> Post-Apocalypse

Post Apocalyptic films

Le concept de ’fin du monde’ n’est certes pas neuf, mais il a acquis un regain de vitalité en Occident durant la guerre froide. L’apocalypse est alors essentiellement nucléaire et c’est bien de cela dont il sera principalement question dans ce module.
Dans le sous-genre foisonnant du "dernier homme sur Terre", nous présenterons le classique hollywoodien 50’s avec Harry Belafonte, "The World, the Flesh, and the Devil". La menace nucléaire angoisse en noir et blanc des deux côtés du rideau de fer, mais de manière différente. C’est ce qu’illustre "The End of August at the Hotel Ozone", film tchèque de la fin des années 60, qui questionne sur les générations post-apocalyptiques et leur confrontation avec les reliquats de la civilisation ancienne.
Des années 1970, nous avons surtout retenu les films d’exploitation qui sont devenus cultes ou classiques comme l’inclassable "A Boy and His Dog" et bien sûr "Mad Max".
Les années 1980 voient un type de cinéma de genre européen décliner et offrent des perles absurdes comme "The New Barbarians". Elles accueillent aussi avec froideur et pessimisme une réflexion sur le difficile quotidien, la survie, l’absence d’espoir et de foi en l’avenir. Que ce soit en Angleterre avec "Threads" ou en Russie avec "Letters from a Dead Man".
Brian Trenchard-Smith reprend, en Australie, ce constat pessimiste et évoque une apocalypse sociale dans son cinéma d’exploitation avec "Dead-End Drive-In".
Voilà donc de quoi voyager dans l’espace et dans le temps autour de ce thème dont nous ne voulions pas seulement aborder un seul aspect. Une alternance de ton et d’approche qui devrait permettre de se faire une autre idée de ce genre cinématographique très riche.


A Boy And His Dog

Le surprenant "A Boy and His Dog" est sans aucun doute le film le plus déjanté que vous pourrez voir dans cette section qui traite de la survie après une apocalypse ! 2024, suite à une Cinquième Guerre Mondiale qui dura en tout et pour tout cinq jours, il ne reste de l’Amérique qu’un tas de poussière. Ceux qui ont survécu, principalement des hommes, fouillent les paysages désertiques à la recherche de boîtes de conserve ou de femmes à violer. Vic (un jeune Don Johnson) est lié par un pacte à son chien Blood, avec lequel il communique par télépathie. Vic s’occupe de la nourriture et Blood - trop intelligent pour chercher à manger - piste les environs à la recherche de femmes. Au cours de leur quête, ils tombent sur Quilla June, femme qui s’avère plus soumise que Vic ne l’espérait... "A boy and his dog" fait partie de ces films cultes qui transcendent leur genre. C’est le second long-métrage réalisé de main de maître par l’acteur L.Q.Jones, qui n’hésitera pas à le faire basculer, au milieu de l’intrigue, dans une satyre féroce des Etats-Unis ! Un film inventif et sans complexe, étonnant du début à la fin.

05.03 > 22:00
End of August at Hotel Ozone Konec srpna v Hotelu Ozon

"The End of August at the Hotel Ozone" demeura durant des années un film légendaire mais rarement vu. Il représente une sorte de chaînon manquant entre les films ’de fin du monde’ plus sobres et méditatifs et les variantes ultérieures, genre film d’évasion. Des années après un holocauste nucléaire, un groupe de jeunes filles erre à travers les forêts détruites à la recherche de nourriture. Elles sont menées par une vieille femme en costume militaire qui tente de les maintenir dans le rang, alors qu’elles ne subsistent dans l’environnement que par leurs couteaux et fusils. Un jour, elles rencontrent un homme âgé dans la forêt. Ce dernier les emmène dans le vieil hôtel où il séjourne. Le réalisateur Jan Schmidt observe ce drame avec une neutralité soignée et constante, ne cédant jamais entièrement au contenu symbolique de nombreuses scènes. Le résultat est un récit visuellement envoûtant, on ne peut plus évocateur de ce qui arrive à l’humanité quand les dernières traces de civilisation s’envolent en fumée.

