Vente des tickets et ouverture du bar : 30 minutes avant la première séance.

#176

  • ven 17.01 > 23:30

    Carnaval Mix Party   [DJ set]

    Carnaval Totaal !
    Une petite soirée dansante en prélude au prochain Carnaval Sauvage de Bruxelles qui se tiendra exceptionnellement le 21 mars, soit le lendemain de l’équinoxe, - et non l’habituel samedi précédent l’équinoxe de mars comme annoncé dans le programme papier - , au départ vers 15h de la Place du Jeu de Balle. Avec DJ T42 aux platines et sa collection de rythmes carnavalesques, suivi d’un set par un proche de la Compilothèque !
  • sam 18.01 > 19:00

    Gruß vom Krampus

    Carnaval Totaal !
    Greetings from Krampus
    Gabriele Neudecker, 2018, AT, DCP, vo st fr & ang, 99'
    "Der Krampus kommt, der Krampus kommt !" C’est avec un mélange d’excitation et de peur que chaque année les petits enfants autrichiens guettent l’arrivée des krampus. Avec une fourrure hirsute en peau de chèvre, un masque en bois grimaçant couvert de cornes, et de gros grelots annonçant son arrivée en meute, fouettant le passant avec des joncs fraichement ramassés, le Krampus est plus proche du personnage de film d’horreur que d’une figure à la Disney. Accompagnant Saint Nicolas et l’arrivée de l’hiver, il évoque l’archétype de l’homme sauvage et la pratique païenne de la chasse sauvage dans ce qui était une des traditions masquées les moins encadrées et les plus brutales. Peu diffusé hors d’Autriche et en dehors des festivals, ce documentaire dresse un panorama très complet de cette tradition : temps du calendrier, fabrication des costumes, différences entre régions, groupes de Krampus et autres Perchten, réglementation des "courses" qui ont tendance à être cadenassées pour cause de sécurité, place des femmes, etc. sur fond d’images aussi poétiques que flamboyantes de ces monstres mythiques dans leur habitat naturel.
  • sam 18.01 > 21:00

    The Wicker Man

    Carnaval Totaal !
    Robin Hardy, 1973, GB-GB, DCP, vo st fr, 94'
    Imaginez une société gouvernée par les cycles de la nature, rythmée par les rituels païens, égayée en permanence par les chants, les danses, une liberté sexuelle sans tabou, où le succès des récoltes est garantie par des sacrifices à la nature... Cette société existe : bienvenue sur l’île de Summerisle ! C’est ce que va découvrir à ses dépends un policier chrétien venu du continent, qui, parmi une galerie de personnages, rencontrera le Lord de l’Île interprété par le grand Christopher Lee (qui a joué gratuitement dans le film !). Nourri du revival néo-païen de la fin des 60’s, bourré de références multicolores au folklore anglais, "The Wicker Man" est un film magique aussi daté qu’intemporel, à la bande-son enchanteresse et aux scènes mémorables. Il influencera des générations entières, artistiquement (le récent "Midsommar" lui doit beaucoup) et idéologiquement (le retour du néo-paganisme et de la Wicca, tout comme la réappropriation des rituels dans l’underground). Présenté dans sa version "Director’s cut".
  • dim 19.01 > 19:00

    Le testament de l’âne   [Film + rencontre]

    Carnaval Totaal !
    Hubert Brunou, 2002, FR, video, vo es & gl st fr, 54'
    Il est en Espagne, plus précisément en Galice, une petite commune dont le carnaval remplit tous les critères des fêtes sauvages du Mardi Gras. Pendant cinq jours, les habitants du village de Laza, hommes, femmes, enfants et vieillards, se lancent avec un enthousiasme étonnant dans une célébration frénétique des traditions paillardes. Abreuvés d’alcool et rassasiés de cochonnailles, ils égrènent les mauvais tours et les farces : flagellation des fidèles à la sortie de la messe, chars obscènes et blasphématoires, bagarre de boue, lancers de fourmis rouges, faux enterrements. La semaine est rythmée par les charges des peliqueiros, revêtus de leur habit de lumière. Précédés par les sonnailles des cloches qu’ils portent dans le dos, ils poursuivent et fouettent toute personne qui se trouve sur la route de leurs cavalcades. La fête culmine le soir du Mardi Gras, où les petits secrets, les travers embarrassants des habitants, et surtout des notables, sont révélés dans "le testament de l’âne". Un document immersif passionnant sur l’un des carnavals les plus fous d’ Europe. En présence du réalisateur
  • dim 19.01 > 21:00

    Cendres

    Carnaval Totaal !
    Cenere
    Camilla Tomsich, 2016, FR, HD, vo it st fr & ang, 90'
    La Barbargia, arrière pays de la Sardaigne, est réputée pour son paysage accidenté et son carnaval dont les racines remontent au premier Âge du bronze. De la période des graffitis de cavernes préhistoriques à nos jours, les rites de la vie et de la mort continuent à être célébrés selon des pratiques ancestrales spécifiques à chaque village, dont la marche des Mamuthones de Mamoïada, vêtus de peaux de brebis noire, de sombres masques de bois et de lourdes cloches, est parmi les plus impressionnantes. "Cendres" suit des protagonistes du carnaval de cette région italienne agro-pastorale où l’industrie périclite. Des feux de Saint Antoine jusqu’au Mercredi des Cendres, on s’attachera à leur quotidien. Qu’ils soient ouvrier en grève, paysan labourant à la charrue, berger, livreur de bonbonnes de gaz, leurs soucis ne s’arrêtent pas entre les moments de fêtes, bien au contraire. Le carnaval n’apparaît qu’au détour d’un plan, d’une conversation ou de brèves séquences, qui suffisent à comprendre son caractère authentique. Dépourvu d’interviews, entretenant une atmosphère de mystère égrenée de ponctuations musicales d’Amon Tobin et Soap&Skin, abrupte, rude et cru, "Cendres" reste jusqu’à la fin radical, loin de toute carte postale.
  • jeu 23.01 > 20:00

    Open Screen Special Birthday

    Varia
    & the Anti Boredom Comitee
    "Dans la lignée du Cabaret Voltaire, l’écran et la scène s’ouvrent à toute création visuelle. Le principe est simple, il suffit d’envoyer à l’avance (…) son film et, sans aucun autre critère que la durée (maximum 15 minutes par film), tout est montré !" Inchangé depuis le premier programme du Nova d’où provient cette citation, l’Open Screen fêtera ce soir ses 23 ans, comme le Nova ! Amenez vos films d’anniversaire pour l’occasion, ou tout autres délires visuels bien sûr, à condition d’en faire part au préalable à openscreen@nova-cinema.org. Et en bonus à cet "écran ouvert" que l’on espère festif, un concert suivra dans le bar avec Anti Boredom Comitee, un duo composé d’un guitariste arthritique qui accepta un jour de changer d’instrument pour se mettre à la batterie afin d’accompagner un autre guitariste vaguement compétent. "Sus à l’ennui" est leur devise, "Surf-Rock Freakadelic" leur son… parce qu’y a "Fricadelle" dans le mot, nous dit le guitariste vaguement compétent qui n’est autre que Laurent St Laurent, l’un des précieux bénévoles du Nova !
  • ven 24.01 > 20:00

    Off Carnaval   [Compilation]

