Vente des tickets et ouverture du bar : 30 minutes avant la première séance.

#163 Décembre

  • mar 28.11 > 19:00

    Le jardin d’Essai

    Filmer à tout prix
    Dania Reymond, 2016, FR-DZ, video, vo fr & ar st fr, 43'
    Un tournage de film qu’il est difficile de mener à bien, une équipe de comédiens baladée par un réalisateur chiche en information sur les conditions de réalisation de sa proposition cinématographique… Tourné au cœur du superbe jardin botanique d’Alger, "Le jardin d’essai" déploie une énergie toute fictionnelle pour interroger le statut de la création en Algérie aujourd’hui et renvoyer à une vérité par trop réelle, celle de l’impossible implication des citoyens dans des projets qui trop souvent capotes. Impossible ? Pas tout à fait, comme nous le conte le narrateur de l’histoire : « Tu vois, ni la faim ni la soif ne nous ferons céder ».
    + La Tempète
    Dania Reymond, 2016, FR, video, vo fr , 10'
  • mar 28.11 > 21:00

    Bla Cinima

    Filmer à tout prix
    Lamine Ammar-Khodja, 2014, FR-DZ, video, vo fr & ar st fr, 82'
    Alger, place Meissonier, une petite fille, en discussion avec Lamine Ammar-Khodja, clame son amour pour les films de vampire et "Titanic". Joyeuse, mutine, elle s’improvise reporter et questionne son voisin de rue sur son rapport au cinéma. Maya n’est pas Marceline Loridan, nous ne sommes pas dans "Chroniques d’un été". Pourtant, en filigrane, c’est bien à la question « Êtes vous heureux ? » que répond l’homme interrogé. Une scène à l’image de "Bla Cinima" : dans un pays dans lequel le cinéma a participé à la construction du mythe de la nation, son réalisateur part à la rencontre des habitants du centre d’Alger, pour parler avec eux de cinéma et se laisse très vite porter par les situations improvisées, l’énergie de la rue et la façon dont les personnes avec qui il échange se débrouillent avec la vie. Au final un film de rencontres qui dresse un portrait vivant de la ville et propose également une réflexion sur la place du cinéma en Algérie.
  • mer 29.11 > 19:00

    Dans ma tête un rond-point

    Filmer à tout prix
    Hassen Ferhani, 2015, FR-DZ, HD, vo fr & ar st fr, 100'
    Hassen Ferhani a longuement filmé Alger. Dans ses courts métrages documentaires, il a arpenté les rues. Ici, il s’est installé dans un abattoir en pleine ville. Mais de la fonction d’un abattoir, Hassen Ferhani montre peu, à peine quelques bêtes écorchées aux détours d’un cadre, un taureau fougueux et résistant qui ne veut pas avancer ou un chat détrousseur d’intestins... Ce qu’il capte, longuement, ce sont les espaces alentours, la cour, une rue, un terrain vague ou des locaux immenses, vides, suspendus à la fonction qui les attend. Dans ces moments suspendus, il va recueillir la parole de quelques hommes, leurs liens, leurs rêves, leurs souffrances, loin des fonctions qu’ils occupent dans ces lieux. Dans ce huis-clos, qui s’offre des échappées presque oniriques, l’abattoir devient l’espace à partir duquel, au loin, se dessine un pays, la scène close que seul les liens d’amitiés et l’imaginaire ouvrent à l’ailleurs et aux possibles, l’espace que des hommes, coincés dans leur dure vie de labeur, franchissent en rêvant, désirant, partageant.
  • mer 29.11 > 21:00

    Egged On by Music   [Live Soundtrack]

