#183 Décembre 2021

  •    jeu 02.12 > 20:00

    Open Screen

    Varia
    Ode brute au cinéma spontané, écran porteur d’expérimentations pointues ou terrain d’essai de productions aux ambitions multi-festivalières, l’Open Screen est et restera cet indéboulonnable rendez-vous du cinéma libre. Ni censure ni sélection n’entachent ces séances ! Vos braquages de fritkots et autres séquestrations d’asticots gourmands sont les bienvenus sous trois conditions essentielles : nous soumettre des films de 15 minutes maximum, une semaine avant la date et dans un format de projection lisible. Allez en paix : presque tous les supports existants sont reconnus par nos machines sauf le 70mm par exemple… Pour inscrire vos films (avec fiche technique) : openscreen@nova-cinema.org. Pour les déposer : Nova (Open Screen), 14 rue d’Arenbergstraat, 1000 Bxxl.
  • ven 03.12 > 19:00

    Censored

    The ABC of Censorship
    Images interdites
    Barry Mahon, 1965, US, 35mm, vo ang st fr & nl, 60'
    Barry Mahon, entrepreneur touche-à-tout à Hollywood et recordman de l’exploitation cheap dans les sixties, tourne une vingtaine de films en 1965, pour la plupart des nudies assez banals, enchaînements de saynètes presque touristiques ou histoires aberrantes se déroulant dans son décor de prédilection : le camp naturiste. On s’en écarte ici (quoique...) pour s’attaquer à un sujet de société et confronter le spectateur à de profonds questionnements... Enfin, si l’on en croit le simili-professeur qui s’adresse au public et le met en garde : Nous allons assister à une compilation de scènes censurées, coupées dans divers films, illustrant ce que le cinéma peut faire de pire, afin de nous interroger sur le bien-fondé des coups de ciseaux. On a presque envie de croire à la charge politique du film et au ton progressiste du commentateur mais l’on est pourtant loin du brûlot pour la liberté d’expression. Barry Mahon, en filou de compétition, tourne lui-même ces scènes "choquantes" et "étonnantes", sans toutefois aller trop loin, auquel cas il risquerait... d’être censuré ! Le résultat est un melting pot de bizarreries totales entrecoupées d’interventions du professeur au sérieux implacable. La censure devient le sujet de l’exploitation dans ce condensé tordu offrant bien plus que le charme désuet habituel des productions Mahon. Et malgré ce qu’en dit sa publicité, "Censored" ne sera pas censuré...
    + Cadavre exquis porno
    35mm, 30'
  • ven 03.12 > 21:30

    Censored

    The ABC of Censorship
    Images interdites
    Barry Mahon, 1965, US, 35mm, vo ang st fr & nl, 60'
    Barry Mahon, entrepreneur touche-à-tout à Hollywood et recordman de l’exploitation cheap dans les sixties, tourne une vingtaine de films en 1965, pour la plupart des nudies assez banals, enchaînements de saynètes presque touristiques ou histoires aberrantes se déroulant dans son décor de prédilection : le camp naturiste. On s’en écarte ici (quoique...) pour s’attaquer à un sujet de société et confronter le spectateur à de profonds questionnements... Enfin, si l’on en croit le simili-professeur qui s’adresse au public et le met en garde : Nous allons assister à une compilation de scènes censurées, coupées dans divers films, illustrant ce que le cinéma peut faire de pire, afin de nous interroger sur le bien-fondé des coups de ciseaux. On a presque envie de croire à la charge politique du film et au ton progressiste du commentateur mais l’on est pourtant loin du brûlot pour la liberté d’expression. Barry Mahon, en filou de compétition, tourne lui-même ces scènes "choquantes" et "étonnantes", sans toutefois aller trop loin, auquel cas il risquerait... d’être censuré ! Le résultat est un melting pot de bizarreries totales entrecoupées d’interventions du professeur au sérieux implacable. La censure devient le sujet de l’exploitation dans ce condensé tordu offrant bien plus que le charme désuet habituel des productions Mahon. Et malgré ce qu’en dit sa publicité, "Censored" ne sera pas censuré...
    + Cadavre exquis porno
    35mm, 30'
  •    sam 04.12 > 18:00

