> Nuit des publiphobes #2

L’année passée, les investissements publicitaires en Belgique ont atteint 9 milliards d’euros. Le coût de la publicité commerciale est intégralement incorporé dans le prix des produits et services mis en pub. Par conséquent, chaque Belge a dépensé l’année dernière 900 euro en moyenne pour la publicité. La pub, personne ne la demande mais tout le monde la subit et la paye. Elle est partout, elle envahit tout. Elle se prétend artistique alors qu’elle est marchande de tapis, elle se prétend écolo pour vous refourguer du pétrole volé en Irak, elle se prétend éthique même quand elle est illégale, elle affirme informer quant en réalité elle désinforme.
Comprendre et déconstruire la logique du système publicitaire dans une ambiance festive, c’est l’objectif de cette seconde Nuit des publiphobes, organisée avec Respire. Cette ASBL fondée en 2005 a pour but de sensibiliser aux dangers de la surconsommation et de promouvoir la décroissance de la consommation (pas vu à la télé), pour plus de solidarité, sur une planète vivante. Comme première étape, nous proposons de virer la pub de l’espace public, ça nous fera des vacances.

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Expo : Emmanuel Tête

"En tant que four électrique autonettoyant, je cherche, à travers de nouveaux potirons décoratifs à ancrer mes recharges pour absorbeur d’humidité dans une couette à fleurs de 140 cm sur 190cm, indépendamment du champ officiel des couvertures 100% laine.
Je ne "travaille" pas, n’en déplaise à certains, pour avoir le "temps" de porter quotidiennement un T-shirt de fitness pour dames, et aussi le temps de me "consacrer" aux pyjamas pour bébés. En ces temps d’extrême rentabilité, je revendique le privilège de travailler moins pour dé-penser plus.
Lors de cette "exposition", vous découvrirez : le maître-achat, successeur du mètre-étalon, un caddie de peintre, une oeuvre qui ne peut être vendue séparément, une valise à promener le paysage et encore la fin des rêves..."

30.01 > 19:00
Architecture-Supermarché-Histoire (Work in progress) Un pied dans le jardin du miel

Dans le cadre d’Europalia Europa, le CIVA (Centre International pour la Ville, l’Architecture et le Paysage), en partenariat avec une multinationale de grande distribution d’origine belge, organisait dans le musée de l’école d’architecture de La Cambre une exposition intitulée "Supermarché d’Europe 1957-2007". Ici, le sponsor est devenu partenaire de l’institution publique mais aussi, aboutissement ultime de la colonisation du secteur culturel public par le privé, sujet même de l’exposition ! La "marque" ne se suffit plus à la promotion publicitaire, elle se voit désormais sujet agissant de l’histoire et figure héroïque, pleinement légitimée par le champ académique. L’approche architecturale du phénomène de la grande distribution proposée par l’exposition est prétexte à une audacieuse esthétisation d’un phénomène industriel, vecteur de transformations sociales profondes, expurgé et absout de ses influences urbanistiques, économiques et sociales multiples, le plus souvent néfastes.
Entre volonté de ne pas voir et cynisme, les responsables culturels et politiques offrent un cas d’école de collaboration, sans la moindre velléité de résistance, à la stratégie de colonisation de l’espace culturel public par une entreprise prosaïquement capitaliste.
Dans ce contexte, guides et professeurs parachèvent le dispositif propagandiste réalisé par l’exposition : marquer et fidéliser les client-spectateurs dès le plus jeune âge.

+ DEBAT : DE LA PUB A L’ECOLE ! - A L’ECOLE DE LA PUB ?

La projection en avant-première du film de Bernard Mulliez sera suivie de trois interventions proposant des éclairages sur la réalité de l’intrusion publicitaire à l’école. Le « pacte scolaire » stipule que toute activité commerciale est interdite dans les écoles. Pourtant, à côté des distributeurs de sodas américains recouverts de logos de la taille d’une affiche de pub, la propagande commerciale fait des intrusions de plus en plus marquées jusque dans le cartable des écoliers. A côté des « programmes pédagogiques » généreusement financés par des multinationales en quête de futurs consommateurs fidèles et distribués dans les classes, apparaissent animations sponsorisées et autres évènements marketing, dans ou à proximité immédiate des écoles. Le lobby publicitaire pousse le bouchon jusqu’à proposer gratuitement aux professeurs un outil didactique "d’éducation à la publicité"... Quand Danone, Coca-Cola, Fortis & Co. s’unissent pour rendre les enfants « pub-malin », il y a fort à craindre.

