Vente des tickets et ouverture du bar : 30 minutes avant la première séance.

#168 Only the Sky is the Limit

  •    jeu 20.09 > 20:00

    Ultra Pulpe

    Ultra Löwensohn
    Bertrand Mandico, 2018, FR, super16 > video, vo fr st ang, 38'
    C’est au cœur d’un plateau de tournage à l’allure d’autre planète que se déroule Ultra Pulpe. Entrecoupé de collages oniriques, de manière réelle comme fantasmé, cette dernière création de Bertrand Mandico emprunte les ingrédients les plus sulfureux de la filmographie hallucinante du réalisateur de « Anthropophagus » et « Les Déchaînements pervers de Manuela ». Des intentions extravagantes, une fureur soit disant vulgaire et une volonté créatrice qui se personnifient dans l’homonyme féminisé Joy D’Amato (Elina Löwensohn) dirigeant une équipe majoritairement féminine. Telle la face du mandrill géant, sorte d’éclaireur et chef opérateur aux yeux jaunes, le film construit par flash une poésie fardée du bleu typique des années 80, déroulant un éventail de subtiles abstractions : angoisse de la reconnaissance, démon des années perdues, communication avec les morts et amours nécrophiles… Dans l’artifice clinquant des décors, Mandico fait germer l’organique du synthétique. Faisant jaillir un court instant le fantôme de Jean Cocteau, et invoquant d’autres maitres du 7ème art, il affirme son amour pour le cinéma.
  •    jeu 20.09 > 22:00

    Nadja

    Ultra Löwensohn
    Michael Almereyda, 1994, US, 35mm, vo ang , 92'
    Silhouette enfantine, visage sculptural et grands yeux en amandes, la hiératique Nadja (Elina Löwensohn) semble s’éveiller nonchalamment après minuit pour boire la coupe du New York nocturne...et de ses habitants ! La rencontre de ce fantôme surréel, ne pouvant pas ne pas évoquer le roman du même nom par André Breton, se révèlera être celle d’une vampire on ne peut plus gothique puisque roumaine, fille d’un conte Dracula décédé et presque mort - bien que pas suffisamment pour un docteur Van Helsing rock n’roll et un peu porté sur la boisson (Peter Fonda !). Dans cet univers aussi 90’s que gothique, aussi comique que d’un romantique sombre, la photographie en noir et blanc -et plus spécialement les plans pixelisés tournés grâce à la PXL 2000 de Fisher Price- participe à l’immersion superficielle dans ce rêve absurde et sérieux produit par David Lynch. Ce dernier apparait d’ailleurs dans cet étrange et discret film-vidéo, achevant d’en faire un film de vampire moderne pas comme les autres.
  • ven 21.09 > 20:00

    Samurai Rauni Reposaareleinen

    Samurai Gaijin
    Mika Rättö, 2016, FI, DCP, vo fi st fr & ang, 80'
    Bienvenue à Reposaarelainen, petit coin de la campagne finlandaise gélée et ponctuée d’usines, sur laquelle régne un irascible et joyeux seigneur de guerre : le Samurai Rauni ! Sabreur invaincu et decontracté, clope au bec, barbe hirsute, casquette de matelot et marcel sale, avec un fort penchant pour les femmes et la bouteille, Rauni suis une route un peu trop droite en se vengeant de ceux qu’il pense avoir commandité sa vaine tentative d’assassinat. Le film s’ouvre comme une bouteille de vodka et ne se referme qu’après une intense heure et quart de délire, de danse, de chants traditionnels et techno, de gueule de bois et de vengeances aussi douteuses que tranchantes. "Samurai Rauni" est porté par son réalisateur-acteur principal hyper-actif et en grande forme, boosté par l’humour local (éthylique et noir), soutenu par son entrainante bande-son ; il réussit le défi de japoniser intélligement la Finlande, transposant par exemple les "bains chauds" japonais dans les saunas nordiques. Une sortie trop rare, et unique en son genre !
  • ven 21.09 > 22:00

    The Challenge

    Samurai Gaijin
    John Frankenheimer, 1982, 35mm > video, vo ang st fr, 113'
    Embauché pour partir au Japon afin de livrer un ancien katana familial à son propriétaire, Rick, simple boxeur américain, se retrouve pris dans une guerre pour le sabre qui oppose deux frères, l’un retiré à la campagne et sensei d’un dojo d’escrime traditionnelle, l’autre richissime et mafieux chef d’entre- prise. Devant choisir son camp, il finira par être initié et prendre les armes, celles des samourais. Etonnament réaliste pour un film gaijin, guidé par Toshiro Mifune, LA figure légendaire du chanbara ("Les Septs Samurais", "la Légende de Musashi", « Le Sabre du Mal », etc.) ici en vieux et efficace sensei ; "The Challenge" ne ridiculise pas le samourai en entrant dans des clichés incultes, mais ouvre au contraire une modeste porte vers les pratiques martiales du Japon médieval, faisant du héros américain (dont l’orgueil est douché un bon coup par les techniques nippones, et qui achève le film en ayant à peine effleuré la voie du sabre) peut-être le seul authentique Samurai Gajin de ce programme. (avec Rauni bien entendu)
  • sam 22.09 > 20:00

    Les sauteurs

    Only the Sky is the Limit
    Estephan Wagner, Moritz Siebert & Abou Bakar Sidibé, 2016, DK-ML-NL, DCP, vo fr , 80'
    Au Maroc, le Mont Gourougou surplombe l’enclave espagnole de Melilla. Sur cette montagne aride, traversée d’ânes et de chiens errants, se calfeutre une communauté d’hommes venus de plusieurs pays africains, en quête de ce petit bout de territoire où il faut aller poser les pieds pour commencer à vivre. C’est à l’un d’entre eux que Moritz Siebert et Estephan Wagner ont confié leur caméra. Abou Bakar Sidibé a fait tout ce chemin pour venir attendre là les nuits de brouillards propices au passage, il risque sa vie quand ils se lancent tous ensemble sur les hautes clôtures pour qu’elles s’effondrent sous leurs poids et qu’ils puissent passer, il invente avec ses camarades d’infortune et de rêves un quotidien tissé d’attentes et de peurs, de deuils et d’espoirs, de rapines et de matchs de foot. Et si les réalisateurs sont là, au montage, à travailler une forme mêlant les images menaçantes des caméras de surveillance au quotidien tantôt paisible tantôt tremblant de cette communauté, on ne les verra pas à l’écran. Abou, filmeur et filmé, met seul en partage sa vie et ses liens pour raconter le courage de ces hommes – et construire, dans le même geste, au bout de la caméra, leur dignité.
  • sam 22.09 > 22:00

    Un paese di Calabria

    Only the Sky is the Limit
    Shu Aiello & Catherine Catella, 2016, FR-IT, DCP, vo fr & it st fr, 90'
    Ce documentaire dit le possible et le réel de l’hospitalité, de manière institutionnelle grâce à une volonté première d’un village - déserté par ses jeunes générations - de lutter contre la mafia calabraise, de reprendre possession de sa voix. Un maire un jour, suite à l’arrivée d’un bateau de "nouveaux migrants", ramène 10 kurdes à la maison. L’impact individuel devient force collective. Ce film montre que rien n’est gagné, que tout est rude, que les causes des migrations sont souvent les mêmes, de l’Antiquité jusqu’aujourd’hui. Enchaînement de poses, de plans longs, de paysages, de tableaux et de récits de toutes sortes, ce film composite alterne les voix des nouveaux habitants, des "anciens", de celles et ceux qui passent, qui restent, qui sont parti.e.s, qui reviendront, qui ne reviendront jamais. Riace, ce village en bord d’horizons, est devenu Ithaque, lieu d’arrivée ou de départ. Territoire d’accueil cependant, ce documentaire est un vrai bout d’espoir qui devrait s’injecter en intraveineuse.
  • dim 23.09 > 18:00

    Io Sto con la Sposa

    Only the Sky is the Limit
    On the Bride’s Side
    Antonio Augugliaro, Gabriele Del Grande & Khaled Soliman Al Nassiry, 2014, DCP, vo ar & it st fr, 98'
    Un journaliste italien et un poète palestinien décident d’aider un groupe de réfugié-e-s syrien-ne-s à gagner la Suède avec, en guise de laissez-passer, une robe blanche de mariée… Parce qu’enfin, quel policier aurait l’esprit assez tordu pour aller se figurer que le cortège nuptial n’est qu’une couverture imaginée par les cinéastes pour traverser l’Europe en déjouant les contrôles ? Produit par crowdfunding, "Io Sto Con La Sposa" s’avère le parfait exemple du documentaire où la caméra s’impose comme actrice à part entière d’une belle histoire en train de s’écrire. Une ode au culot, à la solidarité et à la désobéissance citoyenne et aussi, accessoirement, un film pour sortir de la figure repoussoir du passeur, un peu trop systématiquement dépeint en trafiquant d’êtres humains sans foi ni loi. Un joli pied de nez aux gardiens de la forteresse, qui aurait pu envoyer tout droit ses auteurs en prison, et les conduira plutôt à la Mostra de Venise…
  • dim 23.09 > 19:00