    De la planète des humains

    Giovanni Cioni
    Giovanni Cioni, 2021, BE-FR-IT, vo st fr, 80'
    On commence souvent une fable avec "il était une fois", comme pour marquer qu’elle va se dérouler dans un autre temps, pas celui dans lequel nous vivons. Dans le dernier film de Giovanni Cioni, il était une fois le présent. La Riviera des fleurs. Une frontière entre Vintimille et Menton, passage entre l’Italie et la France où des gens venus de loin, apparemment surgis de nulle part, comme s’ils étaient invisibles de ce monde, arrivent avec l’espoir de trouver un endroit où vivre. Au poste français, des containers enferment le temps d’une nuit les migrants arrêtés avant d’être reconduits à la frontière italienne. Dans cette géographie de mer, de montagnes aux pentes abruptes, d’autoroutes et de routes nationales, il y a tracé un sentier escarpé et dangereux, appelé sentier de la mort ou sentier de la vie, selon qu’il s’ouvre ou se ferme sur ceux qui le parcourent clandestinement. Perchées sur les rochers, des villas luxueuses ceintes de jardins exubérants. Parmi elles, une villa féérique de la Belle Epoque où se trouvent, abandonnées, des cages où étaient élevés des chimpanzés, des citernes d’eau occupées par des cœurs de grenouilles. C’est ici qu’il était une fois Serge Voronoff, sorte de docteur Frankenstein qui croyait avoir trouvé la promesse d’une nouvelle jeunesse humaine par la transplantation d’organes génitaux du singe. C’est ici que démarre le parcours méditatif du cinéaste, tissant des liens entre les époques, entre ses propres images et des archives documentaires et de fictions des années 1920 à 1950, entre les récits de migrants et l’expérience folle de Serge Voronoff, entre grandes et petites histoires, entre le poétique et le politique… Les 4 et 5 décembre, projections suivies d’une discussion avec le (...+)
  •    sam 04.12 > 21:00

    Non è sogno

    Giovanni Cioni
    Giovanni Cioni, 2019, IT, vo st fr & ang, 92'
    Que sens­-tu en toi ? C’est ça la vérité. Mais il ne faut pas la nommer, car dès que tu la nommes elle disparait. Nous sommes à l’intérieur, en prison, mais nous l’apprendrons plus tard, au fil des histoires racontées par des détenus de la prison de Perugia. Giovanni Cioni crée dans cet établissement pénitentiaire un petit décor minimaliste avec une clé chromatique, comme un laboratoire, un espace de tournage où la parole est libre. Se taire ou lire des extraits de son journal intime, jouer un personnage ou raconter son histoire, rester dans le champ ou en sortir, tout est possible… Inspiré par "Cosa Sono le Nuvole" de Pier Paolo Pasolini et "La Vie est un songe" de Pedro Calderon de la Barca, le dispositif du réalisateur permet la naissance d’un film dans le film. Il permet aux hommes qui habitent ce "dedans" hors du présent, d’ouvrir des portes, de passer de l’homme à l’humanité, du monde intérieur au monde de dehors, de la parole à la pensée, du rêve à la vie. Une vie à laquelle ils ne savent plus s’ils appartiennent. Une vie dont ils attendent les signes d’existence, à laquelle ils envoient des messages, vers laquelle ils imaginent un retour. Les 4 et 5 décembre, projections suivies d’une discussion avec le réalisateur.
  •    dim 05.12 > 18:00

    Non è sogno

    Giovanni Cioni
    Giovanni Cioni, 2019, IT, vo st fr & ang, 92'
    Que sens­-tu en toi ? C’est ça la vérité. Mais il ne faut pas la nommer, car dès que tu la nommes elle disparait. Nous sommes à l’intérieur, en prison, mais nous l’apprendrons plus tard, au fil des histoires racontées par des détenus de la prison de Perugia. Giovanni Cioni crée dans cet établissement pénitentiaire un petit décor minimaliste avec une clé chromatique, comme un laboratoire, un espace de tournage où la parole est libre. Se taire ou lire des extraits de son journal intime, jouer un personnage ou raconter son histoire, rester dans le champ ou en sortir, tout est possible… Inspiré par "Cosa Sono le Nuvole" de Pier Paolo Pasolini et "La Vie est un songe" de Pedro Calderon de la Barca, le dispositif du réalisateur permet la naissance d’un film dans le film. Il permet aux hommes qui habitent ce "dedans" hors du présent, d’ouvrir des portes, de passer de l’homme à l’humanité, du monde intérieur au monde de dehors, de la parole à la pensée, du rêve à la vie. Une vie à laquelle ils ne savent plus s’ils appartiennent. Une vie dont ils attendent les signes d’existence, à laquelle ils envoient des messages, vers laquelle ils imaginent un retour. Les 4 et 5 décembre, projections suivies d’une discussion avec le réalisateur.
  •    dim 05.12 > 21:00