*Avec :
- Bernard Legros, co-auteur de « L’Ecole et la peste publicitaire » (Aden, 2007)
- Un directeur d’école
- Un représentant de la « commission de l’article 41 »*

En avant-programme de cette séance, présentation de la campagne « Parapub » du GSARA et projection des vidéogrammes lauréats.

30.01 > 20:00
Les femmes savent pourquoi

"Chers clients, chères clientes, nous vous informons que tous nos produits frais sont à consommer sur place et sans modération, et que vous pourrez vous achalander ici de tout ce qui vous est utile, indispensable ; et même du superflu... Notre colis spécial : du coeur, de la poitrine, de l’estomac, du foie, du poumon et des tripes ! Mais aussi, et en exclusivité : du pied, de la jambe, du genou, de la cuisse, de la fesse, du dos, de l’épaule et de la langue ! Et rien que pour vous, pour pas un centime de plus, nous y ajoutons : de la cervelle ! Bon appétit et bonne soirée !"

En cette fin de période des soldes, sur fond de crise économique, quoi de plus revigorant qu’un spectacle en chansons, textes et images sur la publicité sexiste par une membre du collectif "Le Café"... où l’absurde sert de déclencheur à la réflexion, voire à l’action !

Conception et écriture : Yasmine Laassal, Ingrid Marcq et Françoise Walot - Interprétation : Françoise Walot - Photos et montage audio-visuel : Dhaniya Coel - Film : Marie Vermeiren - Bande sonore et voix : Guillaume Istace - Musique originale : Manuel Fernandez.

http://www.lecafe.be/le-collectif/les-femmes-savent-pourquoi.html

30.01 > 23:00

Last year advertising investment in Belgium reached the 9 billion Euro mark. Marketing and advertising costs are calculated entirely into the prices of products and the services advertised. As a result, every Belgian last year spent an average of 900 Euros on advertisement. Advertising : nobody asked for it but everyone has to pay the price and accept it into their lives. It is omnipresent, invading everything. It claims to have artistic value when all it really wants is to sell rugs. It pretends to be for ecology when in fact it’s trying to con you into buying stolen Iraqi oil. It purports to abide by a code of ethics when in fact it is illegal, it claims to inform when it only leads to misinformation. This second edition of "Publiphobia Night" strives to understand and deconstruct the logic behind the ad and marketing industry, all in a festive atmosphere. The evening is organized in collaboration with Respire, an organization founded in 2005 that seeks to raise awareness about the dangers of over-consumption. The association also tries to promote less consumerism (not seen on television), more solidarity, and a living, lively planet. We suggest, as a first gesture of goodwill, that ads be erased from the public space... it would be a nice vacation.

http://www.respire-asbl.be


Expo : Emmanuel Tête

"As a self-cleaning electric oven, I am looking to anchor my refills using new decorative pumpkins, in order to absorb humidity in a flower-print duvet measuring 140 cm x 190 cm, independently of the official field of 100% wool blankets.
I don’t ’work’, which some might disagree with, in order to have the ’time’ to put on a women’s fitness t-shirt every day and also to have the time to ’dedicate’ to baby pyjamas. In these times of extreme profit turnover, I demand the privilege of working less in order to spend more.
In this ’exhibit’, you will discover : the master of purchases, successor to the yardstick, a shopping cart of paint, a work that can’t be sold separately, a suitcase to take the landscape on a walk, and the end of dreams..."

30.01 > 19:00
Architecture-Supermarket-History (Work in progress)

As part of the Europalia Europa festival, the CIVA (International Center for City, Architecture and Landscape), in partnership with a large distribution corporation of Belgian origin, organized an exhibit in the museum of the La Cambre school of architecture entitled "Supermarket of Europe, 1957-2007". In it, the sponsor became not only the public institution’s partner, but in an ultimate example of the private sector takeover of the public cultural sphere, it was also the subject of the exhibit ! The "brand" is not enough when it comes to marketing, the brand is also a subject, an actor in history and a heroic figure entirely legitimized by the academic universe. The architectural approach to the phenomena of large-scale distribution proposed by the exhibition was only a pretext for an audacious aesthetization of industrial phenomena, vector of important social transformations, purged and absolved of its multiple and often harmful urban, economic and social influences.
The responsible persons from the cultural and political sectors offer a special case of institutional collaboration, somewhere between intentional blindness and cynicism—and without a trace of resistance—where the public cultural space is open for a corporate free-for-all of prosaic, capitalist proportions.
In this particular case, it seems that exhibition guides and professors simply put the finishing touches on the very propaganda mechanisms realized by the exhibit : to reach out to the customer-spectators, to attract them and their loyalty, starting with the youngest generation possible.