    Filmer à tout prix
    Charley Bowers, 1926, sans dial, 50'
    Dans ce projet, Cinemaximiliaan réunit un groupe diversifié de musiciens dans un ensemble de musique live pour film muet. Au cœur de ce projet se trouve l’inspiration de différentes traditions. L’ensemble se compose en partie d’artistes d’Afghanistan, d’Iran, d’Irak et de Syrie, et aussi, d’Europe occidentale. Sous la direction du compositeur Simon Ho, et du pianiste Emma Heijink, le groupe a mis au point une bande sonore expérimentale faite d’improvisations, dans laquelle les influences pop, jazz et rock se mélangent avec des ornements orientaux dans une aventure jouissive. La musique se déploie en dialogue avec la comédie silencieuse "Egged On" de Charley Bowers (1926) dans laquelle le protagoniste essaie de construire une machine pour rendre les oeufs incassables.
  • jeu 30.11 > 19:00

    Samir dans la poussière

    Filmer à tout prix
    Mohamed Ouzine, 2016, FR-DZ, video, vo fr & ar st fr, 61'
    Samir s’interroge sur les motivations du filmeur, venu de France : « Je te vois filmer les cactus, la rivière, les montagnes, des trucs comme cela. Je ne vois pas ce qui te plaît dans ce bordel, ce pays, cette crasse". Nous, on voit : les magnifiques paysages de l’Atlas, les bouffées de bonheur ensoleillé au son d’Edith Piaf, l’humanité des personnages filmées, leur capacité à tenir face à un réel compliqué et la force des paroles énoncées. "Samir dans la poussière" met en scène les aspirations et les angoisses d’un jeune contrebandier algérien qui transporte à dos de mules du carburant, de son village jusqu’à la frontière marocaine. En creux se dessinent le superbe portrait d’hommes qui se jouent des frontières et le rapport complexe du réalisateur, oncle de Samir, avec ce bout de territoire. Un film à la créativité foisonnante porté par des personnages plein de chaleur, en prise pourtant avec une réalité économique sombre. Espace de liberté cinématographique, "Samir dans la poussière" est Étoile de la Scam 2017.
  • jeu 30.11 > 21:00

    Atlal

    Filmer à tout prix
    Djamel Kerkar, 2016, FR-DZ, video, vo fr & ar st fr, 111'
    Dans son premier long métrage, Djamel Kerkar se cogne les fantômes de son pays et travaille à faire ressurgir la mémoire des années noires (1991-2002), au cours desquelles plus de 200 000 personnes perdirent la vie. "Atlal" s’ouvre sur des images d’archives, neigeuses images vhs, prises en 1998 à Ouled Allal, village rasé alors par la guerre que se livrèrent à cet endroit le GIA et l’armée algérienne. Des maisons délabrées, un paysage mortifère, horreur de ce par quoi ses habitants sont passés. Djamel Kerkar revient sur les terres d’Ouled Allal 20 ans plus tard, veut témoigner des vies en ruine de ceux qui les habitaient. Le réalisateur choisit de prendre le temps de la pose et de la rencontre, dans des plans le plus souvent fixes. Peu à peu des visages et des récits d’hommes prennent corps. Des paroles longuement déployées qui esquissent des histoires différentes, affaire de générations. Et où se laissent deviner les ruines, moins visibles celles-ci, d’une société tout entière, ses non-dits, ses défaites et les frustrations de la jeunesse aujourd’hui.
  • ven 01.12 > 19:00

    Censure, forme et politique   [Compilation]

    Filmer à tout prix
    Des films de l’Est européen à l’expérimentation formelle poussée mais censurés pour des raisons strictement politiques. Des œuvres que l’outrage - politique et esthétique - habite et traverse de part en part.
    + La Mine
    Natalia Brzozowska, 1947, PL, video, 10'
    + Ne peure pas
    Grzegorz Królikiewicz, 1972, video, muet, pl , 9'
    + L’histoire de l’homme qui a assuré 552% de son quota
    Wojciech Wiszniewski, 1973, PL, video, vo st ang, 25'
    + Femmes au travail
    Piotr Szulkin, 1978, PL, video, muet, 6'
    + Exercices d’atelier
    Marcel Łoziński, 1986, PL, vo st ang, 12'
    + ...
  • ven 01.12 > 21:00