    Sténopés/sons sur la ville   [Expo]

    Only the Sky is the Limit
    Avec des demandeurs d’asile au Centre Fritz Toussaint et des volontaires en année citoyenne de Solidarcité, l’Atelier Graphoui et Article 27 ont réalisé un projet de création sonore et visuelle pour partager les points de vue sur la ville, celle où l’on est, celle d’où l’on vient. À l’image d’une ville, laboratoire voué à la rencontre, à l’expérimentation, le sténopé est utilisé ici comme outil à capturer des sensations en image, réinventer nos décors, un zoom pour peindre nos paysages sonores, regard sur un quotidien, un centre, une place, un quartier.
  •    dim 23.09 > 20:00

    Brûle la mer

    Only the Sky is the Limit
    Nathalie Nambot & Maki Berchache, 2014, FR, 35mm, vo fr , 75'
    Dans l’élan de la révolution tunisienne, après la chute de Ben Ali, 25.000 jeunes tunisiens ont pris la mer vers l’Europe, via Lampedusa. Maki Berchache est l’un d’eux. À partir de son his- toire, de fragments d’images, de récits, avec ses amis de voyage ou rencontrés à Paris, "Brûle la mer" revient sur cette tentative de liberté et la violence d’une hospitalité refusée. Brûler la mer, c’est brûler les frontières, les lois, les papiers empêchant de décider par soi-même de sa terre d’accueil. "Brûle la mer" c’est égale- ment brûler la vie passée, quitter son pays, sa famille. C’est aussi produire l’énergie nécessaire à la création de nouvelles fraterni- tés, dans un endroit que l’on fait peu à peu sien. Nathalie Nambot et Maki Berchache se sont attachés avec leur film à mettre en image l’intelligence de la lutte collective et la force vive qui se dégage de leur proposition qui nous enjoint à rejoindre ce combat.
    + A l’usage des vivants / Semira Adamu
    Pauline Fonsny, 2018, BE, vo fr & ang st fr, 25'
  •    jeu 27.09 > 20:00

    S-lames de fond

    Only the Sky is the Limit
    Poéte.sse.s, musicien.ne.s, slameur.se.s des luttes, en voix et en gorges et en poings autour et pour des voix oubliées, invisibilisées. Avec sûrement Antoine Boute, Maïa Chauvier, Dante, Caroline Deyber, Célestin de Meeus, Léïla Duquaine, Akram Hamo, Said Codm Elouizi,Elisabeth Severino Fernandes, Vincent Granger, Aliette Griz, Saïdou Ly, Law Tiste, Maky, Els Moors, MEDEX - Musée éphémère de l’exil, Tom Nisse,Serge Noël, Alice Perret, Milady Renoir, Joëlle Sambi Nzeba, Jérémie Tholomé, Laurence Vielle, et d’autres ami.e.s... Clôture en chœur slamé.
  • ven 28.09 > 20:00

    Between Fences

    Only the Sky is the Limit
    Avi Mograbi, 2016, FR-IL, video, vo st fr, 84'
    Israël, petit pays de 8 millions d’habitants, compte 50.000 demandeurs d’asile africains qui ont commencé à affluer dans la seconde moitié des années 2000. Face à cette vague migratoire venant du Soudan, ravagé par la guerre du Darfour, et d’Érythrée, en proie à un régime dictatorial, le gouvernement israélien n’a fait aucun effort pour accueillir ces exilés de manière décente. L’État cherche au contraire à "éliminer le problème" de façon inhumaine, refusant d’octroyer aux demandeurs d’asile non juifs le statut que la Convention de 1951 relative aux réfugiés devrait pourtant leur offrir. Le camp de réfugiés de Holot, une prison qui ne dit pas son nom située en plein désert du Néguev, est la concrétisation physique de cette politique. C’est là qu’Avi Mograbi et le metteur en scène Chen Alon partent à la rencontre de demandeurs d’asile et questionnent avec eux le statut de réfugié en Israël. Quel est l’élément déclencheur qui pousse un jour ces hommes et ces femmes à abandonner tout ce qu’ils possèdent et tous leurs proches pour plonger vers l’inconnu ? Pourquoi Israël, terre des réfugiés, refuse de considérer le sort de ces exilés que la guerre, la pauvreté et les persécutions ont jetés sur les routes ? Les Israéliens qui travaillent avec les réfugiés sont-ils capables de se mettre à leur place ? Leur inconscient collectif peut-il être réveillé ? Grâce aux techniques du "Théâtre de l’Opprimé", le réalisateur et le metteur en scène font en sorte que les exilés s’emparent peu à peu du film et en fassent le leur.
  • ven 28.09 > 22:00

    District 9   [Nocturne]

    Only the Sky is the Limit
    Neill Blomkamp, 2009, ZA-CA-US-NZ, video, vo ang st fr & nl, 112'
    Nouveau bidonville de Johanesbourg, le District 9 est un camp de réfugiés hébergeant des extraterrestres contraints de rester sous le ciel sud-africain suite à un soucis technique. Avec le temps, le camp moisi et, à l’intégration de ces nouveaux habitants, l’administration privilégie l’expulsion dans un camp tout neuf au milieu de nulle part et surtout, loin du bon peuple. Un déménagement effectué par tous les moyens disponibles quitte à utiliser des méthodes "fermes mais humaines" telles l’expropriation ou la mise hors d’état de nuire des récalcitrants… Conçu comme un documentaire d’investigation, "District 9" est probablement l’un des films les plus acides et percutants que la culture pop nous ai servi ces dernières années au sujet du traitement des réfugiés. Qu’ils soient Afghans, Nigérians ou extraterrestres, c’est tout le mépris et la haine de l’autre infusée par le traitement de l’information et les injonctions politico-policières que ce film extrapolent. Reste le traitement génial du personnage principal, une raclure imbue de lâcheté et de racisme que le réalisateur rend savoureux à haïr, sans oublier des effets spéciaux conçus avec une maîtrise hors du commun et vous obtiendrez l’un des films de genre majeurs des années 2000.
  • sam 29.09 > 20:00

    Io Sto con la Sposa

    Only the Sky is the Limit
    On the Bride’s Side
    Antonio Augugliaro, Gabriele Del Grande & Khaled Soliman Al Nassiry, 2014, DCP, vo ar & it st fr, 98'
    Un journaliste italien et un poète palestinien décident d’aider un groupe de réfugié-e-s syrien-ne-s à gagner la Suède avec, en guise de laissez-passer, une robe blanche de mariée… Parce qu’enfin, quel policier aurait l’esprit assez tordu pour aller se figurer que le cortège nuptial n’est qu’une couverture imaginée par les cinéastes pour traverser l’Europe en déjouant les contrôles ? Produit par crowdfunding, "Io Sto Con La Sposa" s’avère le parfait exemple du documentaire où la caméra s’impose comme actrice à part entière d’une belle histoire en train de s’écrire. Une ode au culot, à la solidarité et à la désobéissance citoyenne et aussi, accessoirement, un film pour sortir de la figure repoussoir du passeur, un peu trop systématiquement dépeint en trafiquant d’êtres humains sans foi ni loi. Un joli pied de nez aux gardiens de la forteresse, qui aurait pu envoyer tout droit ses auteurs en prison, et les conduira plutôt à la Mostra de Venise…
  • sam 29.09 > 22:00

    Les sauteurs

    Only the Sky is the Limit
    Estephan Wagner, Moritz Siebert & Abou Bakar Sidibé, 2016, DK-ML-NL, DCP, vo fr , 80'
    Au Maroc, le Mont Gourougou surplombe l’enclave espagnole de Melilla. Sur cette montagne aride, traversée d’ânes et de chiens errants, se calfeutre une communauté d’hommes venus de plusieurs pays africains, en quête de ce petit bout de territoire où il faut aller poser les pieds pour commencer à vivre. C’est à l’un d’entre eux que Moritz Siebert et Estephan Wagner ont confié leur caméra. Abou Bakar Sidibé a fait tout ce chemin pour venir attendre là les nuits de brouillards propices au passage, il risque sa vie quand ils se lancent tous ensemble sur les hautes clôtures pour qu’elles s’effondrent sous leurs poids et qu’ils puissent passer, il invente avec ses camarades d’infortune et de rêves un quotidien tissé d’attentes et de peurs, de deuils et d’espoirs, de rapines et de matchs de foot. Et si les réalisateurs sont là, au montage, à travailler une forme mêlant les images menaçantes des caméras de surveillance au quotidien tantôt paisible tantôt tremblant de cette communauté, on ne les verra pas à l’écran. Abou, filmeur et filmé, met seul en partage sa vie et ses liens pour raconter le courage de ces hommes – et construire, dans le même geste, au bout de la caméra, leur dignité.
  • dim 30.09 > 18:00