    Carnaval Totaal !
    Quatre films pour le moins radicaux s’inspirent d’archétypes carnavalesques placés dans un autre contexte, excepté pour le premier où Mardi Gras se prépare en coulisse...
    + The Queen
    Manuel Abramovich,, 2013, AR, DCP, vo st fr, 19'
    + The Big Hole Counter Narrative Project
    Francois Knoetze, 2017, ZA, HD, vo ang st ang, 14'
    + Le passant fait son devoir
    Bernard Mulliez, 2012, BE, video, fr st fr, 29'
    + Au Nord d’Eden
    Jean-Marcel BUSSON, 2014, BE, 16mm, sans dial, 12'
    + ...
  • ven 24.01 > 22:00

    The Wicker Man

    Carnaval Totaal !
    Robin Hardy, 1973, GB-GB, DCP, vo st fr, 94'
    Imaginez une société gouvernée par les cycles de la nature, rythmée par les rituels païens, égayée en permanence par les chants, les danses, une liberté sexuelle sans tabou, où le succès des récoltes est garantie par des sacrifices à la nature... Cette société existe : bienvenue sur l’île de Summerisle ! C’est ce que va découvrir à ses dépends un policier chrétien venu du continent, qui, parmi une galerie de personnages, rencontrera le Lord de l’Île interprété par le grand Christopher Lee (qui a joué gratuitement dans le film !). Nourri du revival néo-païen de la fin des 60’s, bourré de références multicolores au folklore anglais, "The Wicker Man" est un film magique aussi daté qu’intemporel, à la bande-son enchanteresse et aux scènes mémorables. Il influencera des générations entières, artistiquement (le récent "Midsommar" lui doit beaucoup) et idéologiquement (le retour du néo-paganisme et de la Wicca, tout comme la réappropriation des rituels dans l’underground). Présenté dans sa version "Director’s cut".
  • sam 25.01 > 18:00

    Carnaval de chez nous

    Carnaval Totaal !
    A l’instar de la plupart des pays européens, la Belgique regorge en festivités populaires, dont plusieurs sont inscrites au Patrimoine Immatériel de l’Unesco. Bien sûr, un tel classement ne veut rien dire lorsque l’on regarde en arrière, tant les autorités du XIX ème Siècle auront réglementé ces traditions qui remontent pour certaines au Moyen-âge. Une discussion suivra la projection avec Clémence Mathieu, directrice du Musée international du Carnaval et du Masque à Binche.
    + Carnaval de Malmédy
    Alexandre Keresztessy, 1972, BE, 16mm > video, vo fr , 49'
    + C’est un cercle
    Chloé Odent, 2014, BE-FR, video, vo fr , 27'
    + Aalst Carnaval
    Henri Storck & David McNeil, 1971, BE, 16mm, sans dial, st fr, 11'
  • sam 25.01 > 21:00

    Le Grand’ Tour   [Film + rencontre + fanfare]

    Carnaval Totaal !
    Jérôme Le Maire & Vincent Solheid, 2011, BE, DCP, vo fr , 101'
    Vincent Solheid - président de "La Rwayal Printen" et initiateur du projet "Le Grand’Tour" - a proposé à Jérôme Le Maire de le filmer, lui et sa "Fanfare d’amour et d’amitié" comme le dit fièrement sa bannière. Cette formation un peu bidon regroupe une dizaine de quarantenaires décidés à se rendre au "carnaval du monde" de Stavelot qui n’a lieu qu’une fois tous les dix ans. Sous l’impulsion de leur meneur boosté à la coke, la bande d’amis décide très vite de réaliser la tournée des carnavals, puis, d’aller plus loin, dormir dans les bois, marcher à travers champs. Boire, chanter. Peut-être rentrer, peut-être mourir mais avant tout se sentir vivant. Des rencontres impromptues émaillent leur parcours, des conflits aussi, jusqu’au jour où Vincent a une révélation. Ce long-métrage d’un délire collectif entre docu et fiction tragi-comique, est parti de cette idée simple d’une virée entre amis sur les routes de Belgique, pour aboutir à un road-movie chargé de réflexions sur la crise existentielle de l’homme en tant que tel, de sa relation aux autres et au monde qui l’entoure. En présence de Jérôme le Maire et Vincent Solheid. Et, sous réserve, de la participation de La Rwayal Printen devenue depuis le film l’une des fanfares attitrées du carnaval de Malmédy !
  • dim 26.01 > 19:00

    Black Indians

    Carnaval Totaal !
    Jo Béranger, Hugues Poulain & Édith Patrouilleau, 2018, FR, DCP, vo ang st fr, 92'
    Quel est le lien historique entre la population afro-descendante de la Nouvelle-Orléans et les indiens d’Amérique ? Et comment sont nés les Black Indians du Mardi Gras ? Cette tradition aux racines complexes comporte quelques-unes des musiques les plus fascinantes de la ville et des costumes les plus impressionnants du carnaval. Élaborés patiemment toute l’année, les parures de perles et de plumes des quarante tribus défilent selon un rituel précis, avec une langue et des gestes codifiés depuis trois siècles. Le chef, sa reine, l’éclaireur, le porte-étendard sont des rôles enviés, dont l’importance pour la vie du quartier dépasse la période des fêtes. Métissage à la fois réel et métaphorique entre l’héritage amérindien et afro-américain, la tradition des Black Indians façonne la culture de la Nouvelle-Orléans. Elle a coloré l’histoire de la ville depuis les prémisses du jazz jusqu’à la difficile reconstruction morale de l’après-Katrina, ce dont le long métrage documentaire "Black Indians" témoigne au plus près, avec beauté, justesse et chaleur.
  • dim 26.01 > 21:00

    The Whole Gritty City

    Carnaval Totaal !
    Richard Barber & Andre Lambertson, 2013, US, HD, vo st fr, 90'
    Pas de carnaval sans fanfare, surtout à la Nouvelle-Orléans. Tandis que les troupes préparent leur costume, les orchestres répètent. Le cinéaste américain Richard Barber a suivi trois marching bands scolaires pendant l’année qui mène à leur moment de gloire : leur participation au défilé du Mardi Gras. La plupart des musiciens qui les constituent sont des enfants et des adolescents. Leur apprentissage est non seulement un premier enseignement de la pratique musicale mais aussi des moments en marge de la violence quotidienne de la ville. Pour la plupart issus des quartiers noirs et populaires de la Nouvelle-Orléans, les enfants y trouvent une porte de sortie, loin du duel meurtrier entre la police et les gangs, hors de la misère de l’après-Katrina. Ils y découvrent le sens de l’appartenance à une œuvre collective, basée sur l’entraide et non plus sur la compétition et la brutalité. Pour les chefs de fanfares et les jeunes élèves, le carnaval est à la fois un jeu et une affirmation, et la musique une nécessité et un espoir.
  • jeu 30.01 > 20:00

