mise en scène époustouflante font de "Faccia a Faccia" un film magnifique.
  • dim 11.02 > 19:00

    Kalès

    Kalès
    Laurent Van Lancker, 2017, BE, DCP, vo st fr & nl, 63'
    Les 25 et 26 octobre 2016, la “Jungle de Calais” est entièrement rasée. Ce camp, situé à une poignée de kilomètres de Calais, a marqué les esprits non seulement pour son étendue et pour le nombre de demandeurs d’asile qui y ont vécu (près de 10.000 au moment de l’évacuation), mais aussi pour le nombre d’enjeux et de tensions qu’il a cristallisées autour de la crise migratoire. Au moment où matraques et pelleteuses arrivent, il n’a plus rien d’une “jungle” : c’est un village à part entière, avec sa vie communautaire, son organisation, ses écoles, églises, magasins, restaurants… Laurent Van Lancker s’y est rendu régulièrement comme bénévole. Au gré des rencontres et des amitiés naissantes, il décide de faire un film et pendant de nombreux mois, s’y rend chaque semaine avec sa caméra. Jusqu’au jour du démantèlement. Des habitants du camp l’aident au tournage, certains finissent par s’emparer de la caméra et tourner leur propres séquences. Entre journal de bord et film impressionniste, “Kalès” est loin des documentaires factuels ou des reportages sur la Jungle tournés à profusion. Adoptant un jeu de va-et-vient, il alterne entre le regard du réalisateur et celui des habitants, qui se questionnent sur leur rêve d’une vie meilleure et sur le sens de ce village de fortune. Van Lancker réussit le pari (pas gagné d’avance !) de faire un film à la fois sensible et ludique. Grand prix de la Fédération Wallonie-Bruxelles au festival Filmer à tout prix 2017.
  • dim 11.02 > 21:00

    Laissez bronzer les cadavres

    Laissez bronzer les cadavres
    Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2017, BE-FR, DCP, vo fr st nl, 92'
    Il est 11 heures du matin. L’atmosphère est étouffante, l’ambiance solaire. Nous sommes au bord de la Méditerranée, en plein été. Mer d’azur, soleil de plomb… et 250 kilos d’or volés par Rhino et sa bande, qui ont trouvé la planque idéale : un village abandonné, coupé de tout, investi par une artiste et son alter ego masculin, tous deux en manque d’inspiration. Hélas, quelques invités surprises vont contrecarrer leur plan. Ce lieu paradisiaque, autrefois théâtre d’orgies et de happenings sauvages, va se transformer quelques heures plus tard en un véritable champ de bataille impitoyable et hallucinatoire. Après "Amer" et "L’étrange couleur des larmes de ton corps", le troisième long métrage d’Hélène Cattet et Bruno Forzani (H&B) concrétise un vieux fantasme du couple : l’adaptation du roman éponyme (Gallimard, 1971) écrit par deux auteurs à la fibre anarchiste, Jean-Patrick Manchette et Jean-Pierre Bastid. Ce polar gorgé d’influences cinématographiques, dont la particularité est de raconter son histoire en temps réel, constituait une matière rêvée pour ces deux cinéastes méticuleux, adeptes de cinéma de genre et de délires bricolés en pellicule. On n’est pas déçus : chaque photogramme de "Laissez bronzer les cadavres" est un régal. Tourné en S16mm, c’est un festin d’idées de cinéma et de figures de style oscillant entre western-spaghetti et giallo, où chaque élément du décor (un village abandonné dans l’aridité du bord de mer corse), le moindre mouvement de pupille des personnages (notamment Elina Löwensohn, ex-égérie des films d’Hal Hartley, Stéphane Ferrara, ancien boxeur qui a joué dans "Détective" de Godard et dans plusieurs polars urbains aux côtés de Jean-Paul Belmondo, et Bernie Bonvoisin, chanteur du groupe de hard rock Trust, mais aussi acteur et réalisateur…), devient le détail onirique d’un kaléidoscope sous acide. À voir dans une salle de cinéma, absolument (...+)
  • jeu 15.02 > 20:00