    Samurai Rauni Reposaareleinen

    Samurai Gaijin
    Mika Rättö, 2016, FI, DCP, vo fi st fr & ang, 80'
    Bienvenue à Reposaarelainen, petit coin de la campagne finlandaise gélée et ponctuée d’usines, sur laquelle régne un irascible et joyeux seigneur de guerre : le Samurai Rauni ! Sabreur invaincu et decontracté, clope au bec, barbe hirsute, casquette de matelot et marcel sale, avec un fort penchant pour les femmes et la bouteille, Rauni suis une route un peu trop droite en se vengeant de ceux qu’il pense avoir commandité sa vaine tentative d’assassinat. Le film s’ouvre comme une bouteille de vodka et ne se referme qu’après une intense heure et quart de délire, de danse, de chants traditionnels et techno, de gueule de bois et de vengeances aussi douteuses que tranchantes. "Samurai Rauni" est porté par son réalisateur-acteur principal hyper-actif et en grande forme, boosté par l’humour local (éthylique et noir), soutenu par son entrainante bande-son ; il réussit le défi de japoniser intélligement la Finlande, transposant par exemple les "bains chauds" japonais dans les saunas nordiques. Une sortie trop rare, et unique en son genre !
  • dim 30.09 > 20:00

    Un paese di Calabria

    Only the Sky is the Limit
    Shu Aiello & Catherine Catella, 2016, FR-IT, DCP, vo fr & it st fr, 90'
    Ce documentaire dit le possible et le réel de l’hospitalité, de manière institutionnelle grâce à une volonté première d’un village - déserté par ses jeunes générations - de lutter contre la mafia calabraise, de reprendre possession de sa voix. Un maire un jour, suite à l’arrivée d’un bateau de "nouveaux migrants", ramène 10 kurdes à la maison. L’impact individuel devient force collective. Ce film montre que rien n’est gagné, que tout est rude, que les causes des migrations sont souvent les mêmes, de l’Antiquité jusqu’aujourd’hui. Enchaînement de poses, de plans longs, de paysages, de tableaux et de récits de toutes sortes, ce film composite alterne les voix des nouveaux habitants, des "anciens", de celles et ceux qui passent, qui restent, qui sont parti.e.s, qui reviendront, qui ne reviendront jamais. Riace, ce village en bord d’horizons, est devenu Ithaque, lieu d’arrivée ou de départ. Territoire d’accueil cependant, ce documentaire est un vrai bout d’espoir qui devrait s’injecter en intraveineuse.
  • dim 30.09 > 22:00

    Arna’s Children

    Only the Sky is the Limit
    Juliano Mer Khamis & Danniel Danniel, 2002, IL, video, vo st fr & ang, 84'
    Youssef a commis un attentat-suicide en 2001. Ashraf a été abattu par l’armée israélienne en 2002. Alla commandait un groupe de combattants résistants jusqu’à sa mort, en 2003. Enfants, ils étaient les acteurs prometteurs de la troupe théâtrale que Juliano Mer Khamis, le réalisateur, avait fondée dans les années 1980 dans le camp de réfugiés de Jénine, avec sa mère Arna, issue d’une famille sioniste mais mariée à un Arabe israélien qui dirigea le Parti communiste. À l’époque, Juliano Mer Khamis avait filmé les répétitions et les représentations. Il est retourné à Jénine en 2002, pour voir ce qu’étaient devenus les enfants qu’il y avait connus et essayer de comprendre leurs choix et leurs itinéraires. Le résultat est un portrait de groupe effrayant, un film d’une grande humanité et pourtant sans concession sur une génération perdue de Palestiniens, condamnée par l’occupation israélienne. Ce film donnera naissance, quelques années plus tard, au Freedom Theater fondé à Jénine par Juliano Mer Khamis pour poursuivre l’œuvre de sa mère, jusqu’à son propre assassinat en 2011.
  •    jeu 04.10 > 20:00

    Terres de confusion

    Only the Sky is the Limit
    Paola Stévenne, 2002, BE, video, vo fr , 60'
    Paola Stévenne a pris part au Collectif contre les Expulsions dans les années 90. Elle se souvient de ce 26 septembre 1998, quand 5000 personnes se sont retrouvées à la Cathédrale Saints-Michel-et-Gudule pour un hommage citoyen en réaction à la mort de Semira Adamu. Mais quelques semaines plus tard, les médias sont déjà passés à autre chose. La cinéaste, elle, ne veut pas oublier. "Je souhaitais raconter une histoire belge, l’histoire de Schengen. Schengen a refait un mur de 10 mètres de haut à Ceuta, sur la frontière entre l’Espagne et le Maroc. Je souhaitais traverser la zone Schengen en partant du Sud et en allant de plus en plus au Nord. J’avais envie de voir ce qui changeait. En quatre mois et demi, je suis passée de Ceuta, à Madrid, de Marseille, en Andalousie, de Paris, à Bruxelles, de Berlin, aux frontières de la Pologne. J’ai cherché ce que signifie "être étranger" en Europe aujourd’hui. J’ai écouté les histoires, les souvenirs, les espoirs, les peurs et les plans des "étrangers".
    + Chants d’elles
    Aline Moens & Fatima Abgar, 2007, BE, video, vo fr , 10'
  • jeu 04.10 > 22:00

    Io Sto con la Sposa

    Only the Sky is the Limit
    On the Bride’s Side
    Antonio Augugliaro, Gabriele Del Grande & Khaled Soliman Al Nassiry, 2014, DCP, vo ar & it st fr, 98'
    Un journaliste italien et un poète palestinien décident d’aider un groupe de réfugié-e-s syrien-ne-s à gagner la Suède avec, en guise de laissez-passer, une robe blanche de mariée… Parce qu’enfin, quel policier aurait l’esprit assez tordu pour aller se figurer que le cortège nuptial n’est qu’une couverture imaginée par les cinéastes pour traverser l’Europe en déjouant les contrôles ? Produit par crowdfunding, "Io Sto Con La Sposa" s’avère le parfait exemple du documentaire où la caméra s’impose comme actrice à part entière d’une belle histoire en train de s’écrire. Une ode au culot, à la solidarité et à la désobéissance citoyenne et aussi, accessoirement, un film pour sortir de la figure repoussoir du passeur, un peu trop systématiquement dépeint en trafiquant d’êtres humains sans foi ni loi. Un joli pied de nez aux gardiens de la forteresse, qui aurait pu envoyer tout droit ses auteurs en prison, et les conduira plutôt à la Mostra de Venise…
  • ven 05.10 > 20:00

    Samurai Rauni Reposaareleinen

    Samurai Gaijin
    Mika Rättö, 2016, FI, DCP, vo fi st fr & ang, 80'
    Bienvenue à Reposaarelainen, petit coin de la campagne finlandaise gélée et ponctuée d’usines, sur laquelle régne un irascible et joyeux seigneur de guerre : le Samurai Rauni ! Sabreur invaincu et decontracté, clope au bec, barbe hirsute, casquette de matelot et marcel sale, avec un fort penchant pour les femmes et la bouteille, Rauni suis une route un peu trop droite en se vengeant de ceux qu’il pense avoir commandité sa vaine tentative d’assassinat. Le film s’ouvre comme une bouteille de vodka et ne se referme qu’après une intense heure et quart de délire, de danse, de chants traditionnels et techno, de gueule de bois et de vengeances aussi douteuses que tranchantes. "Samurai Rauni" est porté par son réalisateur-acteur principal hyper-actif et en grande forme, boosté par l’humour local (éthylique et noir), soutenu par son entrainante bande-son ; il réussit le défi de japoniser intélligement la Finlande, transposant par exemple les "bains chauds" japonais dans les saunas nordiques. Une sortie trop rare, et unique en son genre !
  • ven 05.10 > 22:00

    The Silent Stranger

    Samurai Gaijin
    Lo straniero di silenzio
    Luigi Vanzi, 1968, US-IT-JP, video, vo ang , 92'
    Selle à l’épaule et cheval suspendu, un cowboy anonyme s’éveille au milieu d’une foule de paysans intrigués et railleurs. Après un voyage de plusieurs mois, il débarque enfin dans un port nippon pour récupérer son dû : des milliers de dollars promis par un parchemin à remettre à un certain Motori. L’affaire est juteuse mais le terrain insondable surtout quand un samouraï bien renseigné lui subtilise sa liberté et son cheval. Bienvenue en plein Eastern : le Western en plein Japon de la fin de l’ère Edo ! Ce film à peu de chose près invisible de la fin des années 60 est historiquement le premier à mêler de si près les deux genres frères que sont le film de samouraï et le western. Et il le fait avec un certain sens de la rencontre : dès les premières minutes on comprend que le cowboy ne saisit rien et en prend plein les dents. Pas de traducteur ni de terrain commun dans cette terre balayée par les typhons. Pour quelques dollars de plus, l’étranger joue le rôle du grain de sable bondissant d’un clan à l’autre dans la lutte à mort que se livre deux clans de samouraïs. À mi-chemin entre le western et le chanbara, ce film habité par une princesse polyglotte, un nain porte-sabre, une gatling en plein Japon médiéval et une pétoire indescriptible est une rareté réjouissante et pluvieuse !
  •    sam 06.10 > 19:00