    Black Indians

    Carnaval Totaal !
    Jo Béranger, Hugues Poulain & Édith Patrouilleau, 2018, FR, DCP, vo ang st fr, 92'
    Quel est le lien historique entre la population afro-descendante de la Nouvelle-Orléans et les indiens d’Amérique ? Et comment sont nés les Black Indians du Mardi Gras ? Cette tradition aux racines complexes comporte quelques-unes des musiques les plus fascinantes de la ville et des costumes les plus impressionnants du carnaval. Élaborés patiemment toute l’année, les parures de perles et de plumes des quarante tribus défilent selon un rituel précis, avec une langue et des gestes codifiés depuis trois siècles. Le chef, sa reine, l’éclaireur, le porte-étendard sont des rôles enviés, dont l’importance pour la vie du quartier dépasse la période des fêtes. Métissage à la fois réel et métaphorique entre l’héritage amérindien et afro-américain, la tradition des Black Indians façonne la culture de la Nouvelle-Orléans. Elle a coloré l’histoire de la ville depuis les prémisses du jazz jusqu’à la difficile reconstruction morale de l’après-Katrina, ce dont le long métrage documentaire "Black Indians" témoigne au plus près, avec beauté, justesse et chaleur.
  • jeu 30.01 > 22:00

    Gruß vom Krampus

    Carnaval Totaal !
    Greetings from Krampus
    Gabriele Neudecker, 2018, AT, DCP, vo st fr & ang, 99'
    "Der Krampus kommt, der Krampus kommt !" C’est avec un mélange d’excitation et de peur que chaque année les petits enfants autrichiens guettent l’arrivée des krampus. Avec une fourrure hirsute en peau de chèvre, un masque en bois grimaçant couvert de cornes, et de gros grelots annonçant son arrivée en meute, fouettant le passant avec des joncs fraichement ramassés, le Krampus est plus proche du personnage de film d’horreur que d’une figure à la Disney. Accompagnant Saint Nicolas et l’arrivée de l’hiver, il évoque l’archétype de l’homme sauvage et la pratique païenne de la chasse sauvage dans ce qui était une des traditions masquées les moins encadrées et les plus brutales. Peu diffusé hors d’Autriche et en dehors des festivals, ce documentaire dresse un panorama très complet de cette tradition : temps du calendrier, fabrication des costumes, différences entre régions, groupes de Krampus et autres Perchten, réglementation des "courses" qui ont tendance à être cadenassées pour cause de sécurité, place des femmes, etc. sur fond d’images aussi poétiques que flamboyantes de ces monstres mythiques dans leur habitat naturel.
  • ven 31.01 > 19:00

    Les premiers films sur Dakar   [Films + rencontre]

    Dakar : quartiers de cinéma
    + Borom Sarret
    Ousmane Sembène, 1963, SN, 35mm, fr & wo st ang, 22'
    + Contras city
    Djibril Diop Mambéty, 1969, SN, video, fr st ang, 21'
    + Et si la neige n’était plus
    Ababacar Samb Makharam, 1965, SN, video, fr , 22'
  • ven 31.01 > 21:00

    L’extraordinaire destin de Madame Brouette   [Film + rencontre]

    Dakar : quartiers de cinéma
    Moussa Sene Absa, 2002, FR-CA-SN, 35mm, fr & wo st ang, 104'
    On appelle Mati "Madame Brouette" parce qu’elle vend des légumes sur une brouette. Et elle a tué son mari. Film surréel et magique, sur un monde corrompu et violent, situé à Niaye Thiokers reconstitué pour le tournage avec une palette de couleurs digne d’un tableau, le scénario de "Madame Brouette" est née d’une chanson. Intitulée "Thioker" ("perdrix"), elle sonne comme un avertissement, ou peut-être est-ce déjà un constat amer ? Elle raconte l’histoire d’un oiseau amoureux de sa liberté mais croqué finalement par un crocodile. Pour Moussa Sene Absa, c’est une métaphore, évidemment, du destin de la société sénégalaise dévorée par le colonialisme et le capitalisme.
  • sam 01.02 > 18:00

    Le cinéma dans la ville   [Films]

    Dakar : quartiers de cinéma
    + Badou Boy
    Djibril Diop Mambety, 1970, SN, video, fr st ang, 60'
    + Bandit cinéma
    Bouna Médoune Seye, 1992, SN, fr & wo st ang, 26'
  • sam 01.02 > 21:00

    Reou-Takh (Big City)

    Dakar : quartiers de cinéma
    Mahama Jonhson Traoré, 1972, SN, video, vo fr & wo st fr, 89'
    L’exode rural façonne l’histoire des villes africaines. Reou-Takh serait le nom donné à la ville par le paysan. Ici, on suit comme dans un road-movie, un noir-américain parti à la recherche de ses racines africaines découvre un pays occidentalisé... Cinéaste dakarois engagé, militant pour la cause féminine, Traoré réalise un film interdit au moment de sa sortie par les autorités du pays. La musique jazz noir américaine nous transporte dans des décors urbains, questionnant l’héritage colonial et l’inégalité sociale, qui font partie de la même famille que l’esclavage.... L’errance nous mène jusqu’à l’île de Gorée d’où partirent des millions d’esclaves, en face de Dakar. Avec une écriture sans compromis, Traoré nous livre sa version de l’histoire de l’esclavage, où il aborde la question de la responsabilité des africains dans la traite des esclaves...
  • dim 02.02 > 17:00

    D’une banlieue à une autre   [Courts métrages]

    Dakar : quartiers de cinéma
    + Guinaw Rails
    Kady Diedhiou, 2014, SN, HD, wo st fr, 13'
    + Dem Dem
    Pape Boumane Lopy, Marc Recchia, Christophe Rolin, 2017, BE-LU-SN, DCP, wo st ang, 26'
    + Le franc
    Djibril Diop Mambety, 1994, FR-CH-SN, 35mm, wo st ang, 46'
    + ...
  • dim 02.02 > 19:00

    Résistance dans la ville invisible   [Films]

    Dakar : quartiers de cinéma
    + Le sentier de Leuk Daour
    Karamba Dramé, 2018, FR, video, wo st fr, 5'
    + Ngor l’esprit des lieux
    Samba Félix Ndiaye, 1994, SN, video, fr & wo st fr, 90'
  • dim 02.02 > 21:00

    Touki Bouki

    Dakar : quartiers de cinéma
    Djbril Diop Mambety, 1973, SN, 35mm, fr & wo st ang, 88'
    Troisième film de Mambéty, "Touki Bouki" n’a pas pris une ride en 50 ans. Tant d’audace, de fantaisie et d’humour laissent toujours aussi pantois. Affranchi de toutes les règles de la bienséance cinématographique, inspiré par la Nouvelle Vague et ses errances urbaines, il s’en va faire jongler western et polar sur fond d’histoire d’amour, il s’offre quelques détours par le naturalisme, erre dans Dakar, le monde des vachers, des pêcheurs et autres contrebandiers ou malfaiteurs pour repartir, à coup de montage frappadingue et de bande son hallucinée et hallucinante vers le conte et la satire. Une œuvre inclassable, surréaliste et burlesque qui dresse le portrait joyeux mais vitriolé d’une société rongée par l’ennui, la corruption et le fric - et lui fait la nique, par la même occasion ! L’un des films (africains) les plus importants de l’histoire !
  • jeu 06.02 > 20:00

    Winter masquerades   [Films + rencontre]