    Scenes for a Revolution

    Filmer à tout prix
    Marc Karlin, 1991, GB, DCP, vo ang & es st ang, 110'
    Marc Karlin (1943-1999) fait partie de cette génération de cinéastes qui, après avoir vécu l’expérience militante des années 1960-70, a développé une nouvelle pratique cinématographique dans les années 1980. Son activisme politique a pris la forme d’une approche radicale de l’esthétique documentaire et d’une tentative constante de construire une culture cinématographique alternative qui puisse s’opposer au système médiatique. Karlin considère le cinéma comme un miroir du processus révolutionnaire : l’esthétique doit être aussi radicale que la politique. Dans "Scenes for a Revolution", Karlin revisite la matière de quatre films qu’il a réalisés sur la révolution au Nicaragua, des films qui ne sont pas efficaces en tant qu’outils politiques ou de propagande ; ni des manifestes idéologiques. Ce sont des formes de pensée subtiles à propos d’une lutte réelle et de personnes réelles. (Federico Rossin)
    + Political impact and aesthetic experience / Portée politique et expérience esthétique
  • sam 02.12 > 16:00

    Lettre à ma soeur

    Filmer à tout prix
    Habiba Djahnine, 2006, FR-DZ, video, vo fr & ar st fr, 68'
    « En 1994 Nabila m’écrit une lettre, elle me raconte l’escalade de la violence, la répression, les assassinats, les espoirs si maigres et son désarroi face à l’action quasi impossible en ces années de plomb. J’étais alors partie vivre pour quelque temps dans une ville du Sahara Algérien. Dix ans après l’assassinat de Nabila je retourne sur les lieux pour faire ce film et raconter ce qui s’est passé, voir ce qu’est devenue Tizi-Ouzou, que sont devenus les gens, leur demander pourquoi l’assassinat et le massacre de civils, sont devenus l’unique réponse au conflit qui oppose les Algériens ? » (H.Djahnine). "Lettre à ma sœur" raconte l’histoire de l’assassinat de Nabila Djahnine, présidente d’une association de défense du droit des femmes, sœur de la réalisatrice, le 15 février 1995 à Tizi-Ouzou, pendant les années noires algériennes. C’est aussi l’occasion pour Habiba Djahnine de s’interroger sur les armes possibles pour contrer les psychoses collectives et le déni des droits fondamentaux des femmes et des hommes.
  • sam 02.12 > 21:00

    Daisy Chain   [Performance]

    Filmer à tout prix
    Julien Maire, 2017, 35'
    Une conférence - performance sur la nature et l’essence des pratiques spectaculaires. Aujourd’hui, la technologie dépasse les rêves les plus fous des magiciens des XIXe et XXe siècles. Au lieu de la dextérité des doigts et de l’ingéniosité de la mécanique, le virtuel et le sans fil deviennent la manière d’atteindre l’effet de l’émerveillement. Au cours de cette conférence informelle, Julien Maire explore une histoire parallèle des médias, approfondis la désillusion et forme avec humour le profil de l’illusionniste électronique.
  • jeu 07.12 > 19:00

    Autrement la Molussie   [Film]

    Kino Climates Melting Pots
    Nicolas Rey, 2012, FR, 16mm, vo fr & de st fr, 81'
    Film en neuf bobines-chapitres projetées dans un ordre aléatoire (soit 362 880 possibilités !), basé sur des fragments de La catacombe de Molussie, roman allemand écrit par Günther Anders entre 1932 et 1936. Des prisonniers d’une geôle d’un état fasciste imaginaire, la Molussie, se transmettent des histoires à propos du dehors, comme autant de fables à portée politique et philosophique. "Simplement filmer ce pays imaginaire. (...) Fabriquer quelques machines pour rendre l’entreprise plus complexe et le résultat moins prévisible. Ne pas omettre de filmer quelques humains dans leur activité la plus courante : le travail. Un pays n’est jamais complètement désert." Tourné avec de la pellicule périmée, développé et auto-produit à L’Abominable, laboratoire cinématographique d’artistes, dont Nicolas est l’un des fondateurs.
  • jeu 07.12 > 21:00

