prog: 2615
squelettes/rubrique-3.html

Nocturnes Animal

Nocturne

Island of Lost Souls

L’île du Docteur Moreau

Erle C. Kenton, 1932, US, DCP, vo st fr, 70'

Au beau milieu de l’Océan Pacifique, un naufragé débarque sur une île où règne en maître absolu un scientifique fou (incarné par l’excellent Charles Laughton) s’adonnant à des expérimentations à l’ambition somme toute modeste : transformer des animaux sauvages en humains. Troisième adaptation du roman de HG Wells et pierre angulaire du cinéma d’épouvante, cette production hollywoodienne de l’ère pré-code dénonçait déjà la propension de l’humain à se couper du vivant, aveuglé par les chimères de sa soi-disant supériorité. Vivifiées, disséquées, tel est le sort des créatures hybrides, la morale ne pouvant s’appliquer qu’à des êtres débarrassés de toute trace de bestialité. "Island of Lost Souls" s’attaque au caractère arbitraire des fondements de notre humanité et appelle à nous relier aux animaux sur la base de notre capacité commune à souffrir.

13.01 > 21:00 + 03.02 > 21:00
6€ / 4€


Nocturne

Monkey Shines

George A. Romero, 1988, US, DCP, vo st fr, 113'

Suite à un accident, Allan, grand sportif, devient paraplégique. L’un de ses amis lui offre alors un singe dressé spécialement pour venir en aide aux personnes en situation d’handicap. Seulement, le capucin, prénommé Ella, reçoit des injections régulières d’un produit contenant des cellules nerveuses humaines, déclenchant un lien télépathique entre l’animal et Allan. Ella devient alors l’instrument de ses désirs et de sa colère refoulée. À la lecture d’un tel synopsis, n’importe quel individu relativement sain d’esprit enfoncerait directement le bouton d’alarme nanar. Et pourtant… Extrêmement efficace et prenant, glissant progressivement du drame au fantastique avec une maitrise confondante, et abordant le thème de la solitude autant humaine qu’animale, Romero prouve une nouvelle fois qu’on ne peut définitivement pas l’assimiler uniquement à la figure du zombie.

20.01 > 21:00 + 10.02 > 21:00
6€ / 4€


Nocturne

Schlock

John Landis, 1973, US, HD, vo st fr, 80'

La ville de Canyon Valley est le théâtre d’une série de meurtres sanglants. Le dangereux criminel est en réalité un gorille âgé de vingt millions d’années, le Schlockthropus, qui ne mange que des bananes, tue sans raison apparente, et ne donne son amitié qu’aux enfants. Pourchassé par la police, Schlock va découvrir l’amour en la personne de Mindy, une jeune aveugle qui le prend pour un chien… Quelque part entre "King Kong" et "La Belle et la Bête", "Schlock" est un régal de références cinématographiques, de trouvailles fauchées et d’incohérences scénaristiques. Burlesque de bout en bout, ce premier film du tout jeune John Landis a été tourné en 11 jours avec un budget minimal. C’est Rick Baker, maquilleur légendaire d’Hollywood que Landis retrouvera plus tard pour "Le loup-garou de Londres" et "Thriller", qui a conçu le costume du gorille sous lequel se cache… le réalisateur lui-même. Du pur cinéma bis !

27.01 > 21:00 + 17.02 > 21:00
6€ / 4€


squelettes/rubrique-3.html
lang: fr
id_rubrique: 2620
prog: 2615
pos: aval