Vente des tickets et ouverture du bar : 30 minutes avant la première séance.

#166 Lebanon : Days of Tomorrow

  •    jeu 24.05 > 20:00

    Chacun sa bonne

    Lebanon : Days of Tomorrow
    Makhdoumin مخدومين
    Maher Abi Samra, 2016, LB, vo ar st fr & ang, 67'
    A Beyrouth, Maher Abi Samra a posé sa caméra dans un bureau un peu particulier. A l’agence Al Raed que dirige Zein, on fait venir des femmes des Philippines, du Sri Lanka, d’Ethiopie, pour les placer dans des familles libanaises. Choisies sur catalogue, exploitées jusqu’au trognon, dépossédées de toute identité, elles se suicident de plus en plus souvent. La justice, la police, la publicité, participent tous activement à ce business de chair et de sang. Analysant minutieusement les maillons de cette chaîne qui fabrique cet esclavage moderne, Abi Samra prend le parti de ne pas quitter ce bureau et d’y filmer le quotidien. Le hors-champ du film se construit dès lors sur le mode tantôt ludique de la mise en scène, tantôt rêveur de l’introspection pour élargir cette question à toute la société libanaise. Sans concession, la force de "Chacun sa bonne" est de ne se désolidariser de personne, pour mieux dévoiler la violence d’un système global qui traverse chacun d’entre nous et nous transforme, lentement mais sûrement, en bourreau.
  • jeu 24.05 > 22:00

    Shorts from Lebanon #2   [Compilation]

    Lebanon : Days of Tomorrow
    + Allô chérie
    Danielle Arbid, 2015, vo 26'
    + Bread & Tea
    Liliane Rahal & Sarah Kaskas, 2016, LB, HD, vo 16'
    + Submarine
    Mounia Akl, 2016, LB, video, ar , 21'
    + Méditerranée
    Talal Khoury, 2016, LB, video, sans dial, vo 11'
    + ...
  • ven 25.05 > 20:00

    Un faible degré d’originalité   [Spectacle]

    Public Domain Day
    Antoine Defoort
    Inventeur loufoque et volubile, Antoine Defoort crée des spectacles inclassables où fantaisie désinvolte et rigueur intellectuelle se mêlent avec bonheur. Il relève ici le défi de proposer une conférence sur le droit d’auteur aussi claire et rigoureuse que ludique et palpitante. Une frise chronologique dans l’espace, des boîtes en carton ou encore l’adaptation d’un dessin animé constituent quelques-uns des outils burlesques employés par l’artiste pour inviter les spectateurs à se questionner sur la rémunération des auteurs. Bondissant d’une idée à l’autre, Defoort et ses « invité(e)s » (Catherine Deneuve, Denis Diderot, Maurice Ravel…) nous font remonter le temps jusqu’au 18e siècle, puis le traversent jusqu’à la révolution numérique et l’arrivée d’internet. Un spectacle unique en son genre, qui regorge d’inventivité et vous fera jubiler.
  • sam 26.05 > 13:00

    Atelier enfant   [Workshop]

    Public Domain Day
    Cette année Ernst Lubitsch et Reynaldo Hahn sont à l’honneur. En partant du film "La Poupée" de Lubitsch, Julie Michaud, scénographe, organise un atelier qui interrogera le décor de cinéma et de théâtre. Les personnages de "La poupée" évoluent dans des décors assumés comme tels : fonds peints, carton pâte, maquettes , un peu comme au théâtre ou au cabaret de la même époque. Nous construirons avec les enfants un décor sur ce principe, inspiré par l’univers de Reynaldo Hahn et du salon mondain du début du 20ème siècle.
  • sam 26.05 > 20:00

    Concert Reynaldo Hahn

    Public Domain Day
    François Chamaraux est pianiste et accordéoniste. Il joue dans différentes formations, comme Les Taupes qui boivent du lait (fanfare klezmer et Balkans) et Bruxelles Aires Tango Orchestra. Par ailleurs, sa musique, souvent improvisée, accompagne d’autres arts, comme le théâtre, la danse classique et le cinéma muet (Cinémathèque de Bruxelles). Muriel Legrand est chanteuse et comédienne. Elle aime mélanger ces deux arts. Elle chante entre autre dans le trio a cappella Tibidi… François et Muriel interpréteront quelques morceaux de Reynaldo Hahn, dans un univers réalisé par les enfants lors de l’atelier décor.
  • sam 26.05 > 21:00

    La poupée   [Live Soundtrack]

    Public Domain Day
    Ernst Lubitsch, 1919, DE, 35mm, sans dial, 68'
    Sous la pression d’un mariage qu’on lui impose alors que la gente féminine l’effraie, Lancelot décide d’épouser une poupée mécanique. Mais elle se casse ! Ni une, ni deux, voilà la fille du fabricant de la poupée qui prend sa place... Où jouer à la poupée, donc, débouche sur des situations cocasses et joliment érotiques. Sur cette trame adaptée d’un conte d’Hoffmann, "La poupée" est l’un des premiers films d’Ernst Lubitsch qui tourna d’abord beaucoup en Allemagne avant d’émigrer aux Etats-Unis en 1922. Après être passé par la prestigieuse troupe théâtrale de Max Reinhardt, Lubitsch devient rapidement une vedette du grand écran dans une série de comédies très populaires puis il passa à la mise en scène et à la réalisation avec le même succès. Esprit brillant et joyeusement irrévérencieux, il multipliera les comédies avec les plus grandes stars (Pola Negri, Paul Wegener, Emil Jannings d’abord puis Maurice Chevalier, Gary Cooper, Marlene Dietrich, James Stewart, Greta Garbo), dans des scénarios souvent abracadabrants, tous plus impertinents et drôles les uns que les autres, réalisant des satires pétillantes de son époque, délicieusement subversives et d’une étonnante modernité... La fameuse "Lubitsch Touch". Le film sera accompagné au piano par François Chamaraux.
  • dim 27.05 > 17:00