+ Debate : Advertising at school to school of advertising ?

The work in progress screening of Bernard Mulliez’ film will be followed by three interventions to shed light on the reality of marketing and its invasion of places of learning. The "school pact" stipulates that absolutely no commercial activity be allowed in schools. Yet in addition to the American soft drink machines slathered in poster-sized logos, commercial propaganda intrudes on our schools more and more, all the way to the bags carried by schoolchildren. In addition to the "pedagogical initiatives" distributed in classes, generously financed by corporations looking for the future generation of loyal consumers, more and more sponsored events and marketing events have popped up in close proximity to schools. The advertising lobby has even gone so far as to offer teachers free didactic tools "to teach about advertising"... When Danon, Coca-Cola, Fortis&Co. unite to make kids "advert-savvy", there’s something to be afraid of.

With :
Bernard Legros, co-author of "L’Ecole et la peste publicitaire" (School and the marketing epidemic, Aden, 2007)
- A school director
- A representative of the "Article 41 Commission"

And before the screening and debate begin, we’ll present the "Parapub" campaign by GSARA as well as screen some laureat videograms.

30.01 > 20:00
Women know why

"Dear customers : we would like to inform you that all our fresh products may be consumed immediately and without moderation, and that you may also take advantage of anything here that you find useful, necessary or even superfluous... Our special package deal : a heart, with a chest, a stomach, a liver, lungs and innards ! And exclusively for you today : a foot, leg, knee, thigh, buttocks, back, shoulder and tongue ! And only for you, for not a penny more, we’ll add : some brains ! Bon appétit and have a wonderful evening !"

As the sales period comes to an end, with the economic crisis looming in the background, what could be more invigorating than a performance with song, text and images about sexist marketing, presented to you by a member of the "Le Café" collective... where the absurd is not only thought-provoking, but action-provoking as well !
Concept and writing : Yasmine Laassal, Ingrid Marcq and Françoise Walot. Performed by : Françoise Walot - Images and audio-visual editing : Dhaniya Coel - Film : Marie Vermeiren - Soundtrack and voice : Guillaume Istace - Original music : Manuel Fernandez.

30.01 > 23:00

*Vorig jaar bereikten de reklame-investeringen in België de kaap van 9 miljard euro.
De kost van commerciële reklame wordt integraal verrekend in de prijs van zowel producten als diensten die via reklame aangeprezen worden. Bijgevolg heeft iedere Belg vorig jaar ongeveer 900 euro uitgegeven aan publiciteit ! Niemand die om reklame vraagt maar iedereen ondergaat en betaalt haar... Zij is altijd en overal. Zij doet zich voor als Kunst wanneer ze tapijten aanprijst, zij beweert milieuvriendelijk te zijn wanneer ze olie verkoopt die in Irak werd gestolen, zij zegt ethisch te handelen zelfs wanneer ze illegaal is, zij doet alsof ze informeert terwijl ze in werkelijkheid desinformeert. "De logica achter het publiciteitssysteem begrijpen en ontrafelen", daar draait het om in deze Tweede Nacht van de Publifoben, georganiseerd door RESPIRE. Opgericht in 2005 stelt deze vzw zich tot doel te sensibiliseren rond de gevaren van overconsumptie en wil zij de consumptiegroei ontkrachten in het voordeel van meer solidariteit. Als eerste etappe stellen zij voor om de publieke ruimte reklamevrij te maken... wat een opluchting zal zijn !*

http://www.respire-asbl.be


Expo : Emmanuel Tête

"Als artiest kan ik mezelf gerust definiëren als een "Jan en Alleman", ’t is te zeggen een doos waarin een wereld weerklinkt die evengoed sociaal als artistiek is. Ik streef er voortdurend naar om mijn werk op een duurzame manier te verankeren in een levend en motiverend sociaal weefsel, onafhankelijk van de verwachtingen van het zogenaamd officiële kunstcircuit. De artistieke praktijk is voor mij het stichtend principe van het leven gebaseerd op uitwisseling en spel. Ik "werk" niet (wellicht zeer tegen de zin van sommigen), omdat ik mijn tijd broodnodig heb - enerzijds om met een kritische blik mijn dagelijkse leven te kunnen aanschouwen, anderzijds om mij volledig te kunnen toeleggen op de praktijk van de kunst. (...) In deze tentoonstelling zal u ontdekken : de Beste Koop, een caddie voor schilderijen, het teeveeprogramma van uw avond, een werk dat niet apart verkocht mag worden, een koffer, en vooral... het einde uwer dromen."

