Vente des tickets et ouverture du bar : 30 minutes avant la première séance.

#169 Édouard Luntz

  • jeu 13.12 > 20:00

    Open Screen

    Varia
    C’est l’Open Screen. Le dernier de l’année. Celui où l’on se décide enfin à montrer ses productions estivales, ses films de vacances automnales, son journal filmé, sa comédie d’horreur ou un drame ultime et définitif. En fait, montrer tout ce qu’on veut, puisque c’est justement ça le principe, et que l’on passe absolument tout, du moment que c’est bien votre travail et que ça dure 15 minutes maximum (et encore, on est souple...). Déjà quelques films d’inscrits, donc envoyez vos propositions au plus vite à openscreen@nova-cinema.org, ou au 14 rue Arenberg 1000 Bruxelles.
  • ven 14.12 > 20:00

    Don’t Say Yes Until I Finish Talking

    Édouard Luntz – varia
    Michel Ferry, 2011, FR, DCP, fr & ang st fr, 95'
    1967, Darryl Zanuck, dernier nabab d’Hollywood, doit trouver un rôle pour la jeune Patricia Gozzi en fin de contrat. Il remarque Édouard Luntz et lui demande un script. Ce sera "Le Grabuge", une histoire passionnelle entre une fille fantasque de riche famille et un chef de gang… Michel Ferry relate les péripéties d’un tournage épique que lui a conté maintes fois son père, Christian Ferry, proche collaborateur de Zanuck et sa 20th Century Fox. Dès le départ, Ferry, le père, n’aime pas le script et juge Luntz incapable de mener à bien ce projet transposé par la production au Brésil, loin des décors de Gennevilliers, la banlieue des cœurs verts. Les repérages durent, Luntz vit le moment présent, le carnaval, la musique, le cinéma Novo. Le tournage à peine entamé, mai 68 éclate en France alors que la dictature sévit au Brésil, une contingence de plus à digérer pour Luntz. Et pour la Fox, un budget multiplié par plus de 10. Entrecoupés de nombreuses archives, dont des Super8 de Zim, les témoignages de membres de l’équipe mettent en lumière le malentendu entre 2 conceptions du cinéma, qui finira en procès que gagna Luntz - consacrant le droit moral des auteurs face au Final Cut des Studios ! -, sans pour autant éviter la mutilation de son film, et plus tard sa disparition. Confus par moment, voire discutable, l’essai de Michel Ferry reste néanmoins à découvrir, jusqu’à la divulgation finale de l’émouvant générique de début du "Grabuge", prometteur d’un grand film, injustement avorté.
  • ven 14.12 > 22:00

    Les Cœurs verts

    Édouard Luntz – films
    Edouard Luntz, 1966, 35mm, vo st ang, 90'
    Extérieur nuit. Tour de logements. Un jazz syncopé accompagne les apparitions successives de jeunes gens face caméra. Générique. Zim (Gérard Zimmermann), livré à la police par des habitants pour siphonnage d’essence, se retrouve incarcéré. Le jour de sa libération, il rencontre Jean-Pierre (Érick Penet), son cadet, sortant de la même geôle parisienne. Les deux jeunes sympathisent, d’autant que Jean-Pierre est un nouveau membre de la bande de potes à Nanterre. De retour dans le marasme de leur banlieue, Zim décide de trouver un travail et tente de convaincre Jean-Pierre de l’accompagner… sans succès. Loin des films des acteurs en vogue d’une Nouvelle Vague qui s’embourgeoise, "Les Cœurs verts" est la première fiction centrée sur la jeunesse des cités HLM, jouée par une véritable bande de blousons noirs, ces "mauvais garçons" issus du prolétariat, qui défraient alors la chronique. À la fois naturaliste et poétique, la caméra libre de Luntz est empathique mais aussi sans concession. Car bien que conscient du conflit de génération d’une société qui ne laisse aucune place à ces jeunes désœuvrés en mal de liberté, Luntz n’hésite pas à montrer les sentiments immatures propres à l’adolescence révoltée, aussi durs soient-ils, comme dans cette scène centrale où l’on frôle le viol collectif au nom d’une fraternité de clan. Les filles, plus lucides, ont au moins pour elles le sens de la répartie, comme la jeune victime… Premier long métrage qui force le respect, matrice des films réalisés 30 ans plus tard sur le désarrois des banlieues françaises dans la foulée de "La Haine" qui s’en inspire directement, "Les Cœurs verts" sera la tête d’affiche de notre rétrospective sur Édouard Luntz, en 35mm pour 6 séances gratuites ! (sous-titres anglais confirmés (...+)
  • ven 14.12 > 23:30