    Shorts from Lebanon #1   [Compilation]

    Lebanon : Days of Tomorrow
    + Samt
    Chadi Aoun, 2016, LB, HD, sans dial, vo 16'
    + The Last Days of the Man of Tomorrow
    Fadi (The Fdz) Baki, 2017, video, vo ar st ang, 30'
    + Waves 98
    Ely Dagher, 2015, LB-QA, DCP, vo ar st ang, 15'
    + Sorry, I Drowned
    David Habchy & Hussein Nakhal, 2017, LB, video, vo ar st fr & ang, 6'
    + ...
  •    dim 27.05 > 18:00

    Nous étions communistes

    Lebanon : Days of Tomorrow
    Sheoeyin Kenna شيوعيين كنا
    Maher Abi Samra, 2010, LB, video, vo ar st fr, 90'
    Parti en 1990 en France finir ses études de cinéma, Maher Abi Samra revient au Liban en 2004, alors que le pays est de nouveau au bord de la guerre civile. Engagé derrière et devant la caméra, il réunit ses anciens camarades de lutte contre Israël en 1982, juste avant la reprise en main du Liban par la Syrie. Au moment où l’histoire semble se répéter, il revisite avec eux le passé pour tenter de saisir ce qui alors a été cruellement mis en jeu d’eux-mêmes, de leurs espoirs et de leurs idéaux. Ensemble, ils ont cru être le dernier rempart contre le confessionnalisme mais la guerre civile s’est achevée par la reprise en main du pays tout entier par les forces confessionnelles. Entre amitié, tendresse et amertume, "Nous étions communistes" raconte la fin d’une utopie collective. Second film présenté dans ce panorama de Maher Abi Samra, "Nous étions communistes" y occupe une place importante, non seulement parce qu’il éclaire le présent du Liban (et plus largement, de notre époque, où le communautarisme semble devenir la norme politique), mais aussi parce qu’il entre en dialogue avec "A Feeling Greater than Love", qui revisite lui les luttes sociales pour s’interroger sur l’avenir.
  •    dim 27.05 > 21:00

    A Feeling Greater Than Love

    Lebanon : Days of Tomorrow
    Shu’our Akbar Min Al Hob شعور أكبر من الحب
    Mary Jirmanus Saba, 2017, LB, HD, vo ar st ang, 93'
    Si une grande partie des films de ce panorama libanais sont sombres, graves ou désespérés, le premier long métrage de la jeune réalisatrice Mary Jirmanus Saba est porté par une vivacité, un humour et une finesse que rien ne semble pouvoir désespérer. Avec "A Feeling Greater Than Love", elle remonte le temps pour revenir sur les luttes sociales qui ont agité le Liban au début des années 1970, d’abord dans une usine de tabac puis dans une usine de chocolats. A travers un riche travail sur des images d’archives et des rencontres avec ceux qui portent aujourd’hui le souvenir de ces luttes, son film tente de sauver de l’oubli les prémices d’une révolution populaire, que la guerre civile a d’abord brusquement arrêtée avant de l’effacer de la mémoire collective. Grâce à de magnifiques personnages toujours vifs et en colère, grâce à l’héritage du cinéma militant des années 70, qu’elle cite pour mieux le réactualiser, son cinéma fabrique la mémoire bien vivante qui pourrait retrouver le fil de cette histoire perdue, dont tout l’enjeu est de reprendre le cours.
    + « Mémoire des luttes, quels enjeux ? »
  •    jeu 31.05 > 20:00

    Pile : Permis de démolir   [Plan B]

    Varia
    Lucas Roxo & Simon Pillan, 2017, FR, DCP, vo fr , 71'
    Depuis des décennies, à Roubaix, le quartier du Pile se vide progressivement de ses habitants ; en attestent ses dizaines de maisons ouvrières murées par les pouvoirs publics. Elles sont dans l’attente du lancement d’un projet de rénovation dont l’objectif serait de "dédensifier" un quartier, peu adapté aux constructions modernes et aux objectifs de "mixité sociale" fixés par la mairie. Désireux de pouvoir être associés à la rénovation de leur quartier, de nombreux habitants se rendent comptent du peu de place qui leur est accordée. Ils décident alors de s’organiser, avec le soutien d’associations locales. Ce documentaire du collectif Hiatus suit leur lutte pendant plus de deux ans. Le film sera suivi d’une rencontre avec les réalisateurs et d’une présentation du livre "Sociologie de Lille" du collectif Degeyter. Celui-ci met en lumière la persistance de la division sociale et territoriale d’une agglomération, en pleine reconversion. La mutation tertiaire de la Métropole est loin d’avoir fait disparaître les inégalités sociales de l’ancien bassin industriel. La présentation sera suivie de commentaires de Mathieu Van Criekingen (IGEAT-ULB) sur les similitudes à établir avec le cas bruxellois.
  •    ven 01.06 > 20:00

