> Napoli

Cyop & Kaf

Des animaux aux formes biscornues, des créatures fantasques, des squelettes qui saluent les passants, des signes pour éloigner le mauvais oeil... Les graffitis de Cyop & Kaf ne s’oublient pas. D’autant plus que, en marchant dans les rues de Naples, il est tout simplement impossible de ne pas les voir ! Que ce soit dans le centre historique ou dans la banlieue, leurs dessins se nichent là où vous vous y attendez le moins, et ils sont vraiment nombreux ! Ces deux artistes ne répudient pas les galeries, mais c’est "la ville et ses rues" qui sont leur lieu d’exposition privilégié. Découvrir un de leurs graffitis c’est un peu comme "croiser un ami". Un ami qui vous raconterait une histoire, une anecdote ou vous ferait une petite leçon de morale, car leurs dessins sont toujours porteurs d’un message. Cyop & Kaf c’est du vrai "street art" et pas de l’esbroufe. Pour cette première exposition en Belgique, le Nova leur met à disposition non seulement les murs du bar mais aussi ceux du couloir où ils se produiront "en live" lors du vernissage. En "bonus" : un diaporama, dans la salle de cinéma, avec des photos de leurs graffitis prises dans les rues de Naples. Le tout commenté par un de leurs compagnons de route de la revue "Napoli Monitor".
http://www.cyopekaf.org/
http://napolimonitor.wordpress.com/

16.04 > 19:00 + 16.04 > 20:00
Magazine Napoli Monitor

Napoli Monitor est une revue "urbaine", mensuelle, éditée de façon indépendante, qui publie des articles, des enquêtes, des reportages, des illustrations, essentiellement sur Naples mais aussi sur d’autres villes du monde. Elle est accessible dans plus d’une trentaine de points de vente à Naples, la vente et les abonnements étant sa principale source de financement. Luca Rossomando est un de ses fondateurs et éditorialistes. Il a par ailleurs publié plusieurs livres-enquêtes, dont "Vedi Napoli, ritratti di città con bambini" ("Voir Naples, portraits de ville avec les enfants"), un reportage sur trois villes (Naples, Marseille, Barcelone) où il confronte les différents modèles de développement urbain et processus de "gentrification". Il interviendra lors de la séance "diaporama" où il nous présentera le projet de "Napoli Monitor".

http://napolimonitor.wordpress.com/

16.04 > 20:00
Biutiful cauntri

Des éleveurs qui voient leurs animaux mourir, des agriculteurs qui cultivent des terres de plus en plus polluées, plus de 1200 décharges illégales qui dénaturent des paysages de toute beauté. Comment est-ce possible dans l’Italie d’aujourd’hui ? C’est la question que se sont posée les trois co-réalisateurs de "Biutiful Cauntri", bien avant que les médias du monde entier nous balancent les images des déchets qui, l’été dernier, jonchaient les rues de Naples. Sur un ton à l’humour bien grinçant, mais avec un indéniable souci du discours humain, le film enquête sur les conséquences écologiques, morales et économiques du trafic illégal de déchets en Campanie. Étonnamment bien réalisé, soigné au niveau de l’image mais sans tomber dans un esthétisme vide, "Biutiful Cauntri" est un film de dénonciation important. Il est le résultat de la collaboration entre E. Calabria, monteuse entre autres de plusieurs films de Nanni Moretti, le journaliste P. Ruggiero et le documentariste A. D’Ambrosio. Sans oublier le "détective écologiste" Del Giudice, protagoniste important de ce documentaire. À ne pas rater.