    DJ Cœurvert   [Party]

    Édouard Luntz – varia
    Ce n’est pas la première fois que Bruno Cœurvert mixera au Nova. L’occasion était trop belle pour l’équipe, dont il fait partie depuis longtemps, de le réinviter à nous faire danser à la suite d’un film qui l’aura marqué au point d’en prendre son titre comme nom d’artiste. À ne pas douter que DJ Cœurvert, féru d’électropop des quatre coins du monde, rendra aussi hommage aux bals typiques des sixties, que l’on retrouve dans au moins 3 films d’Édouard Luntz …
  • sam 15.12 > 19:00

    Édouard Luntz : préludes   [Compilation]

    Édouard Luntz – films
    Assistant entre autres de Jean Grémillon ou de Nicholas Ray, Édouard Luntz apprend le cinéma sur le tas. Il réalisera deux courts métrages avant de remporter le prix Jean Vigo avec "…Enfants des courants d’air ", la même année qu’ "À bout de souffle" de Godard. D’une facture comparable aux meilleurs films de la "rive gauche" de la Nouvelle Vague, près de la moitié de la dizaine de courts métrages de Luntz restent introuvables ou détenus par des ayants-droits peu conciliants. Qu’à cela ne tienne, les films présentés ici suffisent à prouver le talent d’un jeune réalisateur ancré dans son époque. + Bonus …
    + …Enfants des courants d’air
    Édouard Luntz, 1959, 35mm, 26'
    + Volcans endormis
    Édouard Luntz, 1962, 35mm, 19'
    + A Caccia
    Édouard Luntz, 1962, 35mm, 17'
    + Bon pour le service
    Edouard Luntz, 1962, 35mm > video, 15'
    + ...
  • sam 15.12 > 21:00

    La fête à Loulou

    Édouard Luntz – films
    Edouard Luntz, 1974, 16mm, 90'
    Édouard Luntz filme avec pudeur et complicité la sortie de prison de Loulou, le seul de la bande des jeunes banlieusards du film "Les Cœurs verts", qui "tomba" deux ans plus tard pour braquage à main armé. Loulou, devenu adulte, goûte aux premiers instants de liberté et visite ses anciens compagnons qui ont tous trouvé leur place dans la société, sauf lui. Suite aux balbutiements des premiers échanges vis-à-vis d’un passé proche mais révolu, l’accueil chaleureux de ses amis fini par libérer la parole de Loulou qui raconte sa vie en détention, l’impossibilité de se réinsérer, et la violence des institutions. Bernard, Monique et Zim veulent l’aider à s’en sortir, et pourquoi pas, comme eux, en travaillant pour le cinéma ! Loulou se transforme au fil des jours, retrouve son cuir, son jeans et son assurance, ressemblant cette fois au personnage texan de "Macadam Comboy" sorti quelques années plus tôt au cinéma, alors que Loulou comptait déjà "une pige" d’emprisonnement… Ce sera le dernier film d’Édouard Luntz, un documentaire réalisé au départ pour la télévision, présenté ici en version longue pour le cinéma, qui termine avec tendresse et amertume une œuvre singulière et engagée, mais que la société bien pensante a vite oubliée.
  • dim 16.12 > 17:00