    Hamlet in Palestine

    Only the Sky is the Limit
    Nicolas Klotz & Thomas Ostermeier, 2017, DE-FR, DCP, vo st fr & ang, 92'
    À l’occasion d’un voyage en Palestine autour de son travail sur la pièce de Shakespeare, le metteur en scène allemand Thomas Ostermeier part sur les traces de son ami Juliano Mer-Khamis assassiné en pleine rue en 2011. De questions en silence, de rencontres en rendez-vous, son chemin l’amène au camp de Jénine, dans une prison palestinienne, à Tel-Aviv pour essayer de comprendre qui aurait pu vouloir tuer Mer-Khamis, militant, activiste, fondateur du Freedom Theater à Jénine, comédien passé chez Gitaï, metteur en scène charismatique. Plus il avance dans son enquête, plus les pistes se démultiplient, se perdent, se brouillent... Et le film le suit, erre dans son sillage, tisse sa quête à celle d’Hamlet qui se débat, à l’œuvre de Mer-Khamis, aux images de son film, "Arna’s Children". Peu-à-peu, dans ce labyrinthe d’images rythmées à coup de guitare électrique, dans ses tranches d’histoires individuelles et collectives, ses allées et retours entre hier et aujourd’hui, se déploie comme une ballade médiévale, une chanson de geste, l’histoire d’un homme, de ses frères et de ses batailles. Et ce qui nourrit cette quête, anime sans cesse le film, lie Klotz à Ostermeier, Ostermeier à Mer-Kamis, Mer-Kamis à ses anciens camarades devenus soldats, c’est l’amitié. Et ses vertus que chantaient les troubadours d’autrefois, l’honneur, le courage, la loyauté.
  • sam 06.10 > 22:00

    Between Fences

    Only the Sky is the Limit
    Avi Mograbi, 2016, FR-IL, video, vo st fr, 84'
    Israël, petit pays de 8 millions d’habitants, compte 50.000 demandeurs d’asile africains qui ont commencé à affluer dans la seconde moitié des années 2000. Face à cette vague migratoire venant du Soudan, ravagé par la guerre du Darfour, et d’Érythrée, en proie à un régime dictatorial, le gouvernement israélien n’a fait aucun effort pour accueillir ces exilés de manière décente. L’État cherche au contraire à "éliminer le problème" de façon inhumaine, refusant d’octroyer aux demandeurs d’asile non juifs le statut que la Convention de 1951 relative aux réfugiés devrait pourtant leur offrir. Le camp de réfugiés de Holot, une prison qui ne dit pas son nom située en plein désert du Néguev, est la concrétisation physique de cette politique. C’est là qu’Avi Mograbi et le metteur en scène Chen Alon partent à la rencontre de demandeurs d’asile et questionnent avec eux le statut de réfugié en Israël. Quel est l’élément déclencheur qui pousse un jour ces hommes et ces femmes à abandonner tout ce qu’ils possèdent et tous leurs proches pour plonger vers l’inconnu ? Pourquoi Israël, terre des réfugiés, refuse de considérer le sort de ces exilés que la guerre, la pauvreté et les persécutions ont jetés sur les routes ? Les Israéliens qui travaillent avec les réfugiés sont-ils capables de se mettre à leur place ? Leur inconscient collectif peut-il être réveillé ? Grâce aux techniques du "Théâtre de l’Opprimé", le réalisateur et le metteur en scène font en sorte que les exilés s’emparent peu à peu du film et en fassent le leur.
  •    dim 07.10 > 18:00

    L’Héroïque Lande

    Only the Sky is the Limit
    Nicolas Klotz & Elisabeth Perceval, 2017, FR, DCP, vo fr st fr & ang, 225'
    Nous les avions invités pour fêter les dix ans du Nova, alors qu’ils venaient de terminer "La Blessure". Nos vingt ans ont passés et les voilà poursuivant toujours leur chemin de cinéastes témoins et résistants, enflammés d’une colère tenace et délicate. Un chemin pavé de rigueur, de moral et d’éthique qui les conduit, presque naturellement, à Calais, pendant l’hiver 2016, avant que l’État français n’organise la déconstruction de la Jungle. Dans le calme de gestes longuement filmés, un thé qu’on prépare, un feu qu’on attise, la caméra immobile partage un peu de chaleur et se mêle silencieusement aux groupes. Les longues séquences se déploient, le temps est celui de la rencontre, avant que ne se livrent arrachés à la nuit de l’oubli et de la mort, des fragments de récits. Tous ensemble, ils composent peu-à-peu le portrait d’un Enfer que Dante avait bien pressenti sur Terre, et dont ces hommes et ces femmes reviennent, parfois habités par le Diable, parfois assoiffés de vie comme Almaz, la belle Érythréenne au rire un peu fêlé. Alors les chemins boueux, les baraques en tôles et les petites boutiques de la Jungle semble un Purgatoire dangereux mais réconfortant, avec ses joies brèves et ses amitiés chaleureuses. Et c’est ici que se devine au loin derrière les flics et les grillages, le Paradis tant désiré, l’autre côté de la mer. Telle une fresque épique, "L’Héroïque lande" est un récit aux mille voix d’un voyage entre la vie et la mort, la geste des héros d’aujourd’hui. Sauf que malgré ses malheurs, Dante était conduit au Paradis par Béatrice. De ce paradis tant désiré et enfin rejoint, au téléphone, Zeid dira, "Fuck England, Baba. I miss the jungle". En partenariat avec BOZAR et le Cinéclub de (...+)
  •    jeu 11.10 > 20:00

    Radio Syria   [Séance d’écoute]

    Only the Sky is the Limit
    Collectif, 2018, BE, audio, vo fr , 50'
    "Radio Syria" est une création radiophonique découpée en deux épisodes conçue par des réfugiés syriens et coordonnée par l’atelier Graphoui. Cette fascinante réalisation collective révèle un kaléidoscope de souvenirs et d’expériences vécues depuis les premiers moments de la fuite jusqu’à l’arrivée à Bruxelles en passant, entre autres, par les cases prisons et postes frontières. L’utilisation intelligente du médium radiophonique permet la recréation d’environnements sonores suggérant avec force et subtilité les angoisses et parcours de chacun de ces migrants. Les témoignages conçus dans le calme et un brin de recul permettent de rendre palpable la singularité de ces parcours de vie sans verser dans le sensationnalisme. L’écoute se fera en présence de certains cré-acteurs de "Radio Syria".
  •    jeu 11.10 > 22:00

    Radio Syria   [Séance d’écoute]

    Only the Sky is the Limit
    Collectif, 2018, BE, audio, vo fr , 50'
    "Radio Syria" est une création radiophonique découpée en deux épisodes conçue par des réfugiés syriens et coordonnée par l’atelier Graphoui. Cette fascinante réalisation collective révèle un kaléidoscope de souvenirs et d’expériences vécues depuis les premiers moments de la fuite jusqu’à l’arrivée à Bruxelles en passant, entre autres, par les cases prisons et postes frontières. L’utilisation intelligente du médium radiophonique permet la recréation d’environnements sonores suggérant avec force et subtilité les angoisses et parcours de chacun de ces migrants. Les témoignages conçus dans le calme et un brin de recul permettent de rendre palpable la singularité de ces parcours de vie sans verser dans le sensationnalisme. L’écoute se fera en présence de certains cré-acteurs de "Radio Syria".
  • ven 12.10 > 20:00

    Arna’s Children

    Only the Sky is the Limit
    Juliano Mer Khamis & Danniel Danniel, 2002, IL, video, vo st fr & ang, 84'
    Youssef a commis un attentat-suicide en 2001. Ashraf a été abattu par l’armée israélienne en 2002. Alla commandait un groupe de combattants résistants jusqu’à sa mort, en 2003. Enfants, ils étaient les acteurs prometteurs de la troupe théâtrale que Juliano Mer Khamis, le réalisateur, avait fondée dans les années 1980 dans le camp de réfugiés de Jénine, avec sa mère Arna, issue d’une famille sioniste mais mariée à un Arabe israélien qui dirigea le Parti communiste. À l’époque, Juliano Mer Khamis avait filmé les répétitions et les représentations. Il est retourné à Jénine en 2002, pour voir ce qu’étaient devenus les enfants qu’il y avait connus et essayer de comprendre leurs choix et leurs itinéraires. Le résultat est un portrait de groupe effrayant, un film d’une grande humanité et pourtant sans concession sur une génération perdue de Palestiniens, condamnée par l’occupation israélienne. Ce film donnera naissance, quelques années plus tard, au Freedom Theater fondé à Jénine par Juliano Mer Khamis pour poursuivre l’œuvre de sa mère, jusqu’à son propre assassinat en 2011.
  • ven 12.10 > 22:00