16.04 > 22:00 + 18.04 > 20:00 + 19.04 > 22:00 + 24.04 > 20:00 + 03.05 > 18:00
Le Mani sulla città Main basse sur la ville

Mené à un rythme haletant, "Main basse sur la ville" est un film-métaphore sur le délabrement politique d’une ville pourtant en pleine expansion économique. L’honorable Signor Nottola (Rod Steiger), "promoteur" immobilier et échevin à la mairie, y incarne le refus cynique des politiques d’appréhender la réalité de la ville. Ses spéculations suscitent un massacre de l’environnement et une édification anarchique qui défie les lois de la géologie, de l’architecture et de l’espace urbain. Persuadés de l’impact révélateur du cinéma quand il est acte politique, Rosi avait l’ambition de révéler les intrigues, les complicités entre le pouvoir politique et le pouvoir économique, les corruptions et les intérêts illégaux qui furent nécessaires pour maintenir un pouvoir incontrôlé. Dix ans après le tournage, le constat sera amer : "En regardant ces maisons l’une sur l’autre, on dirait un ossuaire, pas une ville. Qu’est-ce qu’une ville ? Ce sont des maisons des rues, ce sont des activités, des usines, des artisans, des ouvriers, et surtout ce sont des activités pour la vie. Moi en regardant cette espèce d’ossuaire, j’ai eu l’impression qu’au contraire ce sont des maisons et des activités pour la mort". Lion d’Or à Venise en 1963.

17.04 > 20:00 + 25.04 > 22:00
Napoli Violenta

Une petite cerise sur le gâteau, en prolongement de la programmation "giallo" italien du dernier festival "Off-screen" : "Napoli violenta", un des films phares de la filmographie d’Umberto Lenzi. L’histoire : le commissaire Betti, peu orthodoxe dans sa façon d’agir, est muté à Naples. Il arrive à un moment où la ville vit une période de chaos, causé par la volonté de domination du camorriste appelé "O generale". Le commissaire Betti ne baissera pas les bras... "Napoli violenta" est probablement un des films qui marque l’apogée du "poliziesco" à l’italienne. Il s’inscrit dans cette même décennie où l’Italie vit ses années de plomb. De l’avis de tous, Lenzi atteint ici un sommet du genre "polar" : un montage rapide, un art certain du découpage, des seconds rôles savoureux, une réelle mise en valeur des décors napolitains... Ce film a beau être un des meilleurs "polizieschi" de l’époque, vous ne pourrez le voir sur grand écran qu’au Nova ! Grâce à l’intervention de Lenzi lui-même...

02.05 > 20:00
Napoli piazza municipio

"Napoli Piazza Municipio" est un long voyage qui se déroule sur quelques centaines de mètres carrés : la "Place de la Mairie" à Naples. Comme son nom l’indique, cette place est un des centres de la vie politique de la ville et un de ses lieux les plus symboliques. "Mais cet espace immense créé sous le régime fasciste, avec le port maritime au fond, n’a jamais été le lieu de sociabilité que sont d’ordinaire les places italiennes, mais plutôt un tremplin pour envoyer les Italiens en Amérique" (Bruno Oliviero). Près de Piazza Municipio se dressent quelques autres bâtiments emblématiques : l’hôtel de ville, un château du XIIIe siècle, le théâtre municipal, le marché aux fleurs,... Les citadins napolitains, les touristes, les immigrés arrivés depuis peu, tout le monde se retrouve à déambuler parmi ces lieux, et la place est un passage quasi obligé. A partir des récits de gens qu’il y croise, Oliviero construit un film en forme de mosaïque. Une mosaïque composée d’une multitude de petites histoires, de sons et de détails visuels, un peu comme si le réalisateur s’était adonné à un travail de fouille archéologique. Il en ressort une radiographie complexe de la vie napolitaine. (Prix du meilleur documentaire italien au Festival de Turin ’08)

18.04 > 18:00 + 02.05 > 22:00
Dreaming by Numbers

Difficile de trouver une ville où la vie est autant influencée par le jeu du loto que Naples. Ici, le loto y est omniprésent, surtout dans les quartiers populaires. Selon une ancienne tradition, pour jouer au loto, les Napolitains se réfèrent très souvent à un livre, "La smorfia", ou Cabale du loto (inspiré de la Kabbale). Rédigé comme un dictionnaire, on y trouve des listes de numéros correspondant à toutes sortes de situations, de gestes, d’objets, d’images. Les Napolitains s’en servent pour interpréter les événements les plus divers de leur vie. Ainsi, tout le long de Spaccanapoli, une rue du coeur de Naples, on trouve un nombre important de tout petits commerces (qui ressemblent d’ailleurs plus à des cabinets de consultation) dont l’activité principale est - vous l’avez compris - le loto ! En faisant circuler la caméra de part et d’autre de ces guichets, la réalisatrice observe ces mystérieuses transactions, où les récits individuels des joueurs sont interprétés et transformés en billets de loterie par les employées, qui s’en remettent aux traductions de la "Smorfia". Ce portrait fascinant du peuple de Naples est tourné dans un noir et blanc, qui rappelle un certain néoréalisme italien.