    Sous la douche, le ciel   [Film + débat]

    Sous la douche, le ciel
    Effi & Amir, 2018, BE, DCP, vo fr st nl, 85'
    "Sous la douche, le ciel" suit durant 5 ans le parcours du combattant d’un groupe de citoyens voulant offrir un véritable service de sanitaires aux plus démunis de Bruxelles, DoucheFLUX, où ils puissent "se refaire une beauté et redresser la tête". D’emblée, ils savent qu’ils ne pourront compter que sur eux-mêmes, leurs paroles et leurs rêves, pour persuader à tous de l’urgence de leur projet, suite au constat d’immobilisme des politiques vis-à-vis des chiffres alarmants de la précarité. A la tête du collectif, Laurent d’Ursel, plasticien iconoclaste aux allures de Don Quichotte à bicyclette. On le suit dans ses démarches auprès de services administratifs obtus ou de potentiels investisseurs privés afin de trouver, acheter et rénover un bâtiment compatible à leur projet. Parallèlement, la parole des membres de cette association bigarrée s’enchaîne, mêlée à celle de personnes ayant comme seule demeure la rue et à qui les premiers veulent rendre la dignité… Documentaire témoin, "Sous la douche, le ciel" prend par moment des allures de film à suspense, les coups de théâtre s’y enchainent jusqu’à la création effective de DoucheFLUX en mars 2017. L’émotion n’est jamais loin, le rire non plus. Mais le film du duo d’artistes pluridisciplinaires, Effi (Weiss) et Amir (Borenstein), est aussi parcouru d’une réflexion sur la citoyenneté et de son rapport avec les pouvoirs publics. Formellement maîtrisé, que ce soit dans les mises en situation de la parole des protagonistes, les passages de cinéma direct, sa bande son travaillée, ou ces moments de respiration d’un Bruxelles apaisé propice à la méditation et à l’imaginaire du spectateur, "Sous la douche, le ciel" finit par nous persuader que changer cette société à notre niveau de simple citoyen est possible… à condition de s’accrocher et d’y mettre toute son énergie vu les antagonismes en place d’un système plus que jamais grippé. En présence des réalisateurs à chaque (...+)
  • ven 01.06 > 21:30

    De l’action à la professionnalisation   [Débat]

    Sous la douche, le ciel
    Situé au n°84 de la rue des Vétérinaires à Anderlecht, DoucheFLUX n’est pas qu’un bâtiment dévolu au mieux être des sans abris et des sans papiers. C’est aussi un laboratoire d’idées, un magazine de sensibilisation, une émission radio ("la voix de la rue" sur Radio Panik), etc. Cette propension à sortir de l’ombre les exclus de notre société est aussi l’une des raisons d’être de Chez nous - Bij ons, un espace de rencontre installé depuis 1998 au n°60 de la rue des Chartreux, dans le centre de Bruxelles, qui offre repas, détente et assistance. Chez nous - Bij ons est entre autre à l’origine du PispotFestival, où activités festives et réflexives visent à "ouvrir le champ des possibilités d’action aux plus défavorisés". La discussion se tournera sur les difficultés tant organisationnelles qu’institutionnelles rencontrées par ce genre de projets, une fois passée l’initiative citoyenne. Outre les écueils de la professionnalisation de leurs actions, les associations témoigneront de leur engagement à donner la parole aux exclus et à sortir de l’impasse purement gestionnaire de la grande pauvreté par des pouvoirs publics dont, paradoxalement, ces mêmes associations dépendent … En présence de membres de DoucheFLUX & de Chez nous - Bij ons www.doucheflux.be http://users.skynet.be/cheznous.bijons A la suite des discussions, le public est convié à rejoindre le foyer du Nova où Brandon Burger & Ricky Billy proposeront une animation musicale "rooth street & rock(abilly)"…
  • sam 02.06 > 20:00

    Shorts from Lebanon #2   [Compilation]

    Lebanon : Days of Tomorrow
    + Allô chérie
    Danielle Arbid, 2015, vo 26'
    + Bread & Tea
    Liliane Rahal & Sarah Kaskas, 2016, LB, HD, vo 16'
    + Submarine
    Mounia Akl, 2016, LB, video, ar , 21'
    + Méditerranée
    Talal Khoury, 2016, LB, video, sans dial, vo 11'
    + ...
  • sam 02.06 > 21:30

    Shorts from Lebanon #1   [Compilation]

    Lebanon : Days of Tomorrow
    + Samt
    Chadi Aoun, 2016, LB, HD, sans dial, vo 16'
    + The Last Days of the Man of Tomorrow
    Fadi (The Fdz) Baki, 2017, video, vo ar st ang, 30'
    + Waves 98
    Ely Dagher, 2015, LB-QA, DCP, vo ar st ang, 15'
    + Sorry, I Drowned
    David Habchy & Hussein Nakhal, 2017, LB, video, vo ar st fr & ang, 6'
    + ...
  • dim 03.06 > 17:00