07.03 > 22:00
I nuovi barbari The New Barbarians

Il était impensable de se priver d’un bon vieux film d’exploitation dans notre focus sur les films post-apocalyptiques. "Mad Max", "The Warriors" et "Escape from New York" sont les fictions les plus pompées dans ce sous-genre, avec plus ou moins d’humour et de réussite. A ce petit jeu, force est de reconnaître que les italiens sont les champions. On s’est donc décidé à proposer le plus délirant d’entre-eux, réalisé par un Castellari en roue libre. L’ancien footballeur Fred Williamson est bien sûr de la partie tout comme Anna Kanakis, tous deux habitués du genre. La palme revient à George Eastman dont on retrouve le nom au générique (comme acteur ou scénariste !) de TOUS les films post-apocalyptiques italiens. S’il était mémorable en Big Ape dans "2019, Après la chute de New York", il s’avère indépassable dans son rôle de méchant, vraiment méchant, dans ce film-ci. "The New Barbarians" emprunte beaucoup d’éléments à "Mad Max", sans la classe... Tourné dans une carrière, à défaut de scénario le film tente d’imiter son modèle à coup de voitures ridicules, d’effets spéciaux lamentables et de virilité douteuse. "The New Barbarians" s’avère sans aucun doute la séance de minuit la plus hilarante de cette année !

08.03 > 00:00
The World, The Flesh, and The Devil

"The World, the Flesh, and the Devil" doit être l’un des tous premiers drames de science-fiction du genre ’last man on earth’. Après être resté coincé près d’une semaine dans une mine effondrée Ralph (Harry Belafonte) retrouve la lumière du jour. A son grand étonnement, il constate qu’à des kilomètres à la ronde, il n’y a plus aucune âme qui vive. Ralph se rend alors à New York où il découvre un Manhattan aux rues désertes. Et pas un cadavre en vue. Dans une station radio, il réussit à écouter les dernières transmissions... Datant de 1959, "The World, the Flesh..." était en avance sur son temps de plusieurs années (Le Civil Rights Act ne fut signé que trois ans plus tard). La magnifique photographie en noir et blanc avec ses images panoramiques grandioses d’un Manhattan désolé reste aujourd’hui encore des plus saisissantes. Et en prime, vous aurez l’occasion d’entendre Harry Belafonte chanter.

+ There Will Come Soft Rains [Budet laskovyy dozhd]

Nazim Tulyakhodzayev, 1984, URSS, 35mn, vo st fr, 10'

Les jouets atomiques ont eu raison des humains. L’hiver nucléaire a pris possession de la terre tandis que des animaux et d’absurdes machines, répétant inlassablement les ordres reçus, se partagent les ruines de l’Empire américain.

08.03 > 20:00
There Will Come Soft Rains Budet laskovyy dozhd

Les jouets atomiques ont eu raison des humains. L’hiver nucléaire a pris possession de la terre tandis que des animaux et d’absurdes machines, répétant inlassablement les ordres reçus, se partagent les ruines de l’Empire américain.


Threads

"Threads" est sans conteste le film le plus horrible et réaliste de cette section. Produit par la BBC en 1984, cette fiction méconnue est peut-être paradoxalement plus radicale que le désormais "classique" documentaire-fiction de Peter Watkins, "La Bombe" qui fût produit et interdit de diffusion 20 ans plus tôt par la même chaîne publique britannique... "Threads" commence par la vie quotidienne de quelques habitants de Sheffield. En arrière-fond, la radio et la télévision chroniquent un conflit lointain qui s’aggrave en Iran (anticipation hasardeuse bien entendu). Les gens, indifférents, sauvegardent les apparences d’une vie paisible ancrée dans ses habitudes. Mais lorsque des patients sont évacués des hôpitaux et des tableaux disparaissent des musées, l’hystérie et la panique montent en puissance. C’est alors que la bombe explose... S’ensuit une description pas à pas des conséquences du fléau, quelques minutes, heures, semaines, mois et années après l’explosion. Les événements sont à ce point crédibles qu’il faut sans cesse se rappeler qu’il s’agit d’une fiction, faisant de "Threads" un portrait clinique de la fin de notre ère à vous glacer d’effroi, et le début de ce qui peut advenir ensuite. Un document rare, peut-être terrifiant, mais à ne pas manquer si vous ne voulez pas mourir "idiot"...