18.04 > 22:00 + 23.04 > 20:00 + 02.05 > 18:00
Cronisti di strada Chroniqueurs de rue

Malgré la crise qui sévit dans la presse, l’édition de journaux papiers reste importante en Italie. Et à Naples, plus qu’ailleurs, les journaux locaux et régionaux sont encore primordiaux dans la circulation d’infos locales. Dans "Cronisti di strada" ("Chroniqueurs de rue"), on suit le parcours de deux jeunes journalistes qui écrivent pour deux quotidiens de Naples. Ils écrivent pour les rubriques de "faits divers", mais il faut savoir qu’à Naples les faits divers ont très souvent des répercussions qui vont au-delà du "local". Gianfranco Pannone (un des "incontournables" du documentaire italien actuel) et Paolo Santoni (dont nous avions programmé "Cuore napoletano") ont réalisé ce documentaire en trois parties pour Rai 3. S’il est vrai que ce documentaire est formaté pour être un reportage "télé", il n’empêche qu’il est probablement un des premiers documentaires à questionner comment, à Naples l’information, souvent médiatisée, se confronte au vécu des gens. Le documentaire pose aussi la question du comment faire du journalisme là où il est difficile d’avoir accès aux infos. C’est une première à l’étranger, à ne pas manquer ! En présence de Gianfranco Pannone.

1re partie : "Pas d’argent si pas de revolver..."
2ème partie : "La guerre des Rolex"
3ème partie : "Toutes les rues mènent à Naples"

19.04 > 18:00 + 25.04 > 20:00 + 26.04 > 22:00
Cartoline da Napoli

Peu d’entre vous probablement connaissent Antonello Branca. C’est pourtant un des plus importants documentaristes italiens des décennies ’60 et ’70. Sa filmographie est marquée par des oeuvres engagées et réserve plusieurs surprises. Comme par exemple "Cartoline da Napoli", documentaire qu’il réalisa pour la Rai (télévision publique italienne). Consacré aux "maux" qui gangrènent Naples, Branca le tourne juste après l’épidémie de choléra qui en 1973 envahit la ville et avant le tremblement de terre de 1980. Il y dénonce des conditions de travail inacceptables, une pauvreté intolérable, l’avancée de la camorra,... mais aussi un degré de conscience civique et politique exemplaire, qui à Naples peut être "contagieuse". Tourné en caméra directe, dans un noir et blanc cru et tellement beau, ce documentaire suscita quelques "secousses" au sein de la Démocratie chrétienne, le parti qui à l’époque était au pouvoir. On ne pouvait manquer de vous le présenter. Il reste inédit en dehors de l’Italie.

19.04 > 20:00 + 01.05 > 20:00
Festival « Periferie del Mondo »

Le quartier de Scampia dans la banlieue de Naples est sous les feux de la rampe. "L’intifada" napolitaine y a éclaté en 2004 et le livre "Gomorra" de R. Saviano en a dénoncé la situation ainsi que le film homonyme. Pourtant, Scampia mérite qu’on s’y intéresse autrement. Dans les années ’60, l’architecte Franz di Salvo y conçoit un projet ambitieux et utopiste : des logements sociaux appelés "le Vele" ("les voiles"). Au fil du temps, ces bâtiments se sont révélés dignes d’un décor de "Blade Runner" et sont devenus l’un des plus grands supermarchés de la drogue qui soit. Spéculation immobilière à gogo, pauvreté, analphabétisme : oui, nous sommes en Italie, en 2009, dans un des quartiers les plus peuplés de Naples... En 2004, Désirée Klain y crée un festival-laboratoire qui mélange cinéma, littérature, théâtre, photo et débats. Le pari est double : faire connaître des projets culturels issus des périphéries urbaines européennes et réunir des expériences artistiques de celle de Naples. Fameux courage que de mettre sur pied un tel événement dans un quartier oublié de tous ! Désirée Klain, notre complice dans l’élaboration de cette programmation, sera au Nova pour présenter des courts métrages documentaires, ainsi qu’un long, présentés aux dernières éditions du festival "Périphéries du monde" qu’elle coordonne. Suivra une rencontre à laquelle participeront d’autres invités. Un rendez-vous à ne pas rater : l’énergie de Désirée est contagieuse.