    Kalès

    Kalès
    Laurent Van Lancker, 2017, BE, DCP, vo st fr & nl, 63'
    Les 25 et 26 octobre 2016, la “Jungle de Calais” est entièrement rasée. Ce camp, situé à une poignée de kilomètres de Calais, a marqué les esprits non seulement pour son étendue et pour le nombre de demandeurs d’asile qui y ont vécu (près de 10.000 au moment de l’évacuation), mais aussi pour le nombre d’enjeux et de tensions qu’il a cristallisées autour de la crise migratoire. Au moment où matraques et pelleteuses arrivent, il n’a plus rien d’une “jungle” : c’est un village à part entière, avec sa vie communautaire, son organisation, ses écoles, églises, magasins, restaurants… Laurent Van Lancker s’y est rendu régulièrement comme bénévole. Au gré des rencontres et des amitiés naissantes, il décide de faire un film et pendant de nombreux mois, s’y rend chaque semaine avec sa caméra. Jusqu’au jour du démantèlement. Des habitants du camp l’aident au tournage, certains finissent par s’emparer de la caméra et tourner leur propres séquences. Entre journal de bord et film impressionniste, “Kalès” est loin des documentaires factuels ou des reportages sur la Jungle tournés à profusion. Adoptant un jeu de va-et-vient, il alterne entre le regard du réalisateur et celui des habitants, qui se questionnent sur leur rêve d’une vie meilleure et sur le sens de ce village de fortune. Van Lancker réussit le pari (pas gagné d’avance !) de faire un film à la fois sensible et ludique. Grand prix de la Fédération Wallonie-Bruxelles au festival Filmer à tout prix 2017.
  • jeu 15.02 > 22:00

    Laissez bronzer les cadavres

    Laissez bronzer les cadavres
    Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2017, BE-FR, DCP, vo fr st nl, 92'
    Il est 11 heures du matin. L’atmosphère est étouffante, l’ambiance solaire. Nous sommes au bord de la Méditerranée, en plein été. Mer d’azur, soleil de plomb… et 250 kilos d’or volés par Rhino et sa bande, qui ont trouvé la planque idéale : un village abandonné, coupé de tout, investi par une artiste et son alter ego masculin, tous deux en manque d’inspiration. Hélas, quelques invités surprises vont contrecarrer leur plan. Ce lieu paradisiaque, autrefois théâtre d’orgies et de happenings sauvages, va se transformer quelques heures plus tard en un véritable champ de bataille impitoyable et hallucinatoire. Après "Amer" et "L’étrange couleur des larmes de ton corps", le troisième long métrage d’Hélène Cattet et Bruno Forzani (H&B) concrétise un vieux fantasme du couple : l’adaptation du roman éponyme (Gallimard, 1971) écrit par deux auteurs à la fibre anarchiste, Jean-Patrick Manchette et Jean-Pierre Bastid. Ce polar gorgé d’influences cinématographiques, dont la particularité est de raconter son histoire en temps réel, constituait une matière rêvée pour ces deux cinéastes méticuleux, adeptes de cinéma de genre et de délires bricolés en pellicule. On n’est pas déçus : chaque photogramme de "Laissez bronzer les cadavres" est un régal. Tourné en S16mm, c’est un festin d’idées de cinéma et de figures de style oscillant entre western-spaghetti et giallo, où chaque élément du décor (un village abandonné dans l’aridité du bord de mer corse), le moindre mouvement de pupille des personnages (notamment Elina Löwensohn, ex-égérie des films d’Hal Hartley, Stéphane Ferrara, ancien boxeur qui a joué dans "Détective" de Godard et dans plusieurs polars urbains aux côtés de Jean-Paul Belmondo, et Bernie Bonvoisin, chanteur du groupe de hard rock Trust, mais aussi acteur et réalisateur…), devient le détail onirique d’un kaléidoscope sous acide. À voir dans une salle de cinéma, absolument (...+)
  • ven 16.02 > 20:00