    Meeting with Jean-Pierre Beauviala   [Conférence]

    Kino Climates Melting Pots
    FR,
    Un diplôme d’ingénieur en électronique dans la poche, fin années ’60 Jean-Pierre Beauviala se lance dans la conception d’une caméra légère et maniable, avec prise de son intégrée, qu’il souhaitait que l’on puisse porter comme un “chat sur l’épaule”. Passionné d’urbanisme, il voulait en effet tourner son premier film et cherchait une caméra qui puisse déambuler facilement et discrètement dans les rues. Il travaillera pendant un an pour Éclair, où il mettra au point une première caméra 16mm légère, avant de créer la célèbre société Aäton. Pendant plus de quatre décennies il inventera des caméras (16mm, Super 16, 35mm, vidéo) qui disposaient de mécanismes ou de dispositifs étonnamment innovants. Jean Rouch, Raymond Depardon Jean-Luc Godard, Louis Malle, Peter Greenaway, …la liste des réalisateurs, devenus amis, qui ont fait usage de ses caméras est certainement emblématique. Inventeur génial, Jean-Pierre Beauviala est aussi un poète qui sait parler d’une image en y dévoilant l’élément humain et le souffle créatif. En sa compagnie nous découvrirons un court documentaire ainsi que des tests images réalisés dans le courant de la décennie ‘70. Dans le cadre de la même séance Stefano Canapa, du laboratoire indépendant L’abominable, montrera quelques séquences, d’un film en cours de montage, tournées dans des laboratoires photochimiques désormais fermés. Opération fermes ouvertes, Larzac Pâques ‘72 Co-réalisé avec Suzanne Rosenberg,1972, Fr, film on DCP, vo fr, 27’ Essais single sytem 1970, Fr, film on DCP, muet,11’ Explication du single system 1971, Fr, film on DCP, muet, 10’ Essais 8-35 1979, Fr, film on DCP, muet, (...+)
  • ven 08.12 > 19:00

    Free Radicals   [Film]

    Kino Climates Melting Pots
    A History of Experimental Film
    Pip Chodorov, 2011, FR, HD, vo ang st fr, 80'
    A partir de sa propre expérience, Pip Chodorov, un membre actif des Labos, parcourt une histoire du cinéma d’avant-garde. Composé de rencontres de grandes figures de ce mouvement artistique dont les prémisses remontent aux années 20, "Free Radicals" est riche en extraits de films expérimentaux, parfois montrés dans leur entièreté. Au final, l’essai de Pip se révèle une ode à un cinéma autant libre dans sa forme qu’au niveau de ses moyens, mais aussi une excellente entrée en matière pour tout néophyte du genre, et pour notre week-end de rencontre entre deux réseaux héritiers de cette mouvance radicale.
  • ven 08.12 > 21:00

    Open (Celluloid) Screen   [Courts métrages]

    Kino Climates Melting Pots
    Un Open Screen retro en ce week-end de rencontre Kino Climates... Quoique même en 1997, l’Open Screen du Nova était loin d’être majoritairement en pellicule. Mais cette fois, priorité à l’argentique avec des films venus dans les valises de nos amis des quatre coins d’Europe, et les vôtres, à condition de ne pas dépasser les 15 min et de les proposer au moins une semaine à l’avance à openscreen@nova-cinema.org ! Le spectacle sera aussi en cabine où nos projectionnistes, ne jurant que par la pelloche et leurs bières, transpireront lors d’incessants changements de bobines, de formats, et autres imprévus…
  • ven 08.12 > 23:00

    Kung Fu Trailers of Fury   [Live Soundtrack]