http://www.periferiedelmondo.it/


Séance de courts

+ SPARA

Enzo Pirozzi, 2004, IT, video, vo st ang, 12'

+ Buatte

Desiree Klain, 2006, video, sans dial, , 6'

+ Nennella

Patricia Pimienta Fernandez, 2005, IT, video, vo st fr, 13'

+ Scampia a pescara

Maurizio Fiume, 2006, IT, video, vo st fr, 12'

+ Piccole Storie Di Scampia

Vodisca, 2007, video, vo st fr, 7'

26.04 > 17:00
SPARA
Buatte
Nennella
Scampia a pescara
Piccole Storie Di Scampia
Felice !

Felice Pignataro fut, selon l’historien de l’art E. H. Gombrich, un des plus prolifiques peintres de fresques murales au monde. Il en réalisa plus de 200, dans la périphérie napolitaine mais aussi un peu partout en Italie. Dans ce documentaire, Pignataro nous livre avec beaucoup d’humour l’histoire et la vie difficile à Scampia, quartier auquel il était sentimentalement très attaché. Le film retrace aussi l’histoire du GRIDAS, le laboratoire culturel qu’il créa en 1981 avec d’autres habitants de Scampia, référence incontestable pour tous ceux qui à Naples oeuvrent pour une banlieue à dimension humaine.

http://www.felicepignataro.org

26.04 > 18:00
Soirée rencontre

La définition d’une "banlieue" est souvent en opposition à celle du territoire urbain principal, "historique", le "centre ville". Aujourd’hui pourtant, les frontières entre "centre" et "périphérie" sont de plus en plus floues et la force centrifuge qui s’exerce à partir d’un "centre" de moins en moins certaine. Les banlieues contribuent à la redéfinition des espaces urbains et peuvent être à l’origine d’expériences artistiques ou culturelles passionnantes. Qu’en est-il à Naples ? Pourquoi Scampia y est-il possible ? Comment le cinéma peut-il raconter, dénoncer, participer aux mouvements qui agitent et redessinent les villes ? Voilà les thèmes majeurs de cette rencontre consacrée aux spécificités de la ville parthénopéenne.
Les participants : Désirée Klain (journaliste, réalisatrice, coordinatrice du festival "Periferie del Mondo"), Paride Caputi (professeur d’urbanisme à l’Université de Naples, ex-échevin pour les questions liées à la banlieue), Gianfranco Pannone (réalisateur, professeur de cinéma). (Gratuit)

26.04 > 20:00
Vedi Napoli e poi muori

Naples est une ville à deux faces. Pizza, mandolines, soleil, mer bleue et joie de vivre, d’une part. Criminalité, violence, délinquance, drogue et "camorra" de l’autre. Mais n’y a-t-il pas une "autre" façon d’appréhender cette ville ? Tel est en tout cas la mission que se donne le protagoniste de ce film, un journaliste napolitain (sorte d’alter ego du réalisateur) qui, après de longues années d’absence, retourne à Naples pour y réaliser un reportage qui se voudra différent de tous les autres. Lors de son séjour, un heureux événement semble enorgueillir la ville : la régate America’s Cup pourrait se dérouler dans le golfe de Naples et ainsi contribuer au retour des touristes. Mais voilà qu’à nouveau éclate une guerre camorriste... S’inspirant du style provocateur propre à Michael Moore, mais avec un humour caustique bien napolitain, le journaliste et satire Enrico Caria nous livre ainsi une longue réflexion sur sa ville natale. Le film s’enrichit des commentaires de plusieurs politiciens, sociologues, instituteurs d’école, et même de Roberto Saviano, auteur du désormais fameux "Gomorra".