08.03 > 22:00
Letters from a Dead Man Pisma myortvogo cheloveka

L’erreur est humaine. Dans ce cas-ci, elle éradiquera la quasi-totalité de la vie terrestre. Dans un monde ravagé par une apocalypse nucléaire, un scientifique survit en s’obstinant à croire son fils vivant, quelque part. Les lettres qu’il lui écrit, qui ne seront jamais lues, lui servent à coucher sur papier ses réflexions sur l’humanité et son sentiment de culpabilité dans cette folie technologique qui conduisit à la tragédie. Car c’est bien la seule chose restant aux survivants-condamnés : méditer sur l’extinction de leur espèce. L’instinct de survie fait voir à certains une lueur d’espoir quelque part, dans la rumeur d’un monde souterrain où l’on pourrait se réfugier en attendant de pouvoir retourner à l’air libre. Mais beaucoup sont résignés, ne voyant d’ailleurs plus ce qu’il y avait de bon à sauver dans la société "d’avant". Ils cherchent, dans la tragédie, la dignité que l’espèce humaine n’a pas eue "de son vivant".
Inutile d’insister, le ton est franchement pessimiste. L’esthétique du film est sombre, l’image jaunie, comme irradiée. L’ambiance fascinante rappelle "Stalker" de Tarkovsky, sur lequel Lopushansky a d’ailleurs travaillé. La condition humaine face à l’extrême, l’anticipation nucléaire vue de l’autre côté du rideau de fer ! Pour l’anecdote, le tournage fut terminé cinq semaines avant Tchernobyl...

En présence de Konstantin Lopushansky

15.03 > 18:00
Mad Max

Mad Max est au centre de cette seconde édition d’Offscreen puisqu’il vient illustrer brillamment à la fois le module Post-Apocalyptique et celui consacré à l’Ozploitation. Ce sera l’occasion de voir ce classique du film de genre en cinémascope dans une belle copie neuve sous-titrée en français.
Comparé à d’autres productions australiennes, on remarquera à quel point le film est une réussite visuelle et narrative et se démarque par son ambition. Les fabuleuses poursuites et cascades sont l’aboutissement d’un savoir-faire autochtone indéniable dont "Mad Max" propose la quintessence. Son atmosphère post-apocalyptique est teintée de déréliction sociale, et la perte de repères prend tout son sens dans cet espace immense parcouru par des routes sans fin. C’est majoritairement dans la suite des aventures du Road Warrior que les raisons de cette apocalypse seront expliquées et que le mythe de l’essence, ce Graal du futur, prendra sa véritable dimension.
George Miller prouve dès ce premier film que la médecine n’est pas son seul champ de pertinence et par de nombreuses trouvailles formelles (caméra embarquée au ras de la route, images accélérées, utilisation de la musique, narration décalée, emprunts au genre, etc) annonce sa future carrière atypique et éclectique.

21.03 > 20:00
Dead-end Drive in

Au même titre que les États-Unis, l’Australie est le royaume de l’automobile, amie fidèle de l’habitant des grands espaces. Pas étonnant donc que le drive in y ait connu des heures de gloire, notamment comme lieu de rencontre obligé pour ados désœuvrés. Le marché des VHS dans les années ’80 porte un coup fatal à ces lieux devenus rapidement anachroniques. Les films exploitant le genre post-apocalyptique ne sont plus légions. "Clockwork Orange" et ses ados violents et sans repères sont loin. Quel rapport ? Le réalisateur en propose un et c’est son droit, à travers l’histoire d’un jeune White Thrash dont les occupations principales sont peuplées de bagnoles et de blondasses. Il décide d’exposer l’un et l’autre dans un drive in miteux fréquenté par des bandes de loubards (on disait comme ça à l’époque, non ?). La soirée tourne court quand le jeune couple comprend qu’il ne peut plus sortir de ce qui est maintenant un camp de détention pour jeunes sans avenir. Il sont condamnés à voir en boucle sur l’écran des films de... Brian Trenchard-Smith.