    Samurai Rauni Reposaareleinen

    Samurai Gaijin
    Mika Rättö, 2016, FI, DCP, vo fi st fr & ang, 80'
    Bienvenue à Reposaarelainen, petit coin de la campagne finlandaise gélée et ponctuée d’usines, sur laquelle régne un irascible et joyeux seigneur de guerre : le Samurai Rauni ! Sabreur invaincu et decontracté, clope au bec, barbe hirsute, casquette de matelot et marcel sale, avec un fort penchant pour les femmes et la bouteille, Rauni suis une route un peu trop droite en se vengeant de ceux qu’il pense avoir commandité sa vaine tentative d’assassinat. Le film s’ouvre comme une bouteille de vodka et ne se referme qu’après une intense heure et quart de délire, de danse, de chants traditionnels et techno, de gueule de bois et de vengeances aussi douteuses que tranchantes. "Samurai Rauni" est porté par son réalisateur-acteur principal hyper-actif et en grande forme, boosté par l’humour local (éthylique et noir), soutenu par son entrainante bande-son ; il réussit le défi de japoniser intélligement la Finlande, transposant par exemple les "bains chauds" japonais dans les saunas nordiques. Une sortie trop rare, et unique en son genre !
  • ven 12.10 > 24:00

    Samurai Cop

    Samurai Gaijin
    Amir Shervan, 1991, US, DCP, vo
    Avec son catalogue très éloigné d’un Avi Mograbi, Amir Shervan ("Hollywood Cop", "Killing American Style") n’est pas le stéréotype du cinéaste moyen-oriental programmé au Cinéma Nova. Loin de là. En 1991 il met fin à sa carrière avec son cinquième film et chef d’œuvre malgré lui : "Samurai Cop". Un joyau dans le royaume des films si mauvais-qu’ils-en-sont-précieux qui a gagné son statut de film culte plus de 20 ans après sa diffusion en vhs grâce à l’avènement de l’internet et de son partage frénétique des plaisirs coupables. "Samurai Cop", c’est davantage un film de policiers qui tente de profiter de la vague finissante des films d’arts-martiaux qu’un film de samouraï non-japonais. Porté par un casting infernal de visages célèbres du cinéma fauché - l’américano-lituanien Robert Z’Dar en chef des yakuzas et Gérald Okamura - mais surtout par son imparable duo du flic blanc incorruptible et de son sidekick rigolo afro-américain, le film est l’exemple de la série B décomplexée qui accumule les faux raccords en tous genres, les claps maladroits et les dialogues au tranchant émoussé. Une perle à découvrir à minuit et en troupeau pour une séance unique et tout de même quelques touches de katana.
  •    sam 13.10 > 18:00

    Et la suite ? Assemblons-nous !   [Débat]

    Only the Sky is the Limit
    Le Nova accueille la soirée de clôture du programme lancé par la Coordination Semira Adamu 2018, association éphémère réunissant une centaine d’associations, de collectifs et d’individus. Le 13 octobre se veut aussi une soirée d’ouverture par la tenue d’une assemblée pour réfléchir ensemble à des pistes, qui depuis le terrain d’actions de chacun, ouvrent et revendiquent : la régularisation de toutes les personnes sans-papiers en attendant d’une effective liberté de circulation dans l’égalité de droits pour toutes et tous - l’arrêt des expulsions et suppression des centres fermés, la condamnation des violences systématiques racistes, patriarcales, policières et d’État. Cette assemblée se construira à partir des idées récoltées en amont et durant les événements et actions de septembre et octobre 2018. N’hésitez pas à venir avec vos idées et vos envies. Et pour se filer la niaque, restez pour le concert de Kel Assouf + Boum (et venez danser).
  • sam 13.10 > 22:00

    Kel Assouf   [Concert]

    Only the Sky is the Limit
    En 2006, Anana Harouna fonde à Bruxelles le groupe Kel Assouf qui signifie à la fois “la nostalgie" et "fils de l’éternité" en langue tamasheq. Au gré de ses formules successives le projet explore des univers sonores contrastés, partant d’un univers proche de celui de Tinariwen vers un son de plus en plus rock. Deux albums chez Igloo Records témoignent de cette évolution. Les phrases courtes d’Anana Harouna, posées sur les gammes et les rythmes issus de la musique traditionnelle keltamasheq, ont la concision des haïku japonais. Elles évoquent la vie dans son désert et appellent à la paix dans le monde. La vie entre Bruxelles et Agadez devient pour lui une source d’inspiration importante. Avec un power trio minimaliste, entouré de Sofyann Ben Youssef à l’orgue et au Moog SUB 37, et d’Olivier Penu à la batterie, la révolte face aux injustices d’Anana Harouna ressort de façon explicite par la voix hurlante de sa guitare. Les rythmes de transe africains joués par des musiciens de rock nous transportent sur un dance-floor quelque part entre Londres et Niamey – une machine à groove puissante !
  • dim 14.10 > 17:00

    Hamlet in Palestine

    Only the Sky is the Limit
    Nicolas Klotz & Thomas Ostermeier, 2017, DE-FR, DCP, vo st fr & ang, 92'
    À l’occasion d’un voyage en Palestine autour de son travail sur la pièce de Shakespeare, le metteur en scène allemand Thomas Ostermeier part sur les traces de son ami Juliano Mer-Khamis assassiné en pleine rue en 2011. De questions en silence, de rencontres en rendez-vous, son chemin l’amène au camp de Jénine, dans une prison palestinienne, à Tel-Aviv pour essayer de comprendre qui aurait pu vouloir tuer Mer-Khamis, militant, activiste, fondateur du Freedom Theater à Jénine, comédien passé chez Gitaï, metteur en scène charismatique. Plus il avance dans son enquête, plus les pistes se démultiplient, se perdent, se brouillent... Et le film le suit, erre dans son sillage, tisse sa quête à celle d’Hamlet qui se débat, à l’œuvre de Mer-Khamis, aux images de son film, "Arna’s Children". Peu-à-peu, dans ce labyrinthe d’images rythmées à coup de guitare électrique, dans ses tranches d’histoires individuelles et collectives, ses allées et retours entre hier et aujourd’hui, se déploie comme une ballade médiévale, une chanson de geste, l’histoire d’un homme, de ses frères et de ses batailles. Et ce qui nourrit cette quête, anime sans cesse le film, lie Klotz à Ostermeier, Ostermeier à Mer-Kamis, Mer-Kamis à ses anciens camarades devenus soldats, c’est l’amitié. Et ses vertus que chantaient les troubadours d’autrefois, l’honneur, le courage, la loyauté.
  • dim 14.10 > 19:00

    L’Héroïque Lande

    Only the Sky is the Limit
    Nicolas Klotz & Elisabeth Perceval, 2017, FR, DCP, vo fr st fr & ang, 225'
    Nous les avions invités pour fêter les dix ans du Nova, alors qu’ils venaient de terminer "La Blessure". Nos vingt ans ont passés et les voilà poursuivant toujours leur chemin de cinéastes témoins et résistants, enflammés d’une colère tenace et délicate. Un chemin pavé de rigueur, de moral et d’éthique qui les conduit, presque naturellement, à Calais, pendant l’hiver 2016, avant que l’État français n’organise la déconstruction de la Jungle. Dans le calme de gestes longuement filmés, un thé qu’on prépare, un feu qu’on attise, la caméra immobile partage un peu de chaleur et se mêle silencieusement aux groupes. Les longues séquences se déploient, le temps est celui de la rencontre, avant que ne se livrent arrachés à la nuit de l’oubli et de la mort, des fragments de récits. Tous ensemble, ils composent peu-à-peu le portrait d’un Enfer que Dante avait bien pressenti sur Terre, et dont ces hommes et ces femmes reviennent, parfois habités par le Diable, parfois assoiffés de vie comme Almaz, la belle Érythréenne au rire un peu fêlé. Alors les chemins boueux, les baraques en tôles et les petites boutiques de la Jungle semble un Purgatoire dangereux mais réconfortant, avec ses joies brèves et ses amitiés chaleureuses. Et c’est ici que se devine au loin derrière les flics et les grillages, le Paradis tant désiré, l’autre côté de la mer. Telle une fresque épique, "L’Héroïque lande" est un récit aux mille voix d’un voyage entre la vie et la mort, la geste des héros d’aujourd’hui. Sauf que malgré ses malheurs, Dante était conduit au Paradis par Béatrice. De ce paradis tant désiré et enfin rejoint, au téléphone, Zeid dira, "Fuck England, Baba. I miss the jungle". En partenariat avec BOZAR et le Cinéclub de (...+)
  • jeu 18.10 > 20:00

    Open Screen

    Varia
    Depuis 21 ans, l’Open Screen n’a toujours pas atteint le ciel mais ça reste sa seule cible… Enfin, votre seule et unique cible acceptable ! Pas de limite, pas de contrainte – ou si peu – et pas de routine : l’Open Screen se drape de tous vos films sans s’encombrer de sélectionneur ni de censeur. Deux règles centrales pourtant, que vos films fassent moins de 15 minutes et qu’ils nous parviennent à temps. Pour le reste, montrez-nous vos migrations lunaires ou vos images de manif, vos fictions, vos documentaires, vos images de l’asphyxie bruxelloise ou de ses joies juteuses… Bref, déposez-nous tout à l’adresse suivante : open-screen@nova-cinema.org ou Cinema Nova, rue d’Arenberg 14, 1000 Bruxxel. Mais vous pouvez garder vos papiers.
  • ven 19.10 > 19:00