30.01 > 19:00
Architecture-Supermarché-Histoire (Work in progress)

In het museum van de Architectuurschool La Cambre liep in het kader van Europalia Europa de tentoonstelling "De Europese Supermarkt 1957-2007". Deze werd georganiseerd door het CIVA (Centre International pour la Ville, l’Architecture et le Paysage) in partenariaat met "de" welbekende distributiemultinational van Belgische origine. Of hoe de sponsor niet enkel partner van een openbare instelling werd, maar - ooh, ultieme kolonisatie van de culturele sector ! - ZELF verheven werd tot onderwerp van de tentoonstelling ! Het "Merk" alleen voldoet dus niet meer voor de reklamedoeleinden... Voortaan ziet het Merk zichzelf als actor en als heroïsch figuur van de geschiedenis, en wordt bovendien in die rol gelegitimeerd door het academisch wereldje. De architecturale benadering van het grootdistributiefenomeen is slechts een voorwendsel voor een boude esthetisering van het industriële fenomeen, motor van diepgaande sociale verandering, gezuiverd en vrijgesproken van al zijn - veelal nefaste - stedelijke, economische en sociale gevolgen. Is het uit opzettelijke blindheid of uit cynisme dat de cultureel en politiek verantwoordelijken een samenwerkingsmogelijkheid tussen verschillende scholen zonder verpinken opofferden aan de kolonisatie van de openbare culturele ruimte door een prozaïsche kapitalistische onderneming ? Gidsen en professoren zijn hier de raderen die het propagandamechanisme doen draaien ; de klant-toeschouwer moet tot elke prijs merktrouw gemaakt worden vanaf zeer jonge leeftijd.

+ Debat : Van pub op school naar school van de pub !

De avant-première van de film van Bernard Muliez zal gevolgd worden door drie interventies die de realiteit achter het binnendringen van reklame in onze scholen ontluisteren. In het "Schoolpact" staat dat elke commerciële activiteit op school verboden is. Nochtans... Behalve via drankdistributieautomaten met immense drankenlogo’s op de buitenkant, vindt reklame er steeds beter zijn weg via de boekentassen van de scholieren. Naast ’pedagogische’ programma’s genereus gefinancierd door multinationals op zoek naar toekomstige klanten, duiken in of vlakbij de scholen ook meer en meer gesponsorde animaties en andere marketingevenementen op. De reklamelobby heeft het zelfs zover gekregen dat leraars gratis didactisch materiaal voor "reklameopvoeding" krijgen...! Lieve Heer sta ons bij wanneer Danone, Coca-Cola, Fortis & Co gaan samenwerken om onze kinderen reklame-intelligent te maken !

Met :

- Bernard Legros, co-auteur van "L’Ecole et la peste publicitaire" (Aden, 2007)
- een schooldirecteur
- een vertegenwoordiger van de "Artikel 41 Commissie"

30.01 > 20:00
Vrouwen weten waarom

"Beste klanten, wij informeren u dat al onze verse producten ter plaatse en onbeperkt kunnen geconsumeerd worden, en dat u zich hier kan bevoorraden met al wat u nuttig acht, of onmisbaar, of zelfs...overbodig. Ons speciale aanbod : hart, borst, maag, lever, longen en ingewanden. Maar ook, en exclusief : voet, been, knie, bil, rug, schouder en tong ! En, énkel voor u beste klant, en voor geen eurocent méér : hersenen ! Smakelijk, en prettige avond !"

Wat kan ons meer kracht geven op het einde van de soldenperiode en met een economische crisis op de achtergrond, dan een voorstelling vol zang, tekst en beeld geïnspireerd door sexistische reklame ? Gebracht door iemand van het collectief "Le Café". Wanneer het absurde tot denken aanzet, en zelfs tot... actie !

Concept en tekst : Yasmine Laassal, Ingrid Marcq & Françoise Walot - Vertolking : Françoise Walot - Fotografie en audio-visuele montage : Dhaniya Coel - Film : Marie Vermeiren - Klank en stemmen : Guillaume Istace - Muziek : Manuel Fernandez

http://www.lecafe.be/le-collectif/les-femmes-savent-pourquoi.html

30.01 > 23:00
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