> Autour de LQH ("La question humaine")...

*Nicolas Klotz, réalisateur, et Elisabeth Perceval, scénariste. Ces "amants cinéma", on les suit depuis quelques années déjà. D’abord avec "Paria", puis "La blessure", et maintenant "La question humaine". Trois films qui forment une trilogie. Au travers d’elle, c’est une longue réflexion sur des questions devenues incontournables qui nous est proposée. Comment nous situer dans une géographie humaine et urbaine qui évolue au jour le jour ? Comment vivre les changements inéluctables qui modifient nos sociétés avec une rapidité dingue ? Comment ne pas oublier "les leçons" du passé ?
Depuis plusieurs mois, en complicité avec Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval, et bien avant que le film "La question humaine" soit présenté au festival de Cannes, nous nous sommes lancés dans le projet d’imaginer un parcours autour de ce dernier opus. Quelles sont les réflexions qui peuvent survenir en amont d’un film, lors de son écriture et de sa réalisation, et en aval lorsque le film se retrouve à être finalement diffusé ? Qu’est-ce qui inspire l’écriture d’un film ? Comment une préoccupation esthétique rejoint-elle celle d’un discours qui se veut plus politique ? Ce sont quelques-unes des questions qui nous ont animés pour vous proposer ce week-end autour de "La question humaine". Un week-end qu’on vous annonce riche en débats, mais aussi en films.*


La question humaine

"L’ordre des événements est complexe et n’épouse pas forcément la chronologie des faits", prévient le narrateur et protagoniste Simon Kessler (Mathieu Amalric), jeune psychologue attaché aux "ressources humaines" d’une filiale française de la multinationale pétrochimique SC Farb. Chargé par son supérieur Karl Rose (Jean-Pierre Kalfon) d’enquêter sur l’état mental d’un autre directeur, Matthias Jüst (Michael Lonsdale), Simon ne sortira pas indemne de son investigation, qui le mènera vers les plus sombres heures de notre modernité... Un grand (et rare) film politico-philosophique, formellement très maîtrisé, aux jeux d’acteurs remarquables, doté d’une réflexion dense ô combien salutaire en ces temps de langage "néocon-décomplexé".
On se réjouit déjà de la sortie nationale par le réseau de cinémas d’art et essai "Diagonale".

"La question humaine" sera à l’affiche dès le 5 décembre chez notre voisin l’Arenberg-Galerie où notre équipe se rendra à la séance de 19h du jeudi 13 décembre afin d’introduire notre focus spécial autour du film de Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval (qui a écrit "La question humaine", d’après un livre de l’écrivain belge François Emmanuel), présents au Nova tout le weekend !

Pour info : des articles compilés par l’Association des Cinémas de Recherches d’Iles-de-France (ACRIF) sont téléchargeables via http://www.acrif.org/fr/document.asp?rubid=14&docid=33

http://www.cinemasdiagonale.be

13.12 > 19:00
Expo : Instantanés LQH

Une exposition d’une vingtaine de photos des acteurs de "La question humaine", prises par Nicolas Klotz avant le tournage du film.

[ GRATUIT ]

Du 14 au 16.12

14.12 > 19:00
DJ Klotz & Co

He is a DJ !! Bon, on rigole ! Quoique... Nicolas Klotz possède une collection de vinyles qui pourrait faire rougir pas mal de DJ’s ! On peut avoir du mal à l’imaginer collectionneur, mais on ne se rend pas compte à quel point son "matériel" est important. Il est autant accro au vinyle qu’à la pellicule, et il ne peut s’empêcher d’aller fouiner dans les bacs des disquaires dès qu’il se retrouve dans une nouvelle ville. D’ailleurs, il est bien possible que Nicolas Klotz ne sera pas seul aux platines...
PS : soyez prévenus : les années ’70 et début ’80 sont ses "dadas" !!

