Vente des tickets et ouverture du bar : 30 minutes avant la première séance.

#165 Mandico & Yamagata

  •    jeu 19.04 > 20:00

    Kazarken   [Prima Nova]

    Varia
    En creusant
    Güldem Durmaz, 2016, 90'
    Véritable poème cinématographique aux confins du cinéma documentaire, le premier long métrage documentaire de Güldem Durmaz est une expérience immersive et sensorielle proche du rêve éveillé et de l’hypnose. Tourné pendant plus de dix ans sur différents supports, tissé de différentes matières, allant et venant entre différentes époques, ce premier essai est d’abord une plongée dans l’espace mental de la narratrice en quête d’elle-même. Mais cette quête ne peut aller sans remonter le cours du temps comme on remonte les fleuves. Alors le film chemine dans les différentes mémoires qui constituent chaque individu : histoire d’une famille, d’un pays, et à travers l’archéologie et les ruines d’Allianoi, lieu de guérison antique, histoire antique comme source et matrice de tous les récits fondateurs. Dans cette esthétique des éclats, des associations libres et des rimes visuelles, peu à peu, la notion même d’identité s’expérimente comme la totalité d’une multitude de fragments, enfin reconquise et assumée.
  • jeu 19.04 > 22:00

    Mandico in shorts films   [Compilation]

    Focus Bertrand Mandico & "Les garçons sauvages"
    Réalisateur de courts métrages avant tout, Bertrand Mandico accède au cinéma par l’école de cinéma d’animation des Gobelins à Paris. Il réalise des films d’animation, puis des films de commande, des projets plus indépendants ou parfois subventionnés qui par chance lui laissent toujours une grande part de liberté. Dans cette compilation, nous retraçons par une succession de films courts l’évolution du travail si particulier de l’artiste mêlant arts plastiques et cinéma dans une osmose unique. Rituel obligatoire pour Bertrand Mandico, le tournage de tous ses films se fait en pellicule. La contrainte, la beauté plastique, les aléas en résultant lui procurent une adrénaline indispensable pour réaliser. Nous n’aurons qu’une seule copie pellicule de sa filmographie, mais rassurez-vous ses œuvres retranscrites en numérique transmettent toujours le charme qu’il cherche à rendre par cette technique que le Nova affectionne tout autant que lui.
    + 1997 - 2016
    + ...
  • ven 20.04 > 20:00

    Boro in the Box & Living Still Life   [Compilation]

    Focus Bertrand Mandico & "Les garçons sauvages"
    + Boro in the Box
    Bertrand Mandico, FR, super16 > video, vo fr st ang, 42'
    + Living Still Life
    Bertrand Mandico, FR, super16 > video, vo fr st ang, 17'
    + ...
  • ven 20.04 > 21:30

    Les garçons sauvages

    Focus Bertrand Mandico & "Les garçons sauvages"
    Bertrand Mandico, 2017, FR, vo fr st ang, 110'
    Le Nova et Bertrand Mandico n’attendaient qu’un déclic pour se confondre. L’achèvement de son premier long métrage permit la concrétisation d’un focus depuis longtemps désiré. S’inspirant de l’éponyme "The Wild Boys" de W.S. Burroughs, "Les Garçons Sauvages" est un récit d’aventure qui fait allusion à la métamorphose d’une orchidée en tête de mort, à moins que ce ne soit l’inverse... Au cœur des années 20, nous suivons le voyage en bateau de cinq garçons malveillants vers une île épatante. La raison de cette expédition est correctionnelle. Guidés par leur daemon Trevor, les adolescents ont commis un crime terrible, une attitude barbare qu’une caste de parents aristocratiques souhaiterait voir disparaître au contact de l’impitoyable Capitaine (l’acteur brugeois Sam Louwyck). Point d’orgue de ce voyage initiatique peuplé de plans étincelants, l’incursion sur une île à la fois surréelle et éprouvante, enrichie par la présence du Docteur Séverin (Elina Löwensohn) qui détient les secrets du lieu. Ce qui advient à ce groupe d’adolescents est une expérience mythique du début à la fin, depuis le délire esthète et sanguinolent des premières minutes jusqu’à cet air de "Querelle" qui sonne le gong de la fin de la correction.
  • sam 21.04 > 19:00

    Hormona : Trois films charnels de Bertrand Mandico   [Compilation]