    Chéribibi Night   [Micro Evening]

    Chéribibi Night
    Un soir au Nova, Céline tenant le stand de la Microboutiek me dit : "Regarde ce truc, je suis sûre que ça te brancherait bien". Je feuillette cette revue remplies d’articles qui me titillent : afro-beat du Bénin, punk pakistanais ou homo texan, reggae à la mode karaté, western zapatiste, cinéma jamaïcain, rap radical, répertoires pointus de films de Kung-fu, de Blaxploitation, du féminisme au ciné, mais aussi sur la lucha libre, la noblesse de la littérature de gare, etc. Pas de pub, pas cher, tout en couleurs, super bien foutu avec la prose et l’humour d’un vieux pote rocker qui en connaîtrait un bout et, pas chien, te refile de bons tuyaux sur ces trésors de la rue, des quartiers… Cheribibi, né en France en 1991, se définit comme un fanzine de la culture populaire, qui traverse les genres. Chaque numéro se penche sur un ou deux thèmes, que ce soit la prison, la science-fiction, la censure, etc. Mais qui est derrière Chéribibi ? Une belle équipe sans doute… Raté, c’est DPC alias Daniel Paris-Clavel qui en est la cheville ouvrière : articles, mise en page, distribution... c’est lui ! Ça faisait un petit temps qu’on avait envie, au Nova, de l’inviter pour un micro-evening, ce rendez-vous ponctuel présentant labels, éditeurs ou diffuseurs indépendants du vaste monde de la micro-édition, en vente dans notre Microboutiek. Et l’occasion est enfin arrivée avec la sortie du 10e opus de Chéribibi, un spécial 3D top classe ! Mais cette soirée ne sera pas juste un simple étalage de quelques numéros d’une publication aléatoire hors du commun, puisque Daniel introduira en personne deux longs métrages singuliers "montrant le tiers monde du point de vue du tiers monde" - dont l’ovni "Bad Black" suivi d’une rencontre "online" avec son réalisateur ! -, pour ensuite nous faire danser aux sons irrésistibles de sa riche collection de 45T. (...+)
  •    ven 19.10 > 20:00

    Bad Black

    Chéribibi Night
    Nabwana I.G.G., 2016, UG, st ang, 70'
    Démarrant sur une course-poursuite aux effets spéciaux hilarants, "Bad Black" mêle dans un joyeux chaos la vengeance d’une femme meurtrie et la transformation d’un docteur américain en Schwarzenegger ougandais initié par un garçon de 8 ans, da Kung-Fu Masta ! L’une des premières grandes productions de Wakaliwood où se fabriquent da best of da best movies, "Bad Black" est un supa action film de Nabwana Isaac Godfrey Geoffrey (I.G.G.), maître incontesté du cinéma fauché et inventif du ghetto de Wakaliga, village de la capitale de l’Ouganda, Kampala. Surnommé "le Tarantino des bidonvilles" par ses aficionados, I.G.G. ne connaît pourtant pas cette référence américaine, n’ayant jamais mis les pieds dans un cinéma alors qu’il a déjà une quarantaine de films à son actif ! S’inspirant des situations sociales du ghetto, le réalisateur autodidacte critique pêle-mêle la traite des enfants, le mariage forcé, le paternalisme et les conditions de vie dans les bidonvilles au moyen de l’action-comedy car "le rire soulage les maux". Tournés avec ses voisins dans le dialecte locale, ses films ont la particularité d’être commentés en direct avec force dérision par l’excellent Video-Jockey (VJ) Emmie. Expect the unexpectable !
  • ven 19.10 > 22:00

    Rockers

    Chéribibi Night
    Theodoros Bafaloukos, 1978, JM, vo ang st fr & ang, 100'
    Réalisé en 1978 en Jamaïque, "Rockers" devait être à l’origine un documentaire sur la scène reggae du moment. Très vite, le projet s’est mu en fiction rebelle, sorte de "blaxploitation musicale" où la plupart des protagonistes sont des stars de l’époque (Big Youth, Gregory Isaac, Dillinger, Jacob Miller, Burning Spear, Bunny Wailer, Robbie Shakespeare…). Le batteur et personnage central, Leroy "Horsemouth" Wallace (filmé chez lui, sa femme et ses enfants jouant leurs propres rôles), trouve comme moyen d’améliorer sa condition de "sufferer" la distribution des vinyles 45 tours aux magasins et sound systems de toute l’île. Lui manque juste la monture digne de sa nouvelle entreprise : une moto Honda S90, recouverte d’un "Lion of Juda". En suivant les démêlées de Horsemouth avec la mafia locale qui plume jusqu’aux plus pauvres, "Rockers" nous immerge dans la culture vivante jamaïcaine et rastafari, y explorant ses mythes et univers sonores d’il y a 40 ans, non sans bonne humeur. Les nombreux airs joués et les dialogues succulents en authentique patois jamaïcain, le fameux "I-talk", valent à eux seuls le détour !
  • ven 19.10 > 24:00

    Chéribibi 45T party   [Party]

    Chéribibi Night
    Et c’est pas fini, puisque la soirée continuera avec Daniel aux platines et sa flopée de vinyles 45 tours où rythmes et grooves de la culture d’en bas nous transporteront de Kingston à Londres, de Berlin à Marseille, de Cotonou à Bali, jusqu’aux petites heures du matin... Bon voyage musical !
  • sam 20.10 > 19:00

    Samouraïs en short   [Compilation]

    Samurai Gaijin
    Les Gaijins en Yukata
    Les Samouraïs Gaijins doivent se multiplier dans le format court. On en a croisé quelques uns sur notre route et d’autres sont très certainement restés loin de nos radars. Voici une sélection de Samouraïs raccourcis venus de l’hémisphère nord et du sud et pour certains, des films complètement invisibles et rudes à arracher.
    + Legends of the Samurai ! Brothers
    Andrew Alden Miller, 2010, US, video, vo ja st ang, 2'
    + Wolf Within
    Alex Horan, 2013, US, video, vo ang st fr, 9'
    + Hasaki Ya Suda
    Cédric Ido, 2011, BF, video, vo 24'
    + ...
  • sam 20.10 > 20:00

    Samurai Rauni Reposaareleinen

    Samurai Gaijin
    Mika Rättö, 2016, FI, DCP, vo fi st fr & ang, 80'
    Bienvenue à Reposaarelainen, petit coin de la campagne finlandaise gélée et ponctuée d’usines, sur laquelle régne un irascible et joyeux seigneur de guerre : le Samurai Rauni ! Sabreur invaincu et decontracté, clope au bec, barbe hirsute, casquette de matelot et marcel sale, avec un fort penchant pour les femmes et la bouteille, Rauni suis une route un peu trop droite en se vengeant de ceux qu’il pense avoir commandité sa vaine tentative d’assassinat. Le film s’ouvre comme une bouteille de vodka et ne se referme qu’après une intense heure et quart de délire, de danse, de chants traditionnels et techno, de gueule de bois et de vengeances aussi douteuses que tranchantes. "Samurai Rauni" est porté par son réalisateur-acteur principal hyper-actif et en grande forme, boosté par l’humour local (éthylique et noir), soutenu par son entrainante bande-son ; il réussit le défi de japoniser intélligement la Finlande, transposant par exemple les "bains chauds" japonais dans les saunas nordiques. Une sortie trop rare, et unique en son genre !
  • sam 20.10 > 22:00

    Blind Fury

    Samurai Gaijin
    Phillip Noyce, 1989, US, 35mm, vo 86'
    Quand l’occident reprends l’un des grands mythes du chambara en 26 épisodes, réadapté en 2003 par Takeshi Kitano, celui de Zatoichi, le sabreur aveugle, en prendra t’on plein la vue ? "Blind Fury" s’émancipe dès le départ de tout nipponisme en faisant de son héro un vétéran du Vietnam privé de la vue et formé au sabre par les locaux. De retour au pays et armé de sa canne truquée, il défend le faible avec une tranchante efficacité, mais en toute modestie. Ponctué de l’humour déjà présent dans la série des Zatoichi (ici modernisé, le héro aveugle conduit par exemple une voiture en plein centre-ville !), "Blind Fury" reste agréablement terre à terre. Toujours crédible et digne, Rutger Hauer, acteur fétiche des débuts de Paul Verhoeven et mémorable replicant de "Blade Runner" rend ici une de ses plus ardues performances. Pour ce rôle, il a travaillé avec l’acteur et champion de judo aveugle Lynn Manning, qui a commencé par lui dire "moi, je ne m’en laisse pas mettre plein la vue !".
  • dim 21.10 > 17:00