    La Vallée

    Lebanon : Days of Tomorrow
    Al-Wadi الوادي
    Ghassan Salhab, 2014, LB, DCP, vo ar st fr & ang, 139'
    Sur une route de montagne, un homme se relève d’un accident de voiture. Un peu plus loin, un véhicule est en panne. Encore sous le choc, il aide ses occupants à le réparer. Le groupe l’emmène avec lui dans une ferme barricadée de la vallée de la Bekaa. Mais qui est cet homme devenu amnésique ? Que se passe-t-il dans cette ferme ? Deuxième partie d’un triptyque à venir après "La Montagne" et avant "La Rivière", "La Vallée", sorte de "Théorème" libanais, enferme son personnage sorti de nulle part dans une espèce de huis clos mystérieux où le danger rôde, imminent. Mais s’il y échappe sans cesse, tel un ange - ou plutôt un fantôme - sa lente descente aux enfers n’a ni goût ni odeur. La vie semble ici, dans ce décor intemporel, déjà l’antichambre de la mort, un purgatoire désolé et sans issue. Avec son sixième long métrage, Ghassan Salhab ("Beyrouth fantôme", "Terra incognita", "Le dernier homme") réalise un film d’une grande beauté formelle, hypnotique et mystérieux, sur ce pays qu’il ne cesse de scruter à la recherche d’un sens, cette terre aride et indifférente, comme le ciel bleu, immense et aveuglant.
  • dim 03.06 > 20:00

    Chacun sa bonne

    Lebanon : Days of Tomorrow
    Makhdoumin مخدومين
    Maher Abi Samra, 2016, LB, vo ar st fr & ang, 67'
    A Beyrouth, Maher Abi Samra a posé sa caméra dans un bureau un peu particulier. A l’agence Al Raed que dirige Zein, on fait venir des femmes des Philippines, du Sri Lanka, d’Ethiopie, pour les placer dans des familles libanaises. Choisies sur catalogue, exploitées jusqu’au trognon, dépossédées de toute identité, elles se suicident de plus en plus souvent. La justice, la police, la publicité, participent tous activement à ce business de chair et de sang. Analysant minutieusement les maillons de cette chaîne qui fabrique cet esclavage moderne, Abi Samra prend le parti de ne pas quitter ce bureau et d’y filmer le quotidien. Le hors-champ du film se construit dès lors sur le mode tantôt ludique de la mise en scène, tantôt rêveur de l’introspection pour élargir cette question à toute la société libanaise. Sans concession, la force de "Chacun sa bonne" est de ne se désolidariser de personne, pour mieux dévoiler la violence d’un système global qui traverse chacun d’entre nous et nous transforme, lentement mais sûrement, en bourreau.
  • dim 03.06 > 22:00

    Taste of Cement

    Lebanon : Days of Tomorrow
    Ziad Khaltoum, 2017, DE-LB, DCP, vo ar st fr & ang, 90'
    Avec "Taste of Cement", le jeune réalisateur syrien Ziad Kalthoum signe un étrange film, une hallucination froide et cauchemardesque sur la ville de Beyrouth vu par ceux qui la construisent : les ouvriers venus du pays voisin détruit par la guerre : la Syrie. Servi par la caméra majestueuse de Talal Khoury, chef opérateur libanais ultra talentueux, le film de Kalthoum se développe autour d’une voix-off qui se raconte, entre rêves et souvenirs. Cette voix pourrait être celle de n’importe lequel de ces ouvriers que la caméra suit, dévoile, scrute sur l’immensité de ce paysage en devenir. Visages immobiles qui défilent, corps qui travaillent ou scrutent l’horizon, chaque homme ici perd un peu de son identité dans ce territoire de fantômes que cette ville béante avale et absorbe, cache et élimine, casse et lamine. Ville vue d’en haut, cadre qui sur-imprime des images de là-bas et de la guerre, caméra flottante au-dessus du monde... "Taste of Cement" est un essai douloureux et poignant, glacé et glaçant, sur cette condition humaine terrassante : l’exil.
  •    jeu 07.06 > 20:00

    La force des choses   [Prima Nova]

    Varia
    Bernard Mulliez, 2018, BE, HD, vo fr , 92'
    Bernard Mulliez est un habitué du Nova. Issus d’une démarche artistique singulière, ses films se placent à la frontière du documentaire et de la performance. Avec "La force des choses", il s’attaque au portrait de famille, plus précisément à celui de son père, rentier d’un empire commercial à capital familial. L’exercice est donc périlleux, d’autant que son riche paternel, bien que sincère et auto-critique, n’est pas du genre à provoquer la moindre empathie auprès d’une audience qui n’est pas née comme lui "le cul dans le beurre". Bernard se propose cependant de cerner le mode d’emploi de ce représentant du capital, et rendre visibles les forces extérieures qui le traversent. A part une brève échappée à Ostende lors d’une célébration hallucinante de "la multiplication des petits pains" des 700 actionnaires familiaux, il suit le quotidien dérisoire d’un septuagénaire cloitré dans son domaine, dont seules les anecdotes de jeunesse semblent encore l’animer. Jusqu’à ce voyage caritatif dans des villages reculés du Burkina Faso, où ému, il pratique cette charité chrétienne qui soulage souvent la conscience des puissants. Les échanges avec les autochtones y sont des plus éloquents, le paternalisme colonial du bourgeois occidental des plus maladroits. Un film emprunt d’une douce ironie qui a au moins le mérite de démontrer que le changement des mentalités de la classe dominante n’est pas pour demain... Comme à l’accoutumée des rendez-vous Prima Nova, la projection sera suivie d’une rencontre avec le réalisateur.
  • ven 08.06 > 20:00