[ GRATUIT ]

16.12 > 00:00
The Corporation

Basé sur le livre de Joel Bakan "Les multinationales, la recherche pathologique du profit et du pouvoir", "The Corporation" est un remarquable travail de dissection du mode de fonctionnement de l’entreprise, il secoue l’ordre établi, notre confort, nos habitudes de consommation, et nos valeurs sociales. De Monsanto aux pointeuses IBM vendues à l’Allemagne nazie pour gérer les camps de concentration, plus on avance dans le film, plus le propos s’élargit et s’intensifie.
L’idée globale du documentaire rejoint "La Question Humaine" (et donc prend part à la réflexion proposée autour du film de Klotz). Cette idée se matérialise avec le statut juridique de la "corporation", qui sans l’être fonctionne comme une personne morale (elle peut acheter, vendre, être condamnée...). D’un côté, les êtres se substituent à des numéros, de l’autre ils se réincarnent dans cette créature virtuelle que représente une société. Au fil des séquences, on assiste à un véritable examen médical psychologique de la créature "corporation". Conclusion indéniable : c’est une psychopathe !

[ GRATUIT ]

14.12 > 21:00
Night of the Demon Rendez-vous avec la peur

John Holden, un psychologue américain rationaliste se rendant dans une Angleterre "lovecraftienne" à un congrès de parapsychologie, enquête sur la mort étrange de son collègue, le Pr Harrington. Avec l’aide de Joanna, la nièce du professeur, leurs soupçons se portent vers l’inquiétant Dr Julian Karswell, un expert en démonologie... Mise à part l’apparition incongrue d’un monstre exigé par les studios — mais est-il réel ? — ce petit chef d’oeuvre fantastique est d’une efficacité redoutable, fruit d’une mise en scène suggestive propre à Jacques Tourneur, cinéaste de la peur. Le spectateur est emporté malgré lui dans l’indicible de par la sollicitation progressive de son imagination. L’image noir et blanc travaillée, l’ambiance sonore, les dialogues et le jeu feutré de ses acteurs nous invitent à sonder l’impalpable, et en premier notre inconscience... Et de comprendre que ce n’est pas que la robe noire de la jolie Joanna qui aura influencé "La question humaine".

[ 5 / 3,5 EURO ]

08.12 > 00:00 + 15.12 > 00:00
Falkenau, vision de l’impossible

"Voici une brève leçon d’humanité, racontant l’humanité, brûlant l’humanité, se détournant de toute forme d’humanité". En 1945, fantassin dans la division américaine "The Red Big One", Samuel Fuller ne sait pas encore qu’il va devenir cinéaste. Sa mère lui envoie une caméra Bolex 16mm à manivelles. Son commandant, informé qu’il possède un tel outil, lui demande de filmer tout ce qu’il voit. Ils sont à Falkenau, en Tchécoslovaquie, dans les Sudètes, là où tout a commencé. Ils libèrent la ville. Les habitants ne savent rien sur le camp qui se trouve à leurs portes. Ils n’ont rien vu, rien entendu. Le capitaine Richmond va leur ouvrir les yeux et avec la complicité de Fuller, ceux du monde entier. Quarante ans plus tard, Samuel Fuller commente ses images, restées jusque là inédites. Le film de Weiss donne subtilement la parole à ce grand personnage qui s’interroge sur la transmission de cette mémoire. Marqué au fer rouge par cette expérience, le regard de ce cinéaste est intransigeant : "C’est un impossible cauchemar, que je n’oublierai jamais".

Suivi d’une rencontre avec l’historien d’art et philosophe Didi Huberman ("Images malgré tout", éd. de Minuit) qui mène une réflexion critique de première importance consacrée à la question de l’image, à sa lisibilité.

[ 5 / 3,5 EURO ]