    Hamlet in Palestine

    Only the Sky is the Limit
    Nicolas Klotz & Thomas Ostermeier, 2017, DE-FR, DCP, vo st fr & ang, 92'
    À l’occasion d’un voyage en Palestine autour de son travail sur la pièce de Shakespeare, le metteur en scène allemand Thomas Ostermeier part sur les traces de son ami Juliano Mer-Khamis assassiné en pleine rue en 2011. De questions en silence, de rencontres en rendez-vous, son chemin l’amène au camp de Jénine, dans une prison palestinienne, à Tel-Aviv pour essayer de comprendre qui aurait pu vouloir tuer Mer-Khamis, militant, activiste, fondateur du Freedom Theater à Jénine, comédien passé chez Gitaï, metteur en scène charismatique. Plus il avance dans son enquête, plus les pistes se démultiplient, se perdent, se brouillent... Et le film le suit, erre dans son sillage, tisse sa quête à celle d’Hamlet qui se débat, à l’œuvre de Mer-Khamis, aux images de son film, "Arna’s Children". Peu-à-peu, dans ce labyrinthe d’images rythmées à coup de guitare électrique, dans ses tranches d’histoires individuelles et collectives, ses allées et retours entre hier et aujourd’hui, se déploie comme une ballade médiévale, une chanson de geste, l’histoire d’un homme, de ses frères et de ses batailles. Et ce qui nourrit cette quête, anime sans cesse le film, lie Klotz à Ostermeier, Ostermeier à Mer-Kamis, Mer-Kamis à ses anciens camarades devenus soldats, c’est l’amitié. Et ses vertus que chantaient les troubadours d’autrefois, l’honneur, le courage, la loyauté.
  • dim 21.10 > 19:00

    L’Héroïque Lande

    Only the Sky is the Limit
    Nicolas Klotz & Elisabeth Perceval, 2017, FR, DCP, vo fr st fr & ang, 225'
    Nous les avions invités pour fêter les dix ans du Nova, alors qu’ils venaient de terminer "La Blessure". Nos vingt ans ont passés et les voilà poursuivant toujours leur chemin de cinéastes témoins et résistants, enflammés d’une colère tenace et délicate. Un chemin pavé de rigueur, de moral et d’éthique qui les conduit, presque naturellement, à Calais, pendant l’hiver 2016, avant que l’État français n’organise la déconstruction de la Jungle. Dans le calme de gestes longuement filmés, un thé qu’on prépare, un feu qu’on attise, la caméra immobile partage un peu de chaleur et se mêle silencieusement aux groupes. Les longues séquences se déploient, le temps est celui de la rencontre, avant que ne se livrent arrachés à la nuit de l’oubli et de la mort, des fragments de récits. Tous ensemble, ils composent peu-à-peu le portrait d’un Enfer que Dante avait bien pressenti sur Terre, et dont ces hommes et ces femmes reviennent, parfois habités par le Diable, parfois assoiffés de vie comme Almaz, la belle Érythréenne au rire un peu fêlé. Alors les chemins boueux, les baraques en tôles et les petites boutiques de la Jungle semble un Purgatoire dangereux mais réconfortant, avec ses joies brèves et ses amitiés chaleureuses. Et c’est ici que se devine au loin derrière les flics et les grillages, le Paradis tant désiré, l’autre côté de la mer. Telle une fresque épique, "L’Héroïque lande" est un récit aux mille voix d’un voyage entre la vie et la mort, la geste des héros d’aujourd’hui. Sauf que malgré ses malheurs, Dante était conduit au Paradis par Béatrice. De ce paradis tant désiré et enfin rejoint, au téléphone, Zeid dira, "Fuck England, Baba. I miss the jungle". En partenariat avec BOZAR et le Cinéclub de (...+)
  • mar 30.10 > 10:30

    Confiscopes   [Workshop]

    Filem’on
    Un atelier animé par le collectionneur et animateur Bruno Bouchard à partir de de pots de confiture et de "hand spinners" pour découvrir une autre facette des jeux d’optique et de l’image animée...
  •    mar 30.10 > 11:00

    Belg’ Shorts   [Courts métrages]

    Filem’on
    Des films d’animation de nos compatriotes, de Flandre, Bruxelles et Wallonie, par des talents prometteurs ou des professionnels aguerris.
    + Looking for a home
    Johannes Broux, 2018, BE, sans dial, 8'
    + Chubby Tummy Bunny
    Yuriko Noda, 2018, BE, sans dial, 8'
    + The little scribbler
    Evelyn Entwistle , 2015, BE, 3'
    + Dear Moon
    Anton Henne, 2017, BE, fr , 15'
    + Jacotolocotoc
    Thomas Secaz, 2018, BE, fr , 12'
    + ...
  • mar 30.10 > 13:30

    Confiscopes   [Workshop]

    Filem’on
    Un atelier animé par le collectionneur et animateur Bruno Bouchard à partir de de pots de confiture et de "hand spinners" pour découvrir une autre facette des jeux d’optique et de l’image animée...
  • mar 30.10 > 14:00

    Les rois mongols

    Filem’on
    Cross my Heart
    Luc Picard, 2017, CA, vo fr st nl & ang, 102'
    1970, le Canada est en pleine crise. Manon et Mimi sont deux orphelines qui préfèreraient mourir que de finir dans une famille d’accueil. Elles décident avec quelques autres enfants d’enlever une "grand-mère" et de faire semblant qu’ils forment une famille. S’ils restent ensemble, personne ne pourra les toucher ! Avec de l’humour et de l’émotion faisant penser aux classiques comme "E.T." et "Stand By Me", "Les rois mongols" est plus qu’un "film de famille". On voit tout du point de vue des enfants dont l’interprétation est magnifique, et on est surpris par leur ténacité pour assurer leur sécurité. N’importe où on vit, ou quel âge on a, on veut tous la même chose : un meilleur avenir !
  • mar 30.10 > 16:00

    I Kill Giants

    Filem’on
    Anders Walter, 2018, BE-GB-US-GB, video, vo ang st fr & nl, 106'
    Barbara Thorson, 12 ans, s’échappe souvent dans un monde inventé quand elle joue au jeu Donjons & Dragons. Dans son monde magique, elle est hyper puissante et chasse des géants. Dans le monde réel, elle est un peu exclue. Sa famille ne la comprend pas, les jeunes de son âge ne l’aiment pas et elle irrite ses professeurs avec ses remarques et son comportement. Mais les choses semblent changer maintenant que la jeune Sofia est arrivée. Pourraient-elles devenir amies ? "I Kill Giants" est basé sur le roman graphique de Kelly et Ken Niimura, réalisé par la même équipe des films Harry Potter.
  •    mar 30.10 > 17:30

    Le Livre-Disque du Petit Poucet   [Expo]

    Filem’on
    "Le Petit Poucet et l’usine à saucisses" n’est pas qu’un spectacle musicale, c’est aussi un très beau livre-disque. Récemment édité par Biscoto, une chouette maison d’édition basée à Angoulême, le livre est entièrement illustré par Benoît Preteseille, accompagné d’un CD reprenant le spectacle joué et chanté par Savon Tranchand et Carl Roosens. Une autre façon d’apprécier cette relecture contemporaine du classique de Charles Perrault, et pourquoi pas d’en apprendre les chansons retranscrites dans le livre même ! Les dessins originaux de Benoît agrémenteront les murs du foyer-bar accessible en après-midi le temps du festival Filem’on au Nova, transformé pour l’occasion en usine à saucisses Grogra !
  • mer 31.10 > 10:00

    Bidouillage de contes de fées   [Workshop]

    Filem’on
    Prenez un conte célèbre, ajoutez des ingrédients, enlevez-en d’autres, transformez-le à votre sauce ! En écrivant et en dessinant, on va transformer le prince en courgette, la sorcière en sanglier et les châteaux en pot-au-feu... Les enfants travailleront tous ensemble pour faire une histoire en commun. Comme "le Petit Poucet et l’usine à saucisses", ça va être affreusement biscornu !
  • mer 31.10 > 11:00

    Lila’s book

    Filem’on
    Marcela Rincon Gonzalez, 2018, CO, video, vo es st fr, 76'
    . Lila, une fille de papier provenant littéralement d’un livre, veut juste retourner chez elle. Après une chute inattendue, elle est tombée du monde protégé de son livre dans le monde réel. C’est le début d’une aventure merveilleuse, où elle part à la recherche de Ramon, le lecteur qui pourra la sauver. Mais il est déjà trop grand pour le livre, et son imagination n’est plus à point. Un film d’animation adorable et créatif qui fera réfléchir les plus jeunes sur la lecture et raconter des histoires.
  •    mer 31.10 > 14:00

    Never leave me

    Filem’on
    Aida Begic, 2017, BA-TR, vo ar & tr st fr & nl, 97'
    Après la mort de sa mère, Isa, garçon de quatorze ans, est envoyé dans un orphelinat pour enfants syriens à Şanlıurfa . Il y deviendra timidement ami avec Ahmad et Motaz, respectivement de 11 et 10 ans. Tous très différents, ils ont un but en commun : partir d’ici et commencer une nouvelle vie. Pour avoir un peu d’argent, les orphelins vendent des mouchoirs en papier. Les affaires marchent bien, jusqu’à ce que Karaca, un garçon costaud du bled, vienne les harceler… Réalisé avec empathie par une réalisatrice née à Sarajevo dont elle vécu le siège, enfant.
  • mer 31.10 > 16:00