    Nous étions communistes

    Lebanon : Days of Tomorrow
    Sheoeyin Kenna شيوعيين كنا
    Maher Abi Samra, 2010, LB, video, vo ar st fr, 90'
    Parti en 1990 en France finir ses études de cinéma, Maher Abi Samra revient au Liban en 2004, alors que le pays est de nouveau au bord de la guerre civile. Engagé derrière et devant la caméra, il réunit ses anciens camarades de lutte contre Israël en 1982, juste avant la reprise en main du Liban par la Syrie. Au moment où l’histoire semble se répéter, il revisite avec eux le passé pour tenter de saisir ce qui alors a été cruellement mis en jeu d’eux-mêmes, de leurs espoirs et de leurs idéaux. Ensemble, ils ont cru être le dernier rempart contre le confessionnalisme mais la guerre civile s’est achevée par la reprise en main du pays tout entier par les forces confessionnelles. Entre amitié, tendresse et amertume, "Nous étions communistes" raconte la fin d’une utopie collective. Second film présenté dans ce panorama de Maher Abi Samra, "Nous étions communistes" y occupe une place importante, non seulement parce qu’il éclaire le présent du Liban (et plus largement, de notre époque, où le communautarisme semble devenir la norme politique), mais aussi parce qu’il entre en dialogue avec "A Feeling Greater than Love", qui revisite lui les luttes sociales pour s’interroger sur l’avenir.
  • ven 08.06 > 22:00

    A Feeling Greater Than Love

    Lebanon : Days of Tomorrow
    Shu’our Akbar Min Al Hob شعور أكبر من الحب
    Mary Jirmanus Saba, 2017, LB, HD, vo ar st ang, 93'
    Si une grande partie des films de ce panorama libanais sont sombres, graves ou désespérés, le premier long métrage de la jeune réalisatrice Mary Jirmanus Saba est porté par une vivacité, un humour et une finesse que rien ne semble pouvoir désespérer. Avec "A Feeling Greater Than Love", elle remonte le temps pour revenir sur les luttes sociales qui ont agité le Liban au début des années 1970, d’abord dans une usine de tabac puis dans une usine de chocolats. A travers un riche travail sur des images d’archives et des rencontres avec ceux qui portent aujourd’hui le souvenir de ces luttes, son film tente de sauver de l’oubli les prémices d’une révolution populaire, que la guerre civile a d’abord brusquement arrêtée avant de l’effacer de la mémoire collective. Grâce à de magnifiques personnages toujours vifs et en colère, grâce à l’héritage du cinéma militant des années 70, qu’elle cite pour mieux le réactualiser, son cinéma fabrique la mémoire bien vivante qui pourrait retrouver le fil de cette histoire perdue, dont tout l’enjeu est de reprendre le cours.
    + « Mémoire des luttes, quels enjeux ? »
  •    sam 09.06 > 20:00

    Sous la douche, le ciel   [Film + débat]

    Sous la douche, le ciel
    Effi & Amir, 2018, BE, DCP, vo fr st nl, 85'
    "Sous la douche, le ciel" suit durant 5 ans le parcours du combattant d’un groupe de citoyens voulant offrir un véritable service de sanitaires aux plus démunis de Bruxelles, DoucheFLUX, où ils puissent "se refaire une beauté et redresser la tête". D’emblée, ils savent qu’ils ne pourront compter que sur eux-mêmes, leurs paroles et leurs rêves, pour persuader à tous de l’urgence de leur projet, suite au constat d’immobilisme des politiques vis-à-vis des chiffres alarmants de la précarité. A la tête du collectif, Laurent d’Ursel, plasticien iconoclaste aux allures de Don Quichotte à bicyclette. On le suit dans ses démarches auprès de services administratifs obtus ou de potentiels investisseurs privés afin de trouver, acheter et rénover un bâtiment compatible à leur projet. Parallèlement, la parole des membres de cette association bigarrée s’enchaîne, mêlée à celle de personnes ayant comme seule demeure la rue et à qui les premiers veulent rendre la dignité… Documentaire témoin, "Sous la douche, le ciel" prend par moment des allures de film à suspense, les coups de théâtre s’y enchainent jusqu’à la création effective de DoucheFLUX en mars 2017. L’émotion n’est jamais loin, le rire non plus. Mais le film du duo d’artistes pluridisciplinaires, Effi (Weiss) et Amir (Borenstein), est aussi parcouru d’une réflexion sur la citoyenneté et de son rapport avec les pouvoirs publics. Formellement maîtrisé, que ce soit dans les mises en situation de la parole des protagonistes, les passages de cinéma direct, sa bande son travaillée, ou ces moments de respiration d’un Bruxelles apaisé propice à la méditation et à l’imaginaire du spectateur, "Sous la douche, le ciel" finit par nous persuader que changer cette société à notre niveau de simple citoyen est possible… à condition de s’accrocher et d’y mettre toute son énergie vu les antagonismes en place d’un système plus que jamais grippé. En présence des réalisateurs à chaque (...+)
  • sam 09.06 > 21:30

    De l’"utilité publique" aux "commons"   [Débat]