15.12 > 19:00
La langue ne ment pas

"Quand le Juif écrit en allemand, il ment", beuglait la propagande nazie. Victor Klemperer était juif et allemand et entendait démentir ce slogan. Chassé de l’Université de Dresde où il enseignait la littérature française, il survit au régime hitlérien, qui faisait de lui un paria et limitait progressivement toute son existence. Il se fit le chroniqueur linguistique de cette période, s’attaquant avec ses armes de savant à "la manière dont cela se manifeste et agit". Il recueillit dans ses notes les matériaux d’une recherche pionnière, portant sur l’unique objet d’étude qui lui soit resté accessible, la "LTI", Lingua Tertii Imperii, la langue du IIIème Reich. "Quel était le moyen de propagande le plus puissant de l’hitlérisme ?... L’effet le plus puissant ne fut pas produit par des discours isolés, ni par des articles, des tracts, ni des affiches, ni des drapeaux, il ne fut obtenu par rien de ce qu’on était forcé d’enregistrer par la pensée ou la perception. Le nazisme s’insinue dans la chair et dans le sang du grand nombre à travers des expressions isolées, des tournures, des formes syntaxiques qui s’imposaient à des millions d’exemplaires et qui furent adoptées de façon mécanique et inconsciente" (V. Klemperer). En analysant la langue nazie dans toutes ses manifestations (discours, journaux, livres ou brochures, conversations), en étudiant sa structure et son mode de propagation, il mit en évidence le pouvoir qu’ont les mots de "penser à la place" de qui les emploie et plus encore, d’agir sur les consciences, de contaminer les esprits. Un travail auquel l’essayiste français Éric Hazan rendit récemment hommage dans son livre "LQR, la propagande du quotidien", où sont décortiqués les mécanismes de cette imprégnation de la langue par le libéralisme contemporain. Un livre qui a puissamment inspiré "La question humaine" de Nicolas Klotz...

[ 5 / 3,5 EURO ]

15.12 > 22:00
Les amants cinéma Making of "La question humaine"

On l’avoue, avant de voir "Les amants cinéma" nous avions quelques a-priori. Réalisé par la fille de Nicolas Klotz et d’Elisabeth Perceval, nous avions forcément la crainte qu’il ne s’agisse d’un documentaire qui mette en scène un contexte familial. Ce fut donc une belle surprise de découvrir que nous nous trompions, car en rien les liens parentaux ne viennent offenser ce qui s’affiche comme la raison première de ce documentaire : un questionnement sur comment, à l’heure actuelle, on peut encore réaliser un film qui se veut "libre". La caméra d’Héléna Klotz est sans aucun doute privilégiée, car elle peut librement naviguer dans des espaces qui sont du domaine de l’intime. Mais le plus important est que le "réalisateur" et la "scénariste" ne font aucun compromis, et s’affichent pour ce qu’ils sont et ce qu’ils pensent dans leur travail. "Les amants cinéma" est finalement le film idéal pour introduire la table ronde qui va suivre, car on y apprend beaucoup de choses par rapport à comment "La question humaine" a été pensé, écrit et réalisé. Depuis l’écriture jusqu’au montage, en passant par des scènes de tournage, ce documentaire dévoile des questionnements fondamentaux par rapport à "comment" et "pourquoi" réaliser un film aujourd’hui, et nous confirme qu’un autre cinéma est encore possible.

Suivi d’une rencontre avec Héléna Klotz.

[ 3,5 / 2,5 EURO ]

16.12 > 16:00
Table ronde

Dans plusieurs festivals, la projection de "La question humaine" a été suivie par des débats assez "chauds", certaines personnes étant choquées qu’un rapprochement puisse être fait entre l’idéologie nazie et le capitalisme d’entreprise. Il serait toutefois erroné de ne réduire le film qu’à ce simple rapprochement, car "La question humaine" ambitionne une réflexion plus complexe. Comme le dit Nicolas Klotz, "filmer l’humain est certainement un défi de plus en plus difficile à relever", car nous vivons dans un contexte historique où les logiques de marché, omniprésentes, ne sont certainement pas taillées à l’échelle de l’individu. D’autre part, nous sommes face à une déshumanisation/dépersonnalisation croissante au niveau des prises de responsabilité. "Aujourd’hui, à une époque où les camps d’extermination nazis appartiennent à notre mémoire historique, la rationalité poussée à l’extrême de chaque entreprise capitaliste débouche sur l’irrationalité globale d’un système qui produit des catastrophes écologiques, des inégalités sociales monstrueuses et l’appauvrissement croissant d’une large partie de la planète... Si la globalisation économique ne parvient pas à se soustraire à la logique actuelle, celle d’une rationalité purement marchande et financière, lorsqu’elle aura définitivement phagocyté la planète, l’avenir sera bien, à l’aune de la prophétie wéberienne, une nuit sombre et rude..." (Enzo Traverso).
Voici donc déjà quelques-unes des pistes de réflexion qui seront abordées lors de cette table ronde. Mais il y sera aussi question d’image et de comment, au-delà d’une élaboration esthétique, celle-ci peut aborder le politique.
La table ronde sera modérée par Serge Kaganski, rédacteur en chef des pages cinéma pour les Inrockuptibles. Les invités : François Emmanuel (écrivain, auteur du roman "La question humaine"), Mathilde Girard (philosophe), Marie-José Mondzain (philosophe de l’image), Eric Hazan (écrivain et éditeur), Mathieu Amalric (acteur et cinéaste), Dominique Toulat et Quentin Meivel (de l’ACRIF, Association des Cinémas de Recherche de l’Ile de France), Baudouin Ferrant (syndicaliste FGTB et administrateur de la Fondation Auschwitz) et évidemment Elisabeth Perceval (scénariste de "La question humaine") et Nicolas Klotz. A l’heure où nous mettons ce programme sous presse, quelques-uns des invités doivent encore confirmer leur participation, d’autres pourraient se rajouter.