    De la planète des humains

    Giovanni Cioni
    Giovanni Cioni, 2021, BE-FR-IT, vo st fr, 80'
    On commence souvent une fable avec "il était une fois", comme pour marquer qu’elle va se dérouler dans un autre temps, pas celui dans lequel nous vivons. Dans le dernier film de Giovanni Cioni, il était une fois le présent. La Riviera des fleurs. Une frontière entre Vintimille et Menton, passage entre l’Italie et la France où des gens venus de loin, apparemment surgis de nulle part, comme s’ils étaient invisibles de ce monde, arrivent avec l’espoir de trouver un endroit où vivre. Au poste français, des containers enferment le temps d’une nuit les migrants arrêtés avant d’être reconduits à la frontière italienne. Dans cette géographie de mer, de montagnes aux pentes abruptes, d’autoroutes et de routes nationales, il y a tracé un sentier escarpé et dangereux, appelé sentier de la mort ou sentier de la vie, selon qu’il s’ouvre ou se ferme sur ceux qui le parcourent clandestinement. Perchées sur les rochers, des villas luxueuses ceintes de jardins exubérants. Parmi elles, une villa féérique de la Belle Epoque où se trouvent, abandonnées, des cages où étaient élevés des chimpanzés, des citernes d’eau occupées par des cœurs de grenouilles. C’est ici qu’il était une fois Serge Voronoff, sorte de docteur Frankenstein qui croyait avoir trouvé la promesse d’une nouvelle jeunesse humaine par la transplantation d’organes génitaux du singe. C’est ici que démarre le parcours méditatif du cinéaste, tissant des liens entre les époques, entre ses propres images et des archives documentaires et de fictions des années 1920 à 1950, entre les récits de migrants et l’expérience folle de Serge Voronoff, entre grandes et petites histoires, entre le poétique et le politique… Les 4 et 5 décembre, projections suivies d’une discussion avec le (...+)
  • jeu 09.12 > 19:00

    Occupied Cinema

    Kino Climates
    Senka Domanović, 2018, RS, DCP, vo sr st fr, 87'
    Tourné dans un style cinéma vérité, "Occupied Cinema" relate l’occupation du cinéma Zvezda à Belgrade, en Serbie. Zvezda est l’un des 14 cinémas ayant apartenus à la société d’état Belgrad Film à l’époque de l’ancienne Yougoslavie. Belgrad Film fit par la suite faillite et fût revendue à un entrepreneur véreux. Le film alterne, avec aisance et intelligence, des images tournées pendant l’occupation à des moments de réflexion sur le sens de l’action menée. Le suspens s’installe, on se demande ce que sera l’issue de l’occupation. "Nous vivons à une époque où les gens ont perdu confiance dans les institutions et l’État. L’occupation du cinéma a été l’occasion pour les gens de se rassembler, de s’auto-organiser et de gérer une forme de micro-économie contournant ainsi une logique marchande, tout en se démarquant de l’appareil idéologique de l’État. Il y a eu un rare rassemblement d’artistes, d’activistes, d’anciens employés de cinéma (…). Mon film est une tentative pour comprendre cette transformation" (Senka Domanović).
  •    jeu 09.12 > 21:00

    Salle de cinéma : la question immobilière   [Table Ronde]