    Sous la douche, le ciel
    CommonsJosaphat est une plate-forme indépendante d’habitants de quartier, de militants et d’associations visant à proposer des alternatives aux politiques urbanistiques actuelles de la Région bruxelloise, en particulier sur l’avenir de l’une de ses réserves foncières : les 24 hectares de friche de l’ancienne gare de formation Josaphat, à cheval sur Schaerbeek et Evere. Pour ce faire, ils développent une réflexion sur les biens communs dont l’origine remonte aux "commons" anglais, où la notion de communauté l’emportait sur l’individualité. Cela fait 4 ans que l’appel à idées a été lancée par CommonsJosaphat. Quelle a été la réaction des autorités qui n’a appelé à aucune concertation ? En quoi ces "commons" peuvent suppléer la notion d’"utilité publique" souvent galvaudée par des représentants du peuple de plus en plus asservis par le capital ? Véritable tentative de démocratie participative au niveau de tout un quartier, on se doute que les embûches sont légion… Le débat en parlera. En présence de Dominique Nalpas et Sophie Ghyselen de CommonsJosaphat.
  • dim 10.06 > 17:00

    Shorts from Lebanon #2   [Compilation]

    Lebanon : Days of Tomorrow
    + Allô chérie
    Danielle Arbid, 2015, vo 26'
    + Bread & Tea
    Liliane Rahal & Sarah Kaskas, 2016, LB, HD, vo 16'
    + Submarine
    Mounia Akl, 2016, LB, video, ar , 21'
    + Méditerranée
    Talal Khoury, 2016, LB, video, sans dial, vo 11'
    + ...
  • dim 10.06 > 19:00

    Taste of Cement

    Lebanon : Days of Tomorrow
    Ziad Khaltoum, 2017, DE-LB, DCP, vo ar st fr & ang, 90'
    Avec "Taste of Cement", le jeune réalisateur syrien Ziad Kalthoum signe un étrange film, une hallucination froide et cauchemardesque sur la ville de Beyrouth vu par ceux qui la construisent : les ouvriers venus du pays voisin détruit par la guerre : la Syrie. Servi par la caméra majestueuse de Talal Khoury, chef opérateur libanais ultra talentueux, le film de Kalthoum se développe autour d’une voix-off qui se raconte, entre rêves et souvenirs. Cette voix pourrait être celle de n’importe lequel de ces ouvriers que la caméra suit, dévoile, scrute sur l’immensité de ce paysage en devenir. Visages immobiles qui défilent, corps qui travaillent ou scrutent l’horizon, chaque homme ici perd un peu de son identité dans ce territoire de fantômes que cette ville béante avale et absorbe, cache et élimine, casse et lamine. Ville vue d’en haut, cadre qui sur-imprime des images de là-bas et de la guerre, caméra flottante au-dessus du monde... "Taste of Cement" est un essai douloureux et poignant, glacé et glaçant, sur cette condition humaine terrassante : l’exil.
  • dim 10.06 > 21:00

    La Vallée

    Lebanon : Days of Tomorrow
    Al-Wadi الوادي
    Ghassan Salhab, 2014, LB, DCP, vo ar st fr & ang, 139'
    Sur une route de montagne, un homme se relève d’un accident de voiture. Un peu plus loin, un véhicule est en panne. Encore sous le choc, il aide ses occupants à le réparer. Le groupe l’emmène avec lui dans une ferme barricadée de la vallée de la Bekaa. Mais qui est cet homme devenu amnésique ? Que se passe-t-il dans cette ferme ? Deuxième partie d’un triptyque à venir après "La Montagne" et avant "La Rivière", "La Vallée", sorte de "Théorème" libanais, enferme son personnage sorti de nulle part dans une espèce de huis clos mystérieux où le danger rôde, imminent. Mais s’il y échappe sans cesse, tel un ange - ou plutôt un fantôme - sa lente descente aux enfers n’a ni goût ni odeur. La vie semble ici, dans ce décor intemporel, déjà l’antichambre de la mort, un purgatoire désolé et sans issue. Avec son sixième long métrage, Ghassan Salhab ("Beyrouth fantôme", "Terra incognita", "Le dernier homme") réalise un film d’une grande beauté formelle, hypnotique et mystérieux, sur ce pays qu’il ne cesse de scruter à la recherche d’un sens, cette terre aride et indifférente, comme le ciel bleu, immense et aveuglant.
  • jeu 14.06 > 20:00

    Open Screen

    Varia
    Depuis le début du cinéma Nova, l’Open Screen vous invite à venir montrer librement vos films sur grand écran. Que ce soit votre première œuvre cinématographique ou le fruit de longues années d’expérience, tous les films proposés, quelque soient leur genre et format, seront projetés à condition que leur durée ne dépasse 15 minutes. Vingt et un ans que cette opportunité existe et est accessible gratuitement pour un public souvent nombreux qu’il ne tient qu’à vous de surprendre ! Alors n’hésitez plus, et envoyez vos films accompagnés d’une fiche technique au moins une semaine à l’avance.
  • ven 15.06 > 20:00