16.12 > 17:00
East of Paradise

"East of Paradise" est le dernier volet du triptyque intitulé "The Fabulous Art of Surviving" réalisé par Lech Kowalski comme un retour sur son passé, une réflexion sur la mémoire, l’identité et la survie — physique et mentale — face au pouvoir. "East of Paradise" est l’aboutissement de ce processus autobiographique. Il confronte, en divisant le film en deux parties, la survie de sa mère sur les chemins des goulags, puis en exil, et sa propre (sur)vie d’immigré dans le Lower East Side new-yorkais des années 70-80, entre junkies et sans-abris, entre concerts punks et tournages de pornos. Lech étant né peu après la guerre, l’expérience traumatisante que lui/nous raconte sa mère sonne comme le récit de son origine. Dans ce monologue bouleversant comme dans le retour sur sa carrière, dans ce film comme dans les précédents ("The Boot Factory", "On Hitler’s Highway"), il cherche les traces d’humanité et de solidarité qui subsistent dans un système écrasant, ou plutôt dans ses marges. Les visages humains "d’en bas" renvoyés à la gueule du pouvoir.

[ 5 / 3,5 EURO ]

16.12 > 21:00

*Nicolas Klotz, filmmaker, en Elisabeth Perceval, scenariste. Deze "filmminnaars" kennen we al enkele jaren : eerst met "Paria", dan met "La blessure" en nu met "La question humaine". Deze drie films vormen een trilogie, een lange bespiegeling over existentiële vragen. Waar situeren we ons in een menselijke en stedelijke geografie die elke dag weer evolueert ? Hoe beleven we de onvatbare evoluties die onze maatschappij razendsnel doet veranderen ? Hoe trekken we lessen uit het verleden ?
Sedert enkele maanden, nog voor "La question humaine" vertoond werd in Cannes, bespraken we met Nicolas Klotz en Elisabeth Perceval een project om het parcours van de film gedurende een weekend weer te geven in Nova. Welke zijn de reflecties die voorafgaan aan het maken van zo’n film, die opkomen tijdens het schrijven van het scenario, de realisatie ervan, en uiteindelijk de verdeling ? Wie en wat inspireerde het verhaal ? Hoe rijm je esthetische vormgeving met een meer politiek discours ? Dit zijn enkele van die vragen die we stellen tijdens het weekend rond "La question humaine", een weekend vol debatten, ontmoetingen en films...*


La question humaine

"De opeenvolging van de gebeurtenissen is complex en komt niet noodzakelijkerwijze overeen met de chronologie van de feiten", waarschuwt verteller en protagonist Simon Kessler (Mathieu Amalric). Kessler is een jonge psycholoog die werkt voor de Human Ressource-afdeling van een Frans filiaal van de petrochemische multinational SC Farb. Zijn superieur Karl Rose (Jean-Pierre Kalfon) draagt hem op om de mentale toestand van Matthias Jüst, een andere directeur (Michael Lonsdale), te onderzoeken. Simon komt niet heelhuids uit dit onderzoek dat hem naar de meest duistere hoeken van onze moderniteit brengt...
Deze sterke (en zeldzame) politiek-filosofische film, vormelijk zeer beheerst, met een opmerkelijk spel van de acteurs, nodigt ons uit tot een heilzame en goed doordachte reflectie in deze barre tijden van complexloze neo-con woordenschat. We kijken met plezier uit naar de nationale release van deze film door Diagonal, het netwerk van filmhuizen in Brussel en Franstalig België.