    Laissez bronzer les cadavres

    Laissez bronzer les cadavres
    Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2017, BE-FR, DCP, vo fr st nl, 92'
    Il est 11 heures du matin. L’atmosphère est étouffante, l’ambiance solaire. Nous sommes au bord de la Méditerranée, en plein été. Mer d’azur, soleil de plomb… et 250 kilos d’or volés par Rhino et sa bande, qui ont trouvé la planque idéale : un village abandonné, coupé de tout, investi par une artiste et son alter ego masculin, tous deux en manque d’inspiration. Hélas, quelques invités surprises vont contrecarrer leur plan. Ce lieu paradisiaque, autrefois théâtre d’orgies et de happenings sauvages, va se transformer quelques heures plus tard en un véritable champ de bataille impitoyable et hallucinatoire. Après "Amer" et "L’étrange couleur des larmes de ton corps", le troisième long métrage d’Hélène Cattet et Bruno Forzani (H&B) concrétise un vieux fantasme du couple : l’adaptation du roman éponyme (Gallimard, 1971) écrit par deux auteurs à la fibre anarchiste, Jean-Patrick Manchette et Jean-Pierre Bastid. Ce polar gorgé d’influences cinématographiques, dont la particularité est de raconter son histoire en temps réel, constituait une matière rêvée pour ces deux cinéastes méticuleux, adeptes de cinéma de genre et de délires bricolés en pellicule. On n’est pas déçus : chaque photogramme de "Laissez bronzer les cadavres" est un régal. Tourné en S16mm, c’est un festin d’idées de cinéma et de figures de style oscillant entre western-spaghetti et giallo, où chaque élément du décor (un village abandonné dans l’aridité du bord de mer corse), le moindre mouvement de pupille des personnages (notamment Elina Löwensohn, ex-égérie des films d’Hal Hartley, Stéphane Ferrara, ancien boxeur qui a joué dans "Détective" de Godard et dans plusieurs polars urbains aux côtés de Jean-Paul Belmondo, et Bernie Bonvoisin, chanteur du groupe de hard rock Trust, mais aussi acteur et réalisateur…), devient le détail onirique d’un kaléidoscope sous acide. À voir dans une salle de cinéma, absolument (...+)
  • ven 16.02 > 22:00

    The Cinema Travellers

    The Cinema Travellers
    Shirley Abraham & Amit Madheshiya, 2016, IN, DCP, vo st fr & ang, 96'
    Une fois par an, des cinémas itinérants parcourent les tréfonds de l’Inde rurale pour apporter la magie des images à un public toujours aussi émerveillé. Avec la même dimension foraine et festive qu’on peut trouver lors d’un PleinOPENair, le public se rassemble dans un lieu improbable et s’agglutine autour du projecteur. Le moteur ronronne, une étincelle, la machine se lance, la bobine se déroule, le faisceau lumineux jaillit et l’image apparaît. La fascination se lit sur les visages. Loin des téléchargements en ligne, la salle de projection demeure un lieu de communion. Les problèmes techniques, qui sont le lot quotidien des projectionnistes, tiennent la foule en haleine, elle qui doit parfois faire des cérémonies pour préserver le matériel du mauvais sort, en particulier de la pluie. Pourtant, au bout de sept décennies d’activité, ces cinémas itinérants voient désormais leurs camions et leurs projecteurs tomber en ruine, les bobines de pellicule rejoindre les musées et se faire de plus en plus rares, et leur public être attiré par une technologie numérique enjôleuse. "The Cinema Travellers" nous immerge dans l’intimité de cet univers et de ces moments uniques, dans la dureté d’appartenir à une époque qui disparaît. Pendant cinq ans, Shirley Abraham et Amit Madheshiya ont suivi trois personnages qui apportent le cinéma dans des villages reculés, cherchant à le préserver des changements technologiques nombreux et complexes, et à réinventer leur métier afin d’éviter qu’il disparaisse. Les deux premiers sont projectionnistes, l’un gestionnaire astucieux et l’autre forain bienfaisant tentant de subvenir aux besoins de sa famille sur la route. Le troisième, réparateur aguerri de projecteurs et inventeur atypique de machines en tous genres, porte une vision poétique, philosophique et pragmatique de l’évolution du cinéma : contraint de changer de métier, il recycle ses talents dans l’agriculture, ce qui n’est pas rien dans ce pays qui fournit au moins autant de tonnes de blé que de films au reste du monde. Un (...+)
  • sam 17.02 > 19:00

    Doug Headline : série noire et cinéma   [Rencontre + film]