    Kino Climates
    L’histoire des salles de cinéma ne peut être dissociée de l’évolution du contexte urbain et des dynamiques qui le traversent. Salles de quartier, salles commerciales de première sortie, salles consacrées aux reprises de films, salles spécialisées, multi-salles..., les déclinaisons de ce que peut être un "cinéma" sont nombreuses. Mais ce qu’on ne voit pas immédiatement, ce sont les enjeux immobiliers qui conditionnent la survie des cinémas et en arrivent à impacter leur ligne de programmation. Les salles de cinéma indépendantes et non-commerciales peinent de plus en plus à accéder à des espaces situés dans le centre ville. Force est de constater que la pandémie a contribué à exacerber les traits pervers du marché immobilier et se pose alors la question de comment des salles non-commerciales peuvent survivre, et des nouvelles voir le jour. Nous vous proposons une table ronde, en collaboration avec l’historienne et guide-conférencière Isabel Biver (dont le livre "Cinémas de Bruxelles", consacré aux cinémas présents et passés bruxellois, est sorti en octobre 2020), où nous discuterons de ces questions liées à l’immobilier, en nous focalisant sur la situation à Bruxelles et dans quelques autres villes en Belgique. (Les détails de la rencontre, ainsi que les noms des intervenants, seront publiés sur le site).
  •    ven 10.12 > 20:00

    Collectif Jeune Cinéma : 50 ans

    Kino Climates
    Il y a 50 ans naissait le Collectif Jeune Cinéma, première coopérative française de diffusion et de programmation de cinéma expérimental et d’avant-garde. En 50 ans, le catalogue du CJC n’a cessé d’évoluer, reflettant par ailleurs une envie de dépasser le genre expérimental pris dans sa notion la plus rigoriste. Les fondateurs du CJC avaient en effet désiré créer une structure qui puisse favoriser l’émergence d’un cinéma ’différent’, hors norme et non commercial, et qui de fait ne devait pas se limiter à tout prix à l’expérimental. Malgré des hauts et des bas, comme dans tout collectif, il est étonnant de découvrir que ces intentions de départ ont non seulement pu être préservées mais aussi renouvelées, faisant du CJC un collectif qui reste …jeune (!) et pertinent dans le paysage audiovisuel d’aujourd’hui. Le CJC est non seulement une archive, mais est donc aussi un distributeur, avec un catalogue qui mérite d’être connu. Sans oublier qu’il chapeaute un festival qui vient de signer sa 23ème édition. Pendant le confinement le CJC s’est lancé dans un nouveau projet, une fois de plus surprenant et inhabituel : une cinémathèque temporaire ! Chaque vendredi, et un samedi par mois, des séances ont lieu, toutes présentées par des membres du CJC et parfois par les cinéastes dont les films sont montrés. Les séances sont à prix libre. La programmation est faite à partir du catalogue du CJC "lui-même", et non par un ou des programmateurs : les films sont montrés selon leur date de production, dans l’ordre antéchronologique. On part ainsi de 2020 pour aller jusqu’en 1943. Dans le cadre de la semaine Kino Climates, deux séances spécial 50 ans du CJC vous seront présentées. Des séances uniques, à ne pas rater ! (Détails à suivre sur le site du (...+)
  •    ven 10.12 > 22:00

    Kino Climates Melting Pot

    Kino Climates
    Courts métrages provenant des quatre coins d’Europe, courtes performances et interludes musicaux, les programmes Melting Pot se concocteront en partenariat avec les cinémas du réseau Kino Climates. Sorte d’Open Screen remaniés, ils mixeront formats, langues et durées qui ne devront pas excéder 15min. Si l’idée de proposer votre film à nos compères de Kino Climates vous tente, vous pouvez nous contacter à l’adresse : hello@kino-climates.org. Mais attention ! Nous dérogerons à un des principes fondateurs de l’Open Screen, car une sélection sera opérée avec nos amis étrangers. De même qu’exceptionnellement le programme sera annoncé à l’avance sur notre site.
  •    sam 11.12 > 20:00

    Kino Climates Melting Pot

    Kino Climates
    Courts métrages provenant des quatre coins d’Europe, courtes performances et interludes musicaux, les programmes Melting Pot se concocteront en partenariat avec les cinémas du réseau Kino Climates. Sorte d’Open Screen remaniés, ils mixeront formats, langues et durées qui ne devront pas excéder 15min. Si l’idée de proposer votre film à nos compères de Kino Climates vous tente, vous pouvez nous contacter à l’adresse : hello@kino-climates.org. Mais attention ! Nous dérogerons à un des principes fondateurs de l’Open Screen, car une sélection sera opérée avec nos amis étrangers. De même qu’exceptionnellement le programme sera annoncé à l’avance sur notre site.
  •    sam 11.12 > 22:00