"La question humaine" staat vanaf 5 december op de affiche van onze buur Cinema Arenberg waar ons team op donderdag 13 december om 19u naartoe trekt om onze speciale focus rond deze film voor te stellen. Daarbij zijn regisseur Nicolas Klotz en scenariste Elisabeth Perceval (die het verhaal van de film baseerde op een boek van de Belg Pierre Emmanuel) heel het weekend te gast in Nova !

Meer info over deze film (artikels) :
http://www.acrif.org/fr/document.asp?rubid=14&docid=33

http://www.cinemasdiagonale.be

13.12 > 19:00
Expo

Een tentoonstelling van een twintigtal foto’s van de acteurs van "La question humaine", genomen door Nicolas Klotz voor het draaien van de film.

[ GRATIS ]

Van 14 tot 16.12

14.12 > 20:00
DJ Klotz & Co

He is a DJ !! Ok, grapje. En toch... Nicolas Klotz heeft een platencollectie waar menig DJ jaloers op mag zijn ! Een echte verzamelaar is hij weliswaar niet, maar hij bezit wel enkele pareltjes. Hij is even verslingerd aan vinyl als aan pellicule, en hij kan het niet laten om in de bakken van de plaatselijke platenboeren te gaan snuisteren op bezoek in een andere stad. Het is trouwens goed mogelijk dat hij niet alleen aan de draaitafel staat.... Eén ding is zeker, de jaren ’70 en begin jaren ’80 zullen van de partij zijn !

[ GRATIS ]

16.12 > 00:00
The Corporation

De film is gebaseerd op het boek "De multinationals : een pathologische zoektocht naar winst en macht" van Joel Bakan. "The Corporation" is een opmerkelijke dissectie van de manier waarop bedrijven functioneren. De film laat de bestaande orde, evenals ons comfort, onze consumptiegewoonten en onze sociale waarden op hun grondvesten daveren. Van Monsanto tot de ponskaartmachines die IBM aan nazi-Duitsland verkocht voor het beheer van de concentratiekampen graaft de film dieper, breder en alsmaar intenser. Het basisidee van deze documentaire sluit aan bij de film "La question humaine" en bij de reflectie rond de film van Klotz. De kerngedachte is dat het juridisch statuut van de "corporation" als een moreel persoon functioneert zonder dat ze dat is : ze kan kopen, verkopen, veroordeeld worden... Van sequentie tot sequentie zijn we getuige van een echt medisch-psychologisch onderzoek van het wezen van een "Corporation". De onweerlegbare conclusie : het is een psychopaat !

[ GRATIS ]

14.12 > 21:00
Night of the Demon Rendez-vous avec la peur

John Holden, een Amerikaanse psycholoog in een "lovecraftiaans" Engeland, onderzoekt het verdachte overlijden van zijn collega, professor Harrington. Met de hulp van Joanna, de nicht van de professor, leiden hun aanwijzingen al snel naar het personage Julian Karswell, een expert in demonologie...
Behalve de ongepaste verschijning van een monster - een eis van de productiestudio’s ! - mist dit fantastische meesterwerkje zijn doel niet : spannend en meeslepend, vrucht van een suggestieve enscenering, typisch voor Jacques Tourneur, cineast van de angst. De kijker wordt ondanks zichzelf meegezogen door het buitensporige doordat de regisseur in stijgende mate onze verbeelding prikkelt. De mooi bewerkte zwart-wit beelden, de geluidsatmosfeer, de dialogen en het onberispelijke acteursspel nodigen ons uit tot peilen naar het ongrijpbare, en naar ons onderbewuste in de eerste plaats... Je begrijpt al snel dat het niet enkel de zwarte jurk van de charmante Johanna is die "La question humaine" zou beïnvloed hebben !