    Kino Climates Melting Pots
    Légende urbaine des cinémas alternatifs : il y aurait au moins une bobine de film porno qui traine dans un coin de chaque cabine de projection. Si le Nova remporte facilement la palme avec la collection ABC, le cinéma microplex The Cube à Bristol se distingue avec une incroyable panoplie de trailers Kung Fu ! Graeme Hogge, familier de la légendaire capitale musicale des 90’s, et l’un des piliers du Cube, sera aux platines pour accompagner ces bobines d’un genre frénético-ludique. Bristol style !
  • sam 09.12 > 19:00

    Singular Balkans Cinema   [Courts métrages]

    Kino Climates Melting Pots
    Petite intrusion dans les archives du cinéma en marge des Balkans avec 2 films singuliers provenant d’une collection de films d’amateurs sous le régime communiste rassemblée par le Muzeul Cineastului Amator de Resita en Roumanie, et 2 documentaires méconnus issus d’une programmation autour des salles de cinéma par l’ Academic Film Center de Novi Beograd en Serbie.
    + Strop de Soare
    Emil Mateias & Ion Mato, 1976, 16mm > video, sans dial, vo ro , 5'
    + Bumerang
    Eugen Babii, 1986, RO, 16mm, sans dial, vo 6'
    + The Ambassadors of film
    Ratko Orozović, 1979, BA, 35mm > video, vo st fr, 18'
    + Meters of life
    Momir Matović, 1986, ME, 35mm > video, vo st ang, 13'
    + ...
  • sam 09.12 > 20:00

    Ojoboca   [Courts métrages]

    Kino Climates Melting Pots
    Membre du labo partagé LaborBerlin, le duo Ojoboca, comme beaucoup d’artistes du réseau filmlabs, réalise films, performances et installations dont la matière première est la pellicule argentique. Ce soir, ils présenteront en personne un aperçu de leur travail filmique. Avec le soutien de Art/Recherche
    + Wolkenschatten
    Anja Dornieden & Juan David Gonzalez Monroy, 2014, 16mm, vo de st ang, 17'
    + The Masked Monkeys
    Anja Dornieden & Juan David González Monroy, 2015, BE, 16mm, vo ang , 30'
    + ...
  • sam 09.12 > 21:00

    Sholto Dobie   [Performance]

    Kino Climates Melting Pots
    GB, 30'
    Personnage aux multiples facettes, Sholto Dobie représente ce week-end le Horse Hospital, un espace londonien étonnant, mêlant cinéma, costumes, musique et performance dans un réel ancien hôpital pour chevaux. Programmateur aussi au Old Dentist, lieu couru des petits concerts pointus de la capitale, parfois responsable son lors de tournages, Sholto est surtout un musicien expérimental interrogeant les passerelles entre électronique, tradition et performance. Pour cette séance, il nous présentera un étrange instrument gonflable accompagné d’électronique et d’une vielle à roue trafiquée...
  • sam 09.12 > 22:00

    Scopitones !   [Compilation]

    Kino Climates Melting Pots
    De 1958 à 1969, les scopitones étaient des sortes de jukebox diffusant en image le hit parade de l’époque, dans les gares, bars et autres lieux publics. Ancêtre des clips vidéos, ces films étaient rapidement réalisés en 16mm Eastman color, voire Technicolor aux USA, et son magnétique. Fort appréciés en France, en Allemagne de l’Ouest ou en Angleterre, les scopitones l’ont été jusque dans certains pays arabes. La sélection d’une heure proposée en format original par la vénérable Werkstattkino à Munich, comporte des stars du showbiz d’alors, tels que Sylvie Vartan, Petula Clark, Debbie Reynolds, Heidi Brühl, Alice & Ellen Kessler…
  • dim 10.12 > 19:00