23.04 > 22:00 + 25.04 > 18:00
Concert Palkoscenico

C’est dans un quartier périphérique au nord de Naples que les quatre musiciens de Palkoscenico résident et ont implanté leur studio et laboratoire musical. Cet arrière-pays napolitain est aussi la source d’où ils puisent leur inspiration pour leurs textes et musique. Une musique qui depuis 1999, date de création du groupe, ne cesse d’évoluer dans l’hybride, mélangeant dub, rock, folk napolitain et électronique. Eux-mêmes le disent, leurs racines sont dans la Méditerranée. Néanmoins, ils ne veulent pas se limiter juste à une réinterprétation ou récupération de sons du "passé". Ils utilisent la musique traditionnelle pour rebondir vers d’autres registres musicaux plus contemporains. À son actif, Palkoscenico a une kyrielle de collaborations avec d’autres musiciens ou groupes comme Zion Train, 24 Grana, Bungt & Bangt, Daniele Sepe,… Enfin, vous l’avez compris, la soirée sera riche en mélanges. Et en énergie solaire !

03.05 > 20:00
Cyop & Kaf

Fantastic horned creatures in flight, skeletons waving at passers-by, symbols to protect you from the evil eye... Cyop & Kaf’s graffiti is unforgettable. Take a walk through the streets of Naples and you’re bound to come across their work : they’re everywhere ! From the historical center to the suburbs, their prolific drawings wait for you in the most unexpected corners of the city. And when you happen upon one of their characters, it’s like bumping into a friend. For the first time in Belgium, Cyop & Kaf invites you into their world, with new work being created "live" directly on the walls of Nova’s bar and hallway during the exhibit’s opening. As a bonus, we’re organizing a slideshow with photos of their graffiti in their natural environment, with commentary by their friends from the magazine "Napoli Monitor".

16.04 > 19:00 + 16.04 > 20:00
Magazine Napoli Monitor

Napoli Monitor is an independently-published monthly "urban" journal that includes articles, studies, investigations, and illustrations of Naples as well as other cities in the world. The magazine can be purchased at thirty different locations in Naples and is principally financed through sales and subscriptions. Luca Rossomando is one of its editorial founders and has published several books, including "Vedi Napoli, ritratti di città con bambini" ("See Naples, portraits of the city with its children"), an investigation of three cities (Naples, Marseille, Barcelona) where he confronts different models of urban development and gentrification. He’ll provide commentary for the slideshow and also present the "Napoli Monitor". He’ll also join us for the Microboutiek on Friday the 17th.

http://napolimonitor.wordpress.com/

16.04 > 20:00
Biutiful cauntri

Breeders watch as their animals die, farmers cultivate increasingly polluted soil, more than 1200 illegal dumps spoil landscape... how is this possible in Italy today ? The three co-directors of "Biutiful Cauntri" attempt to answer this question, long before international media covered the massive piles of trash in the streets of Naples last summer. The film takes a darkly humorous yet human look at the ecological, moral and economic consequences of illegal dumping practices in Campanie.

16.04 > 22:00 + 18.04 > 20:00 + 19.04 > 22:00 + 24.04 > 20:00 + 03.05 > 18:00
Le Mani sulla città Main basse sur la ville

"Hands Over the City" is a fast-paced metaphor for the political deterioration of a city in the midst of economic expansion. The honorable Signor Nottola (Rod Steiger) is a realtor and municipal magistrate that embodies the political class’ cynical refusal to acknowledge the realities of the city. His property speculation leads to environmental disasters and an anarchic edifice that defies the laws of geology, architecture and urban space. Rosi is convinced that cinema can be a political act capable of uncovering hidden agendas and complicities between political and economic power, and the corruption and illegal interests necessary to keep power unchecked. 10 years after the shoot, he bitterly states : "When looking at these houses built one on top of the other, it looks like a graveyard, not a city. What is a city ? Houses and streets. Leisure, factories, artisans, workers, and the activities of daily life. When I look at this graveyard, I get the impression that, to the contrary, these are the homes and activities of the dead." Awarded the Golden Lion in Venice, 1963.