    Autour des cadavres
    Tristan Jean Manchette a 9 ans lorsqu’il assiste au tournage de "Nada", adapté du roman de son père Jean-Patrick Manchette (1942-1995) par Claude Chabrol. Très vite, il suit les traces de ce père cinéphile, passionné par les westerns et les films noirs, proche de l’Internationale situationniste, romancier ("Laissez bronzer les cadavres", co-écrit en 1971 avec Jean-Pierre Bastid, est sa première Série Noire), critique littéraire et de cinéma, traducteur, scénariste et dialoguiste de films… À 16 ans, Tristan Jean entre dans la rédaction de Métal Hurlant et adopte le pseudonyme de Doug Headline en hommage à son père (dont les chroniques dans Charlie Mensuel étaient signées Shuto Headline) et à l’acteur Douglas Fairbanks. Il va ensuite être chroniqueur de cinéma et journaliste (Actuel, Libération, Nitro, The Face, Rock & Folk…), auteur de plusieurs livres-jeux (mais aussi d’une monographie sur James Stewart, d’un recueil d’entretiens avec John Cassavetes), co-fondateur et rédacteur en chef de Starfix, éditeur, directeur de collection, scénariste de BD et de cinéma, réalisateur de documentaires et de fictions, maître d’œuvre de la réédition des ouvrages de son père… Plusieurs fois adapté au cinéma ("Folle à tuer" d’Yves Boisset, "Trois hommes à abattre" de Jacques Deray, "Pour la peau d’un flic" d’Alain Delon…), celui-ci fut rarement emballé par le résultat. Son fils est du même avis : jusqu’il y a peu, le seul bon Manchette à l’écran c’était "Nada"… Mais maintenant il y a "Laissez bronzer les cadavres", qui perpétue le style précis et tranchant de l’auteur, entièrement dédié aux comportements de ses protagonistes. Fin connaisseur de la Série Noire, Doug Headline sera notre invité (aux côtés d’Hélène Cattet & Bruno Forzani) pour parler du périlleux exercice de porter un roman à l’écran, de l’œuvre de son père, ou encore du sous-genre "néo-polar" que celui-ci (...+)
    + Nada
    Claude Chabrol, 1974, FR, 35mm > video, vo fr , 133'
  • dim 18.02 > 14:00

    Just a perfect sounday

    Just a perfect sounday
    L’espace d’un dimanche, le cinéma Nova éteint momentanément son écran et invite l’atelier de création sonore radiophonique pour un mezzé radiophonique intergénérationnel, à savourer avec curiosité et goût du risque. Une journée sucrée / salée servie par des artistes sonores venu·e·s de la musique, de la danse, du théâtre, enrichissant la radio par la diversité de leurs approches, souvent non conventionnelles et attestant que la radio a toujours bien sa place en tant que 8ème art. La radio se dégustera en direct à travers des performances épicées et des émissions improvisées. Des séances d’écoute collective vous sont concoctées, comme un voyage à travers les approches documentaires, les écritures fictionnelles et autres pépites sonores. Pour les grands appétits, laissez-vous tenter par un atelier bruitage pour enfants et une séance de yoga radiophonée.
    + Débruitage
    Christophe Deleu & François Teste, 53'
    + Séance d’écoute pour jeune public
    + L’envers du décor
    Zoé Tabourdiot,
    + Ciné Waves : le cinéma à la radio
    Cabiria Chomel & Corinne Dubien,
    + La Valla
    Hadewijch Vanhaverbeke, vo nl st fr, 20'
    + Yoga citoyen
    Collectif Silence Ça Urge (Utopies sonores 2017),
    + La Syrinx & Le Rouleau de Printemps
    Anne Lepère & Marion Sage, 25'
    + Émission en direct
    + Annah à travers la harpe
    David Chazam & Léa Roger, 30'
    + Cock Porn
    Sara Amari & Povitch Augsburger. Geluidseffecten: Emilie Bender (Radio Moniek). Realisatie: Carine Demange (Radio Moniek),
  • jeu 22.02 > 20:00

    Open Screen

    Varia
    Ode brute au cinéma spontané, écran porteur d’expérimentations pointues ou terrain d’essai de productions aux ambitions multi-festivalières, l’Open Screen est et restera cet indéboulonnable rendez-vous du cinéma libre. Ni censure ni sélection n’entachent ces séances ! Vos braquages de fritkots et autres séquestrations d’asticots gourmands sont les bienvenus sous trois conditions essentielles : nous soumettre des films de 15 minutes maximum, une semaine avant la date et dans un format de projection lisible. Allez en paix : presque tous les supports existants sont reconnus par nos machines sauf le 70mm par exemple…
  • ven 23.02 > 20:00