    Chacun sa bonne

    Lebanon : Days of Tomorrow
    Makhdoumin مخدومين
    Maher Abi Samra, 2016, LB, vo ar st fr & ang, 67'
    A Beyrouth, Maher Abi Samra a posé sa caméra dans un bureau un peu particulier. A l’agence Al Raed que dirige Zein, on fait venir des femmes des Philippines, du Sri Lanka, d’Ethiopie, pour les placer dans des familles libanaises. Choisies sur catalogue, exploitées jusqu’au trognon, dépossédées de toute identité, elles se suicident de plus en plus souvent. La justice, la police, la publicité, participent tous activement à ce business de chair et de sang. Analysant minutieusement les maillons de cette chaîne qui fabrique cet esclavage moderne, Abi Samra prend le parti de ne pas quitter ce bureau et d’y filmer le quotidien. Le hors-champ du film se construit dès lors sur le mode tantôt ludique de la mise en scène, tantôt rêveur de l’introspection pour élargir cette question à toute la société libanaise. Sans concession, la force de "Chacun sa bonne" est de ne se désolidariser de personne, pour mieux dévoiler la violence d’un système global qui traverse chacun d’entre nous et nous transforme, lentement mais sûrement, en bourreau.
  • ven 15.06 > 22:00

    A Feeling Greater Than Love

    Lebanon : Days of Tomorrow
    Shu’our Akbar Min Al Hob شعور أكبر من الحب
    Mary Jirmanus Saba, 2017, LB, HD, vo ar st ang, 93'
    Si une grande partie des films de ce panorama libanais sont sombres, graves ou désespérés, le premier long métrage de la jeune réalisatrice Mary Jirmanus Saba est porté par une vivacité, un humour et une finesse que rien ne semble pouvoir désespérer. Avec "A Feeling Greater Than Love", elle remonte le temps pour revenir sur les luttes sociales qui ont agité le Liban au début des années 1970, d’abord dans une usine de tabac puis dans une usine de chocolats. A travers un riche travail sur des images d’archives et des rencontres avec ceux qui portent aujourd’hui le souvenir de ces luttes, son film tente de sauver de l’oubli les prémices d’une révolution populaire, que la guerre civile a d’abord brusquement arrêtée avant de l’effacer de la mémoire collective. Grâce à de magnifiques personnages toujours vifs et en colère, grâce à l’héritage du cinéma militant des années 70, qu’elle cite pour mieux le réactualiser, son cinéma fabrique la mémoire bien vivante qui pourrait retrouver le fil de cette histoire perdue, dont tout l’enjeu est de reprendre le cours.
    + « Mémoire des luttes, quels enjeux ? »
  • sam 16.06 > 19:00

    Beirut Kamikaze   [Film]

    Lebanon : Days of Tomorrow
    Christophe Karabache, 2010, LB, video, vo ar st ang, 58'
    Le documentaire de Christophe Karabache fait partie des films les plus anciens de ce panorama, où la plupart des productions datent de ces cinq dernières années. Mais s’il ouvre et referme ce programme, c’est qu’il porte en lui les prémices de toutes ces crises à répétition dont sa matière même se fait l’écho. Portrait en forme de dézinguage d’une ville sous toutes ses plus vilaines blessures, le film amalgame lieux dévastés, pauvreté, crasse et misère humaine, parcelles de corps et de mondes pour dénoncer tous les faux semblants de son pays - et du monde moderne d’aujourd’hui. Film-trash, film-tract, fait de convulsions, de cris de colère, d’éclats de violences, "Beirut Kamikaze" s’empare de son sujet pour y mordre à pleines dents et construire sa beauté lyrique depuis l’âpreté rugueuse de la vie purulente qui en jaillit. Réalisateur atypique, Karabache dégaine sa caméra plus vite que son ombre et multiplie pamphlets et brûlots autoproduits... Des films lancés à toute vitesse sur la route d’un cinéma brutal et vivant.
  • sam 16.06 > 21:00

    Mawaran trio   [Concert]

    Lebanon : Days of Tomorrow
    مَوَرَانْ
    Et à l’instant où j’ai vu ton pied sur le sable J’ai compris être fait de sable Et à l’instant où j’ai vu ta main sur mon corps J’ai compris être mon corps Mawaran est d’abord une voix libanaise, puissante, grave et chaude, formée dans la pure tradition arabo-andalouse du Moyen-Orient. Interprète de ses propres compositions dont les textes sont écrits en arabe classique, son art poétique est né dans les souterrains de la guerre et aura grandi dans l’exil. Mawaran a vécu sans papiers en Belgique de 2004 à 2005, où il a notamment croisé le Nova dont il côtoie l’équipe un temps. Naturalisé belge en 2009, il vit aujourd’hui en Ariège. Ce sera la première fois qu’il se produira en Belgique avec son projet acoustique La Yarana (Il ne nous voit pas), accompagné de Florent Rousset aux percussions arabes et Pierre Blanchut aux santours iraniens. Et de nous inviter à entendre les remous de l’âme humaine, de la caresse de l’intime au tumulte d’une transe débordante, où le chant crie l’impatience des corps en une quête libératoire !
  •    dim 17.06 > 17:00

    Sous la douche, le ciel   [Film + débat]