    66 Kinos   [Film]

    Kino Climates Melting Pots
    Philipp Hartmann, 2016, DE, DCP, vo de st ang, 98'
    C’est lorsqu’il réalise son premier long-métrage que Philipp Hartmann se confronte pour la première fois aux dures règles de la distribution cinéma. Aucun distributeur ne veut prendre le risque de distribuer “Time goes by like a roaring lion”, un film-essai pourtant bien reçu dans le réseau des festivals. Hartmann se décide alors à le diffuser lui-même et contacte une longue liste de cinémas en Allemagne. 66 cinémas lui répondent, dont quelques-uns qui font partie du réseau Kino-Climates. La tournée de tous ces lieux qui programment son film devient prétexte pour réaliser un road-movie documentaire, “66 Kinos”, où le réalisateur s’interroge sur ce que veut dire gérer une salle de cinéma art et essai aujourd’hui. Les temps sont durs durs, et l’arrivée du numérique n’aura en aucun cas aidé. La caméra se glisse dans l’intimité de ces refuges du 7ème art, qui pour résister au formatage ambiant se réinventent sans cesse. Bienvenus chez les derniers des Mohicans !
  • dim 10.12 > 21:00

    Expanded TV   [Performance]

    Kino Climates Melting Pots
    BIBLIOTEQ MDULAIR meet SYNKIE
    Deux projets expérimentaux suisses fusionnent pour une performance immersive dans l’intimité du bar du Nova. BIBLIOTEQ MDULAIR est une installation où Emma Souharce et Daniel Maszkowicz (membre du fort beau cinéma Spoutnik à Genève) manipulent une quinzaine de générateurs analogiques, engendrant une atmosphère électro-primitive sensorielle. Alors que SYNKIE, un écosystème analogique de manipulation vidéo par Michael Egger, Max Egger et F Kaufmann, envoie sur de vieux téléviseurs à tube des images créées en direct. Le tout formant un laboratoire aux machineries audiovisuelles d’un autre espace-temps.
  • dim 10.12 > 22:00

    B-Movie : Lust & Sound in West-Berlin 1979-1989   [Film]

    Kino Climates Melting Pots
    Jörg A.Hoppe, Klaus Maeck & Heiko Lange, 2015, DE, video, vo ang st fr, 95'
    Proposé par le petit mais non moins dynamique cinéma B-Movie d’Hambourg, l’essai homonyme "B-Movie" nous embarque dans le Berlin-Ouest sauvage des années 80 ! La plus grande ville d’Allemagne alors coupée en deux, était, côté occidentale, l’une des plus intensives et créatives d’Europe, avant que le rideau de fer ne tombe. A partir d’un collage endiablé d’extraits de films jamais diffusés ou d’archives télévisuelles d’époque, "B-Movie" dresse le portrait d’une décade chaotique telle une série B, allant du punk à la Love Parade, d’une ville insulaire où il était avant tout question de vivre l’instant présent.
  • jeu 14.12 > 19:30

    Exposition

    BRIK
    La notion de "ville discrète" est une construction subjective, par comparaison avec des villes qui sembleraient « exister » davantage. Il s’agit d’espaces urbains de taille moyenne, lieux de vie a priori quelconques évoluant dans une temporalité préjugée plus lente. Peu présentes dans l’imaginaire collectif et à faible dimension médiatique ou romanesque contrairement à des villes comme Londres, Paris ou New-York, elles se situent hors des principaux canaux touristiques. C’est ce que veut raconter le projet BRIK. Pour cette expo, un cas pratique : la ville de Wuppertal, près de la Ruhr, en Allemagne. Nous la connaissions mal mais nous en avions une idée. Grâce au métro suspendu et au fait qu’elle a hébergé Pina Bausch pendant longtemps. Rien de plus. Nous nous y sommes rendus à quatre reprises, nous avons échangé avec ses habitants, interviewé des acteurs locaux et organisé des ateliers. Nous avons fait la liste de ses banalités rares. L’exposition BRIK présentera le fruit de ces voyages avec des photos, des textes, des cartes, des vidéos, des sons.
  • jeu 14.12 > 20:00