    Doc & Shorts   [Courts métrages]

    Filem’on
    Une compilation de documentaires proches de jeunes gens de tous les coins du monde !
    + Hello – Salaam
    Kim Brand, 2017, NL, vo nl & ar st fr & ang, 15'
    + Carlotta’s face
    Valentin Riedl & Frédéric Schuld, 2018, DE, de st fr ,nl & ang, 5'
    + Doei
    Pien van Griensven , 2018, BE, vo nl st fr & ang, 19'
    + Outside in
    Els Van Driel, 2018, NL, vo nl st fr & ang, 15'
    + Kids on the silk road : Girl against gravity
    Jens Pedersen, 2017, DK, vo st fr ,nl & ang, 21'
    + ...
  • jeu 01.11 > 10:30

    Confiscopes   [Workshop]

    Filem’on
    Un atelier animé par le collectionneur et animateur Bruno Bouchard à partir de de pots de confiture et de "hand spinners" pour découvrir une autre facette des jeux d’optique et de l’image animée...
  • jeu 01.11 > 11:00

    Le Roman de Renard

    Filem’on
    Irene Starevich & Ladislas Starev, 1941, FR, DCP, vo fr , 65'
    Dans le Royaume des Animaux, un renard rusé harcèle tous les autres animaux. Le Roi (un lion) décide de l’arrêter et de le faire comparaître devant la Cour. Mais une fois ce procès bizarre commencé, le Roi ne veut plus le punir. Au contraire, il lui donne le poste de Premier Ministre ! Avec cette histoire absurde et ludique basée sur Le Roman de Renart, un célèbre roman médiévale d’ancien français versifié, le duo Starevich-Starev a réalisé l’un des premiers et des plus beaux classiques en stop-motion (technique d’animation à partir d’objets réels), dont l’espièglerie et la satire sociale n’ont pas pris une ride !
  •    jeu 01.11 > 14:00

    Musical Shorts   [Courts métrages]

    Filem’on
    Animations sans paroles aux partitions musicales variées, allant du classique au jazz, en passant par des percussions africaines et une fanfare.
    + Red & The Kingdom Of Sound
    Philip Gomm, 2018, GB-GB, sans dial, 18'
    + The Theory of Sunset
    Roman Sokolov, 2012, RU, sans dial, 15'
    + Tricky Violin
    Olya Golubeva, 2017, IE, 2'
    + Night moves
    Falk Schutser, 2017, DE, sans dial, 4'
    + Dimanche
    Fanny Dreyer & Gael Kyriakidis, 2018, CH, sans dial, 10'
    + ...
  •    jeu 01.11 > 14:00

    Micro-Salon

    Filem’on
    Salon littéraire de micro-éditions spécial jeunesse
    Durant tout un après-midi, le foyer du Nova sera investi par une série d’éditeurs et artistes férus de micro-éditions ! Loin des produits standardisés de la grande consommation qui abrutissent toujours plus la jeune génération, les publications artisanales issues du monde de la micro-édition entretiennent une diversité d’expression que seul une indépendance créatrice peut encore produire face aux dictats du marché. Ce "micro-salon", où des auteurs et collectifs bruxellois seront mis à l’honneur à côté de quelques éditeurs de Flandre et de France aux publications originales, sera aussi l’occasion pour les jeunes visiteurs de rencontrer des artistes en chair et en os, et même de participer à de "micro-ateliers", - entre autre sur la reliure, les pochoirs, les collages, … -, accessibles librement la durée de l’événement ! Déjà confirmés : Cuistax, Häshet, Ion, Joujourama, Mekka Nikky, Monica Vanleke, Noelia Diaz, Xan Harotin , ...
  • jeu 01.11 > 16:00

    Le Petit Poucet et l’usine à saucisses   [Spectacle]

    Filem’on
    Benoît Preteseille, Sophie Azambre le Roy & Carl Roosens, 2018, BE-FR, vo fr , 45'
    Il était une fois l’étrange histoire du Petit Poucet et de ses six frères qui, du jour au lendemain, voient leur maison et la nature alentours mangés par une zone commerciale de béton. Même leurs parents ont disparu ! Sous l’impulsion de l’astucieux Poucet, les sept frères décident de partir à leur recherche dans cet endroit lugubre et désert, pour terminer leur périple dans l’usine à saucisses de l’inquiétant Monsieur Grogra... Librement adapté du célèbre conte de Charles Perrault, ce concert visuel à l’imaginaire pour le moins actuel est d’une fraîcheur qui réjouira petits et grands ! À la fois comédie musicale, théâtre d’ombre, jeux de dessins, où l’interaction avec le jeune public n’est pas en reste, tout est réalisé et joué en direct par trois artistes pluridisciplinaires de talent, bien connus du Nova. Car ce spectacle analogique qui évoque par le rire et en chansons de graves problématiques de notre société de (sur)consommation, est le fruit d’une association détonante : le duo électro-punk Savon Tranchand (Benoît Preteseille et Sophie Azambre le Roy), avec Carl Roosens (Carl et les hommes boîtes, Facteur Cheval). Résultat : c’est un peu comme si le Petit Poucet rencontrait l’univers déjanté de Willy Wonka... Réjouissant, on vous dit ! Le spectacle est suivi d’une rencontre avec les artistes qui initieront notamment les enfants à la fabrication des saucisses Grogra ! www.savontranchand.org http://carlroosens.tumblr.com
  • ven 02.11 > 14:00

    Le Petit Poucet et l’usine à saucisses   [Spectacle]

    Filem’on
    Benoît Preteseille, Sophie Azambre le Roy & Carl Roosens, 2018, BE-FR, vo fr , 45'
    Il était une fois l’étrange histoire du Petit Poucet et de ses six frères qui, du jour au lendemain, voient leur maison et la nature alentours mangés par une zone commerciale de béton. Même leurs parents ont disparu ! Sous l’impulsion de l’astucieux Poucet, les sept frères décident de partir à leur recherche dans cet endroit lugubre et désert, pour terminer leur périple dans l’usine à saucisses de l’inquiétant Monsieur Grogra... Librement adapté du célèbre conte de Charles Perrault, ce concert visuel à l’imaginaire pour le moins actuel est d’une fraîcheur qui réjouira petits et grands ! À la fois comédie musicale, théâtre d’ombre, jeux de dessins, où l’interaction avec le jeune public n’est pas en reste, tout est réalisé et joué en direct par trois artistes pluridisciplinaires de talent, bien connus du Nova. Car ce spectacle analogique qui évoque par le rire et en chansons de graves problématiques de notre société de (sur)consommation, est le fruit d’une association détonante : le duo électro-punk Savon Tranchand (Benoît Preteseille et Sophie Azambre le Roy), avec Carl Roosens (Carl et les hommes boîtes, Facteur Cheval). Résultat : c’est un peu comme si le Petit Poucet rencontrait l’univers déjanté de Willy Wonka... Réjouissant, on vous dit ! Le spectacle est suivi d’une rencontre avec les artistes qui initieront notamment les enfants à la fabrication des saucisses Grogra ! www.savontranchand.org http://carlroosens.tumblr.com
  • ven 02.11 > 16:00

    Rue des Cascades

    Filem’on
    Un gosse de la butte
    Maurice Delbez, 1964, FR, vo fr , 87'
    Alain, dix ans, vit seul avec sa mère qui tient une épicerie-café rue des Cascades dans le quartier populaire de Belleville. L’arrivée de Vincent, le jeune amant d’origine antillaise de sa mère, vient bouleverser son existence. Autant par racisme ordinaire que par jalousie, l’enfant le rejette. Jusqu’à ce que par sa gentillesse, son humour et son imagination, Vincent désarme les à priori d’Alain. Mais ses copains de jeu n’ont pas forcément le même avis… Un film français méconnu de 1964, sur des questions délicates toujours d’actualité.
  • ven 02.11 > 19:00

    Open Teen Screen

    Filem’on
    Pour la première fois, le traditionnel Open Screen du Nova aura lieu durant Filem’On, mais dont l’écran ne sera ouvert qu’aux réalisateurs en herbe ! As-tu entre 12 et 16 ans ? As-tu réalisé un court-métrage ? Alors c’est le moment pour le montrer sur grand écran ! Tous les genres sont acceptés, mais ton film ne peut dépasser 15 minutes. Et c’est encore mieux si il est avec des sous-titres (anglais ou autre). Il suffit de nous envoyer 2 semaines avant la date de projection (!) ton nom, la durée et l’année de production, un court résumé et bien sûr une copie de qualité (tout format accepté).
  • ven 02.11 > 20:00

    Boum   [Party]

    Filem’on
    En guise de clôture du festival au Nova, Filem’On organise cette année une soirée dansante spéciale ados ! Il est d’ailleurs expressément demandé aux parents de ne pas venir déranger les jeunes gens ! Avec des tubes actuels, mais aussi d’antan, toujours dansant, seul, à deux ou en groupe… Un moment conviviale à ne pas manquer dans un lieu renommé pour ses soirées festives !
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