    Laissez bronzer les cadavres

    Laissez bronzer les cadavres
    Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2017, BE-FR, DCP, vo fr st nl, 92'
    Il est 11 heures du matin. L’atmosphère est étouffante, l’ambiance solaire. Nous sommes au bord de la Méditerranée, en plein été. Mer d’azur, soleil de plomb… et 250 kilos d’or volés par Rhino et sa bande, qui ont trouvé la planque idéale : un village abandonné, coupé de tout, investi par une artiste et son alter ego masculin, tous deux en manque d’inspiration. Hélas, quelques invités surprises vont contrecarrer leur plan. Ce lieu paradisiaque, autrefois théâtre d’orgies et de happenings sauvages, va se transformer quelques heures plus tard en un véritable champ de bataille impitoyable et hallucinatoire. Après "Amer" et "L’étrange couleur des larmes de ton corps", le troisième long métrage d’Hélène Cattet et Bruno Forzani (H&B) concrétise un vieux fantasme du couple : l’adaptation du roman éponyme (Gallimard, 1971) écrit par deux auteurs à la fibre anarchiste, Jean-Patrick Manchette et Jean-Pierre Bastid. Ce polar gorgé d’influences cinématographiques, dont la particularité est de raconter son histoire en temps réel, constituait une matière rêvée pour ces deux cinéastes méticuleux, adeptes de cinéma de genre et de délires bricolés en pellicule. On n’est pas déçus : chaque photogramme de "Laissez bronzer les cadavres" est un régal. Tourné en S16mm, c’est un festin d’idées de cinéma et de figures de style oscillant entre western-spaghetti et giallo, où chaque élément du décor (un village abandonné dans l’aridité du bord de mer corse), le moindre mouvement de pupille des personnages (notamment Elina Löwensohn, ex-égérie des films d’Hal Hartley, Stéphane Ferrara, ancien boxeur qui a joué dans "Détective" de Godard et dans plusieurs polars urbains aux côtés de Jean-Paul Belmondo, et Bernie Bonvoisin, chanteur du groupe de hard rock Trust, mais aussi acteur et réalisateur…), devient le détail onirique d’un kaléidoscope sous acide. À voir dans une salle de cinéma, absolument (...+)
  • ven 23.02 > 22:00

    Kalès

    Kalès
    Laurent Van Lancker, 2017, BE, DCP, vo st fr & nl, 63'
    Les 25 et 26 octobre 2016, la “Jungle de Calais” est entièrement rasée. Ce camp, situé à une poignée de kilomètres de Calais, a marqué les esprits non seulement pour son étendue et pour le nombre de demandeurs d’asile qui y ont vécu (près de 10.000 au moment de l’évacuation), mais aussi pour le nombre d’enjeux et de tensions qu’il a cristallisées autour de la crise migratoire. Au moment où matraques et pelleteuses arrivent, il n’a plus rien d’une “jungle” : c’est un village à part entière, avec sa vie communautaire, son organisation, ses écoles, églises, magasins, restaurants… Laurent Van Lancker s’y est rendu régulièrement comme bénévole. Au gré des rencontres et des amitiés naissantes, il décide de faire un film et pendant de nombreux mois, s’y rend chaque semaine avec sa caméra. Jusqu’au jour du démantèlement. Des habitants du camp l’aident au tournage, certains finissent par s’emparer de la caméra et tourner leur propres séquences. Entre journal de bord et film impressionniste, “Kalès” est loin des documentaires factuels ou des reportages sur la Jungle tournés à profusion. Adoptant un jeu de va-et-vient, il alterne entre le regard du réalisateur et celui des habitants, qui se questionnent sur leur rêve d’une vie meilleure et sur le sens de ce village de fortune. Van Lancker réussit le pari (pas gagné d’avance !) de faire un film à la fois sensible et ludique. Grand prix de la Fédération Wallonie-Bruxelles au festival Filmer à tout prix 2017.
  • sam 24.02 > 19:00

    Jean-Pierre Bastid, du "Testament d’Orphée" à "Dupont Lajoie"   [Rencontre + film]