    Sous la douche, le ciel
    Effi & Amir, 2018, BE, DCP, vo fr st nl, 85'
    "Sous la douche, le ciel" suit durant 5 ans le parcours du combattant d’un groupe de citoyens voulant offrir un véritable service de sanitaires aux plus démunis de Bruxelles, DoucheFLUX, où ils puissent "se refaire une beauté et redresser la tête". D’emblée, ils savent qu’ils ne pourront compter que sur eux-mêmes, leurs paroles et leurs rêves, pour persuader à tous de l’urgence de leur projet, suite au constat d’immobilisme des politiques vis-à-vis des chiffres alarmants de la précarité. A la tête du collectif, Laurent d’Ursel, plasticien iconoclaste aux allures de Don Quichotte à bicyclette. On le suit dans ses démarches auprès de services administratifs obtus ou de potentiels investisseurs privés afin de trouver, acheter et rénover un bâtiment compatible à leur projet. Parallèlement, la parole des membres de cette association bigarrée s’enchaîne, mêlée à celle de personnes ayant comme seule demeure la rue et à qui les premiers veulent rendre la dignité… Documentaire témoin, "Sous la douche, le ciel" prend par moment des allures de film à suspense, les coups de théâtre s’y enchainent jusqu’à la création effective de DoucheFLUX en mars 2017. L’émotion n’est jamais loin, le rire non plus. Mais le film du duo d’artistes pluridisciplinaires, Effi (Weiss) et Amir (Borenstein), est aussi parcouru d’une réflexion sur la citoyenneté et de son rapport avec les pouvoirs publics. Formellement maîtrisé, que ce soit dans les mises en situation de la parole des protagonistes, les passages de cinéma direct, sa bande son travaillée, ou ces moments de respiration d’un Bruxelles apaisé propice à la méditation et à l’imaginaire du spectateur, "Sous la douche, le ciel" finit par nous persuader que changer cette société à notre niveau de simple citoyen est possible… à condition de s’accrocher et d’y mettre toute son énergie vu les antagonismes en place d’un système plus que jamais grippé. En présence des réalisateurs à chaque (...+)
  • dim 17.06 > 18:30

    La subvention, pour le meilleur ou pour le pire   [Débat]

    Sous la douche, le ciel
    Fin novembre 2017, la ministre de la culture de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Alda Greoli, dévoile les contrats-programmes 2018-2022 pour les Arts de la scène. Les nouveaux venus sont enthousiastes, des compagnies plus anciennes sont abasourdies, comme le Magic Land Théâtre qui se voit supprimer totalement son unique subvention. Au départ itinérante, cette troupe devenue célèbre avec la création de l’impertinente Malvira (marionnette de "Lollipop", une émission TV pour les enfants), s’implante en 1994 dans un entrepôt qu’ils transforment en café-théâtre, en plein "quartier chaud" de Schaerbeek. Véritable institution, le Magic Land Théâtre propose depuis 40 ans des spectacles populaires où le rire et l’absurde font la joie d’un public varié toujours important. Malgré 10.000 signataires d’une pétition en leur faveur, la ministre n’a pas revu sa décision... Fin décembre 2017, rebelote, cette fois pour le secteur audiovisuel : certains ateliers de production et salles de cinémas du centre ville bruxellois, dont le Nova, voient leurs subventions diminuées, tandis que le festival Filmer à tout prix perd l’entièreté de ses subventions (cfr notre édito d’avril 2018). Les explications de la ministre, après contestation, restent incohérentes et les solutions proposées confuses. Ce soir, le Magic Land Théâtre et le cinéma Nova parleront de l’évolution de leurs rapports aux pouvoirs publics, jusqu’à ces décisions controversées en totale contradiction avec la diversité culturelle prônée par ces mêmes autorités… L’occasion aussi de croiser nos pratiques et rencontrer nos publics respectifs ! En présence de Xavier Doyen, comédien et coordinateur artistique du Magic Land Théâtre et, sous réserve, de son directeur, Patrick (...+)
  • dim 17.06 > 21:00

    Daniel Hélin et ses Binamés   [Concert]

    Sous la douche, le ciel
    De mauvaises langues diront : "quoi, encore les René Binamé au Nova ?!". Elles auront tort, car bien que ce groupe mythique soit fort proche de notre cinéma, en vingt ans d’existence le Nova les a invités à peine trois fois ! Et encore, la deuxième était pour un concert sur le pouce durant le PleinOPENair, et la dernière pour un live soundtrack, certes mémorable, mais qui n’avait que peu à voir avec leur répertoire. D’autres nous reprocheront de n’avoir programmé Daniel Hélin qu’une seule fois pour ce même festival en plein air, mais jamais au Nova. Et là, ils auront raison, d’autant que ce troubadour saltimbanque est bien trop invisible ces dernières années en nos contrées. Mea culpa, Daniel… Il s’est depuis rappelé à nos bons souvenirs ! En prenant connaissance l’an dernier de l’association détonante de tous ces lascars, nous guettions l’opportunité d’enfin les (re)programmer au Nova… Daniel Hélin et ses Binamés clôtureront donc à leur manière festive un cycle de débats centrés sur les rapports citoyenneté-pouvoirs publics. Ils ne manqueront pas de dédier leur concert aux actions des premiers, et d’égratigner en chansons celles des seconds. En quelque sorte leur spécialité, René Binamé fêtant cette année ses 32 ans d’existence, une épopée composée de chansons libertaires aux riffs endiablés, alors que Daniel Hélin est à la veille d’être trentenaire en jonglerie de vers et autres textes-manifestes à l’imaginaire débridée, mis en musique en solo ou lors de collaborations musicales aussi diverses qu’engagées. Un vent anarco-ludique va souffler ce dimanche soir dans la salle, et vu la générosité de nos amis, il ne manquera pas d’être aussi chaleureux que tonifiant (...+)
squelettes/seances.html
lang: fr
id_rubrique:
prog: