Vente des tickets et ouverture du bar : 30 minutes avant la première séance.

#162 I Put A Spell On You

  •    jeu 21.09 > 20:00

    Les Lions   [Prima Nova]

    Prima Nova
    Jean-Frédéric de Hasque, 2016, DCP, vo fr , 60'
    Au Bénin, Jean-Frédéric de Hasque a pris sa caméra pour suivre un membre du Lion’s Club dans ses allées et venues, ses rencontres, ses réunions. Avec lui, il sillonne une Afrique en quête de pouvoir, de richesses et de libertés d’action. À travers ce réseau caritatif, il capte la manière dont un contre-pouvoir politique monte en puissance. À l’écran, peu à peu, se révèlent des ambitions qui vont à contre-courant des clichés véhiculés sur le continent africain. À travers galas, cérémonies, discussions, entre les villes et les villages, entre les riches et les pauvres, les noirs et les blancs, se lèvent peu à peu les rapports de forces, de classes et de dominations qui font l’Afrique d’aujourd’hui. De Hasque a fait l’ERG (École de Recherche Graphique), puis réalisé plusieurs documentaires en Afrique avant de repasser par l’anthropologie. Sa caméra se veut neutre, à distance. Il assume les liens qui se tissent avec ceux qu’il filme, qui lui donnent parfois des ordres, le charrient ou l’envoient balader. Et sa distance n’arrive pas tout à fait à brider l’humour, souvent pince-sans-rire, qui traverse son film.
  •    ven 22.09 > 20:00

    L’éthique du souterrain

    Pakito Bolino & Mattt Konture
    Francis Vadillo, 2011, video, vo fr st ang, 63'
    L’histoire singulière de Mattt Konture, issu de l’underground des années 1980 et devenu la référence d’une génération. La caméra de Francis Vadillo l’a suivi pendant plus de deux ans dans son quotidien, son travail d’écrivain, de dessinateur, de musicien de rock, sa pratique compulsive du dessin… Chez lui ou dans différents festivals, on rencontre ses amis fanzineux qui partagent sa sensibilité libertaire et écologique. On vit les inquiétudes et les douleurs de l’artiste, liées à l’évolution de sa maladie, la sclérose en plaques. On voit l’empreinte qu’elle imprime sur le graphisme du dessinateur quand la douleur prend le dessus. Ce film est finalement le portrait d’une mouvance qui a choisi d’évoluer hors des sentiers battus.
  •    ven 22.09 > 21:00

    Undergronde

    Pakito Bolino & Mattt Konture
    Francis Vadillo, 2016, FR, video, vo fr st ang, 76'
    En quelques bonds géographiques on passe d’un artiste dans un atelier, à une ville, un événement, qui nous font rencontrer un autre artiste, une autre ville, un autre événement. "UnderGronde" est un regard curieux posé sur l’art hors cadre, brut, à travers des productions sauvages. Dans un voyage à travers l’Europe du fanzinat, du graphzine et de la micro-édition, nous partons découvrir comment ces formes d’expressions décalées deviennent un langage commun et fédérateur, en dehors des circuits institutionnels et marchands. Ces lieux de l’underground, où l’on s’active et crée des projets d’édition hybrides ou atypiques, prolifèrent. Des lieux où les artistes n’obéissent qu’à une seule règle : "Fais-le toi-même !". Le principe de l’underground est celui du mouvement, de la rencontre et de l’aléatoire. Dérive territoriale au fil du désir des personnes et de leurs créations, ce récit-périple relève du cadavre exquis.
  •    ven 22.09 > 23:00

    Pakito Bolino, Mattt Konture & Fredox   [GIG]

    Pakito Bolino & Mattt Konture
    Pakito Bolino et Mattt Konture (qui fait partie du groupe de rock Courge) ont en commun avec leur ami Fredox de ne pas pratiquer que le dessin et l’édition, mais aussi le son qui court-circuite les synapses. Pour terminer cette soirée en couleurs, place à la musique !
  • sam 23.09 > 20:00

    Bell, Book and Candle

    I Put A Spell On You
    L’Adorable voisine
    Richard Quine, 1958, US, DCP, vo ang st fr, 106'
    Le titre fait référence à une cérémonie d’excommunication majeure dans le catholicisme romain du IXe siècle. La cloche représentait le caractère public de l’acte, le livre l’autorité des paroles prononcées, et on a cru que la chandelle symbolisait la possibilité que l’interdiction soit levée, mais non... Ici "l’adorable voisine" (titre français) souhaite tomber amoureuse. Or, en tant que sorcière, seul le désir lui est permis. Renouant avec le duo d’amoureux luttant déjà contre leur Némésis dans "Vertigo" d’Alfred Hitchcock, Kim Novak et James Stewart prouvent à nouveau leur complémentarité : Gil use de son regard ensorcelant pour émouvoir son voisin Shep sur le point de se marier. Mais ce ne sont pas des méthodes respectables, l’anathème la frappe lorsqu’elle tente de s’expliquer. Est-ce que cette fabuleuse Circé moderne, femme magicienne, incapable de tomber amoureuse et ne versant aucune larme, parviendra à garder le cœur de l’homme qu’elle désire ?
  • sam 23.09 > 22:00

    Season of the Witch

    I Put A Spell On You
    George A. Romero , 1972, US, 35mm > video, vo ang st fr, 89'
    Début des années 70, dans une banlieue américaine anonyme, Joan Mitchell traîne son ennui et sa permanente depuis sa terne bâtisse jusqu’aux réceptions mondaines où son mari négligeant s’éclate. Tout écart y crée médisance et potins. L’on raconte même que l’extravagante Marion se revendique sorcière ! Terre à terre et cartésienne, Joan n’a cure des potions et sortilèges, tout ça ne lui rendra pas le charme de sa jeunesse perdue. À moins qu’au détour d’une rencontre, une fraîche fascination l’emporte… Troisième long métrage de Georges Romero, disparu le 16 juillet dernier, "Season of the Witch" est un chaînon passionnant de l’œuvre de ce réalisateur clé. Pas tout à fait un film d’horreur, il y explore les ressorts psychologiques d’une émancipation féminine par le prisme de la sorcellerie et le jeu du dévergondage masqué. C’est tout un système d’enfermement de la ménagère de 50 ans qu’il détricote ici à renfort de rituels païens et d’autres terreurs nocturnes. Dans ce cinéma quasi social teinté d’horreur, c’est davantage la perspective du Prozac que celle du démon qui nous glace !
  • dim 24.09 > 15:00

    Balade et cueillette sauvage   [Balade]

    I Put A Spell On You
    Puisque le Nova baigne dans les potions magiques, les dimanches 24 septembre & 10 octobre, l’association "Les herbes de Bruxelles" vous entraîne en balade dans la ville à la recherche des herbes sauvages, celles qu’on cueille aux détours des chemins, qui jaillissent entre les pavés et qui sont plus vigoureuses que les murs. Rendez-vous au cinéma à 15:00 pour quelques heures de découvertes puis retour à la case départ pour décortiquer l’emploi médicinale et culinaire de ce qui pousse à la portée de nos mains au bar du Nova.
  • dim 24.09 > 17:00

    The Love Witch

    Anna Biller
    Anna Biller, 2016, US, 35mm, vo ang st fr & nl, 118'
    Anna Biller revient avec un long métrage passionné ! Elaine, une belle jeune femme interprétée par Samantha Robinson, est déterminée à trouver un homme pour l’aimer. Dans son appartement "gothippie" victorien, elle peint des scènes chimériques qui finissent par prendre vie, convoque l’amour à coup de décoctions et de rituels inspirés du culte sataniste. Ses talents de séduction et de pouvoir manipulateur apportent à cette Médée moderne des résultats trop efficaces, et aux conquêtes un sort funeste. Les hommes, n’éprouvant aucun véritable sentiment, perdent la raison et se répandent autour d’elle. Elaine boit le calice jusqu’à la lie quand elle rencontre enfin l’homme de ses rêves, son désespoir d’être aimé amenant l’héroïne à caresser la folie et le meurtre après avoir perdu confiance dans sa propre vie. Doté d’une imagerie kitsch assumée et maîtrisée, ce film explore la fantaisie féminine, la sorcellerie et les répercussions du narcissisme pathologique, tout en surfant sur l’attirance actuelle pour l’occultisme des années 60-70. La bande originale ajoute la note traditionnelle et Moyenâgeuse qui nourrit la narration. Une photographie qui rend hommage aux thrillers Technicolor des années 60, de sublimes anachronismes stylistiques (et des strip-teases mémorables...) font sans aucun doute de "The Love Witch" une façon puissante de raconter une histoire et de créer un sens. Un merveilleux filtre d’amour du cinéma ! Play The Love Witch - Anna Biller ( Cinema Nova altervative trailer ) https://vimeo.com/232995750
  • dim 24.09 > 19:00

    The Return of the Witch

    I Put A Spell On You
    Noita palaa elämaän
    Roland af Hällström , 1952, FI, 35mm > video, fi st ang, 74'
    Dans un village pré-industriel finlandais, un archéologue exhume une tombe vieille de trois siècles où gît une jeune femme percée d’un pieu. Son état de conservation est irréel. Affolés, les villageois conjurent l’expédition d’interrompre le réveil de leur sorcière, ce monstre qui hante leurs légendes depuis des générations. Curieux, le quatuor éduqué rêve d’analyser ce corps de près… Traversé de dialogues savoureux et d’embrassades impromptues, "Noita palaa elämäan" est une interprétation surprenante et farceuse de la figure de la sorcière. Considéré comme l’un des premiers films d’horreur finlandais, il nous expose l’image d’une sorcière jeune, désirante et puissante. Ce n’est pas tant par ses pouvoirs surnaturels, que par ses danses nues, sa vitalité et ses mimiques exubérantes – véritable miroir inversé de cette micro-société figée et asexuée - qu’elle sème la terreur. Pour son premier rôle, la jeune actrice Mirja Mane transcende littéralement le film de son interprétation sans complexe et, finalement, controversée. Trituré par la censure, le film se laisse aller à un final moralisateur qui ne dupe personne quand au loin résonne encore le rire puissant de Mirja.
  • dim 24.09 > 21:00

    Upstream Color

    Upstream Color
    Shane Carruth, 2012, US, DCP, vo ang st fr, 96'
    Dans le terreau d’une certaine plante se trouve une larve aux étranges vertus psychotropes. Introduite dans l’organisme humain, elle permet de manipuler l’hôte inconscient de ce qui lui arrive et de lui ôter toute faculté de jugement. Victime de cette expérience, Kris se retrouve dépossédée de son travail, de son argent, et finalement de sa vie. Quelques années plus tard, elle rencontre Jeff qui semble avoir vécu la même intoxication. Ensemble, ils suivent la piste d’un fermier qui semble étroitement connecté à ce qu’il leur est arrivé… Ce synopsis prometteur n’est que le début d’"Upstream Color", film impossible à résumer tant le mode narratif traditionnel va ensuite basculer vers un dépouillement total, une abstraction dramatique emportant le spectateur dans un univers de sensations, non verbal, un jeu de piste sensoriel où se croisent plusieurs personnages et plusieurs points de vue. Tandis que se mélangent des scènes réalistes et fantastiques, et que se noue en filigrane une histoire d’amour, l’héroïne reçoit des signaux des souvenirs visuels et sonores venus d’ailleurs, "Upstream Color" se fond dans l’atmosphère, la musique, pour ne plus laisser place qu’à l’émotion et au son. Avec ce deuxième long métrage (après "Primer"), le touche-à-tout autodidacte Shane Carruth réalise, interprète, monte et met en musique un OVNI fascinant et déroutant, à travers lequel il expérimente un langage de l’émotion et se demande si c’est l’environnement ou le comportement qui dicte la façon dont on se voit soi-même, ou si c’est l’inverse. Une véritable expérience cinématographique. Play Upstream Color - Theatrical Trailer (...+)
  • jeu 28.09 > 20:00

    The Love Witch

    Anna Biller
    Anna Biller, 2016, US, 35mm, vo ang st fr & nl, 118'
    Anna Biller revient avec un long métrage passionné ! Elaine, une belle jeune femme interprétée par Samantha Robinson, est déterminée à trouver un homme pour l’aimer. Dans son appartement "gothippie" victorien, elle peint des scènes chimériques qui finissent par prendre vie, convoque l’amour à coup de décoctions et de rituels inspirés du culte sataniste. Ses talents de séduction et de pouvoir manipulateur apportent à cette Médée moderne des résultats trop efficaces, et aux conquêtes un sort funeste. Les hommes, n’éprouvant aucun véritable sentiment, perdent la raison et se répandent autour d’elle. Elaine boit le calice jusqu’à la lie quand elle rencontre enfin l’homme de ses rêves, son désespoir d’être aimé amenant l’héroïne à caresser la folie et le meurtre après avoir perdu confiance dans sa propre vie. Doté d’une imagerie kitsch assumée et maîtrisée, ce film explore la fantaisie féminine, la sorcellerie et les répercussions du narcissisme pathologique, tout en surfant sur l’attirance actuelle pour l’occultisme des années 60-70. La bande originale ajoute la note traditionnelle et Moyenâgeuse qui nourrit la narration. Une photographie qui rend hommage aux thrillers Technicolor des années 60, de sublimes anachronismes stylistiques (et des strip-teases mémorables...) font sans aucun doute de "The Love Witch" une façon puissante de raconter une histoire et de créer un sens. Un merveilleux filtre d’amour du cinéma ! Play The Love Witch - Anna Biller ( Cinema Nova altervative trailer ) https://vimeo.com/232995750
  • jeu 28.09 > 22:00

    The Witches

    I Put A Spell On You
    Nicolas Roeg , 1990, GB-GB, DCP, vo ang st fr, 91'
    Le jeune Luke est en vacance chez Helga, sa grand-mère norvégienne qui a l’art de raconter des histoires de sorcières, dont elle-même a eu maille à partir étant petite. Mais voilà qu’on apprend le décès accidentel des parents de Luke, faisant d’Helga sa tutrice légale. Suite à des problèmes de santé, elle l’emmène dans un hôtel balnéaire en Angleterre sans se douter que s’y tient le congrès annuel des sorcières lors duquel la grande cheffe doit faire part de son plan sadique concernant tous les enfants du pays… Adapté d’un roman malicieux de Roald Dahl, "The Witches" est un film pour enfant étonnant dans la filmographie plus sombre de Nicolas Roeg. Encore pourvu à l’époque d’effets spéciaux non numériques produits par Jim Henson ("Dark Crystal", "Labyrinth"), "The Witches" allie avec brio humour et fantastique, à l’instar de l’interprétation d’Angelica Huston en maléfique Grande Sorcière. Un film rondement mené, sans aucune niaiserie, faisant réellement peur aussi, à conseiller à partir de 9 ans (l’âge du petit Luke), et bien sûr aux adultes !
  • ven 29.09 > 20:00

    Upstream Color

    Upstream Color
    Shane Carruth, 2012, US, DCP, vo ang st fr, 96'
    Dans le terreau d’une certaine plante se trouve une larve aux étranges vertus psychotropes. Introduite dans l’organisme humain, elle permet de manipuler l’hôte inconscient de ce qui lui arrive et de lui ôter toute faculté de jugement. Victime de cette expérience, Kris se retrouve dépossédée de son travail, de son argent, et finalement de sa vie. Quelques années plus tard, elle rencontre Jeff qui semble avoir vécu la même intoxication. Ensemble, ils suivent la piste d’un fermier qui semble étroitement connecté à ce qu’il leur est arrivé… Ce synopsis prometteur n’est que le début d’"Upstream Color", film impossible à résumer tant le mode narratif traditionnel va ensuite basculer vers un dépouillement total, une abstraction dramatique emportant le spectateur dans un univers de sensations, non verbal, un jeu de piste sensoriel où se croisent plusieurs personnages et plusieurs points de vue. Tandis que se mélangent des scènes réalistes et fantastiques, et que se noue en filigrane une histoire d’amour, l’héroïne reçoit des signaux des souvenirs visuels et sonores venus d’ailleurs, "Upstream Color" se fond dans l’atmosphère, la musique, pour ne plus laisser place qu’à l’émotion et au son. Avec ce deuxième long métrage (après "Primer"), le touche-à-tout autodidacte Shane Carruth réalise, interprète, monte et met en musique un OVNI fascinant et déroutant, à travers lequel il expérimente un langage de l’émotion et se demande si c’est l’environnement ou le comportement qui dicte la façon dont on se voit soi-même, ou si c’est l’inverse. Une véritable expérience cinématographique. Play Upstream Color - Theatrical Trailer (...+)
  • ven 29.09 > 22:00

    Las brujas de Zugarramurdi

    I Put A Spell On You
    Les Sorcières de Zugarramurdi
    Alex De la Iglesia, 2013, ES, HD, vo es st fr, 110'
    À un jet de pierre de la frontière française, la ville espagnole de Zugarramurdi et sa caverne préhistorique étaient le plus grand Akelarre (du basque "lande du bouc", lieu de réunion de sorcières) de toute l’Espagne, "purifié" en 1610 dans les flammes par les inquisiteurs. C’est là qu’atterrissent quatre hommes (dont un dans le coffre) et un petit garçon, chargés d’or volé et de rancœurs contre les femmes. Enchaînant à un rythme effréné les scènes hallucinées (comme un braqueur déguisé en Bob l’éponge, des sorcières courant au plafond comme des insectes, une gigantesque mère primitive reprenant la vénus de Willendorf, un sabbat dans l’authentique Akelarre de Zugarramurdi avec chants, invocations en basque et roues solaires...), avec un humour franchouillard, immoral et gore, ce délire de Àlex de la Iglesia ("Le jour de la Bête", "Balada triste", "Accion Mutante" !) aborde le thème de la sorcellerie et de la peur de la femme sans faire dans la dentelle !
  • sam 30.09 > 20:00

    Bell, Book and Candle

    I Put A Spell On You
    L’Adorable voisine
    Richard Quine, 1958, US, DCP, vo ang st fr, 106'
    Le titre fait référence à une cérémonie d’excommunication majeure dans le catholicisme romain du IXe siècle. La cloche représentait le caractère public de l’acte, le livre l’autorité des paroles prononcées, et on a cru que la chandelle symbolisait la possibilité que l’interdiction soit levée, mais non... Ici "l’adorable voisine" (titre français) souhaite tomber amoureuse. Or, en tant que sorcière, seul le désir lui est permis. Renouant avec le duo d’amoureux luttant déjà contre leur Némésis dans "Vertigo" d’Alfred Hitchcock, Kim Novak et James Stewart prouvent à nouveau leur complémentarité : Gil use de son regard ensorcelant pour émouvoir son voisin Shep sur le point de se marier. Mais ce ne sont pas des méthodes respectables, l’anathème la frappe lorsqu’elle tente de s’expliquer. Est-ce que cette fabuleuse Circé moderne, femme magicienne, incapable de tomber amoureuse et ne versant aucune larme, parviendra à garder le cœur de l’homme qu’elle désire ?
  • sam 30.09 > 22:00

    Season of the Witch

    I Put A Spell On You
    George A. Romero , 1972, US, 35mm > video, vo ang st fr, 89'
    Début des années 70, dans une banlieue américaine anonyme, Joan Mitchell traîne son ennui et sa permanente depuis sa terne bâtisse jusqu’aux réceptions mondaines où son mari négligeant s’éclate. Tout écart y crée médisance et potins. L’on raconte même que l’extravagante Marion se revendique sorcière ! Terre à terre et cartésienne, Joan n’a cure des potions et sortilèges, tout ça ne lui rendra pas le charme de sa jeunesse perdue. À moins qu’au détour d’une rencontre, une fraîche fascination l’emporte… Troisième long métrage de Georges Romero, disparu le 16 juillet dernier, "Season of the Witch" est un chaînon passionnant de l’œuvre de ce réalisateur clé. Pas tout à fait un film d’horreur, il y explore les ressorts psychologiques d’une émancipation féminine par le prisme de la sorcellerie et le jeu du dévergondage masqué. C’est tout un système d’enfermement de la ménagère de 50 ans qu’il détricote ici à renfort de rituels païens et d’autres terreurs nocturnes. Dans ce cinéma quasi social teinté d’horreur, c’est davantage la perspective du Prozac que celle du démon qui nous glace !
  • dim 01.10 > 15:00

    The Witches

    I Put A Spell On You
    Nicolas Roeg , 1990, GB-GB, DCP, vo ang st fr, 91'
    Le jeune Luke est en vacance chez Helga, sa grand-mère norvégienne qui a l’art de raconter des histoires de sorcières, dont elle-même a eu maille à partir étant petite. Mais voilà qu’on apprend le décès accidentel des parents de Luke, faisant d’Helga sa tutrice légale. Suite à des problèmes de santé, elle l’emmène dans un hôtel balnéaire en Angleterre sans se douter que s’y tient le congrès annuel des sorcières lors duquel la grande cheffe doit faire part de son plan sadique concernant tous les enfants du pays… Adapté d’un roman malicieux de Roald Dahl, "The Witches" est un film pour enfant étonnant dans la filmographie plus sombre de Nicolas Roeg. Encore pourvu à l’époque d’effets spéciaux non numériques produits par Jim Henson ("Dark Crystal", "Labyrinth"), "The Witches" allie avec brio humour et fantastique, à l’instar de l’interprétation d’Angelica Huston en maléfique Grande Sorcière. Un film rondement mené, sans aucune niaiserie, faisant réellement peur aussi, à conseiller à partir de 9 ans (l’âge du petit Luke), et bien sûr aux adultes !
  • dim 01.10 > 17:00

    Viva

    Anna Biller
    Anna Biller, 2007, US, 35mm, vo ang st fr, 120'
    Premier long métrage d’Anna Biller et premier aboutissement de son univers, "Viva" est d’abord une ahurissante performance de reconstitution d’un film 60’s : décors, acteurs, costumes, en passant par la technique (le film a été tourné directement sur pellicule), on a du mal à l’imaginer tourné au XXIe siècle. Anna Biller y tiens le rôle principal de Barbie, une femme au foyer tiraillée entre son coté fleur bleu et sa fascination pour l’aventure des romans-photos érotiques, devenant "Viva" pour partir à l’aventure... Au delà de la morale et des clichés, au point de ne plus savoir situer la part politique féministe et celle de fantasme personnel, "Viva" est un délice coloré, alliant le kitsch à un travail de couleur (jusqu’à la synchronicité entre les tenues des acteurs et celle des murs et du mobilier !), déjà amorcé dans les premiers courts métrages de la réalisatrice. Un film riche, psychédélique, mignon et dérangeant, présenté ici dans son format original et sous-titré en français pour la première fois !
  • dim 01.10 > 18:00

    Lecture de tarots

    I Put A Spell On You
    Livre muet et alphabet graphique archétypal (ce qui le rapproche du cinéma), taxé à tort de superstition, souvent attaché aux sorcières, et autres dépositaires des sciences "non-officielles", le Tarot fait appel aux arcanes comme miroir de l’âme, jouant sur la synchronicité entre image et émotion. Fortunata et Lucius F., amateurs de Tarot, seront présents certains soirs dans le bar du Nova pour des séances individuelles et gratuites !
  • dim 01.10 > 19:00

    Anna Biller in shorts #1

    Anna Biller
    + Three Exemples of Myself as Queen
    Anna Biller, 1994, US, 16mm, vo ang st fr, 26'
    + A Visit from the Incubus
    Anna Biller, 2001, US, 16mm, vo ang st fr, 27'
  • dim 01.10 > 21:00

    The Love Witch

    Anna Biller
    Anna Biller, 2016, US, 35mm, vo ang st fr & nl, 118'
    Anna Biller revient avec un long métrage passionné ! Elaine, une belle jeune femme interprétée par Samantha Robinson, est déterminée à trouver un homme pour l’aimer. Dans son appartement "gothippie" victorien, elle peint des scènes chimériques qui finissent par prendre vie, convoque l’amour à coup de décoctions et de rituels inspirés du culte sataniste. Ses talents de séduction et de pouvoir manipulateur apportent à cette Médée moderne des résultats trop efficaces, et aux conquêtes un sort funeste. Les hommes, n’éprouvant aucun véritable sentiment, perdent la raison et se répandent autour d’elle. Elaine boit le calice jusqu’à la lie quand elle rencontre enfin l’homme de ses rêves, son désespoir d’être aimé amenant l’héroïne à caresser la folie et le meurtre après avoir perdu confiance dans sa propre vie. Doté d’une imagerie kitsch assumée et maîtrisée, ce film explore la fantaisie féminine, la sorcellerie et les répercussions du narcissisme pathologique, tout en surfant sur l’attirance actuelle pour l’occultisme des années 60-70. La bande originale ajoute la note traditionnelle et Moyenâgeuse qui nourrit la narration. Une photographie qui rend hommage aux thrillers Technicolor des années 60, de sublimes anachronismes stylistiques (et des strip-teases mémorables...) font sans aucun doute de "The Love Witch" une façon puissante de raconter une histoire et de créer un sens. Un merveilleux filtre d’amour du cinéma ! Play The Love Witch - Anna Biller ( Cinema Nova altervative trailer ) https://vimeo.com/232995750
  • jeu 05.10 > 20:00

    Las brujas de Zugarramurdi

    I Put A Spell On You
    Les Sorcières de Zugarramurdi
    Alex De la Iglesia, 2013, ES, HD, vo es st fr, 110'
    À un jet de pierre de la frontière française, la ville espagnole de Zugarramurdi et sa caverne préhistorique étaient le plus grand Akelarre (du basque "lande du bouc", lieu de réunion de sorcières) de toute l’Espagne, "purifié" en 1610 dans les flammes par les inquisiteurs. C’est là qu’atterrissent quatre hommes (dont un dans le coffre) et un petit garçon, chargés d’or volé et de rancœurs contre les femmes. Enchaînant à un rythme effréné les scènes hallucinées (comme un braqueur déguisé en Bob l’éponge, des sorcières courant au plafond comme des insectes, une gigantesque mère primitive reprenant la vénus de Willendorf, un sabbat dans l’authentique Akelarre de Zugarramurdi avec chants, invocations en basque et roues solaires...), avec un humour franchouillard, immoral et gore, ce délire de Àlex de la Iglesia ("Le jour de la Bête", "Balada triste", "Accion Mutante" !) aborde le thème de la sorcellerie et de la peur de la femme sans faire dans la dentelle !
  • jeu 05.10 > 22:00

    Anna Biller in shorts #2

    Anna Biller
    + Fairy Ballet
    Anna Biller, 1998, 35mm > video, vo ang st fr, 11'
    + The Hypnotist
    Anna Biller, 2001, 16mm, vo ang st fr, 44'
  • ven 06.10 > 20:00

    Season of the Witch

    I Put A Spell On You
    George A. Romero , 1972, US, 35mm > video, vo ang st fr, 89'
    Début des années 70, dans une banlieue américaine anonyme, Joan Mitchell traîne son ennui et sa permanente depuis sa terne bâtisse jusqu’aux réceptions mondaines où son mari négligeant s’éclate. Tout écart y crée médisance et potins. L’on raconte même que l’extravagante Marion se revendique sorcière ! Terre à terre et cartésienne, Joan n’a cure des potions et sortilèges, tout ça ne lui rendra pas le charme de sa jeunesse perdue. À moins qu’au détour d’une rencontre, une fraîche fascination l’emporte… Troisième long métrage de Georges Romero, disparu le 16 juillet dernier, "Season of the Witch" est un chaînon passionnant de l’œuvre de ce réalisateur clé. Pas tout à fait un film d’horreur, il y explore les ressorts psychologiques d’une émancipation féminine par le prisme de la sorcellerie et le jeu du dévergondage masqué. C’est tout un système d’enfermement de la ménagère de 50 ans qu’il détricote ici à renfort de rituels païens et d’autres terreurs nocturnes. Dans ce cinéma quasi social teinté d’horreur, c’est davantage la perspective du Prozac que celle du démon qui nous glace !
  • ven 06.10 > 22:00

    The Love Witch

    Anna Biller
    Anna Biller, 2016, US, 35mm, vo ang st fr & nl, 118'
    Anna Biller revient avec un long métrage passionné ! Elaine, une belle jeune femme interprétée par Samantha Robinson, est déterminée à trouver un homme pour l’aimer. Dans son appartement "gothippie" victorien, elle peint des scènes chimériques qui finissent par prendre vie, convoque l’amour à coup de décoctions et de rituels inspirés du culte sataniste. Ses talents de séduction et de pouvoir manipulateur apportent à cette Médée moderne des résultats trop efficaces, et aux conquêtes un sort funeste. Les hommes, n’éprouvant aucun véritable sentiment, perdent la raison et se répandent autour d’elle. Elaine boit le calice jusqu’à la lie quand elle rencontre enfin l’homme de ses rêves, son désespoir d’être aimé amenant l’héroïne à caresser la folie et le meurtre après avoir perdu confiance dans sa propre vie. Doté d’une imagerie kitsch assumée et maîtrisée, ce film explore la fantaisie féminine, la sorcellerie et les répercussions du narcissisme pathologique, tout en surfant sur l’attirance actuelle pour l’occultisme des années 60-70. La bande originale ajoute la note traditionnelle et Moyenâgeuse qui nourrit la narration. Une photographie qui rend hommage aux thrillers Technicolor des années 60, de sublimes anachronismes stylistiques (et des strip-teases mémorables...) font sans aucun doute de "The Love Witch" une façon puissante de raconter une histoire et de créer un sens. Un merveilleux filtre d’amour du cinéma ! Play The Love Witch - Anna Biller ( Cinema Nova altervative trailer ) https://vimeo.com/232995750
  • sam 07.10 > 20:00

    Upstream Color

    Upstream Color
    Shane Carruth, 2012, US, DCP, vo ang st fr, 96'
    Dans le terreau d’une certaine plante se trouve une larve aux étranges vertus psychotropes. Introduite dans l’organisme humain, elle permet de manipuler l’hôte inconscient de ce qui lui arrive et de lui ôter toute faculté de jugement. Victime de cette expérience, Kris se retrouve dépossédée de son travail, de son argent, et finalement de sa vie. Quelques années plus tard, elle rencontre Jeff qui semble avoir vécu la même intoxication. Ensemble, ils suivent la piste d’un fermier qui semble étroitement connecté à ce qu’il leur est arrivé… Ce synopsis prometteur n’est que le début d’"Upstream Color", film impossible à résumer tant le mode narratif traditionnel va ensuite basculer vers un dépouillement total, une abstraction dramatique emportant le spectateur dans un univers de sensations, non verbal, un jeu de piste sensoriel où se croisent plusieurs personnages et plusieurs points de vue. Tandis que se mélangent des scènes réalistes et fantastiques, et que se noue en filigrane une histoire d’amour, l’héroïne reçoit des signaux des souvenirs visuels et sonores venus d’ailleurs, "Upstream Color" se fond dans l’atmosphère, la musique, pour ne plus laisser place qu’à l’émotion et au son. Avec ce deuxième long métrage (après "Primer"), le touche-à-tout autodidacte Shane Carruth réalise, interprète, monte et met en musique un OVNI fascinant et déroutant, à travers lequel il expérimente un langage de l’émotion et se demande si c’est l’environnement ou le comportement qui dicte la façon dont on se voit soi-même, ou si c’est l’inverse. Une véritable expérience cinématographique. Play Upstream Color - Theatrical Trailer (...+)
  • sam 07.10 > 22:00

    Viva

    Anna Biller
    Anna Biller, 2007, US, 35mm, vo ang st fr, 120'
    Premier long métrage d’Anna Biller et premier aboutissement de son univers, "Viva" est d’abord une ahurissante performance de reconstitution d’un film 60’s : décors, acteurs, costumes, en passant par la technique (le film a été tourné directement sur pellicule), on a du mal à l’imaginer tourné au XXIe siècle. Anna Biller y tiens le rôle principal de Barbie, une femme au foyer tiraillée entre son coté fleur bleu et sa fascination pour l’aventure des romans-photos érotiques, devenant "Viva" pour partir à l’aventure... Au delà de la morale et des clichés, au point de ne plus savoir situer la part politique féministe et celle de fantasme personnel, "Viva" est un délice coloré, alliant le kitsch à un travail de couleur (jusqu’à la synchronicité entre les tenues des acteurs et celle des murs et du mobilier !), déjà amorcé dans les premiers courts métrages de la réalisatrice. Un film riche, psychédélique, mignon et dérangeant, présenté ici dans son format original et sous-titré en français pour la première fois !
  • dim 08.10 > 17:00

    Häxan

    I Put A Spell On You
    Benjamin Christensen, 1922, 16mm, sans dial, 76'
    Culte pour certains, encore inconnu pour d’autres, Häxan est un de ces films donnant au cinéma sa raison d’être. Dans une forme documentaire (et très documentée) sur l’histoire de la sorcellerie à travers les âges, Benjamin Christensen incorpore des reconstitutions de sabbat, tortures de l’inquisition, ou hystéries collectives au couvent, avec les meilleurs effets et maquillages de l’époque, faisant basculer le film dans une fiction aux photogrammes marquants, telles des gravures gothiques. Loin de perdre de vue la part politique et d’injustice - encore en cours de nos jours - d’un système sacrifiant les femmes et les individus, le film s’achève sur cette actualisation de la chasse aux sorcières qu’a pu être la psychiatrie. Le montage présenté ici en pellicule est la version raccourcie de 1968 par Anthony Balch, où les cartons narratifs furent remplacés par la voix rocailleuse de William Burrough, et la musique assurée par un groupe de jazz.
  • dim 08.10 > 19:00

    The Love Witch

    Anna Biller
    Anna Biller, 2016, US, 35mm, vo ang st fr & nl, 118'
    Anna Biller revient avec un long métrage passionné ! Elaine, une belle jeune femme interprétée par Samantha Robinson, est déterminée à trouver un homme pour l’aimer. Dans son appartement "gothippie" victorien, elle peint des scènes chimériques qui finissent par prendre vie, convoque l’amour à coup de décoctions et de rituels inspirés du culte sataniste. Ses talents de séduction et de pouvoir manipulateur apportent à cette Médée moderne des résultats trop efficaces, et aux conquêtes un sort funeste. Les hommes, n’éprouvant aucun véritable sentiment, perdent la raison et se répandent autour d’elle. Elaine boit le calice jusqu’à la lie quand elle rencontre enfin l’homme de ses rêves, son désespoir d’être aimé amenant l’héroïne à caresser la folie et le meurtre après avoir perdu confiance dans sa propre vie. Doté d’une imagerie kitsch assumée et maîtrisée, ce film explore la fantaisie féminine, la sorcellerie et les répercussions du narcissisme pathologique, tout en surfant sur l’attirance actuelle pour l’occultisme des années 60-70. La bande originale ajoute la note traditionnelle et Moyenâgeuse qui nourrit la narration. Une photographie qui rend hommage aux thrillers Technicolor des années 60, de sublimes anachronismes stylistiques (et des strip-teases mémorables...) font sans aucun doute de "The Love Witch" une façon puissante de raconter une histoire et de créer un sens. Un merveilleux filtre d’amour du cinéma ! Play The Love Witch - Anna Biller ( Cinema Nova altervative trailer ) https://vimeo.com/232995750
  • dim 08.10 > 21:00

    The Witches

    I Put A Spell On You
    Nicolas Roeg , 1990, GB-GB, DCP, vo ang st fr, 91'
    Le jeune Luke est en vacance chez Helga, sa grand-mère norvégienne qui a l’art de raconter des histoires de sorcières, dont elle-même a eu maille à partir étant petite. Mais voilà qu’on apprend le décès accidentel des parents de Luke, faisant d’Helga sa tutrice légale. Suite à des problèmes de santé, elle l’emmène dans un hôtel balnéaire en Angleterre sans se douter que s’y tient le congrès annuel des sorcières lors duquel la grande cheffe doit faire part de son plan sadique concernant tous les enfants du pays… Adapté d’un roman malicieux de Roald Dahl, "The Witches" est un film pour enfant étonnant dans la filmographie plus sombre de Nicolas Roeg. Encore pourvu à l’époque d’effets spéciaux non numériques produits par Jim Henson ("Dark Crystal", "Labyrinth"), "The Witches" allie avec brio humour et fantastique, à l’instar de l’interprétation d’Angelica Huston en maléfique Grande Sorcière. Un film rondement mené, sans aucune niaiserie, faisant réellement peur aussi, à conseiller à partir de 9 ans (l’âge du petit Luke), et bien sûr aux adultes !
  • jeu 12.10 > 20:00

    The Love Witch

    Anna Biller
    Anna Biller, 2016, US, 35mm, vo ang st fr & nl, 118'
    Anna Biller revient avec un long métrage passionné ! Elaine, une belle jeune femme interprétée par Samantha Robinson, est déterminée à trouver un homme pour l’aimer. Dans son appartement "gothippie" victorien, elle peint des scènes chimériques qui finissent par prendre vie, convoque l’amour à coup de décoctions et de rituels inspirés du culte sataniste. Ses talents de séduction et de pouvoir manipulateur apportent à cette Médée moderne des résultats trop efficaces, et aux conquêtes un sort funeste. Les hommes, n’éprouvant aucun véritable sentiment, perdent la raison et se répandent autour d’elle. Elaine boit le calice jusqu’à la lie quand elle rencontre enfin l’homme de ses rêves, son désespoir d’être aimé amenant l’héroïne à caresser la folie et le meurtre après avoir perdu confiance dans sa propre vie. Doté d’une imagerie kitsch assumée et maîtrisée, ce film explore la fantaisie féminine, la sorcellerie et les répercussions du narcissisme pathologique, tout en surfant sur l’attirance actuelle pour l’occultisme des années 60-70. La bande originale ajoute la note traditionnelle et Moyenâgeuse qui nourrit la narration. Une photographie qui rend hommage aux thrillers Technicolor des années 60, de sublimes anachronismes stylistiques (et des strip-teases mémorables...) font sans aucun doute de "The Love Witch" une façon puissante de raconter une histoire et de créer un sens. Un merveilleux filtre d’amour du cinéma ! Play The Love Witch - Anna Biller ( Cinema Nova altervative trailer ) https://vimeo.com/232995750
  • jeu 12.10 > 22:00