    Kino Climates Melting Pot

    Kino Climates
    Courts métrages provenant des quatre coins d’Europe, courtes performances et interludes musicaux, les programmes Melting Pot se concocteront en partenariat avec les cinémas du réseau Kino Climates. Sorte d’Open Screen remaniés, ils mixeront formats, langues et durées qui ne devront pas excéder 15min. Si l’idée de proposer votre film à nos compères de Kino Climates vous tente, vous pouvez nous contacter à l’adresse : hello@kino-climates.org. Mais attention ! Nous dérogerons à un des principes fondateurs de l’Open Screen, car une sélection sera opérée avec nos amis étrangers. De même qu’exceptionnellement le programme sera annoncé à l’avance sur notre site.
  • dim 12.12 > 19:00

    Occupied Cinema

    Kino Climates
    Senka Domanović, 2018, RS, DCP, vo sr st fr, 87'
    Tourné dans un style cinéma vérité, "Occupied Cinema" relate l’occupation du cinéma Zvezda à Belgrade, en Serbie. Zvezda est l’un des 14 cinémas ayant apartenus à la société d’état Belgrad Film à l’époque de l’ancienne Yougoslavie. Belgrad Film fit par la suite faillite et fût revendue à un entrepreneur véreux. Le film alterne, avec aisance et intelligence, des images tournées pendant l’occupation à des moments de réflexion sur le sens de l’action menée. Le suspens s’installe, on se demande ce que sera l’issue de l’occupation. "Nous vivons à une époque où les gens ont perdu confiance dans les institutions et l’État. L’occupation du cinéma a été l’occasion pour les gens de se rassembler, de s’auto-organiser et de gérer une forme de micro-économie contournant ainsi une logique marchande, tout en se démarquant de l’appareil idéologique de l’État. Il y a eu un rare rassemblement d’artistes, d’activistes, d’anciens employés de cinéma (…). Mon film est une tentative pour comprendre cette transformation" (Senka Domanović).
  •    dim 12.12 > 21:00

    Collectif Jeune Cinéma : 50 ans

    Kino Climates
    Il y a 50 ans naissait le Collectif Jeune Cinéma, première coopérative française de diffusion et de programmation de cinéma expérimental et d’avant-garde. En 50 ans, le catalogue du CJC n’a cessé d’évoluer, reflettant par ailleurs une envie de dépasser le genre expérimental pris dans sa notion la plus rigoriste. Les fondateurs du CJC avaient en effet désiré créer une structure qui puisse favoriser l’émergence d’un cinéma ’différent’, hors norme et non commercial, et qui de fait ne devait pas se limiter à tout prix à l’expérimental. Malgré des hauts et des bas, comme dans tout collectif, il est étonnant de découvrir que ces intentions de départ ont non seulement pu être préservées mais aussi renouvelées, faisant du CJC un collectif qui reste …jeune (!) et pertinent dans le paysage audiovisuel d’aujourd’hui. Le CJC est non seulement une archive, mais est donc aussi un distributeur, avec un catalogue qui mérite d’être connu. Sans oublier qu’il chapeaute un festival qui vient de signer sa 23ème édition. Pendant le confinement le CJC s’est lancé dans un nouveau projet, une fois de plus surprenant et inhabituel : une cinémathèque temporaire ! Chaque vendredi, et un samedi par mois, des séances ont lieu, toutes présentées par des membres du CJC et parfois par les cinéastes dont les films sont montrés. Les séances sont à prix libre. La programmation est faite à partir du catalogue du CJC "lui-même", et non par un ou des programmateurs : les films sont montrés selon leur date de production, dans l’ordre antéchronologique. On part ainsi de 2020 pour aller jusqu’en 1943. Dans le cadre de la semaine Kino Climates, deux séances spécial 50 ans du CJC vous seront présentées. Des séances uniques, à ne pas rater ! (Détails à suivre sur le site du (...+)
  •    jeu 16.12 > 19:00