    Focus Bertrand Mandico & "Les garçons sauvages"
    Ces trois films de Bertrand Mandico s’inscrivent dans la lignée du travail qu’il poursuit depuis plusieurs années avec sa muse Elina Löwensohn. "Y a-t-il une vierge encore vivante ?" et "Prehistoric Cabaret" sont deux des volets d’une série de 21 films en 21 ans comme autant de témoignages de leur complicité artistique. Elina Löwensohn est également l’interprète principale de "Notre-Dame des Hormones", aux côtés de Nathalie Richard.
    + Prehistoric cabaret
    Bertrand Mandico, 2013, FR, 16mm > video, vo ang st fr, 11'
    + Notre dame des hormones
    Bertrand Mandico, 2014, FR, 16mm > video, vo fr st ang, 32'
    + Y’a-t-il une vierge encore vivante ?
    Bertrand Mandico, 2015, FR, 35mm > video, vo ang st fr, 17'
    + ...
  • sam 21.04 > 20:00

    On to the Next Step : Lives After 3.11

    Yamagata
    風のたより
    Tashiro Yoko, 2015, JP, HD, vo st ang, 180'
    Comment vivre après la tragédie du 11 mars 2011 ? Cette triple tragédie du grand tremblement de terre, du tsunami ravageur qui s’en suivit et de la catastrophe de Fukushima ? Pour répondre à cette question, la réalisatrice Tashiro Yoko s’empare de sa caméra pour aller vivre avec trois familles : un couple de fermiers et leurs enfants dans la campagne, de jeunes trentenaires qui créent leur boulangerie et une famille traditionnelle de pêcheurs, vivant tous dans le sud de l’île d’Hokkaido, l’île du nord du pays. Chacun à leur manière, ils luttent contre la construction d’une énième usine nucléaire dans leur voisinage et tentent de réinventer un mode de vie désormais marqué par la perte de l’innocence. Avec délicatesse, Tashiro Yoko nous plonge dans leur intimité. À travers de vastes pans de leur quotidiens, se racontent dans leurs gestes de tous les jours à la fois leurs angoisses et leurs questions mais aussi la vie, tenace, qui continue. Un film tendre et lumineux.
  • dim 22.04 > 18:00

    Funeral Parade of Roses

    "Funeral Parade of Roses" and other Matsumoto’s experiences
    薔薇の葬列
    Matsumoto Toshio, 1969, JP, 35mm, vo st ang, 107'
    Univers du queer dans les quartiers de Ginza et Shinjuku à la fin des années 60. Une période remuante au Japon où l’on perçoit l’émergence d’une libération de la parole et des mœurs sur fond de crises politiques internes violentes et de l’apogée de la contestation sociale. C’est dans ce contexte que Matsumoto réalise son premier long métrage : une adaptation déroutante d’un Œdipe transgenre qui concrétise avec force et virtuosité son concept de néo-documentaire. Nappé d’un noir et blanc brut et d’un montage virevoltant, "Funeral Parade of Roses" déshabille les bisbilles et autres luttes intestines qui gangrènent l’univers clos des bars queer. Eddie, interprété par la célébrité drag Shinnosuke "Peter" Ikehata, devient l’attraction majeure du milieu et tente de s’emparer de la gestion du bar phare de cette scène alternative, le "Bar Genet". La caméra sensuelle de Matsumoto se veut caresse quand elle approche l’épiderme frissonnant de tétons dévoilés, virevoltante aux heures de fêtes ou documentaire quand l’on quitte la diégèse pour partir à la rencontre du set et des acteurs. Peter y parle d’Eddie, de son incarnation, ses distances, ses ressemblances. Tandis que le film à son tour se dévoile, c’est tout un jeu sur le cinéma et les mythes fondateurs - l’Œdipe mutant - qui s’impose et annonce, depuis son titre, que les joutes enjouées et cruelles se vivent dans l’inconscience du drame de leur fin à venir. Des années que nous souhaitions vous présenter cette perle méconnue du cinéma mondial, la voici en 35mm !
  • dim 22.04 > 20:00