    Anna Biller in shorts #1

    Anna Biller
    + Three Exemples of Myself as Queen
    Anna Biller, 1994, US, 16mm, vo ang st fr, 26'
    + A Visit from the Incubus
    Anna Biller, 2001, US, 16mm, vo ang st fr, 27'
  • ven 13.10 > 20:00

    The Return of the Witch

    I Put A Spell On You
    Noita palaa elämaän
    Roland af Hällström , 1952, FI, 35mm > video, fi st ang, 74'
    Dans un village pré-industriel finlandais, un archéologue exhume une tombe vieille de trois siècles où gît une jeune femme percée d’un pieu. Son état de conservation est irréel. Affolés, les villageois conjurent l’expédition d’interrompre le réveil de leur sorcière, ce monstre qui hante leurs légendes depuis des générations. Curieux, le quatuor éduqué rêve d’analyser ce corps de près… Traversé de dialogues savoureux et d’embrassades impromptues, "Noita palaa elämäan" est une interprétation surprenante et farceuse de la figure de la sorcière. Considéré comme l’un des premiers films d’horreur finlandais, il nous expose l’image d’une sorcière jeune, désirante et puissante. Ce n’est pas tant par ses pouvoirs surnaturels, que par ses danses nues, sa vitalité et ses mimiques exubérantes – véritable miroir inversé de cette micro-société figée et asexuée - qu’elle sème la terreur. Pour son premier rôle, la jeune actrice Mirja Mane transcende littéralement le film de son interprétation sans complexe et, finalement, controversée. Trituré par la censure, le film se laisse aller à un final moralisateur qui ne dupe personne quand au loin résonne encore le rire puissant de Mirja.
  • ven 13.10 > 22:00

    Häxan

    I Put A Spell On You
    Benjamin Christensen, 1922, 16mm, sans dial, 76'
    Culte pour certains, encore inconnu pour d’autres, Häxan est un de ces films donnant au cinéma sa raison d’être. Dans une forme documentaire (et très documentée) sur l’histoire de la sorcellerie à travers les âges, Benjamin Christensen incorpore des reconstitutions de sabbat, tortures de l’inquisition, ou hystéries collectives au couvent, avec les meilleurs effets et maquillages de l’époque, faisant basculer le film dans une fiction aux photogrammes marquants, telles des gravures gothiques. Loin de perdre de vue la part politique et d’injustice - encore en cours de nos jours - d’un système sacrifiant les femmes et les individus, le film s’achève sur cette actualisation de la chasse aux sorcières qu’a pu être la psychiatrie. Le montage présenté ici en pellicule est la version raccourcie de 1968 par Anthony Balch, où les cartons narratifs furent remplacés par la voix rocailleuse de William Burrough, et la musique assurée par un groupe de jazz.
  • sam 14.10 > 20:00

    Paul Cuvelier - Enfants non admis

    Varia
    Conférence - projection dia
    Paul Cuvelier (1923-1978), dessinateur virtuose et auteur des bandes dessinées de Corentin, a, pendant de longues années, fait les cents pas dans sa cage : la presse pour enfants. Le Journal de Tintin et Line, revues asexuées et bien-pensantes, ne lui permettent pas de garder ses figures à nu. En 1950, les Beaux-Arts ne lui sont pas plus accueillants, les chantres de l’art moderne déclarant l’imitation de la nature dépassée. Les revues pour adultes ont, de leur côté, sacrifié le dessin à la photographie. Les carnations de Paul Cuvelier restent ainsi coincées dans ses fardes, seuls ses nus de chevaux peuvent galoper librement. Au début des années 60, le corps renaît, la bande "libre" fait son apparition. Cuvelier s’y essaie avec "Epoxy", scénarisé par Jean Van Hamme. Provocateur mais pas suicidaire, l’éditeur Éric Losfeld tient à garder des sexes gommés. À sa sortie en mai 1968, si l’œuvre est perçue comme libératrice par le public, elle laisse un goût de bride à son créateur. La cage s’entre-ouvre en 1969 : Paul Cuvelier s’envole pour la foire internationale SEX 69 à Copenhague (voir le documentaire "Pornography in Denmark"). Il en rapporte des diapositives érotiques qu’il montre à ses proches et se met ensuite à en dessiner de son cru. Mais Bruxelles n’est pas Copenhague, et ses créations restent circonscrites à un cadre privé. Ces centaines de dessins miniatures, du petit croquis crayonné à la figure détaillée en couleurs, sont restées à l’ombre depuis son décès. La Fondation Paul Cuvelier et le Nova vous convient à une projection sur grand écran de ses petites esquisses sur carrés (...+)
  • sam 14.10 > 22:00

    Pornography in Denmark

    Varia
    A New Approach
    Alex de Renzy, 1970, US, 16mm > video, vo ang , 77'
    Ce documentaire offre une rare occasion de découvrir en images la première foire mondiale du sexe d’octobre 1969 à Copenhague, que visita Paul Cuvelier. Il montre à quel point l’abolition de la censure en matière d’obscénité au Danemark en juin 1969 (et la légalisation de facto de la pornographie) va transformer le pays en attraction touristique d’un nouveau genre. La Petite Sirène peut aller se rhabiller... Le nouvel Eldorado du sexe voit fleurir sex-shops, cinémas porno et live-sex clubs, toujours bondés de touristes (les Danois s’en sont vite lassé). Les nouvelles opportunités commerciales et l’insatiable demande internationale permettent d’inonder le marché de magazines, films et autres objets érotiques aux couleurs danoises, disponibles jusque dans des distributeurs automatiques dans les lieux publics. La foire SEX 69, salon destiné aux potentiels exportateurs, attirera surtout des curieux du monde entier et connaîtra un succès phénoménal : 100.000 visiteurs en 5 jours, plusieurs centaines de journalistes internationaux couvrent l’événement. Le jeune cinéaste Alex de Renzy se rend sur place pour enquêter sur l’esprit libre danois et ramener des images étonnantes à ses compatriotes. Ce documentaire - son premier film - mêle images touristiques, inévitables micro-trottoirs, visites de la foire, de clubs et magasins en tous genres ou encore d’un plateau de tournage. Entre deux analyses sociologiques un peu douteuses, on s’amusera à entendre de Renzy imaginer un cinéma pornographique qui gagnerait en qualité suite à sa légalisation, lui qui deviendra par la suite l’un des plus prolifiques réalisateurs de hard de sa génération... Pour l’anecdote, "Pornography in Denmark" est le premier film contenant des images sexuelles explicites à avoir bénéficié d’une critique (positive !) dans la presse mainstream américaine, en l’occurrence le New York Times. La vague porno chic était sur le point de (...+)
  • dim 15.10 > 15:00

    Balade et cueillette sauvage   [Balade]

    I Put A Spell On You
    Puisque le Nova baigne dans les potions magiques, les dimanches 24 septembre & 10 octobre, l’association "Les herbes de Bruxelles" vous entraîne en balade dans la ville à la recherche des herbes sauvages, celles qu’on cueille aux détours des chemins, qui jaillissent entre les pavés et qui sont plus vigoureuses que les murs. Rendez-vous au cinéma à 15:00 pour quelques heures de découvertes puis retour à la case départ pour décortiquer l’emploi médicinale et culinaire de ce qui pousse à la portée de nos mains au bar du Nova.
  • dim 15.10 > 18:00

    Upstream Color

    Upstream Color
    Shane Carruth, 2012, US, DCP, vo ang st fr, 96'
    Dans le terreau d’une certaine plante se trouve une larve aux étranges vertus psychotropes. Introduite dans l’organisme humain, elle permet de manipuler l’hôte inconscient de ce qui lui arrive et de lui ôter toute faculté de jugement. Victime de cette expérience, Kris se retrouve dépossédée de son travail, de son argent, et finalement de sa vie. Quelques années plus tard, elle rencontre Jeff qui semble avoir vécu la même intoxication. Ensemble, ils suivent la piste d’un fermier qui semble étroitement connecté à ce qu’il leur est arrivé… Ce synopsis prometteur n’est que le début d’"Upstream Color", film impossible à résumer tant le mode narratif traditionnel va ensuite basculer vers un dépouillement total, une abstraction dramatique emportant le spectateur dans un univers de sensations, non verbal, un jeu de piste sensoriel où se croisent plusieurs personnages et plusieurs points de vue. Tandis que se mélangent des scènes réalistes et fantastiques, et que se noue en filigrane une histoire d’amour, l’héroïne reçoit des signaux des souvenirs visuels et sonores venus d’ailleurs, "Upstream Color" se fond dans l’atmosphère, la musique, pour ne plus laisser place qu’à l’émotion et au son. Avec ce deuxième long métrage (après "Primer"), le touche-à-tout autodidacte Shane Carruth réalise, interprète, monte et met en musique un OVNI fascinant et déroutant, à travers lequel il expérimente un langage de l’émotion et se demande si c’est l’environnement ou le comportement qui dicte la façon dont on se voit soi-même, ou si c’est l’inverse. Une véritable expérience cinématographique. Play Upstream Color - Theatrical Trailer (...+)
  • dim 15.10 > 20:00

    Anna Biller in shorts #2

    Anna Biller
    + Fairy Ballet
    Anna Biller, 1998, 35mm > video, vo ang st fr, 11'
    + The Hypnotist
    Anna Biller, 2001, 16mm, vo ang st fr, 44'
  • dim 15.10 > 21:00

    The Love Witch

    Anna Biller
    Anna Biller, 2016, US, 35mm, vo ang st fr & nl, 118'
    Anna Biller revient avec un long métrage passionné ! Elaine, une belle jeune femme interprétée par Samantha Robinson, est déterminée à trouver un homme pour l’aimer. Dans son appartement "gothippie" victorien, elle peint des scènes chimériques qui finissent par prendre vie, convoque l’amour à coup de décoctions et de rituels inspirés du culte sataniste. Ses talents de séduction et de pouvoir manipulateur apportent à cette Médée moderne des résultats trop efficaces, et aux conquêtes un sort funeste. Les hommes, n’éprouvant aucun véritable sentiment, perdent la raison et se répandent autour d’elle. Elaine boit le calice jusqu’à la lie quand elle rencontre enfin l’homme de ses rêves, son désespoir d’être aimé amenant l’héroïne à caresser la folie et le meurtre après avoir perdu confiance dans sa propre vie. Doté d’une imagerie kitsch assumée et maîtrisée, ce film explore la fantaisie féminine, la sorcellerie et les répercussions du narcissisme pathologique, tout en surfant sur l’attirance actuelle pour l’occultisme des années 60-70. La bande originale ajoute la note traditionnelle et Moyenâgeuse qui nourrit la narration. Une photographie qui rend hommage aux thrillers Technicolor des années 60, de sublimes anachronismes stylistiques (et des strip-teases mémorables...) font sans aucun doute de "The Love Witch" une façon puissante de raconter une histoire et de créer un sens. Un merveilleux filtre d’amour du cinéma ! Play The Love Witch - Anna Biller ( Cinema Nova altervative trailer ) https://vimeo.com/232995750
  • jeu 19.10 > 20:00

    Open Screen

    Varia
    Depuis le début du cinéma Nova, l’Open Screen vous invite à venir montrer librement vos films sur grand écran. Que ce soit votre première œuvre cinématographique ou le fruit de longues années d’expérience, tous les films proposés, quelque soient leur genre et format, seront projetés à condition que leur durée ne dépasse 15 minutes. Vingt ans que cette opportunité existe et est accessible gratuitement pour un public souvent nombreux qu’il ne tient qu’à vous de surprendre ! Alors n’hésitez plus, et envoyez vos films accompagnés d’une fiche technique au moins une semaine à l’avance à openscreen@nova-cinema.org ou déposez-les dans la boîte postale du bureau du Nova au 14 rue d’Arenberg, 1000 Bruxelles. + Elle-même Alexandre Attanasio & Alain Roch, BE, 2017, video, 11’ Une intruse s’est insinuée dans le quotidien d’une femme. Un quotidien dont on s’aperçoit petit à petit qu’il est le produit de son imagination jusqu’à ce que l’on découvre l’identité de l’intruse...
  • ven 20.10 > 20:00

    The Love Witch

    Anna Biller
    Anna Biller, 2016, US, 35mm, vo ang st fr & nl, 118'
    Anna Biller revient avec un long métrage passionné ! Elaine, une belle jeune femme interprétée par Samantha Robinson, est déterminée à trouver un homme pour l’aimer. Dans son appartement "gothippie" victorien, elle peint des scènes chimériques qui finissent par prendre vie, convoque l’amour à coup de décoctions et de rituels inspirés du culte sataniste. Ses talents de séduction et de pouvoir manipulateur apportent à cette Médée moderne des résultats trop efficaces, et aux conquêtes un sort funeste. Les hommes, n’éprouvant aucun véritable sentiment, perdent la raison et se répandent autour d’elle. Elaine boit le calice jusqu’à la lie quand elle rencontre enfin l’homme de ses rêves, son désespoir d’être aimé amenant l’héroïne à caresser la folie et le meurtre après avoir perdu confiance dans sa propre vie. Doté d’une imagerie kitsch assumée et maîtrisée, ce film explore la fantaisie féminine, la sorcellerie et les répercussions du narcissisme pathologique, tout en surfant sur l’attirance actuelle pour l’occultisme des années 60-70. La bande originale ajoute la note traditionnelle et Moyenâgeuse qui nourrit la narration. Une photographie qui rend hommage aux thrillers Technicolor des années 60, de sublimes anachronismes stylistiques (et des strip-teases mémorables...) font sans aucun doute de "The Love Witch" une façon puissante de raconter une histoire et de créer un sens. Un merveilleux filtre d’amour du cinéma ! Play The Love Witch - Anna Biller ( Cinema Nova altervative trailer ) https://vimeo.com/232995750
  • ven 20.10 > 22:00

    The Return of the Witch

    I Put A Spell On You
    Noita palaa elämaän
    Roland af Hällström , 1952, FI, 35mm > video, fi st ang, 74'
    Dans un village pré-industriel finlandais, un archéologue exhume une tombe vieille de trois siècles où gît une jeune femme percée d’un pieu. Son état de conservation est irréel. Affolés, les villageois conjurent l’expédition d’interrompre le réveil de leur sorcière, ce monstre qui hante leurs légendes depuis des générations. Curieux, le quatuor éduqué rêve d’analyser ce corps de près… Traversé de dialogues savoureux et d’embrassades impromptues, "Noita palaa elämäan" est une interprétation surprenante et farceuse de la figure de la sorcière. Considéré comme l’un des premiers films d’horreur finlandais, il nous expose l’image d’une sorcière jeune, désirante et puissante. Ce n’est pas tant par ses pouvoirs surnaturels, que par ses danses nues, sa vitalité et ses mimiques exubérantes – véritable miroir inversé de cette micro-société figée et asexuée - qu’elle sème la terreur. Pour son premier rôle, la jeune actrice Mirja Mane transcende littéralement le film de son interprétation sans complexe et, finalement, controversée. Trituré par la censure, le film se laisse aller à un final moralisateur qui ne dupe personne quand au loin résonne encore le rire puissant de Mirja.
  • sam 21.10 > 20:00