[ 5 / 3,5 EURO ]

08.12 > 00:00 + 15.12 > 00:00
Falkenau, vision de l’impossible

"Ziehier een korte les over de mensheid, die de mensheid vertelt, die ze verbrandt, die zich afkeert van elke vorm van menselijkheid." In 1945 is Samuel Fuller Amerikaans infanterist in de divisie "The Red Big One" en heeft hij er geen benul van dat hij cineast zal worden. Tot zijn moeder hem een 16mm Bolex-camera stuurt. Als zijn commandant op de hoogte raakt dat hij een dergelijk toestel bezit, vraagt hij hem alles te filmen wat hij ziet. Ze zijn in Falkenau in Tsjecho-Slowakije, Sudetenland, daar waar alles begonnen is, en ze bevrijden de stad. De bewoners beweren niets over het kamp te weten dat aan hun deur ligt. Niets gezien, niets gehoord. Kapitein Richmond is degene die hen de ogen zal openen en, met de hulp van Fuller, meteen die van de hele wereld. Veertig jaar later becommentarieert Samuel Fuller zijn beelden, tot dan toe onuitgegeven. De film van Weiss geeft subtiel het woord aan dit grote personage dat stilstaat bij de overdracht van deze herinnering. Gebrandmerkt voor het leven door deze ervaring, is de blik van deze cineast onverzettelijk : "Het is een onmogelijke nachtmerrie die ik nimmer zal vergeten".

Gevolgd door een ontmoeting met kunsthistoricus en filosoof Didi Huberman ("Images malgré tout", uitgeverij Minuit) voor een kritische beschouwing over vragen omtrent beelden en hun leesbaarheid.

[ 5 / 3,5 EURO ]

15.12 > 19:00
La langue ne ment pas

"Als de Jood schrijft in het Duits, liegt hij", krijste de nazi-propaganda. Victor Klemperer was Jood én Duister en stelde zich tot doel deze slogan te loochenen. Verjaagd van de universiteit van Dresden waar hij Franse literatuur onderrichtte, trachtte hij het Hitler-regime te overleven dat een paria van hem had gemaakt en hem progressief het bestaan belemmerde. Daarop herschiep hij zich tot kroniekschrijver van deze periode en trok ten aanval met de wapens van de wetenschap tegen "de manier waarop zoiets zich vertoont en handelt". In zijn nota’s brengt hij de gegevens samen van een pioniersonderzoek dat handelt over het enige studieobject waar hij nog toegang tot heeft, de "LTI", Lingua Tertii Imperii oftewel de taal van het Derde Rijk. Welk was het machtigste propagandawapen van het Hitlerianisme ? Het sterkste effect werd niet teweeg gebracht door het discours, noch door artikels, vlugschriften, affiches of vlaggen en evenmin door al hetgeen men verplicht werd op te nemen in denken of waarnemingen. "Het nazisme kruipt onder de huid en in het bloed van de grote massa doorheen afzonderlijke uitspraken, zinswendingen en syntactische vormen die zich aandienen in miljoenen exemplaren en zich mechanisch en onbewust innestelen". (V. Klemperer). Door de taal van de nazi’s te analyseren in al haar verschijningsvormen (betogen, boeken en brochures, gesprekken), door haar structuur en verspreidingswijze te bestuderen, toonde hij de macht aan van woorden om "plaatsvervangend te denken" voor degenen die ze gebruiken en, wat meer is, in te werken op het bewustzijn en de geesten te besmetten. Het is een werkstuk waaraan de Franse essayist Eric Hazan recent hommage bracht met zijn boek "LQR, la propagande du quotidien" waar dezelfde doorsijpelingsmechanismen van de taal door het hedendaagse liberalisme worden uitgespit. Een boek dat in hoge mate "La question humaine" van Nicolas Klotz heeft geïnspireerd...

[ 5 / 3,5 EURO ]

15.12 > 22:00
Les amants cinéma Making of "La question humaine"

We geven het grif toe, we hadden enkele vooroordelen over "Les amants cinéma". Een film van de dochter van Nicolas Klotz en Elisabeth Perceval kan niets anders dan een veredelde familiefilm zijn, niet ? Dat was voor we de film zagen. Maar een fijne verrassing wachtte ons ! Want het is echt een film over een film, en vooral over de vraag hoe je heden ten dage nog een film kan maken die "vrij" wil zijn. De camera van Héléna Klotz is ongetwijfeld bevoorrecht, vermits ze vrije toegang heeft tot de meer intieme momenten. Maar het belangrijkste is dat de "regisseur" en de "scenariste" over wie de film gaat geen compromissen sluiten en zich tonen hoe ze zijn en praten over hun werk. "Les amants cinéma" is de ideale film om het rondetafelgesprek dat volgt in te leiden, want we vernemen veel over hoe "La question humaine" werd bedacht, geschreven en gerealiseerd. Van scenario tot montage over de draaidagen, onthult deze documentaire fundamentele vragen over "hoe" en "waarom" een film realiseren, en of een "andere" cinema vandaag de dag nog mogelijk is.