    La Bataille de la Plaine

    Varia
    Nicolas Burlaud, Sandra Ach & Thomas Hakenholz, 2020, FR, vo fr , 70'
    La Plaine, un quartier bouillonnant du centre de Marseille formé autour d’une grande place accueillant trois fois par semaine un marché populaire, a été entre 2016 et 2019 le théâtre d’une bataille urbanistique. D’un côté, la mairie déterminée à mener un important programme de "requalification" et de "montée en gamme" du quartier. De l’autre, une importante partie des habitants organisés en "assemblée populaire" qui y voyaient une opération de gentrification. Cette bataille tumultueuse de trois ans se termina par la construction en situation quasi-militaire tout autour de la place d’un mur en béton de 2,50 m de haut pour assurer le déroulement du chantier. Primitivi, la télévision du quartier qui a joué un rôle de contre-information tout au long de cette bataille, a voulu en faire un film collectif tout en refusant de s’arrêter au constat d’une défaite. Le film, inspiré par "La Commune" de Peter Watkins et fabriqué en perméabilité avec les "acteurs" de La Plaine, oscille entre documentaire et fiction, rendant compte de cette aventure humaine où une autre idée de fabriquer la ville voit le jour. Projections suivies d’une discussion avec les réalisateurs.
  •    jeu 16.12 > 21:00

    La Bataille de la Plaine

    Varia
    Nicolas Burlaud, Sandra Ach & Thomas Hakenholz, 2020, FR, vo fr , 70'
    La Plaine, un quartier bouillonnant du centre de Marseille formé autour d’une grande place accueillant trois fois par semaine un marché populaire, a été entre 2016 et 2019 le théâtre d’une bataille urbanistique. D’un côté, la mairie déterminée à mener un important programme de "requalification" et de "montée en gamme" du quartier. De l’autre, une importante partie des habitants organisés en "assemblée populaire" qui y voyaient une opération de gentrification. Cette bataille tumultueuse de trois ans se termina par la construction en situation quasi-militaire tout autour de la place d’un mur en béton de 2,50 m de haut pour assurer le déroulement du chantier. Primitivi, la télévision du quartier qui a joué un rôle de contre-information tout au long de cette bataille, a voulu en faire un film collectif tout en refusant de s’arrêter au constat d’une défaite. Le film, inspiré par "La Commune" de Peter Watkins et fabriqué en perméabilité avec les "acteurs" de La Plaine, oscille entre documentaire et fiction, rendant compte de cette aventure humaine où une autre idée de fabriquer la ville voit le jour. Projections suivies d’une discussion avec les réalisateurs.
  •    ven 17.12 > 20:00

    Superpositions versus La Quille, uncensored !   [Micro Evening]

    The ABC of Censorship
    Pour cette dernière soirée de l’an 2021 autour des archives ABC et sa censure vintage composant notre édition de luxxx "Superpositions", la Microboutiek du Nova accueille La Quille, un périodique artistique gaulois centré sur le vin, agrémenté d’une conférence aux accents de bacchanale par le Dr Lichic et d’une compilation XXXP aux saveurs pornographiques détournées de leurs objectifs premiers. Santé ! http://microboutiek.nova-cinema.org http://superpositions.nova-cinema.org
    + La Quille
  • ven 17.12 > 20:30

    Traité d’Ampélographie paradisiaque   [Conférence illustrée]

    The ABC of Censorship
    Le Dr Lichic, Régent de Mythographie animale et végétale au Collège de ’Pataphysique, nous propose de nous plonger dans l’histoire de l’art pour mieux édifier des solutions imaginaires à l’une des questions ontologiques de l’Occident : Adam et Eve portaient la feuille de vigne, certes, mais de quel cépage ? Une conférence interactive & alcoophile sur l’une des premières censures de l’humanité, agrémentée d’une dégustation vinicole, en partenariat avec le Clos du Tue Bœuf, La Quille, le fonds ABC du Nova et le Dr Faustroll.
  • ven 17.12 > 21:30

    Compil XXXP   [Compilation]