    Machines

    Yamagata
    Rahul Jain, 2016, DE-FI-IN, HD, vo hi st fr & ang, 72'
    Enfant, Jain a passé du temps dans une fabrique textile où travaillait son grand-père, côté patron. Cette expérience sensorielle marquante, son premier film, "Machines", l’évoque avec beaucoup de force, pour passer cette fois du côté des ouvriers. Ce documentaire immersif donne à éprouver ce qu’endurent les travailleurs dans cette immense usine textile du sud de l’Inde. Grâce à de longs travellings, il déambule dans l’usine, derrière les hommes en prise avec les immenses machines qui imposent leurs rythmes mécaniques. L’image très soignée, le travail sur le son et l’absence de commentaire pourraient faire croire à un énième film plein de bonnes intentions, mais distant et un peu trop léché. Sauf qu’il est ponctué de prises de parole qui interpellent autant le réalisateur que le spectateur, devançant les réactions qu’un occidental normalement constitué se fera en regardant ce spectacle. Personne n’ignore cette réalité, sautons vite l’étape informative. Pourquoi est-on là, alors, à filmer, à regarder ? C’est dans sa dimension réflexive que le film devient réellement intéressant, Jain osant laisser place au constat de son impuissance.
  • dim 22.04 > 22:00

    Les garçons sauvages

    Focus Bertrand Mandico & "Les garçons sauvages"
    Bertrand Mandico, 2017, FR, vo fr st ang, 110'
    Le Nova et Bertrand Mandico n’attendaient qu’un déclic pour se confondre. L’achèvement de son premier long métrage permit la concrétisation d’un focus depuis longtemps désiré. S’inspirant de l’éponyme "The Wild Boys" de W.S. Burroughs, "Les Garçons Sauvages" est un récit d’aventure qui fait allusion à la métamorphose d’une orchidée en tête de mort, à moins que ce ne soit l’inverse... Au cœur des années 20, nous suivons le voyage en bateau de cinq garçons malveillants vers une île épatante. La raison de cette expédition est correctionnelle. Guidés par leur daemon Trevor, les adolescents ont commis un crime terrible, une attitude barbare qu’une caste de parents aristocratiques souhaiterait voir disparaître au contact de l’impitoyable Capitaine (l’acteur brugeois Sam Louwyck). Point d’orgue de ce voyage initiatique peuplé de plans étincelants, l’incursion sur une île à la fois surréelle et éprouvante, enrichie par la présence du Docteur Séverin (Elina Löwensohn) qui détient les secrets du lieu. Ce qui advient à ce groupe d’adolescents est une expérience mythique du début à la fin, depuis le délire esthète et sanguinolent des premières minutes jusqu’à cet air de "Querelle" qui sonne le gong de la fin de la correction.
  • jeu 26.04 > 20:00

    Open Screen

    Varia
    Depuis le début du cinéma Nova, l’Open Screen vous invite à venir montrer librement vos films sur grand écran. Que ce soit votre première œuvre cinématographique ou le fruit de longues années d’expérience, tous les films proposés, quelque soient leur genre et format, seront projetés à condition que leur durée ne dépasse 15 minutes. Vingt et un ans que cette opportunité existe et est accessible gratuitement pour un public souvent nombreux qu’il ne tient qu’à vous de surprendre ! Alors n’hésitez plus, et envoyez vos films accompagnés d’une fiche technique au moins une semaine à l’avance.
  • jeu 26.04 > 22:00

    Les garçons sauvages

    Focus Bertrand Mandico & "Les garçons sauvages"
    Bertrand Mandico, 2017, FR, vo fr st ang, 110'
    Le Nova et Bertrand Mandico n’attendaient qu’un déclic pour se confondre. L’achèvement de son premier long métrage permit la concrétisation d’un focus depuis longtemps désiré. S’inspirant de l’éponyme "The Wild Boys" de W.S. Burroughs, "Les Garçons Sauvages" est un récit d’aventure qui fait allusion à la métamorphose d’une orchidée en tête de mort, à moins que ce ne soit l’inverse... Au cœur des années 20, nous suivons le voyage en bateau de cinq garçons malveillants vers une île épatante. La raison de cette expédition est correctionnelle. Guidés par leur daemon Trevor, les adolescents ont commis un crime terrible, une attitude barbare qu’une caste de parents aristocratiques souhaiterait voir disparaître au contact de l’impitoyable Capitaine (l’acteur brugeois Sam Louwyck). Point d’orgue de ce voyage initiatique peuplé de plans étincelants, l’incursion sur une île à la fois surréelle et éprouvante, enrichie par la présence du Docteur Séverin (Elina Löwensohn) qui détient les secrets du lieu. Ce qui advient à ce groupe d’adolescents est une expérience mythique du début à la fin, depuis le délire esthète et sanguinolent des premières minutes jusqu’à cet air de "Querelle" qui sonne le gong de la fin de la correction.
  • ven 27.04 > 20:00