    Carnaval Totaal !
    Du Portugal à l’Ukraine, de la Grèce à l’Angleterre, les mascarades d’hiver comportent des motifs étonnamment récurrents. Êtres sauvages ou démoniaques, portants cloches et fouets, déboulent dans les villages accompagnés d’un cortège hétéroclite : ici le vieux jouant de sa vielle, là une charrue, des étrangers, des colporteurs, des bergers... Formes fossiles de rituels de fertilité pré-chrétiens ? Difficile à dire... En revanche ce sont assurément des formes de cultures populaires aussi étranges que belles. Six films issus du catalogue Carnaval King of Europe, un programme européen de relevés ethnographiques sur le terrain, ont été sélectionnés pour leur incroyable singularité. Sans commentaire autre que de simples inter-titres, les images parlent d’elles-mêmes. La projection sera suivie d’une rencontre avec Giovanni Kezich (leader du projet de recherches européen Carnival King of Europe & directeur du musée des Us et Coutumes du Peuple du Trentin) & Clémence Mathieu (directrice du Musée international du Carnaval et du Masque à Binche).
    + Day of the rams in Gljev (Croatia)
    Michele Trentini , 2012, IT, vo 17'
    + The Silvesters of Urnäsch (Switzerland))
    Michele Trentini, 2011, IT, video, vo 12'
    + One day in Lancova Vas (Slovenia)
    2010, Michele Trentini , 2010, IT, video, vo sl , 9'
    + Fasnacht in Tramin (Italy)
    Michele Trentini , 2007, IT, vo 3'
    + Sankt Nikolaus in Stilfs/Stelvio (Italy)
    Michele Trentini, 2008, IT, vo 3'
    + Koukeri from Vresovo (Bulgary)
    Iglika Mishkova, 2012, BG, video, vo 14'
  • ven 07.02 > 20:00

    Black Indians

    Carnaval Totaal !
    Jo Béranger, Hugues Poulain & Édith Patrouilleau, 2018, FR, DCP, vo ang st fr, 92'
    Quel est le lien historique entre la population afro-descendante de la Nouvelle-Orléans et les indiens d’Amérique ? Et comment sont nés les Black Indians du Mardi Gras ? Cette tradition aux racines complexes comporte quelques-unes des musiques les plus fascinantes de la ville et des costumes les plus impressionnants du carnaval. Élaborés patiemment toute l’année, les parures de perles et de plumes des quarante tribus défilent selon un rituel précis, avec une langue et des gestes codifiés depuis trois siècles. Le chef, sa reine, l’éclaireur, le porte-étendard sont des rôles enviés, dont l’importance pour la vie du quartier dépasse la période des fêtes. Métissage à la fois réel et métaphorique entre l’héritage amérindien et afro-américain, la tradition des Black Indians façonne la culture de la Nouvelle-Orléans. Elle a coloré l’histoire de la ville depuis les prémisses du jazz jusqu’à la difficile reconstruction morale de l’après-Katrina, ce dont le long métrage documentaire "Black Indians" témoigne au plus près, avec beauté, justesse et chaleur.
  • ven 07.02 > 22:00

    Off Carnaval   [Compilation]

    Carnaval Totaal !
    Quatre films pour le moins radicaux s’inspirent d’archétypes carnavalesques placés dans un autre contexte, excepté pour le premier où Mardi Gras se prépare en coulisse...
    + The Queen
    Manuel Abramovich,, 2013, AR, DCP, vo st fr, 19'
    + The Big Hole Counter Narrative Project
    Francois Knoetze, 2017, ZA, HD, vo ang st ang, 14'
    + Le passant fait son devoir
    Bernard Mulliez, 2012, BE, video, fr st fr, 29'
    + Au Nord d’Eden
    Jean-Marcel BUSSON, 2014, BE, 16mm, sans dial, 12'
    + ...
  • sam 08.02 > 19:00

    Kateb Yacine, poète en trois langues   [Film + rencontre]

    Alger en résistance
    Stéphane Gatti, 2001, FR, video, st fr, 55'
    Face caméra, dans des séquences qui se prêtent à l’écoute attentive, Kateb Yacine raconte son chemin de poète. Si ses premières œuvres sont en prise avec l’insurrection nationale et contribue à fonder le mythe de la nation, il se tourne vite vers la langue de la rue, l’arabe dialectale. Et quand la bourgeoisie, qui parle l’arabe classique et s’en remet à l’Islam, s’avère traître à la cause du peuple une fois au pouvoir, c’est le tamazight, la langue berbère qu’il se réapproprie, celle que les 13 siècles de domination arabo-musulmane ont tenté d’écraser. Au cœur de l’œuvre du poète, au cœur de la révolte et de la libération, il y a donc la langue. C’est elle, l’arme de la liberté et de la souveraineté des peuples. Stéphane Gatti alterne ce long entretien de Kateb Yacine avec différentes images d’archives, des photographies, des films de familles, des cartons qui portent les citations du poète, des images de l’inhumation de Yacine en Kabylie.... Dans l’aller-retour tissé par le film entre l’homme, vivant, seul à l’écran, ses mots, et le poète mort, invisible, que tout le pays enterre dans la ferveur et la douleur, se dégage peu à peu la puissance d’une figure tutélaire, presque démiurgique, celle du poète révolutionnaire, éternel désormais.
  • sam 08.02 > 21:00

    Med Chaabi   [Concert]

    Alger en résistance
    Né en 1985 à la Casbah d’Alger où il passe son enfance et son adolescence, Med Chaabi vit ensuite à Tizi-Ouzou en grande Kabylie. Bercé par différents styles musicaux, il développe une passion pour les rythmes et la richesse de la musique algérienne. Avec sa voix et sa musique aux multiples facettes, Med Chaabi vous invite à un nouveau voyage en chansons. Entre ses propres compositions et les hommages rendus aux artistes de la chanson algérienne, sa musique est à la fois festive et mélancolique. Ses morceaux d’inspirations variées sont portés par une voix puissante.
  • dim 09.02 > 15:00

    Kindil El Bahr   [Film + rencontre]

    Alger en résistance
    La méduse
    Damien Ounouri, 2016, DZ-US-KW, DCP, ar st ang, 40'
    Lors d’une sortie à la plage avec sa belle-mère et ses enfants, Nafissa a le malheur de céder à la tentation de l’eau et d’aller nager. Très vite, elle est cernée par une bande de jeunes et moins jeunes hommes aguicheurs qui deviennent rapidement violents. Quand elle ne revient pas sur la plage, personne ne semble savoir ce qu’il est advenu d’elle… Cinéaste franco-algérien, Damien Ounouri qui vit et travaille à Alger, s’est fait connaître avec ses deux premiers documentaires : un premier film sur le cinéaste Jia Zhang-Ke et "Fidaï" qui revenait sur le parcours de son oncle, membre du FLN. Avec "Kindil El Bahr", qui signifie "La méduse", il rentre avec éclat dans la fiction en réalisant un moyen métrage sacrément audacieux et éblouissant. Tantôt œuvre poétique, virtuose et hypnotique, tantôt satyre violente contre la société patriarcale et ses brutalités extrêmes, entre le film de SF et le "revenge movie", "Kindil El Bahr" se glisse entre toutes les étiquettes et laisse pantois. Mais aussi profondément ému.
  • dim 09.02 > 16:00

    Fais soin de toi   [Film + rencontre]