    Detroit Wild City

    BRIK
    Détroit, ville sauvage
    Florent Tillon, 2011, FR, video, vo ang st fr, 80'
    "J’ai vu l’herbe pousser sur les parkings où l’on produisait de l’acier, des voitures et des machines à laver." Ancien symbole du rêve américain, où Ford s’est installé, Détroit (Michigan) était l’une des villes les plus florissantes dans la première moitié du siècle dernier. Puis elle s’est effondrée, pour devenir l’archétype de la ville du passé. Au cinéma, Verhoeven, Jarmusch, Eastwood et tant d’autres s’en sont alors emparés. Cette ville serait-elle condamnée ? C’est ce que s’est demandé Florent Tillon dans ce très beau documentaire tourné en 2011. Terreau de luttes variées, dont la plus récente oppose le goudron à la nature, Détroit redeviendrait sauvage. Le réalisateur questionne ces mutations, où s’entremêlent ségrégation, délitement et gentrification et où tout semble encore en mesure de se réinventer.
    + Foix
    Luc Moullet, 1994, FR, video, vo fr st fr, 13'
  • ven 15.12 > 20:00

    Métamorphose d’une gare

    BRIK
    Thierry Michel, 2010, BE, vo fr , 80'
    Confiée à l’architecte espagnol Santiago Calatrava au milieu des années 90, la transformation de la gare de Liège-Guillemins s’achèvera en 2009 au terme d’un chantier pharaonique de 9 ans. Et voilà Liège, avec ses 200.000 habitants, disposant de la plus grande gare TGV d’Europe ! Thierry Michel a suivi cette épopée titanesque. Manifestement sensible à sa dimension de rêve, d’aventure humaine et de défi technologique, le documentariste semble être tombé sous le charme du projet, qu’il a suivi pendant 9 ans. Sa caméra a capté les doutes, les ambiguïtés, les conflits, les contradictions, les retards. Le spectateur pourra y déceler tous les éléments absurdes dont fut jalonné ce projet démesuré, mais le réalisateur s’est bien gardé de porter lui-même toute critique frontale. Au contraire, son regard est plutôt lyrique et admiratif. C’est sans doute cela qui a rendu le tournage de "Métamorphose d’une gare" possible, et qui lui confère tout son intérêt.
    + Charleroi la plus belle ville du monde
    Florent Tillon, 2015, BE, video, vo fr st fr, 56'
  • sam 16.12 > 19:00

    Rat Film

    BRIK
    Theo Anthony, 2016, US, DCP, vo ang st fr, 82'
    Baltimore, cité caractérisée par ses statuts peu enviables de première ville des USA à avoir promulgué des lois ségrégationnistes en 1911 et de capitales des rats. À l’origine de "Rat Film", un rongeur. Hagard dans sa poubelle, il gratte et bondit désespérément avide d’une liberté que la hauteur de la benne ne lui offrira pas. De ce point de départ crissant, Theo Anthony déploie une enquête complète au montage alliant pertinence et audace qui explore le mythe urbain du rat de Baltimore. Urine nauséabonde, dégâts des griffes et autres désagréments ; cette infestation est à l’origine de campagnes de dératisation sans fin et d’autres séances de pêche urbaine à la batte de baseball quand – à contre courant – des amoureux bichonnent ces petites bêtes aux tranchantes incisives. De plans en plans, le réalisateur révèle la concordance souhaitée entre terre-à-rats et quartiers pauvres jusqu’à la concrétisation par l’urbanisme et le jeu des emprunts bancaires des idéaux ségrégationnistes de 1911… Alternant avec audace maquette numérique, rencontres chaleureuses et vues de Baltimore, "Rat Film" quitte la périphérie pour évoquer avec force et intelligence l’impact de rouages tenus secrets sur le destin d’une ville et de ses habitants, velus ou non.
  • sam 16.12 > 21:00