En présence de Brian Trenchard-Smith

22.03 > 00:00
Post Apocalyptic films

*Although the idea of the end of the world certainly wasn’t new, it gained vitality in the West during the Cold War. At the time, the apocalypse was essentially of the nuclear variety, which is the principal theme for this module.
To represent the abundant "last man on Earth sub-genre, we’ll present the Hollywood 50s classic "The World, the Flesh and the Devil" starring Harry Belafonte. The nuclear threat has both sides of the Iron Curtain in a black and white state of alarm, but each in a different way. This is illustrated by "The End of August at the Hotel Ozone", a Czech film from the late 60s that questions the post-apocalyptic generations and their confrontation with the relics of an ancient civilization.
Our nod to the 70s will take the shape of exploitation films that became cult classics, like the unclassifiable "A Boy and His Dog" and, of course, "Mad Max".
The 80s heralded the decline of European genre cinema, but there are still one or two absurd pearls like "The New Barbarians". It was an era of cold, pessimistic thoughts about the difficulties of daily life, survival, desperation and the hope of a better future. This goes for both sides, be it "Threads" in England or "Letter from a Dead Man" in Russia.
Brian Trenchard-Smith takes up the pessimism in Australia and creates exploitation cinema that evokes a social apocalypse with "Dead-End Drive-In".
So here a little help on your journey through space and time to investigate this theme that we refuse to see from only one perspective. The alternating tone and approach should give you new insight into this extremely rich cinematic genre.*


A Boy And His Dog

"A Boy and His Dog" is without a doubt the most off-kilter, corrosive film in this section on surviving the apocalypse ! 2024 : a fifth World War that only lasted five days has turned America to dust. Those who survived, mainly men, rummage through deserted landscapes in search of canned food or women to rape. Vic (young Don Johnson) has made a pact with his dog Blood, with whom he can communicate telepathically. Vic takes care of food whilst Blood -too intelligent to look for stuff to eat- scans his surroundings in search of women. While on their mission, they come across Quilla June, a woman who proves more submissive than Vic had hoped... "A Boy and His Dog" is one of those cult films that transcend their genre. It’s the second feature directed by the actor L. Q. Jones, who doesn’t hesitate to shift, mid-way through the movie, into a fierce satire of the USA ! An inventive film, full of sarcastic humor and free of complexes. Surprising from start to finish.

05.03 > 22:00
End of August at Hotel Ozone Konec srpna v Hotelu Ozon

For years, "The End of August at the Hotel Ozone" was a legendary but rarely screened film. It’s the missing link between the more sober and meditative ’end of the world’ films and the later varieties, like the escape genre. Years after a nuclear holocaust, a group of young girls wander through destroyed forests in search of food. An old woman in a military suit leads them and tries to keep them in line, although their survival essentially depends on their knives and firearms. One day, they come across an old man in the forest. The man leads them to an decrepit hotel where he resides. The director Jan Schmidt observes this drama with careful and constant neutrality, not always choosing to indulge in the symbolic content of many scenes. The result is a visually bewitching story, a tale of what could happen to humanity when the last traces of civilization go up in smoke.

07.03 > 22:00
I nuovi barbari The New Barbarians

When it comes to post-apocalyptic movies, it would be unthinkable to deprive oneself of a good ol’ exploitation film. "Mad Max", "The Warriors" and "Escape from New York" are the most well-known fictions of this sub-genre, made with more or less humor and success. But the Italians are the uncontested champions of the genre. So we’ve decided to find the craziest of the bunch, a film directed by Castellari, who follows the beat of his own drum. Former soccer player Fred Williamson is part of the game as is Anna Kanakis, both regulars of the genre. But the award goes to George Eastman, whose name appears in the credits of EVERY post-apocalypse Italian film (as an actor or set designer). If he was memorable as the Big Ape in "2019, After the Fall of New York", he’s simply legendary for his really mean role in this film. "The New Barbarians" borrows a lot from "Mad Max", but without the class… Shot in a quarry, it imitates the latter, for lack of a script, with ridiculous vehicles, awful special effects and dubious virility. "The New Barbarians" is hands down the most hilarious midnight screening of the year.

08.03 > 00:00
The World, The Flesh, and The Devil

"The World, the Flesh, and the Devil" is one of the first science-fiction drama films of the ’last man on Earth’ genre. Ralph (Harry Belafonte) resurfaces to the light of day after spending a week trapped in a collapsed mine,. He’s surprised to discover that there’s not a single living soul for miles. Ralph goes to New York where all he finds are the deserted streets of Manhattan. And not a corpse in sight. He finds a radio station where he can listen to the final broadcasts… Made in 1959, "The World, the Flesh.. :" was ahead of its time (the Civil Rights Act wasn’t signed until three years later). Even today, the magnificent panoramic black and white photography of a devastated Manhattan remain breathtaking. And what’s more, you’ll have the pleasure of hearing Harry Belafonte sing.