    Alger en résistance
    Mohamed Lakhdar Tati, 2017, FR-DZ, DCP, fr & ar st fr, 119'
    Houspillé par sa mère qui aimerait bien le voir marié, ce grand fils d’une trentaine d’années toujours célibataire, Mohamed Lakhdar Tati s’empare de sa caméra et part dans les rues d’Alger en quête d’amour. Ou plutôt, c’est dans une grande enquête qu’il se lance, à la fois intime et sociologique, sur les représentations collectives, les attentes individuelles et les projections sociales autour du sentiment amoureux dans l’Algérie d’aujourd’hui. Ses rencontres le mènent à la campagne, dans d’autres villes, dans les champs ou les facultés, où il enregistre les douleurs, les colères et les espoirs comme on récolte fleurs et grains de poussière en chemin, au hasard des rencontres, de confidences ou de portraits émouvants. Avec beaucoup de tendresse et de respect, il se questionne et interroge sa société. Et peu-à-peu, le sentiment amoureux, ses codes et ses ritualisations, s’avèrent au cœur de nombreuses tensions qui creusent la société algérienne aujourd’hui. Alors peut-être que c’est avec cet ennemi intérieur qu’il s’agit désormais de lutter ; contre cette société patriarcale qui brime l’individu et le sentiment intime. Tranquillement, avec douceur, de par ses questions et tout ce sur quoi il ne veut pas céder, Mohamed Lakhdar Tati rentre bel et bien en résistance.
  • dim 09.02 > 19:00

    Omar Gatlato   [Film + rencontre]

    Alger en résistance
    Merzak Allouache, 1976, DZ, DCP, ar st fr, 90'
    Premier long métrage de Merzak Allouache ("Bab El Oued City", "Salut Cousin", "Le Repenti"…), "Omar Gatlato" a bousculé le cinéma algérien formaté et propagandiste de l’après-indépendance, par sa forme libre, désinvolte et inventive. Il évoque le désoeuvrement de la jeunesse algérienne à travers le personnage d’Omar, inspecteur des fraudes du quartier de Bab-El-Oued, s’adressant à la caméra pour raconter son quotidien banal de jeune fonctionnaire algérois timide et célibataire. Habitant un appartement étriqué avec sa famille, ses journées sont faites d’ennui au bureau, de débrouille et de petites combines, de sorties avec ses collègues, de plongeons dans la mer et, dès qu’il le peut, de concerts de musique chaabi ou hindoue qu’il savoure et enregistre dans les cinémas de la ville. Mais un soir, agressé en pleine rue, il se fait dérober son enregistreur. Un ami lui en offre un autre, dans lequel se trouve une cassette audio. Omar y découvre une voix féminine. Obsédé par ses paroles, il décide de retrouver la jeune inconnue.
  • jeu 13.02 > 20:00

    La moitié du ciel d’Allah   [Film + rencontre]

    Alger en résistance
    Djamila Sahraoui, 1995, FR, ar st fr, 50'
    Engagées dans toutes les révolutions qui ont fait l’histoire de l’Algérie, les femmes algériennes ne cessent jamais de lutter pour leurs droits. Subissant la pression sociale, la phallocratie et la trahison du pouvoir, elles sont contraintes de faire de leur vie une lutte incessante. Réalisé pendant la décennie noire, vibrant tantôt de colère, tantôt d’empathie, "La moitié du ciel d’Allah" documente à travers des paroles individuelles et intimes ce long chemin de croix, qui va de la lutte pour l’indépendance jusqu’au confinement, suite au code de la famille passé en 1984. En s’appuyant sur des documents d’archives et des témoignages, le film donne la parole aux femmes de différentes générations, premières victimes de l’intégrisme meurtrier et mortifère, avec les intellectuels et les journalistes. Aujourd’hui, les jeunes filles et les femmes algériennes sortent tous les vendredis dans la rue pour réclamer leur liberté et leurs droits comme condition sine qua non à la démocratie, revendiquée par et pour tout un peuple. En attendant que l’autre moitié du ciel soit plus clémente…
    + Rencontre : Femmes algériennes en résistance
  • jeu 13.02 > 22:00

    L’Algérie du possible

    Alger en résistance
    Viviane Candas, 2016, FR-DZ, DCP, fr st ang, 90'
    La mémoire de la colonisation française, et celle en particulier de la guerre l’Algérie, est très malmenée des deux côtés de la Méditerranée. En racontant l’histoire de son père et ses engagements à la cause algérienne, Viviane Candas ne livre pas qu’un hommage, aussi émouvant et juste soit-il, à Yves Matthieu. Avocat du FLN, défenseur des combattants algériens durant la guerre de libération, il fut l’un des artisans majeurs du projet d’autogestion, fondement du socialisme algérien post-indépendance, et l’un des rédacteurs des décrets sur les biens vacants (abandonnés par les Pieds-Noirs). Mais le film s’ouvre sur sa mort brutale, le 16 mai 1966. Ce sont les causes de cet accident mystérieux que le film tente d’élucider. D’interviews en rencontres, de pages officielles en anecdotes, l’histoire d’Yves Matthieu est si intimement liée à celle de ce pays qu’elle révèle peu-à-peu une version plus noire et méconnue de l’Algérie post-indépendance. Dans cette période qui va de 1962 à 1966, de l’échec du projet socialiste au putsch mené par Boumedienne pour éliminer Ben Bella, se mettent en place les fondements de la société à venir. Puissant et éclairant, "L’Algérie du possible" tisse avec maestria la petite à la grande histoire pour ébrécher quelques vérités trop bien acquises et questionner une histoire bien plus trouble qu’il n’y parait.
  • ven 14.02 > 19:00

    Tahia Ya Didou !

    Alger en résistance
    Mohamed Zinet, 1971, DZ, DCP, fr & ar st fr, 81'
    Premier film réalisé par le poète et comédien Mohamed Zinet (qui joua notamment dans "Dupont Lajoie", "Le coup de sirocco", ou encore des courts métrages de René Vautier…), "Tahia Ya Didou !" est aussi son dernier… et c’est regrettable tant il contient de belles promesses. Mais la municipalité d’Alger, qui lui avait initialement passé commande d’un film à visée touristique, n’apprécia pas le résultat et sa carrière s’arrêta là. Il faut découvrir "Tahia Ya Didou !" sans trop prêter attention à son scénario. Il s’agit plutôt d’une immersion dans les rues d’Alger, du port à la casbah, du marché aux cafés, au hasard de laquelle on croise une galerie de personnages et de situations improbables : un groupe d’enfants poursuivi par la police, un Suisse égaré, un pêcheur de crevettes, un poète illuminé… mais aussi un couple de touristes français dont la femme égrène les clichés sur Alger, son mari cachant un passé trouble qui va faire basculer le récit vers les stigmates de l’occupation. Jamais sorti en salles ni diffusé à la télévision, "Tahia Ya Didou !" est devenu un film culte, très difficile à voir… jusqu’à ce que son négatif soit retrouvé récemment, en mauvais état, dans les caves de la Cinémathèque algérienne. Le voici enfin en version restaurée !
  • ven 14.02 > 21:00