    La plaie

    BRIK
    A Praga
    Hélène Robert & Jeremy Perrin, 2013, FR-PT, video, vo fr , 75'
    Dans la ville de Porto, se propagent des rumeurs autour de la présence de plus en plus menaçante des goélands. Le narrateur José Roseira, guide énigmatique, nous emmène dans un voyage où règnent souvent des ambiances terrifiantes, grotesques et irréelles. Les conseils de spécialistes scientifiques se mêlent à des récits populaires, véritables poésies collectives. Ces histoires, qui peuvent conférer au film une tonalité fantastique, émouvante ou horrible, évoquent une idée plus universelle : le dialogue complexe entre les humains et les animaux, qui s’opposent et s’attirent sans cesse, balancent constamment entre peur et fascination. De magnifiques prises de vue et une bande-son extrêmement précise accompagnent José Roseira, l’énigmatique guide et protagoniste, alors qu’il tente de comprendre, au risque de se perdre. Dans ce documentaire aux allures de film catastrophe, qui flirte avec nos souvenir des "Oiseaux" de Hitchcock, Porto dévoile ses peurs et ses fantasmes à travers ses légendes animales.
  • dim 17.12 > 19:00

    Conversations in Milton Keynes

    BRIK
    Ingo Baltes, 2011, video, vo ang st fr, 72'
    Le réalisateur se perd en Angleterre, dans une ville nouvelle dont il ne soupçonnait pas l’existence. Milton Keynes ne répond en rien à ses réflexes d’orientation et met en doute tout ce qu’il sait de ce monde. Partant à la recherche d’un improbable centre-ville, il rencontre au hasard de son chemin un buveur de bière, une famille visitant une maison-modèle, un jeune amateur de voitures, un manager de quartier, un responsable des caddies, quelques officiels… Ces habitants semblent tous subir cette "ville du 21éme siècle". Cela vaut aussi pour l’architecte créateur de la ville qui, dans les années 1960, avait concrétisé cette utopie sur base des théories de l’urbaniste Melwyn Webber, partant de l´idée que le citoyen moderne n´a plus besoin de liens locaux. Milton Keynes est la seule ville au monde réalisée à partir des idées de Webber. Dans cet urbanisme où tout est prévu, les personnages rencontrés se sont toutefois forgé leur place dans l’imprévu. C’est à cette place que le film s’intéresse car dans une société à ce point fonctionnalisée et sécuritaire, qui génère la solitude et la peur de l’autre, ces rencontres sont un miracle en soi.
  • dim 17.12 > 21:00

    Etats-Réunis   [Compilation]

    BRIK
    HSH Crew (Victor De Las Heras, Paatrice, Nikodio, Lison De Ridder & Antoine Berland),
    Parmi une pléthore de créations "in situ", le collectif pluridisciplinaire HSH, né à Rouen début des années 90, réalise des films où se mêlent joyeusement animation, documentaire et fiction. Improvisés lors d’un événement public ou d’une résidence, ces films “tournés-montés-montrés” en peu de temps composent désormais une série baptisée les "Etats-Réunis” qui transfigure la réalité au sens propre comme au sens figuré. Que ce soit en ville ou en pleine campagne, la grisaille ambiante ou le banal du quotidien n’existent plus. De chaque coin de rue peut surgir une situation fantasmagorique, un moment poétique, où l’imagination se joue de la réalité et vice-versa. Les relations d’idées foisonnent et l’humour n’est jamais loin. De Rome à Bruxelles, en passant par Calais, Cherbourg, la campagne de Neubourg ou la vallée de l’Andelle, ces “animadocufictions” sont un condensé de pure plaisir cinématographique ! Etat d’Esprit HSH, 2012, FR, video, vo st en, 9’ Plateau HSH, 2013, FR, video, sans dial., 9’30” Stato HSH, 2014, FR/IT, video, vo st en,9’30” Etat des lieux HSH, 2014, FR, video, sans dial., 11’30’’ En l’Etat HSH, 2015, FR, video, vo st en, 18’30’’ Etat de chose HSH, 2016, FR/BE, video, vo st en, 9’
squelettes/seances.html
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