+ There Will Come Soft Rains [Budet laskovyy dozhd]

Nazim Tulyakhodzayev, 1984, URSS, 35mn, vo st fr, 10'

Atomic toys were right about humans. A nuclear winter takes over Earth while animals and absurd machines, tirelessly repeating the orders they were given, share the ruins of the American Empire.

08.03 > 20:00
There Will Come Soft Rains Budet laskovyy dozhd

Atomic toys were right about humans. A nuclear winter takes over Earth while animals and absurd machines, tirelessly repeating the orders they were given, share the ruins of the American Empire.


Threads

"Threads" is hands down the most horrible and realistic film in this section. Produced by the BBC in 1984, this under-appreciated fiction film is, ironically, more radical than the "classic" docu-fiction "The Bomb" by Peter Watkins, a film that was produced and banned from broadcasting 20 years earlier by the same British channel... "Threads" starts off with the daily lives of a few inhabitants in Sheffield. The radio and television in the background chronicle a far-off conflict escalating in Iran (a hazardous anticipation, of course). The people, indifferent, try to keep the appearance of a peaceful life anchored in habit. But hysteria and panic rise quickly when the hospital begins to evacuate patients and paintings disappear from the museums. And then the bomb hits... followed by a step by step description of the consequences, the minutes, hours, weeks, months and years after the explosion. The events are so credible that you constantly have to remind yourself that it’s only fiction. "Threads" is not only a clinical portrait of the end of our time that will freeze you with terror, it’s also a starting point for what happens afterward. A rare document, maybe terrifying, but not to be missed if you don’t want to die an "idiot"...

08.03 > 22:00
Letters from a Dead Man Pisma myortvogo cheloveka

To err is human. But in this case, error eradicates nearly all life on earth. In a world ravaged by a nuclear apocalypse, one scientist survives on his hope that his son still lives. He writes his son letters that will never be read, letters to help him express his thoughts on humanity and his guilt over the technological craze that led to this tragedy. This is all that’s left for these condemned survivors : to meditate on the extinction of their species. For some people, the survival instinct make them find a ray of hope in anything, like in a rumored subterranean world for refugees waiting for the air to clear. But many are resigned, unable to find anything worth saving from "earlier" society : Through this tragedy, they seek the dignity that human beings lacked when "they were alive".
No point in arguing, the film takes a decidedly pessimistic stance. The aesthetic is somber, the image yellowed, as though irradiated. The fascinating atmosphere is reminiscent of "Stalker" by Tarkovsky, a film on which Lopushansky worked. The human condition when faced by the extreme, the anticipation of a nuclear tragedy seen from the other side of the Iron Curtain ! A small anecdote : the crew finished shooting a mere five weeks before the Tchernobyl disaster...

Director Konstantin Lopushansky will present the film in person.

15.03 > 18:00
Mad Max

Mad Max is featured in this second edition of Offscreen because it’s a film that brilliantly represents both the Post-Apocalyptic and Ozploitation modules. This is your chance to watch a shiny new copy this classic genre film, in cinemascope and subtitled in French.
When compared to other Australian productions, it’s easy to see how this film had grand ambitions, and why it was a visual and narrative success. Fabulous chase sequences and stunts : the results of an undeniable native savoir-faire epitomized by "Mad Max". The film’s post-apocalyptic atmosphere has hues of social dereliction, with a true sense of disorientation provided by a huge landscape of endless roads. The story behind the apocalypse is explained in the Road Warrior adventure series, which is also where the fuel myth, the holy grail of the future, reaches its true dimensions.
George Miller proves from this first film onward that medicine is not his only field of expertise, and through a variety of formal discoveries (street level perspective shots, accelerated images, use of music, delayed narration, references to the genre, etc...) he announces the atypical and eclectic nature of his future career.

21.03 > 20:00
Dead-end Drive in

Like the United States, Australia is ruled by the car, the loyal friend of people who inhabit large spaces. So it’s no surprise that drive-ins also had their hour of glory here, particularly as a hang out for bored teenagers. The VHS market of the 80s dealt a fatal blow to these places, and they rapidly became anachronistic. The post-apocalyptic genre of exploitation film isn’t applicable, and "Clockwork Orange" with its violent, misguided teens is also elsewhere. So what’s the connection ? The director finds one using the story of a young white trash couple preoccupied by cars and blondes. The two are brought to a pitiful drive-in run by a gang of mean dudes (is that what they were called back then ?). The evening goes sour when the young couple realizes that they won’t ever be able to escape what is now a detention camp for teenagers without a future. They’re condemned to watch a never-ending cycle of movies by... Brian Trenchard-Smith.