    Le dernier saut

    Édouard Luntz – films
    Édouard Luntz, 1970, 35mm, 100'
    À la veille de quitter l’armée, le parachutiste sergent-chef Garal découvre l’infidélité de son épouse indochinoise, et la tue sans laisser de trace. De retour dans la vie civile, avec pour seule compagnie un petit singe, il noue une étrange amitié avec le commissaire Jauran, en charge de l’enquête, convaincu que le meurtrier est l’amant de la jeune femme. Un jeu ambigu ainsi qu’une sincère sympathie s’installent entre les deux hommes. Solitaires rejetés par la société, ils se comprennent jusqu’à partager le même goût pour une énigmatique métisse gardienne de bêtes sauvages. De l’aveu d’Édouard Luntz, cette intrigue en forme de duel psychique lui sert à régler ses comptes avec deux archétypes qu’il déteste dans la vie réelle : le flic et le para. Le résultat est étonnant, chaque scène amenant sa part de mystère, comme si le film se jouait autant de ses personnages, qu’entre eux. Les acteurs principaux y sont fort subtils, "Le dernier saut" ayant marqué pour longtemps la carrière de Michel Bouquet en inspecteur esseulé. Un film oublié, pourtant, comme tant d’autres. Au Nova et en format original s’il-vous-plaît !
  • dim 16.12 > 19:00

    L’humeur vagabonde

    Édouard Luntz – films
    Édouard Luntz, 1971, 35mm, 82'
    Benoit Laborie s’en va à Paris. Il rêve de réussite et d’aventures, ce que sa vie provinciale ne peut fournir. Poulet et pot de fleurs en main, il transporte sa fraîche silhouette en quête d’amis lointains, renseignés sur une liste de courses. La brume et le labyrinthe parisiens s’épaississent à mesure que les contacts s’évanouissent et que se multiplient les personnages aux visages identiques. Michel Bouquet en touriste, Michel Bouquet en croque-mort, en réceptionniste ou sous une grille d’égout. Michel Bouquet partout et les plaisirs du contact humain nulle part. C’est plus de vingt personnages que l’acteur incarne pour insuffler une aura mystérieuse supplémentaire à cette déambulation dans un Paris évanescent. Après l’adolescence des banlieues, Édouard Luntz scrute l’aube d’un âge adulte égaré entre le confort ronronnant d’une campagne figée et le miroir aux alouettes d’un tissu urbain peuplé de clones solitaires. Toujours proche des oubliés de la ville, la dernière fiction d’Édouard Luntz tamise la lumière des lampadaires pour y diffuser une poésie mélancolique.
  • dim 16.12 > 21:00

    Les Cœurs verts

    Édouard Luntz – films
    Edouard Luntz, 1966, 35mm, vo st ang, 90'
    Extérieur nuit. Tour de logements. Un jazz syncopé accompagne les apparitions successives de jeunes gens face caméra. Générique. Zim (Gérard Zimmermann), livré à la police par des habitants pour siphonnage d’essence, se retrouve incarcéré. Le jour de sa libération, il rencontre Jean-Pierre (Érick Penet), son cadet, sortant de la même geôle parisienne. Les deux jeunes sympathisent, d’autant que Jean-Pierre est un nouveau membre de la bande de potes à Nanterre. De retour dans le marasme de leur banlieue, Zim décide de trouver un travail et tente de convaincre Jean-Pierre de l’accompagner… sans succès. Loin des films des acteurs en vogue d’une Nouvelle Vague qui s’embourgeoise, "Les Cœurs verts" est la première fiction centrée sur la jeunesse des cités HLM, jouée par une véritable bande de blousons noirs, ces "mauvais garçons" issus du prolétariat, qui défraient alors la chronique. À la fois naturaliste et poétique, la caméra libre de Luntz est empathique mais aussi sans concession. Car bien que conscient du conflit de génération d’une société qui ne laisse aucune place à ces jeunes désœuvrés en mal de liberté, Luntz n’hésite pas à montrer les sentiments immatures propres à l’adolescence révoltée, aussi durs soient-ils, comme dans cette scène centrale où l’on frôle le viol collectif au nom d’une fraternité de clan. Les filles, plus lucides, ont au moins pour elles le sens de la répartie, comme la jeune victime… Premier long métrage qui force le respect, matrice des films réalisés 30 ans plus tard sur le désarrois des banlieues françaises dans la foulée de "La Haine" qui s’en inspire directement, "Les Cœurs verts" sera la tête d’affiche de notre rétrospective sur Édouard Luntz, en 35mm pour 6 séances gratuites ! (sous-titres anglais confirmés (...+)
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