17.04 > 20:00 + 25.04 > 22:00
Napoli Violenta

And now for the icing on the cake : a prolongation of the Italian "giallo" program from the recent Offscreen festival. "Napoli Violenta", one of the quintessential Umberto Lenzi films. Detective Betti has an unorthodox way of doing things, and is on assignment in Naples. He arrives in the city at a chaotic moment : A camorrist named "O general" has stirred things up by trying to climb the camorra ladder. Betti refuses to lower his arms... "Napoli violenta" is a film that comes from the peak of Italian "poliziesco" films and was created during one of Italy’s most violent decades. Lenzi perfected the "polar" genre : fast cuts, a specific art to editing, savory supporting roles, stunning locations in Naples... This is one of the best "polizieschi" of the era, and can only be seen on the big screen at Nova !

02.05 > 20:00
Napoli piazza municipio

"Napoli Piazza Municipio" is a long journey that spans only a few hundred square meters : the "Town Hall Square" of Naples. As indicated by its name, this square is one of the political centers and most symbolic sites of the city. "Yet this immense space, created by the fascist regime and including a port, has never been the kind of social center that Italian plazas usually represent. It’s more of a trampoline for sending Italians to America" (Bruno Oliviero). Several other emblematic buildings are situated near Piazza Municipio : the town hall, a 12th century castle, the municipal theatre, the flower market... The citizens of Naples, the tourists and newly-arrived immigrants come to wander through these sites, and are obligated to cross the square to get there. Oliviero uses his encounters at the square to create a filmic mosaic composed of small stories, sounds and visual details, a kind of archeological dig site. The result is an x-ray view of the complexity of Neopolitan life. (Award for best Italian documentary at the Torino Film Festival, 2008)

18.04 > 18:00 + 02.05 > 22:00
Dreaming by Numbers

Naples is lottery city. Everyone, especially the working class, is trying to shake hands with Lady Luck. When playing the lottery, Neopolitans use an ancient tradition and refer to a book called "La smorfia", the Kabbalah of the lotto (literally inspired by the Kabbalah). Written like a dictionary, the book contains lists of numbers that correspond to every kind of situation, gesture, object or image. The people of Naples use it to interpret the different events in their lives. In fact, an entire street in the heart of the city, Spaccanapoli, is full of stores (that resemble small offices) dedicated to... you guessed it : the lottery ! Going back and forth from behind and in front of the counter, the director observes these mysterious transactions where the individual lotto players’ stories are interpreted and transformed by store employees, with the help of "La Smorfia", into lottery tickets. This fascinating portrait of the citizens of Naples was made in black and white, reminiscent of Italian neo-realism.

18.04 > 22:00 + 23.04 > 20:00 + 02.05 > 18:00
Cronisti di strada Chroniqueurs de rue

Malgré la crise qui sévit dans la presse, l’édition de journaux papiers reste importante en Italie. Et à Naples, plus qu’ailleurs, les journaux locaux et régionaux sont encore primordiaux dans la circulation d’infos locales. Dans "Cronisti di strada" ("Chroniqueurs de rue"), on suit le parcours de deux jeunes journalistes qui écrivent pour deux quotidiens de Naples. Ils écrivent pour les rubriques de "faits divers", mais il faut savoir qu’à Naples les faits divers ont très souvent des répercussions qui vont au-delà du "local". Gianfranco Pannone (un des "incontournables" du documentaire italien actuel) et Paolo Santoni (dont nous avions programmé "Cuore napoletano") ont réalisé ce documentaire en trois parties pour Rai 3. S’il est vrai que ce documentaire est formaté pour être un reportage "télé", il n’empêche qu’il est probablement un des premiers documentaires à questionner comment, à Naples l’information, souvent médiatisée, se confronte au vécu des gens. Le documentaire pose aussi la question du comment faire du journalisme là où il est difficile d’avoir accès aux infos. C’est une première à l’étranger, à ne pas manquer ! En présence de Gianfranco Pannone.