Brian Trenchard-Smith will be attending the screening

22.03 > 00:00
Post Apocalyptic films

Het idee van het einde van de wereld is niet nieuw, maar in het Westen was het nooit meer aan de orde van de dag dan tijdens de Koude Oorlog. De Apocalyps is dan uiteraard nucleair en daar gaat deze module over.
In het bruisende subgenre van "de laatste mens op aarde" laten we hier een Hollywood-klassieker zien uit de jaren ’50 met Harry Belafonte, "The World, the Flesh, and the Devil". De nucleaire dreiging in zwart-wit boezemt de twee kanten van het IJzeren Gordijn angst in, maar op een andere manier. Hier geeft ook "The End of August at the Hotel Ozone" een beeld van, een Tsjechische film van eind jaren ’60 die de post-apocalyptische generaties en hun confrontatie met de overblijfselen van de vroegere beschaving in vraag stelt.
Van de jaren ’70 herinneren we ons vooral exploitatiefilms die cultklassiekers zijn geworden, zoals "A Boy and His Dog" en natuurlijk "Mad Max".
In de jaren ’80 krijgen we Europese cinema over de ondergang van de wereld, wat absurde pareltjes oplevert zoals "The New Barbarians." Films die met kil pessimisme een reflectie bieden over de moeilijkheden van het dagelijkse leven, overleven, wanhoop en het geloof in de toekomst, of ze nu Engels zijn zoals "Threads" of Russisch zoals "Letters from a Dead Man".
Brian Trenchard-Smith neemt in Australië dit pessimistisch gegeven over en roept in zijn exploitatiefilm "Dead-End Drive-In" een sociale Apocalyps op.
Dit wordt onze reis door ruimte en tijd rond dit thema dat we in al haar aspecten willen exploreren. Met telkens een andere toon en aanpak zouden we een ander idee moeten krijgen van dit cinematografisch erg rijke genre.


A Boy and His Dog

Het verbazende "A Boy and His Dog" is zonder meer de meest kinky film over overleven na een apocalypse die u in deze sectie te zien zult krijgen !
2024. Van Amerika blijft er, na een welgeteld vijf dagen durende Vijfde Wereldoorlog, niets meer over dan een hoop stof. Zij die overleefden, voor de meerderheid mannen, zoeken de woestijnlandschappen af naar conservenblikken of vrouwen die ze kunnen verkrachten. Vic (een jonge Don Johnson) heeft een pact met zijn hond Blood, met wie hij telepathisch kan communiceren. Vic zorgt voor eten en Blood, die zijn gave om eten te vinden is verloren toen hij een IQ kreeg, spoort de oppervlakten af naar vrouwen. Tijdens hun doortocht in een gehucht voelt Blood de aanwezigheid van de charmante Quilla June. Deze blijkt veel gewilliger te zijn dan Vic verwacht had en lokt hem mee naar een ondergronds suburbia, bevolkt door mime-spelers en geleid door Jason Robards, waar ze Vic wel zouden kunnen gebruiken om het tekort in hun spermabank aan te vullen. In de rol van de hond herkent u trouwens Tiger uit "The Brady Bunch" !

05.03 > 22:00
End of August at Hotel Ozone Konec srpna v Hotelu Ozon

"End of August at the Hotel Ozone" bleef jaren lang een legendarisch maar zelden geziene film en geldt als een soort ’missing link’ tussen de meer sobere en meditatieve doomsday films en de latere, meer escapistische varianten. Jaren na een nucleaire holocaust zwerft een groep jonge meisjes door kale wouden op zoek naar eten. Ze worden geleid door een oude vrouw in militair kostuum die de meisjes, die zich tot hun omgeving vooral verhouden door het gebruik van hun messen en geweren, in het gareel probeert te houden. Op een dag ontmoeten ze een oude man in het woud. Deze neemt hen mee naar het oude hotel waar hij intrek heeft genomen.
Regisseur Jan Schmidt observeert het drama steeds met verzorgde neutraliteit, nooit volledig toegevend aan het symbolische gehalte van vele scènes. Het resultaat is een visueel betoverend, uitermate evocatief verhaal over wat er met de menselijkheid gebeurt als de laatste resten van beschaving verdwijnen.