    Funeral Parade of Roses

    "Funeral Parade of Roses" and other Matsumoto’s experiences
    薔薇の葬列
    Matsumoto Toshio, 1969, JP, 35mm, vo st ang, 107'
    Univers du queer dans les quartiers de Ginza et Shinjuku à la fin des années 60. Une période remuante au Japon où l’on perçoit l’émergence d’une libération de la parole et des mœurs sur fond de crises politiques internes violentes et de l’apogée de la contestation sociale. C’est dans ce contexte que Matsumoto réalise son premier long métrage : une adaptation déroutante d’un Œdipe transgenre qui concrétise avec force et virtuosité son concept de néo-documentaire. Nappé d’un noir et blanc brut et d’un montage virevoltant, "Funeral Parade of Roses" déshabille les bisbilles et autres luttes intestines qui gangrènent l’univers clos des bars queer. Eddie, interprété par la célébrité drag Shinnosuke "Peter" Ikehata, devient l’attraction majeure du milieu et tente de s’emparer de la gestion du bar phare de cette scène alternative, le "Bar Genet". La caméra sensuelle de Matsumoto se veut caresse quand elle approche l’épiderme frissonnant de tétons dévoilés, virevoltante aux heures de fêtes ou documentaire quand l’on quitte la diégèse pour partir à la rencontre du set et des acteurs. Peter y parle d’Eddie, de son incarnation, ses distances, ses ressemblances. Tandis que le film à son tour se dévoile, c’est tout un jeu sur le cinéma et les mythes fondateurs - l’Œdipe mutant - qui s’impose et annonce, depuis son titre, que les joutes enjouées et cruelles se vivent dans l’inconscience du drame de leur fin à venir. Des années que nous souhaitions vous présenter cette perle méconnue du cinéma mondial, la voici en 35mm !
  • ven 27.04 > 22:00

    Boro in the Box & Living Still Life   [Compilation]

    Focus Bertrand Mandico & "Les garçons sauvages"
    + Boro in the Box
    Bertrand Mandico, FR, super16 > video, vo fr st ang, 42'
    + Living Still Life
    Bertrand Mandico, FR, super16 > video, vo fr st ang, 17'
    + ...
  • sam 28.04 > 20:00

    Up, Down & Sideways

    Yamagata
    Kho ki pa lü
    Iswar Shrikumar & Anushka Meenakshi, 2017, IN, HD, vo st ang, 83'
    À l’origine du premier long métrage d’Iswar Srikumar et Anushka Meenakshi, il y a un projet : enregistrer les chants traditionnels des travailleurs en Inde, car ces chants sont une mémoire collective qui réinventent autant qu’ils portent la communauté. Sous des allures de film ethnologique, "Up Down and Sideways" enregistre longuement, dans un village de riziculteurs du Nagaland, au Nord de l’Inde, ces chants qu’on appelle "Li" et qui se tissent à tous les gestes de la vie quotidienne. Cultiver, repiquer, ramasser le riz, mais aussi séduire une femme, résister à la répression de l’État Indien, construire une maison, tout s’y fait en chanson. Entrecoupée de récits à plusieurs voix face caméra, la matière du film se compose principalement de larges et longs plans fixes et paisibles, où se déploient les groupes qui travaillent en chantant. S’éprouve alors cette expérience du chant qui permet que les souffles, les gestes et les corps tous ensemble s’harmonisent. C’est que le "Li" toujours doit être chanté à plusieurs voix pour aller "en haut, en bas et sur les côtés".
  • sam 28.04 > 22:00

    In the Eyes, the Ears and Around

    Yamagata
    Iswar Shrikumar & Anushka Meenakshi,
    "Up, Down & Sideways" est la première étape du projet Uramili. La réalisation de films, dont "Up, Down & Sideways" est le premier, est un aspect de cette dynamique mais l’idée est de l’élargir. Par la réalisation de courts métrages ou la création d’une bibliothèque sonore pour les habitants de ce village du Nagaland par exemple. Iswar Shrikumar & Anushka Meenakshi enrichiront cette soirée d’une séance d’écoute et de visions de ces chants de travail indiens qui ont enchantés la séance et de ceux qui préfigurent leurs films et collections sonores à venir.
  • dim 29.04 > 16:00