In aanwezigheid van Héléna Klotz.

[ 3,5 / 2,5 EURO ]

16.12 > 16:00
Rondetafel

Op verschillende festivals werd de voorstelling van "La question humaine" gevolgd door verhitte debatten. Vooral de link die gelegd wordt tussen de nazi-ideologie en het ondernemerskapitalisme, schoot bij velen in het verkeerde keelgat. We doen de film geen eer aan als we bij deze ene bedenking blijven steken want de onderliggende reflectie is veel complexer dan dit. Zoals Nicolas Klotz het stelt, is "de mens filmen een uitdaging die steeds zwaarder wordt" want we leven in een historische context waar de alomtegenwoordige marktlogica niet op maat van het individu is gesneden. Aan de andere kant worden we geconfronteerd met een groeiende ontmenselijking/ontpersoonlijking op het niveau van responsabilisering. "Nu de nazistische vernietigingskampen zich in ons historische geheugen bevinden, is het de extreem doorgeduwde rationaliteit van elke kapitalistische onderneming die uitmondt in de globale irrationaliteit van een systeem dat ecologische rampen produceert, monstrueuze sociale ongelijkheden en groeiende verarming van een groot deel van de planeet.... Als de economische globalisering er niet in slaagt om zich te onttrekken aan de actuele logica, deze van een pure handelsrationaliteit, als deze definitief de planeet verorberd zal hebben, dan zal de toekomst zoals de Weberiaanse voorspelling, een donkere en ruwe nacht zijn..." (Enzo Traverso).
Dit alles, samen met de vraag over films maken die het esthetische en het politieke aan elkaar koppelen, biedt stof voor een rondetafelgesprek, geleid door Serge Kaganski, redacteur van de filmpagina’s van het tijdschrift Les Inrockuptibles.
De gasten : François Emmanuel (schrijver, auteur van de roman "La question humaine"), Mathilde Girard (filosofe), Marie-José Mondzain (beeldfilosofe), Eric Hazan (schrijver en uitgever), Mathieu Amalric (acteur en cinaste), Dominique Toulat en Quentin Meivel (ACRIF, Association des Cinémas de Recherche de l’Ile de France), Baudouin Ferrant (vakbondslid FGTB en lid van de Stichting Auschwitz) en natuurlijk Elisabeth Perceval (scenariste van "La question humaine") en Nicolas Klotz. Op het moment dat dit programma in druk gaat moeten enkele genodigden hun aanwezigheid nog bevestigen, en kunnen andere namen toegevoegd worden.

16.12 > 17:00
East of Paradise

"East of Paradise" is het laatste luik van de triptiek "The Fabulous Art of Surviving" van Lech Kowalski. Het is een terugkeer naar zijn verleden, een reflectie over het geheugen, de identiteit en het overleven - zowel fysisch als mentaal- ten opzichte van de macht. "East of Paradise" is de eindmeet van dit autobiografisch proces. Het confronteert in twee delen het overleven van zijn moeder op de weg naar de goelag, vervolgens tijdens de ballingschap, en tijdens zijn eigen (over)leven als immigrant in de Lower East Side van New York tijdens de jaren ’70-’80, te midden van junks en daklozen, tussen punkconcerten en pornosets. Hoewel Lech na de oorlog geboren werd, klinkt de traumatiserende ervaring die zijn moeder hem/ons vertelt als zijn scheppingsverhaal. Net als in zijn vorige films ("The Boot Factory", "On Hitler’s Highway"), zoekt hij naar de sporen van menselijkheid en van solidariteit die in een verpletterend systeem overblijven, in de marge van de maatschappij, van waaruit de harde realiteit naar boven, tegen de muil van de macht wordt geketst.

[ 5 / 3,5 EURO ]

16.12 > 21:00
http://www.nova-cinema.org/spip.php?page=print&id_rubrique=1038&lang=fr