07.03 > 22:00
I nuovi barbari The New Barbarians

Het is 2019 - na de nucleaire holocaust. Achter een kartonnen miniatuur van New York wordt een spotlicht aangestoken, waarna alles vervaarlijk heen en weer wiebelt en een rookmachine in gang schiet. Tussen uitgebrande autowrakken liggen enkele skeletten, waarvan eentje alvast veelbelovend gekleed gaat in een rubberen pak met plexiglazen beha. Agressieve punks rijden door het kaalgeslagen landschap in aluminium voertuigjes die klinken alsof ze aangedreven worden door de motor van een kruimeldief. Dreigend maken ze rondjes rond een kleine groep reizigers die dekking zoekt achter ongesorteerd plastic afval.
Maar geen paniek ! De Mel Gibson van dienst draagt een imposante lederen teelbalbeschermer, enkel overtroffen door die van Fred Williamson in blinkend koper. Van zijn benijdenswaardige auto worden de deuren geopend via knoppen op de versnellingspook - handig. Op het futuristische dashboard staat zelfs een speciale deur-exploderende knop ! Uiterst amusante Italiaanse "Mad Max 2" rip-off. Tip : sla eerst wat pre-apocalyptisch bier in.

08.03 > 00:00
The World, the Flesh, and the Devil

"The World, the Flesh, and the Devil" moet één van de allereerste ’last man on earth’ sci-fi drama’s zijn. Na ongeveer een week lang in een ingestorte mijn te hebben vastgezeten vindt Ralph (Harry Belafonte) zijn weg terug naar het daglicht. Tot zijn grote verbazing ontdekt hij dat er in geen mijlen een levende ziel te bespeuren is. Ralph trekt naar New York waar hij in Manhattan enkel verlaten straten aantreft. Er zijn zelfs geen dode lichamen te bespeuren. In een radiostation slaagt hij erin de laatste transmissies af te spelen...
"The World, the Flesh..." was in ’59 werkelijk jaren vooruit op zijn tijd (de Civil Rights Act zou pas drie jaar later ondertekend worden). De prachtige zwart-wit fotografie met zijn grandioze panoramische beelden van een verlaten Manhattan blijven uitermate indrukwekkend. En, ja. Harry Belafonte krijgt ook de kans te zingen.

+ There Will Come Soft Rains [Budet laskovyy dozhd]

Nazim Tulyakhodzayev, 1984, URSS, 35mn, vo st fr, 10'

Een nucleaire ramp heeft de aarde in een doodse kille winter gehuld. Een huis vol geautomatiseerde robotica blijft monotoon de bevelen van de voormalige bewoners opvolgen. Opgejaagd wild en absurde machines vechten de overblijfselen van het Amerikaanse Imperium onder elkaar uit.

08.03 > 20:00
There Will Come Soft Rains Budet laskovyy dozhd

Een nucleaire ramp heeft de aarde in een doodse kille winter gehuld. Een huis vol geautomatiseerde robotica blijft monotoon de bevelen van de voormalige bewoners opvolgen. Opgejaagd wild en absurde machines vechten de overblijfselen van het Amerikaanse Imperium onder elkaar uit.


Threads

’Threads’ is zonder meer de meest afschuwelijke en ontnuchterende film van deze sectie (en mogelijk de hele filmgeschiedenis). Woorden kunnen onmogelijk de impact van deze BBC film uit 1984 omschrijven. We volgens het dagelijkse leven van een paar inwoners van Sheffield. Op de radiozenders en televisies in hun woonkamers wordt er gesproken over een escalerend conflict in Iran. Mensen proberen de schijn van een rustig leven hoog te houden maar wanneer patiënten uit ziekenhuizen worden geëvacueerd en schilderijen uit musea de archieven in verdwijnen ontstaat er hysterie en paniek. Dan valt de bom. Dit is nog maar het begin. Wat volgt is een stap per stap beschrijving van het leven dagen, weken, maanden en jaren na de bom. De gebeurtenissen zijn zo levensecht en geloofwaardig dat je je zelf er de hele tijd aan moet herinneren dat het hier om fictie gaat en dat wat je ziet niet echt is. ’Threads’ is een grimmig portret over het einde van onze beschaving en het begin van wat erna komt. Onmisbaar.