    The ABC of Censorship
    Une séance érotico-subjective en forme d’anthologie de films expérimentaux la plupart estampillés X, où la matière première pornographique est moquée, sublimée et/ou interrogée.
    + Graphyty
    Jean-Pierre Bouyxou, 1969, FR, 35mm, sans dial, 21'
    + On Eye Rape
    Takahiko Iimura & Natsuyuki Nakanish, 1962, JP, 16mm, sans dial, 10'
    + Un air défaite
    Yves-Marie Mahé, 2005, FR, video, sans dial, 3'
    + All You Can Eat
    Michael Brynntrup, 1993, DE, 35mm, sans dial, 5'
    + Lezzieflick
    Nana Swiczinsky, 2008, AT, video, sans dial, 7'
    + ...
  •    sam 18.12 > 19:00

    Après les nuages

    Bure, Meuse
    les scotcheuses, 2020, FR, super8, 45'
    "Le monde est contaminé. La firme Alicabure s’est retranchée dans les souterrains. Ses scientifiques collectent des données sur les vivant·es et les mort·es. À la surface, la production autonome de nourriture est interdite." Ainsi commence le cinquième film des scotcheuses, collectif de cinéma (mais pas que...) qui pose à nouveau ses caméras super 8 sur un territoire en lutte, en l’occurrence Bure, dans l’Est de la France, où l’État entend construire un site d’enfouissement des déchets nucléaires. Explorant le genre du film d’anticipation et la thématique de la catastrophe, les nouvelles aventures meusienne des scotcheuses se tissent avec celles des habitant·es et militant·es qui résistent - de toutes les manières - à ce projet pharaonique. Une forêt occupée devient un élément narratif et un décor de cinéma, et le hangar agricole d’un des opposants historiques au projet de poubelle nucléaire se transforme en véritable studio, à la sauce « Burelywood ». Si le collectif a changé plusieurs fois de physionomie depuis ses débuts (2013) et même au cours des quatre ans de la fabrication d’Après les nuages, on retrouve une "patte "scotcheuses, faite de bric, de broc et de burlesque, sans éluder des sujets plus graves, pour tenter de nourrir autrement les imaginaires des luttes et de l’autonomie. Projections en présence du collectif
    + absences
    , 2018, FR, super8 > 16mm, 5'
  •    sam 18.12 > 21:00

    Un héritage empoisonné

    Bure, Meuse
    Isabelle Masson-Loodts, 2019, BE, HD, fr , 57'
    "Le dernier mort de la première guerre mondiale n’est pas encore né". Les obus qui déchirèrent l’Europe au siècle dernier n’ont pas tous explosé, et certains continuent de faire des victimes dans ces paysages du Nord Est de la France, autrefois transformés en champ de bataille. Le film-enquête d’Isabelle Masson-Loodts prend cette question à bras le corps dès la séquence d’ouverture, où l’on voit un agriculteur empiler le nouveau "fruit" de son labour, sur un tas d’obus au bord d’une route. D’Ostende à Verdun, elle explore la (perte de) mémoire autour de la Grande Guerre. Loin des commémorations consensuelles, le film prend une tournure tout à fait actuelle et militante quand la journaliste namuroise articule brillamment la question de l’oubli en à peine cent ans de ces "déchets" mortels avec celle des déchets nucléaires que l’État français souhaite enfouir à Bure et qui resteront dangereux pour les cent milles prochaines années (au minimum). On comprend alors, petit-à-petit, pourquoi la Meuse a été à nouveau choisie pour y creuser des galeries... Spoiler alert : aucune raison géologique valable. En présence de la réalisatrice
    + Enfants dans 10 000 ans
    Laurence Vieille, BE, audio, 6'
  •    dim 19.12 > 17:00

    Likang Litom-bé   [Prima Nova]