    Chronique des années de braise

    Alger en résistance
    Mohammed Lakhdar-Hamina, 1975, DZ, video, vo ar st ang, 176'
    A travers le regard d’un pauvre paysan, "Chronique des années de braise" raconte la lutte de l’Algérie vers l’indépendance, de la conquête française jusqu’au déclenchement de la guerre de Libération nationale. Victime de la politique coloniale de confiscation des terres, Ahmed est contraint de quitter son village en quête d’une vie meilleure pour lui et sa famille. Mais partout, il ne rencontre que misère et injustice. Portée par un style lyrique, un souffle épique et une grande puissance visuelle, cette grande fresque qui va de 1939 à 1954, tisse brillamment tous les fils qui menèrent au 11 novembre 1954, date de déclenchement de la Révolution algérienne. A travers la vie de quelques individus, Mohammed Lakhdar-Hamina mêle souffrance individuelle et colère collective et raconte la résistance de tout le peuple algérien à l’expropriation de ses terres, à l’oppression, à la déculturation et aux humiliations qui en résultent. Premier film africain et premier film en langue arabe à obtenir la Palme d’or à Cannes, "Chronique des années de braise" exprime aussi le point de vue algérien sur une période que le cinéma français ne parvient pas à restituer autrement qu’à travers le regard "culpabilisé" du colon ou d’un "récit national" déformé.
  • sam 15.02 > 19:00

    Voukoum

    Carnaval Totaal !
    François Perlier, 2012, FR, video, st fr & ang, 52'
    En créole guadeloupéen, le voukoum signifie le tumulte et la révolte, un mouvement massif et bruyant, un désordre provoqué sciemment pour provoquer l’éveil politique et artistique des gens de la rue, des vyé nèg ("vieux nègres"). C’est aussi le nom choisi par les membres du mouvement culturel implanté depuis le début des années 80 dans le quartier populaire du "Bas du bourg" à Basse Terre, en Guadeloupe : Mouveman Kiltirel Voukoum. Au local, une école abandonnée, les jeunes du quartier retrouvent les anciens pour préparer ensemble les costumes, ajuster le répertoire, apprendre le créole ou simplement discuter en préparant un repas. François Perlier a filmé les membres de Voukoum, y compris les jours de "déboulé" où ils font revivre les masques et les chants inspirés des cultures africaines en jouant des rythmes qui entraînent la foule dans une transe collective. Son film transmet cette énergie et donne envie de descendre dans la rue au son des tambours.
  • sam 15.02 > 21:00

    Autour du blackface   [Rencontre]

    Carnaval Totaal !
    On parle de "blackface" lorsqu’un Blanc se grime en Noir à des fins de moquerie, il s’inscrit alors dans la longue et lourde histoire de la construction des stéréotypes racistes. Ces dernières années, les actions de militants antiracistes se sont multipliées pour dénoncer les cas de "blackface" dans des manifestations folkloriques et carnavalesques. C’est le cas en Belgique avec notamment l’interpellation des pouvoirs publics par le collectif militant Bruxelles Panthère au sujet du personnage du sauvage à la ducasse d’Ath ou à Deux-Acres avec la "sortie des Nègres". Après une courte introduction de Julien Celdran, membre du Carnaval Sauvage de Bruxelles, Mouhad Reghif de Bruxelles Panthère, qui se réclame de l’anti-racisme politique et non de l’anti-racisme moral, nous expliquera le pourquoi et le comment de leur action sur la question du "blackface" en Belgique et les conséquences qui s’en suivent. Avant d’entamer le dialogue avec la salle nous changerons de perspective avec une communication de la carnavalogue Blodwenn Mauffret en écho à la projection du film Voukoum, en début de soirée : la figure du "Nègmaron" et autres "blackfaces" dans les carnavals issus du fait colonial, où ce sont les Noirs qui se griment en Noir. La figure carnavalesque guyanaise du "Nègmaron", proche des antillaises de "Neg Gwo Siwo", "Mass a Kongo" et "Mass a Fwet", porte en elle une étrange ambiguïté. Tout à la fois le reflet de l’idéologie raciste coloniale et d’une apologie de la liberté, cette figure "blackface" met en avant les traumatismes historiques inhérents à la culture créole et usent du détour et de la dérision afin de déjouer la catégorisation aliénante du monde. Blodwenn Mauffret est universitaire, spécialiste du carnaval de Cayenne, ses recherches portent sur la relation entre esthétiques carnavalesques et (...+)
  • dim 16.02 > 15:00

    Voyage au pays des fées   [Cineketje]

    Varia
    Live Soundtrack
    FR, 45'
    "Le Voyage aux pays des fées" est un spectacle total mené tambour-battant par le duo Catherine Vincent. C’est-à-dire Catherine Estrade qui chante, manie l’harmonium indien et bat les percussions, et Vincent Commaret, qui fait plier la guitare électrique en chanson lui aussi. Et quand ils vous embarquent au pays des fées, c’est sur un air de rock et dans une contrée imaginaire, totalement ludique et fantastique, aux images incroyables pour un spectacle tout public. Pour les tout petits dès 3 ans et les plus grands qui n’en ont pas fini de s’émerveiller du cinéma muet ! Muet, pas tout à fait, évidemment, puisque ces deux musiciens accompagnent leurs chansons, bruitages et instruments d’une séance de cinéma joyeuse et unique - ou l’inverse, on ne sait plus qui accompagne qui ! Grâce à "Cendrillon" et "Le royaume des fées" , on plonge dans la joie pétillante et les trucages abracadabrants de Georges Méliès. Et avec "Le Prince crapaud" et "Poucette" de Lotte Reiniger, tout en papiers découpés, on s’émerveille des jeux d’ombres et de lumières délicats. On va rire et s’enchanter !
  • dim 16.02 > 17:00

    Gruß vom Krampus

    Carnaval Totaal !
    Greetings from Krampus
    Gabriele Neudecker, 2018, AT, DCP, vo st fr & ang, 99'
    "Der Krampus kommt, der Krampus kommt !" C’est avec un mélange d’excitation et de peur que chaque année les petits enfants autrichiens guettent l’arrivée des krampus. Avec une fourrure hirsute en peau de chèvre, un masque en bois grimaçant couvert de cornes, et de gros grelots annonçant son arrivée en meute, fouettant le passant avec des joncs fraichement ramassés, le Krampus est plus proche du personnage de film d’horreur que d’une figure à la Disney. Accompagnant Saint Nicolas et l’arrivée de l’hiver, il évoque l’archétype de l’homme sauvage et la pratique païenne de la chasse sauvage dans ce qui était une des traditions masquées les moins encadrées et les plus brutales. Peu diffusé hors d’Autriche et en dehors des festivals, ce documentaire dresse un panorama très complet de cette tradition : temps du calendrier, fabrication des costumes, différences entre régions, groupes de Krampus et autres Perchten, réglementation des "courses" qui ont tendance à être cadenassées pour cause de sécurité, place des femmes, etc. sur fond d’images aussi poétiques que flamboyantes de ces monstres mythiques dans leur habitat naturel.
  • dim 16.02 > 19:00