    Bell, Book and Candle

    I Put A Spell On You
    L’Adorable voisine
    Richard Quine, 1958, US, DCP, vo ang st fr, 106'
    Le titre fait référence à une cérémonie d’excommunication majeure dans le catholicisme romain du IXe siècle. La cloche représentait le caractère public de l’acte, le livre l’autorité des paroles prononcées, et on a cru que la chandelle symbolisait la possibilité que l’interdiction soit levée, mais non... Ici "l’adorable voisine" (titre français) souhaite tomber amoureuse. Or, en tant que sorcière, seul le désir lui est permis. Renouant avec le duo d’amoureux luttant déjà contre leur Némésis dans "Vertigo" d’Alfred Hitchcock, Kim Novak et James Stewart prouvent à nouveau leur complémentarité : Gil use de son regard ensorcelant pour émouvoir son voisin Shep sur le point de se marier. Mais ce ne sont pas des méthodes respectables, l’anathème la frappe lorsqu’elle tente de s’expliquer. Est-ce que cette fabuleuse Circé moderne, femme magicienne, incapable de tomber amoureuse et ne versant aucune larme, parviendra à garder le cœur de l’homme qu’elle désire ?
  • sam 21.10 > 22:00

    Las brujas de Zugarramurdi

    I Put A Spell On You
    Les Sorcières de Zugarramurdi
    Alex De la Iglesia, 2013, ES, HD, vo es st fr, 110'
    À un jet de pierre de la frontière française, la ville espagnole de Zugarramurdi et sa caverne préhistorique étaient le plus grand Akelarre (du basque "lande du bouc", lieu de réunion de sorcières) de toute l’Espagne, "purifié" en 1610 dans les flammes par les inquisiteurs. C’est là qu’atterrissent quatre hommes (dont un dans le coffre) et un petit garçon, chargés d’or volé et de rancœurs contre les femmes. Enchaînant à un rythme effréné les scènes hallucinées (comme un braqueur déguisé en Bob l’éponge, des sorcières courant au plafond comme des insectes, une gigantesque mère primitive reprenant la vénus de Willendorf, un sabbat dans l’authentique Akelarre de Zugarramurdi avec chants, invocations en basque et roues solaires...), avec un humour franchouillard, immoral et gore, ce délire de Àlex de la Iglesia ("Le jour de la Bête", "Balada triste", "Accion Mutante" !) aborde le thème de la sorcellerie et de la peur de la femme sans faire dans la dentelle !
  • dim 22.10 > 17:00

    The Love Witch

    Anna Biller
    Anna Biller, 2016, US, 35mm, vo ang st fr & nl, 118'
    Anna Biller revient avec un long métrage passionné ! Elaine, une belle jeune femme interprétée par Samantha Robinson, est déterminée à trouver un homme pour l’aimer. Dans son appartement "gothippie" victorien, elle peint des scènes chimériques qui finissent par prendre vie, convoque l’amour à coup de décoctions et de rituels inspirés du culte sataniste. Ses talents de séduction et de pouvoir manipulateur apportent à cette Médée moderne des résultats trop efficaces, et aux conquêtes un sort funeste. Les hommes, n’éprouvant aucun véritable sentiment, perdent la raison et se répandent autour d’elle. Elaine boit le calice jusqu’à la lie quand elle rencontre enfin l’homme de ses rêves, son désespoir d’être aimé amenant l’héroïne à caresser la folie et le meurtre après avoir perdu confiance dans sa propre vie. Doté d’une imagerie kitsch assumée et maîtrisée, ce film explore la fantaisie féminine, la sorcellerie et les répercussions du narcissisme pathologique, tout en surfant sur l’attirance actuelle pour l’occultisme des années 60-70. La bande originale ajoute la note traditionnelle et Moyenâgeuse qui nourrit la narration. Une photographie qui rend hommage aux thrillers Technicolor des années 60, de sublimes anachronismes stylistiques (et des strip-teases mémorables...) font sans aucun doute de "The Love Witch" une façon puissante de raconter une histoire et de créer un sens. Un merveilleux filtre d’amour du cinéma ! Play The Love Witch - Anna Biller ( Cinema Nova altervative trailer ) https://vimeo.com/232995750
  •    dim 22.10 > 19:00

    Le parti du rêve de logement   [Plan B]

    Varia
    Peter Snowdon & Alarm, 2016, BE, video, vo fr st nl, 65'
    Plan B, le rendez-vous du Nova autour des questions urbaines et de leurs représentations à l’écran, reçoit Alarm : ce groupe militant pour un droit au logement pour tous, né en 2001 dans le sillage de la maison de quartier Bonnevie (Molenbeek), réunit des personnes qui sont bien décidées à passer du statut de victimes du "mal logement" à celui d’acteurs de changements en s’opposant aux obstacles qui entravent l’accès à un logement décent et financièrement accessible. Cette fois, avec le regard, la caméra et la complicité de Peter Snowdon, ils ont réalisé leur premier long métrage au titre évocateur. Ils y racontent la traversée de Bruxelles de Fouta, Rahim, Gloria et Yacine, ayant quitté leur ville natale en Belgique ou leur pays d’origine, à la recherche d’un logement. Ne rencontrant que refus, humiliations et escroqueries, comme dans la vie réelle, les personnages ont l’idée de créer ensemble un parti politique pour défendre leurs propres solutions : le parti du rêve de logement !
  • dim 22.10 > 21:00

    Upstream Color

    Upstream Color
    Shane Carruth, 2012, US, DCP, vo ang st fr, 96'
    Dans le terreau d’une certaine plante se trouve une larve aux étranges vertus psychotropes. Introduite dans l’organisme humain, elle permet de manipuler l’hôte inconscient de ce qui lui arrive et de lui ôter toute faculté de jugement. Victime de cette expérience, Kris se retrouve dépossédée de son travail, de son argent, et finalement de sa vie. Quelques années plus tard, elle rencontre Jeff qui semble avoir vécu la même intoxication. Ensemble, ils suivent la piste d’un fermier qui semble étroitement connecté à ce qu’il leur est arrivé… Ce synopsis prometteur n’est que le début d’"Upstream Color", film impossible à résumer tant le mode narratif traditionnel va ensuite basculer vers un dépouillement total, une abstraction dramatique emportant le spectateur dans un univers de sensations, non verbal, un jeu de piste sensoriel où se croisent plusieurs personnages et plusieurs points de vue. Tandis que se mélangent des scènes réalistes et fantastiques, et que se noue en filigrane une histoire d’amour, l’héroïne reçoit des signaux des souvenirs visuels et sonores venus d’ailleurs, "Upstream Color" se fond dans l’atmosphère, la musique, pour ne plus laisser place qu’à l’émotion et au son. Avec ce deuxième long métrage (après "Primer"), le touche-à-tout autodidacte Shane Carruth réalise, interprète, monte et met en musique un OVNI fascinant et déroutant, à travers lequel il expérimente un langage de l’émotion et se demande si c’est l’environnement ou le comportement qui dicte la façon dont on se voit soi-même, ou si c’est l’inverse. Une véritable expérience cinématographique. Play Upstream Color - Theatrical Trailer (...+)
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