    Autour des cadavres
    Jean-Pierre Bastid a 23 ans lorsqu’il devient l’assistant de Jean Cocteau sur "Le testament d’Orphée" (1960). Il sera ensuite celui de Nicholas Ray, avant de participer à l’écriture de scénarios de polars sexy ("L’enfer sur la plage" de José Benazéraf, "La peur et l’amour" de Max Pécas…), de co-écrire le très polémique "Dupont Lajoie" (réalisé par Yves Boisset en 1975), et au milieu de tout ça de réaliser lui-même des films… Ceux-ci s’inscrivent tour à tour dans des tendances qu’on pense souvent antinomiques : le cinéma de recherche et le cinéma de genre, la Nouvelle Vague et l’érotisme, le politique et le populaire, mais avec pour point commun d’explorer des formes radicales, de développer une critique sociale… et d’être signés de pseudonymes quand il s’agit de travaux de commande, dont Bastid feint de respecter les contraintes pour mieux les piétiner. Sa collaboration avec son ami Jean-Patrick Manchette est à l’image de cette liberté, elle qui alla de l’écriture du film "Salut les copines" (1967) à celle du polar "Laissez bronzer les cadavres" (1971), en passant par une enquête sur l’enlèvement de Mehdi Ben Barka… Depuis, Jean-Pierre Bastid n’a cessé de réaliser des films, d’écrire des romans et des scénarios… À quelques semaines près, il fêtera ses 81 ans lors de sa visite au Nova. La rencontre, émaillée de deux courts métrages de Jean-Pierre Bastid et d’une séquence d’archives, se fera en compagnie d’Hélène Cattet & Bruno Forzani… Et de Christophe Bier, historien du cinéma érotique français, qui ne pouvait manquer l’exhumation d’une copie de "Massacre pour une orgie", ce film à l’histoire abracadabrante… Quasi invisible jusque ce soir (...+)
    + Massacre pour une orgie
    Jean-Loup Grosdard, 1966, FR-LU, 35mm, vo fr st nl, 82'
  • dim 25.02 > 17:00

    Laissez bronzer les cadavres

    Laissez bronzer les cadavres
    Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2017, BE-FR, DCP, vo fr st nl, 92'
    Il est 11 heures du matin. L’atmosphère est étouffante, l’ambiance solaire. Nous sommes au bord de la Méditerranée, en plein été. Mer d’azur, soleil de plomb… et 250 kilos d’or volés par Rhino et sa bande, qui ont trouvé la planque idéale : un village abandonné, coupé de tout, investi par une artiste et son alter ego masculin, tous deux en manque d’inspiration. Hélas, quelques invités surprises vont contrecarrer leur plan. Ce lieu paradisiaque, autrefois théâtre d’orgies et de happenings sauvages, va se transformer quelques heures plus tard en un véritable champ de bataille impitoyable et hallucinatoire. Après "Amer" et "L’étrange couleur des larmes de ton corps", le troisième long métrage d’Hélène Cattet et Bruno Forzani (H&B) concrétise un vieux fantasme du couple : l’adaptation du roman éponyme (Gallimard, 1971) écrit par deux auteurs à la fibre anarchiste, Jean-Patrick Manchette et Jean-Pierre Bastid. Ce polar gorgé d’influences cinématographiques, dont la particularité est de raconter son histoire en temps réel, constituait une matière rêvée pour ces deux cinéastes méticuleux, adeptes de cinéma de genre et de délires bricolés en pellicule. On n’est pas déçus : chaque photogramme de "Laissez bronzer les cadavres" est un régal. Tourné en S16mm, c’est un festin d’idées de cinéma et de figures de style oscillant entre western-spaghetti et giallo, où chaque élément du décor (un village abandonné dans l’aridité du bord de mer corse), le moindre mouvement de pupille des personnages (notamment Elina Löwensohn, ex-égérie des films d’Hal Hartley, Stéphane Ferrara, ancien boxeur qui a joué dans "Détective" de Godard et dans plusieurs polars urbains aux côtés de Jean-Paul Belmondo, et Bernie Bonvoisin, chanteur du groupe de hard rock Trust, mais aussi acteur et réalisateur…), devient le détail onirique d’un kaléidoscope sous acide. À voir dans une salle de cinéma, absolument (...+)
  • dim 25.02 > 19:00