    Cendres

    Carnaval Totaal !
    Cenere
    Camilla Tomsich, 2016, FR, HD, vo it st fr & ang, 90'
    La Barbargia, arrière pays de la Sardaigne, est réputée pour son paysage accidenté et son carnaval dont les racines remontent au premier Âge du bronze. De la période des graffitis de cavernes préhistoriques à nos jours, les rites de la vie et de la mort continuent à être célébrés selon des pratiques ancestrales spécifiques à chaque village, dont la marche des Mamuthones de Mamoïada, vêtus de peaux de brebis noire, de sombres masques de bois et de lourdes cloches, est parmi les plus impressionnantes. "Cendres" suit des protagonistes du carnaval de cette région italienne agro-pastorale où l’industrie périclite. Des feux de Saint Antoine jusqu’au Mercredi des Cendres, on s’attachera à leur quotidien. Qu’ils soient ouvrier en grève, paysan labourant à la charrue, berger, livreur de bonbonnes de gaz, leurs soucis ne s’arrêtent pas entre les moments de fêtes, bien au contraire. Le carnaval n’apparaît qu’au détour d’un plan, d’une conversation ou de brèves séquences, qui suffisent à comprendre son caractère authentique. Dépourvu d’interviews, entretenant une atmosphère de mystère égrenée de ponctuations musicales d’Amon Tobin et Soap&Skin, abrupte, rude et cru, "Cendres" reste jusqu’à la fin radical, loin de toute carte postale.
  • dim 16.02 > 21:00

    Black Indians

    Carnaval Totaal !
    Jo Béranger, Hugues Poulain & Édith Patrouilleau, 2018, FR, DCP, vo ang st fr, 92'
    Quel est le lien historique entre la population afro-descendante de la Nouvelle-Orléans et les indiens d’Amérique ? Et comment sont nés les Black Indians du Mardi Gras ? Cette tradition aux racines complexes comporte quelques-unes des musiques les plus fascinantes de la ville et des costumes les plus impressionnants du carnaval. Élaborés patiemment toute l’année, les parures de perles et de plumes des quarante tribus défilent selon un rituel précis, avec une langue et des gestes codifiés depuis trois siècles. Le chef, sa reine, l’éclaireur, le porte-étendard sont des rôles enviés, dont l’importance pour la vie du quartier dépasse la période des fêtes. Métissage à la fois réel et métaphorique entre l’héritage amérindien et afro-américain, la tradition des Black Indians façonne la culture de la Nouvelle-Orléans. Elle a coloré l’histoire de la ville depuis les prémisses du jazz jusqu’à la difficile reconstruction morale de l’après-Katrina, ce dont le long métrage documentaire "Black Indians" témoigne au plus près, avec beauté, justesse et chaleur.
  • jeu 20.02 > 20:00

    La Zerda ou les chants de l’oubli

    Alger en résistance
    Assia Djebar, 1982, DCP, fr & ar st ang & de, 57'
    Première femme à avoir réaliser des films en Algérie, la grande écrivaine, Assia Djebar en aura fait deux : "La Nouba des femmes du Mont Chenoua" en 1978 puis "La Zerda ou les chants de l’oubli" en 1982. "La Zerda qui signifie fête, cérémonie est cette « fête » moribonde qu’ils prétendent saisir de nous. Malgré leurs images, à partir du hors-champ de leur regard qui fusille, nous avons tenté de faire lever d’autres images, lambeaux d’un quotidien méprisé... Derrière le voile de cette réalité exposée, se sont réveillées des voix anonymes, recueillies ou re-imaginées, l’âme d’un Maghreb réunifié et de notre passé.", dira Assia Djebar. Essai poétique et politique, radical et audacieux, le film s’empare d’images d’archives, photographies ou films, tous réalisées par les colonisateurs, pour rendre visage, corps, voix à ceux qu’elles ont figés pour la nuit des temps dans le regard humiliant du colon. En contrechamp, les voix off se multiplient, comme autant de voix échappés des corps muselés et silencieux à l’écran. Commentaires, poèmes, chuchotements, chansons, chœurs et autres cris de rage ou de désespoir, les chants sortent de l’oubli pour raconter une autre histoire, la vérité des images qui se montrent à l’écran, l’histoire coloniale du Maghreb à travers ses guerres, ses révoltes, ses atrocités. Brillant brûlot aussi enflammé qu’un "Afrique 50", "La Zerda" est un coup de poing jeté à la face des blancs, du monde, du cinéma. Un film puissant qui veut faire réparation et continue de souffler sa colère brûlante sur "la nuit coloniale", jamais (...+)
  • jeu 20.02 > 22:00

    Le roman algérien

    Alger en résistance
    Katia Kameli, 2016 -2017 - 2019, FR-DZ, fr & ar st fr, 95'
    Vidéaste et artiste, Katia Kameli a conçu ces trois films en triptyque et les présentent dans ses expositions. Projetés tous les trois ensemble, les uns après les autres, ils viennent magistralement conclure ce programme algérien. A travers un marchand de carte postale à Alger, la jeune cinéaste interroge d’abord la manière dont une société s’invente son roman national, construit ses archétypes, se représente à elle-même. Dans un second temps, accompagnée de Marie-Josée Mondzain, philosophe des images et de l’écrivaine Wassyla Tamzali, elle revient sur ce qu’elle a tourné dans un dispositif de mise en dialogue des images. Enfin, dans un troisième temps, autour de la figure d’Assia Dejbar, dont on pourra découvrir des extraits de son premier film, avec la photographe Louiza Ammi Sid, et à nouveau Marie-Josée Mondzain, elle interroge la place des femmes dans les différentes révolutions et l’impact des images dans la construction d’un imaginaire populaire et les différentes luttes à partir l’Indépendance, de la décennie noire jusqu’aux manifestations qui parsèment les vendredis d’espoirs de changements. En quête de nouvelles images et de ce qui peut désormais s’inventer, c’est toute l’Algérie d’hier, d’aujourd’hui et de demain qui se raconte et se met en scène dans ces trois films, qui tissent ensemble les fils des différentes soubresauts de l’histoire.
  • ven 21.02 > 20:00

    Murmuziek, Beta Mbonda, même combat !   [Film + concert]

    Varia
    Une soirée en deux temps, où les connexions se tissent, au travers de deux expériences qui voient d’ex-criminels ou encore prisonniers se mettre ensemble pour créer un groupe de musique des plus singuliers. La première sera relatée au travers de l’essai documentaire "Kinshasa Beta Mbonda" de Marie-Françoise Plissart, suivi d’une rencontre. La formation issue de la seconde, le projet Murmuziek dans la prison de Forest à Bruxelles, se produira en concert sur la scène du Nova ! Une soirée exceptionnelle, il va sans dire. Une collaboration entre le Nova, le Centre Culturel Jacques Franck et Alteregofilms.
    + 20:00 > Kinshasa Beta Mbonda
    Marie-Françoise Plissart, 2019, HD, vo fr , 52'
    + 22:00 > Murmuziek
  • sam 22.02 > 19:00

    Orfeu Negro

    Carnaval Totaal !
    Marcel Camus, 1959, FR-BR-IT, 35mm, vo pt st fr, 100'
    Sous la plume de Vinicius da Moraes, musicien-poète et ambassadeur brésilien, Orphée, qui sait traverser les mondes par son chant, vit dans une favela sur les hauteurs de Rio et se prépare au Carnaval, lorsqu’il tombe sous le charme d’Eurydice, jeune campagnarde menacée par un inconnu. Le Carnaval, temps suspendu où émotions, illusions, prisons, se révèlent, tombent et se consument, devient le catalyseur de l’intrigue, son miroir et son mouvement. C’est la musique de Antônio Carlos Jobim et Luiz Bonfá qui donne corps à cette traversée des mondes, et nous emmène dans une véritable transe mêlant samba traditionnelle et bossa-nova naissante. Porté à l’écran par Marcel Camus sous production essentiellement européenne, le film, empreint de post-colonialisme sartrien, a tendance à exotiser les corps, les voix noires, et le dénuement des favelas. Il a été reçu de manière très mitigée au Brésil. Pourtant, son côté résolument hybride, empreint de regards et d’influences croisées qui se relisent mutuellement, est à l’image du carnaval : performé, joyeux et contradictoire. Un grand classique projeté dans son format original.
  • sam 22.02 > 21:00