    Varia
    Nicolas Van Kerckhove, 2021, BE, vo st fr & nl, 71'
    Nicolas Van Kerckhove est un peintre bruxellois. Il a fait de nombreuses incursions dans le monde du cinéma en tant que décorateur, mais c’est après des voyages au long cours en Afrique de l’Ouest, au Maghreb et au Moyen Orient, que l’envie lui est venue de se tourner vers le cinéma pour faire entendre une parole populaire parfois peu valorisée, tout en mettant son œil de peintre au service du cadre. "Likang Litom-bé" est son premier film. Il y réalise le portrait d’un ami footballeur de retour au Cameroun après une vaine tentative de rejoindre l’Europe. Rien n’est facile quand on rentre au pays. Une fois le rêve du foot volatilisé, l’ami camerounais a retrouvé dans la médecine traditionnelle et les petit boulots une façon de préserver sa liberté et d’assouvir sa soif de découverte. Entre échanges WhatsApp Bruxelles-Yaoundé, interviews face caméra et plongée onirique dans la nature, le film nous entraine de manière inattendue, en liant magie et peinture, dans l’univers de ceux qui luttent contre l’emprise sorcière chez les Bassas du Cameroun. La magie expliquée à un peintre par un ancien footballeur… Projections suivies d’une discussion avec le réalisateur.
  •    dim 19.12 > 19:00

    Likang Litom-bé   [Prima Nova]

    Varia
    Nicolas Van Kerckhove, 2021, BE, vo st fr & nl, 71'
    Nicolas Van Kerckhove est un peintre bruxellois. Il a fait de nombreuses incursions dans le monde du cinéma en tant que décorateur, mais c’est après des voyages au long cours en Afrique de l’Ouest, au Maghreb et au Moyen Orient, que l’envie lui est venue de se tourner vers le cinéma pour faire entendre une parole populaire parfois peu valorisée, tout en mettant son œil de peintre au service du cadre. "Likang Litom-bé" est son premier film. Il y réalise le portrait d’un ami footballeur de retour au Cameroun après une vaine tentative de rejoindre l’Europe. Rien n’est facile quand on rentre au pays. Une fois le rêve du foot volatilisé, l’ami camerounais a retrouvé dans la médecine traditionnelle et les petit boulots une façon de préserver sa liberté et d’assouvir sa soif de découverte. Entre échanges WhatsApp Bruxelles-Yaoundé, interviews face caméra et plongée onirique dans la nature, le film nous entraine de manière inattendue, en liant magie et peinture, dans l’univers de ceux qui luttent contre l’emprise sorcière chez les Bassas du Cameroun. La magie expliquée à un peintre par un ancien footballeur… Projections suivies d’une discussion avec le réalisateur.
  • dim 19.12 > 21:00

    De la planète des humains

    Giovanni Cioni
    Giovanni Cioni, 2021, BE-FR-IT, vo st fr, 80'
    On commence souvent une fable avec "il était une fois", comme pour marquer qu’elle va se dérouler dans un autre temps, pas celui dans lequel nous vivons. Dans le dernier film de Giovanni Cioni, il était une fois le présent. La Riviera des fleurs. Une frontière entre Vintimille et Menton, passage entre l’Italie et la France où des gens venus de loin, apparemment surgis de nulle part, comme s’ils étaient invisibles de ce monde, arrivent avec l’espoir de trouver un endroit où vivre. Au poste français, des containers enferment le temps d’une nuit les migrants arrêtés avant d’être reconduits à la frontière italienne. Dans cette géographie de mer, de montagnes aux pentes abruptes, d’autoroutes et de routes nationales, il y a tracé un sentier escarpé et dangereux, appelé sentier de la mort ou sentier de la vie, selon qu’il s’ouvre ou se ferme sur ceux qui le parcourent clandestinement. Perchées sur les rochers, des villas luxueuses ceintes de jardins exubérants. Parmi elles, une villa féérique de la Belle Epoque où se trouvent, abandonnées, des cages où étaient élevés des chimpanzés, des citernes d’eau occupées par des cœurs de grenouilles. C’est ici qu’il était une fois Serge Voronoff, sorte de docteur Frankenstein qui croyait avoir trouvé la promesse d’une nouvelle jeunesse humaine par la transplantation d’organes génitaux du singe. C’est ici que démarre le parcours méditatif du cinéaste, tissant des liens entre les époques, entre ses propres images et des archives documentaires et de fictions des années 1920 à 1950, entre les récits de migrants et l’expérience folle de Serge Voronoff, entre grandes et petites histoires, entre le poétique et le politique… Les 4 et 5 décembre, projections suivies d’une discussion avec le (...+)
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