    Sennan Asbestos Disaster

    Yamagata
    ニッポン国VS泉南石綿村
    Hara Kazuo, 2017, JP, vo st ang, 215'
    Connu pour ses documentaires engagés comme "Goodbye CP" (1972) ou encore "The Emperor’s Naked Army Marches On" (1987), Hara Kazuo est un homme en colère, un réalisateur qui part en cinéma comme on part en guerre. Et comme on ne va jamais seul à la guerre, le cinéma de Hara est celui du dialogue, du groupe, avec ses éclats, ses disputes, ses rencontres et surtout, ses affrontements. Porté par une rage froide et méthodique, son dernier film suit, pendant presque dix ans, le procès intenté par un groupe de plaignant et leurs avocats à l’État Japonais. Tous sont pratiquement à l’agonie, victimes d’années de travail dans l’industrie de l’amiante à Sennan, près d’Osaka. Au-delà des péripéties dramatiques d’un procès qui met David aux mains de Goliath et ne cesse de rebondir, le film de Hara, en enregistrant la parole, les voix et les douleurs de chacun au fil des années, se fait peu à peu le tombeau de ces hommes et de ces femmes à qui il rend un hommage vibrant, portant haut et fort leurs voix qui ne furent jamais assez écoutées.
  • dim 29.04 > 20:00

    Les garçons sauvages

    Focus Bertrand Mandico & "Les garçons sauvages"
    Bertrand Mandico, 2017, FR, vo fr st ang, 110'
    Le Nova et Bertrand Mandico n’attendaient qu’un déclic pour se confondre. L’achèvement de son premier long métrage permit la concrétisation d’un focus depuis longtemps désiré. S’inspirant de l’éponyme "The Wild Boys" de W.S. Burroughs, "Les Garçons Sauvages" est un récit d’aventure qui fait allusion à la métamorphose d’une orchidée en tête de mort, à moins que ce ne soit l’inverse... Au cœur des années 20, nous suivons le voyage en bateau de cinq garçons malveillants vers une île épatante. La raison de cette expédition est correctionnelle. Guidés par leur daemon Trevor, les adolescents ont commis un crime terrible, une attitude barbare qu’une caste de parents aristocratiques souhaiterait voir disparaître au contact de l’impitoyable Capitaine (l’acteur brugeois Sam Louwyck). Point d’orgue de ce voyage initiatique peuplé de plans étincelants, l’incursion sur une île à la fois surréelle et éprouvante, enrichie par la présence du Docteur Séverin (Elina Löwensohn) qui détient les secrets du lieu. Ce qui advient à ce groupe d’adolescents est une expérience mythique du début à la fin, depuis le délire esthète et sanguinolent des premières minutes jusqu’à cet air de "Querelle" qui sonne le gong de la fin de la correction.
  • dim 29.04 > 22:00

    Funeral Parade of Roses

    "Funeral Parade of Roses" and other Matsumoto’s experiences
    薔薇の葬列
    Matsumoto Toshio, 1969, JP, 35mm, vo st ang, 107'
    Univers du queer dans les quartiers de Ginza et Shinjuku à la fin des années 60. Une période remuante au Japon où l’on perçoit l’émergence d’une libération de la parole et des mœurs sur fond de crises politiques internes violentes et de l’apogée de la contestation sociale. C’est dans ce contexte que Matsumoto réalise son premier long métrage : une adaptation déroutante d’un Œdipe transgenre qui concrétise avec force et virtuosité son concept de néo-documentaire. Nappé d’un noir et blanc brut et d’un montage virevoltant, "Funeral Parade of Roses" déshabille les bisbilles et autres luttes intestines qui gangrènent l’univers clos des bars queer. Eddie, interprété par la célébrité drag Shinnosuke "Peter" Ikehata, devient l’attraction majeure du milieu et tente de s’emparer de la gestion du bar phare de cette scène alternative, le "Bar Genet". La caméra sensuelle de Matsumoto se veut caresse quand elle approche l’épiderme frissonnant de tétons dévoilés, virevoltante aux heures de fêtes ou documentaire quand l’on quitte la diégèse pour partir à la rencontre du set et des acteurs. Peter y parle d’Eddie, de son incarnation, ses distances, ses ressemblances. Tandis que le film à son tour se dévoile, c’est tout un jeu sur le cinéma et les mythes fondateurs - l’Œdipe mutant - qui s’impose et annonce, depuis son titre, que les joutes enjouées et cruelles se vivent dans l’inconscience du drame de leur fin à venir. Des années que nous souhaitions vous présenter cette perle méconnue du cinéma mondial, la voici en 35mm !
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