    The Wicker Man

    Carnaval Totaal !
    Robin Hardy, 1973, GB-GB, DCP, vo st fr, 94'
    Imaginez une société gouvernée par les cycles de la nature, rythmée par les rituels païens, égayée en permanence par les chants, les danses, une liberté sexuelle sans tabou, où le succès des récoltes est garantie par des sacrifices à la nature... Cette société existe : bienvenue sur l’île de Summerisle ! C’est ce que va découvrir à ses dépends un policier chrétien venu du continent, qui, parmi une galerie de personnages, rencontrera le Lord de l’Île interprété par le grand Christopher Lee (qui a joué gratuitement dans le film !). Nourri du revival néo-païen de la fin des 60’s, bourré de références multicolores au folklore anglais, "The Wicker Man" est un film magique aussi daté qu’intemporel, à la bande-son enchanteresse et aux scènes mémorables. Il influencera des générations entières, artistiquement (le récent "Midsommar" lui doit beaucoup) et idéologiquement (le retour du néo-paganisme et de la Wicca, tout comme la réappropriation des rituels dans l’underground). Présenté dans sa version "Director’s cut".
  • dim 23.02 > 10:00

    Atelier Masque   [Workshop]

    Carnaval Totaal !
    Préparer carnaval, c’est aussi dessiner les contours du personnage que l’on va revêtir, c’est lui inventer une peau, une silhouette, une démarche, mais surtout un visage ! En allant du matériau au personnage et à l’inverse, tout peut faire masque avec un peu d’imagination. Une vieille chaussure, un chiffon, un panier, une cagoule, une culotte trouée ? Venez avec vos objets trouvés, votre inventivité et tous vos doigts à l’atelier masques ouvert aux petits comme aux grands dans le bar du Nova. Et n’hésitez pas à apporter de quoi manger, une pause étant prévue avant la séance de Pompoko, à laquelle vous pourrez assister avec votre nouveau masque sur le visage !
  • dim 23.02 > 14:00

    Pompoko   [Cineketje]

    Carnaval Totaal !
    Isao Takahata, 1994, JP, 35mm, vt fr , 119'
    Pour les tanukis, sorte de ratons-laveurs qui aiment faire la fête, pas besoin de trouver des masques et déguisements pour changer d’aspect, ils ont le pouvoir de se métamorphoser à volonté depuis des temps immémoriaux. Mais leurs jours sont comptés, suite à la destruction de leur forêt par les cités de béton des humains. Les clans se réunissent et préparent la lutte, certains imaginent des actions rusées et farfelues, d’autres préfèrent le chemin d’une violence controversée... Malgré tout, la déforestation continue, obligeant les tanukis à organiser la grande parade fantasmagorique, rassemblant des divinités et monstres mythologiques de toutes sortes... Les questions des résistances, compromis et luttes internes pour le pouvoir traversent le film, autant que l’espièglerie, l’extrême comique de ces petites bêtes touchantes dans leur combat pour leur survie et celle de la nature. Un superbe dessin animé épique par Isao Takahata, co-fondateur du Studio Ghibli avec Hayao Miyazaki, à voir en famille (version française, à partir de 7 ans).
  • dim 23.02 > 18:00

    Voukoum

    Carnaval Totaal !
    François Perlier, 2012, FR, video, st fr & ang, 52'
    En créole guadeloupéen, le voukoum signifie le tumulte et la révolte, un mouvement massif et bruyant, un désordre provoqué sciemment pour provoquer l’éveil politique et artistique des gens de la rue, des vyé nèg ("vieux nègres"). C’est aussi le nom choisi par les membres du mouvement culturel implanté depuis le début des années 80 dans le quartier populaire du "Bas du bourg" à Basse Terre, en Guadeloupe : Mouveman Kiltirel Voukoum. Au local, une école abandonnée, les jeunes du quartier retrouvent les anciens pour préparer ensemble les costumes, ajuster le répertoire, apprendre le créole ou simplement discuter en préparant un repas. François Perlier a filmé les membres de Voukoum, y compris les jours de "déboulé" où ils font revivre les masques et les chants inspirés des cultures africaines en jouant des rythmes qui entraînent la foule dans une transe collective. Son film transmet cette énergie et donne envie de descendre dans la rue au son des tambours.
  • dim 23.02 > 19:00

    Gruß vom Krampus

    Carnaval Totaal !
    Greetings from Krampus
    Gabriele Neudecker, 2018, AT, DCP, vo st fr & ang, 99'
    "Der Krampus kommt, der Krampus kommt !" C’est avec un mélange d’excitation et de peur que chaque année les petits enfants autrichiens guettent l’arrivée des krampus. Avec une fourrure hirsute en peau de chèvre, un masque en bois grimaçant couvert de cornes, et de gros grelots annonçant son arrivée en meute, fouettant le passant avec des joncs fraichement ramassés, le Krampus est plus proche du personnage de film d’horreur que d’une figure à la Disney. Accompagnant Saint Nicolas et l’arrivée de l’hiver, il évoque l’archétype de l’homme sauvage et la pratique païenne de la chasse sauvage dans ce qui était une des traditions masquées les moins encadrées et les plus brutales. Peu diffusé hors d’Autriche et en dehors des festivals, ce documentaire dresse un panorama très complet de cette tradition : temps du calendrier, fabrication des costumes, différences entre régions, groupes de Krampus et autres Perchten, réglementation des "courses" qui ont tendance à être cadenassées pour cause de sécurité, place des femmes, etc. sur fond d’images aussi poétiques que flamboyantes de ces monstres mythiques dans leur habitat naturel.
  • dim 23.02 > 21:00

    Black Indians

    Carnaval Totaal !
    Jo Béranger, Hugues Poulain & Édith Patrouilleau, 2018, FR, DCP, vo ang st fr, 92'
    Quel est le lien historique entre la population afro-descendante de la Nouvelle-Orléans et les indiens d’Amérique ? Et comment sont nés les Black Indians du Mardi Gras ? Cette tradition aux racines complexes comporte quelques-unes des musiques les plus fascinantes de la ville et des costumes les plus impressionnants du carnaval. Élaborés patiemment toute l’année, les parures de perles et de plumes des quarante tribus défilent selon un rituel précis, avec une langue et des gestes codifiés depuis trois siècles. Le chef, sa reine, l’éclaireur, le porte-étendard sont des rôles enviés, dont l’importance pour la vie du quartier dépasse la période des fêtes. Métissage à la fois réel et métaphorique entre l’héritage amérindien et afro-américain, la tradition des Black Indians façonne la culture de la Nouvelle-Orléans. Elle a coloré l’histoire de la ville depuis les prémisses du jazz jusqu’à la difficile reconstruction morale de l’après-Katrina, ce dont le long métrage documentaire "Black Indians" témoigne au plus près, avec beauté, justesse et chaleur.
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