    The Cinema Travellers

    The Cinema Travellers
    Shirley Abraham & Amit Madheshiya, 2016, IN, DCP, vo st fr & ang, 96'
    Une fois par an, des cinémas itinérants parcourent les tréfonds de l’Inde rurale pour apporter la magie des images à un public toujours aussi émerveillé. Avec la même dimension foraine et festive qu’on peut trouver lors d’un PleinOPENair, le public se rassemble dans un lieu improbable et s’agglutine autour du projecteur. Le moteur ronronne, une étincelle, la machine se lance, la bobine se déroule, le faisceau lumineux jaillit et l’image apparaît. La fascination se lit sur les visages. Loin des téléchargements en ligne, la salle de projection demeure un lieu de communion. Les problèmes techniques, qui sont le lot quotidien des projectionnistes, tiennent la foule en haleine, elle qui doit parfois faire des cérémonies pour préserver le matériel du mauvais sort, en particulier de la pluie. Pourtant, au bout de sept décennies d’activité, ces cinémas itinérants voient désormais leurs camions et leurs projecteurs tomber en ruine, les bobines de pellicule rejoindre les musées et se faire de plus en plus rares, et leur public être attiré par une technologie numérique enjôleuse. "The Cinema Travellers" nous immerge dans l’intimité de cet univers et de ces moments uniques, dans la dureté d’appartenir à une époque qui disparaît. Pendant cinq ans, Shirley Abraham et Amit Madheshiya ont suivi trois personnages qui apportent le cinéma dans des villages reculés, cherchant à le préserver des changements technologiques nombreux et complexes, et à réinventer leur métier afin d’éviter qu’il disparaisse. Les deux premiers sont projectionnistes, l’un gestionnaire astucieux et l’autre forain bienfaisant tentant de subvenir aux besoins de sa famille sur la route. Le troisième, réparateur aguerri de projecteurs et inventeur atypique de machines en tous genres, porte une vision poétique, philosophique et pragmatique de l’évolution du cinéma : contraint de changer de métier, il recycle ses talents dans l’agriculture, ce qui n’est pas rien dans ce pays qui fournit au moins autant de tonnes de blé que de films au reste du monde. Un (...+)
  • dim 25.02 > 21:00

    Laissez bronzer les cadavres

    Laissez bronzer les cadavres
    Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2017, BE-FR, DCP, vo fr st nl, 92'
    Il est 11 heures du matin. L’atmosphère est étouffante, l’ambiance solaire. Nous sommes au bord de la Méditerranée, en plein été. Mer d’azur, soleil de plomb… et 250 kilos d’or volés par Rhino et sa bande, qui ont trouvé la planque idéale : un village abandonné, coupé de tout, investi par une artiste et son alter ego masculin, tous deux en manque d’inspiration. Hélas, quelques invités surprises vont contrecarrer leur plan. Ce lieu paradisiaque, autrefois théâtre d’orgies et de happenings sauvages, va se transformer quelques heures plus tard en un véritable champ de bataille impitoyable et hallucinatoire. Après "Amer" et "L’étrange couleur des larmes de ton corps", le troisième long métrage d’Hélène Cattet et Bruno Forzani (H&B) concrétise un vieux fantasme du couple : l’adaptation du roman éponyme (Gallimard, 1971) écrit par deux auteurs à la fibre anarchiste, Jean-Patrick Manchette et Jean-Pierre Bastid. Ce polar gorgé d’influences cinématographiques, dont la particularité est de raconter son histoire en temps réel, constituait une matière rêvée pour ces deux cinéastes méticuleux, adeptes de cinéma de genre et de délires bricolés en pellicule. On n’est pas déçus : chaque photogramme de "Laissez bronzer les cadavres" est un régal. Tourné en S16mm, c’est un festin d’idées de cinéma et de figures de style oscillant entre western-spaghetti et giallo, où chaque élément du décor (un village abandonné dans l’aridité du bord de mer corse), le moindre mouvement de pupille des personnages (notamment Elina Löwensohn, ex-égérie des films d’Hal Hartley, Stéphane Ferrara, ancien boxeur qui a joué dans "Détective" de Godard et dans plusieurs polars urbains aux côtés de Jean-Paul Belmondo, et Bernie Bonvoisin, chanteur du groupe de hard rock Trust, mais aussi acteur et réalisateur…), devient le détail onirique d’un kaléidoscope sous acide. À voir dans une salle de cinéma, absolument (...+)
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