08.03 > 22:00
Letters from a Dead Man Pisma myortvogo cheloveka

Vergissen is menselijk, maar wat als door een computerfout een ganse stad onder een wolk van radioactief stof bedolven wordt ? In deze nucleair apocalyptische wereld probeert een wetenschapper te overleven door zich met andere overlevenden terug te trekken in de kelders van een voormalig museum in afwachting van een terugkeer naar de buitenlucht. De wetenschapper gelooft rotsvast dat zijn zoon nog ergens in leven is en schrijft hem brieven, hoewel het duidelijk is dat niemand ze ooit zal lezen. Ze helpen zijn reflecties over de mensheid aan het papier toe te vertrouwen. Dit is dan ook de laatste houvast voor de overlevenden in hun rumoerige ondergrondse wereld : mediteren over de uitroeiing van hun soort. Het overlevingsinstinct doet bij sommigen een lichtpuntje hoop schijnen, maar velen berusten en zien zelfs niet meer in wat de moeite is om te redden van "hun samenleving van weleer". In de tragiek zoeken ze naar een existentiële waardigheid voor de mens. Moet het nog gezegd : de toon van dit relaas is pessimistisch, de film baadt in een sombere stijl en vergeelde kleur, als was hij aan bestraling blootgesteld. De fascinerende atmosfeer roept herinneringen op aan "Stalker" van Tarkovsky, waar Lopushansky overigens aan meewerkte. Deze film exploreert ’la condition humaine’ in extreme omstandigheden, en confronteert ons met de nucleaire angst van aan de andere kant van het ijzeren gordijn ! Om met een anekdote te eindigen : de filmopnames waren vijf weken voor Tjsernobyl klaar...

In aanwezigheid van Konstantin Lopushansky

15.03 > 18:00
Mad Max

Mad Max speelt een sleutelrol binnen deze tweede editie van Offscreen omdat de film op briljante wijze zowel het Post-Apocalyptische als het Ozploitation-aspect illustreert. Een ideale gelegenheid dus om deze klassieker van het genre op groot scherm te zien, in een mooie nieuwe kopie, met Franse ondertiteling.
Deze ambitieuze film overtreft alle andere succesvolle Australische producties, zowel visueel als narratief. De legendarische achtervolgingen en het dito stuntwerk zijn het resultaat van een onmiskenbaar lokaal meesterschap waarvan Mad Max het ultieme voorbeeld is. De post-apocalyptische sfeer wordt ingekleurd door sociale onlusten, en het verlies aan houvast krijgt een letterlijke interpretatie in deze geografie van immense vlaktes doorkruist met eindeloze routes. De aanleiding tot deze apocalyptische toestand komt met mondjesmaat aan het licht tijdens de vele avonturen van de Road Warrior en het is ook onderweg dat de oliemythe, als Graal van de toekomst, haar werkelijke dimensie krijgt.
George Miller bewijst vanaf deze eerste film dat hij heel wat in zijn mars heeft ; de talrijke vormelijke vernieuwingen (camera op grondhoogte, versneld beeld, muziek, eigenzinnige vertelstijl, genre-elementen, ...) kondigen zijn toekomstige atypische en eclectische carrière aan.

21.03 > 20:00
Dead-end Drive in

Net zoals de Verenigde Staten is Australië het koninkrijk van de auto en de daarbij horende uitgestrekte landschappen. Niet verwonderlijk dus dat ook hier de drive in cinema ooit welig tierde, zij het dan vooral als noodgedwongen rendez-vousplek voor verveelde tieners. In de jaren tachtig werd openluchtcinema alras tot anachronisme gedegradeerd, dit door de opkomst van video. De populariteit van post-apocalyptische films maakte een diepe duik. "Clockwork Orange" met zijn gewelddadige tieners zonder normen was ver zoek. Wat is het verband ? De regisseur legt er één (en dat is zijn goed recht) doorheen het verhaal van een jonge White Trash, wiens leven louter draait rond snelle bakken en grietjes. Hij beslist één en ander uit te testen in een sjofele drive in gefrequenteerd door nozems, maar de avond draait niet helemaal uit zoals verwacht... Het koppeltje blijkt vast te zitten in wat nu een gevangeniskamp voor jongeren zonder toekomst blijkt te zijn. Ze werden veroordeeld tot het non-stop bekijken van films van... Brian Trenchard-Smith.

In aanwezigheid van Brian Trenchard-Smith

22.03 > 00:00
http://www.nova-cinema.org/spip.php?page=print&id_rubrique=1181&lang=fr