1re partie : "Pas d’argent si pas de revolver..."
2ème partie : "La guerre des Rolex"
3ème partie : "Toutes les rues mènent à Naples"

19.04 > 18:00 + 25.04 > 20:00 + 26.04 > 22:00
Cartoline da Napoli

Few of you have probably ever heard of Antonello Branca. Yet he’s one of the most important Italian documentary filmmakers of the 60s and 70s. His filmography includes engaging pieces and several surprises, like "Cartonline da Napoli", a documentary he created for Rai (Italian public television station). Dedicated to the "evil" that plagues Naples, Branca shoots this documentary just after the cholera epidemic of 1973 and the 1980 earthquake. He denounces the unacceptable working conditions, intolerable poverty, the increasing influence of the "camorra"... but also the degree of civic consciousness and the exemplary political class that can be "contagious" in Naples. Shot in stark black and white, this documentary shook up the Christian Democrats, the party in power at the time. We couldn’t miss an opportunity to screen it for you. The film has never been distributed outside of Italy.

19.04 > 20:00 + 01.05 > 20:00
Festival « Periferie del Mondo »

Le quartier de Scampia dans la banlieue de Naples est sous les feux de la rampe. "L’intifada" napolitaine y a éclaté en 2004 et le livre "Gomorra" de R. Saviano en a dénoncé la situation ainsi que le film homonyme. Pourtant, Scampia mérite qu’on s’y intéresse autrement. Dans les années ’60, l’architecte Franz di Salvo y conçoit un projet ambitieux et utopiste : des logements sociaux appelés "le Vele" ("les voiles"). Au fil du temps, ces bâtiments se sont révélés dignes d’un décor de "Blade Runner" et sont devenus l’un des plus grands supermarchés de la drogue qui soit. Spéculation immobilière à gogo, pauvreté, analphabétisme : oui, nous sommes en Italie, en 2009, dans un des quartiers les plus peuplés de Naples... En 2004, Désirée Klain y crée un festival-laboratoire qui mélange cinéma, littérature, théâtre, photo et débats. Le pari est double : faire connaître des projets culturels issus des périphéries urbaines européennes et réunir des expériences artistiques de celle de Naples. Fameux courage que de mettre sur pied un tel événement dans un quartier oublié de tous ! Désirée Klain, notre complice dans l’élaboration de cette programmation, sera au Nova pour présenter des courts métrages documentaires, ainsi qu’un long, présentés aux dernières éditions du festival "Périphéries du monde" qu’elle coordonne. Suivra une rencontre à laquelle participeront d’autres invités. Un rendez-vous à ne pas rater : l’énergie de Désirée est contagieuse.

http://www.periferiedelmondo.it/


Séance de courts

+ SPARA

Enzo Pirozzi, 2004, IT, video, vo , 12'

+ Buatte

Desiree Klain, 2006, video, sans dial, , 6'

+ Nennella

Patricia Pimienta Fernandez, 2005, IT, video, vo st fr, 13'

+ Scampia a pescara

Maurizio Fiume, 2006, IT, video, vo st fr, 12'

+ Piccole Storie Di Scampia

Vodisca, 2007, video, vo st fr, 7'

26.04 > 17:00
SPARA
Buatte
Nennella
Scampia a pescara
Piccole Storie Di Scampia
Felice !

Felice Pignataro fut, selon l’historien de l’art E. H. Gombrich, un des plus prolifiques peintres de fresques murales au monde. Il en réalisa plus de 200, dans la périphérie napolitaine mais aussi un peu partout en Italie. Dans ce documentaire, Pignataro nous livre avec beaucoup d’humour l’histoire et la vie difficile à Scampia, quartier auquel il était sentimentalement très attaché. Le film retrace aussi l’histoire du GRIDAS, le laboratoire culturel qu’il créa en 1981 avec d’autres habitants de Scampia, référence incontestable pour tous ceux qui à Naples oeuvrent pour une banlieue à dimension humaine.

http://www.felicepignataro.org

26.04 > 18:00
Soirée rencontre

La définition d’une "banlieue" est souvent en opposition à celle du territoire urbain principal, "historique", le "centre ville". Aujourd’hui pourtant, les frontières entre "centre" et "périphérie" sont de plus en plus floues et la force centrifuge qui s’exerce à partir d’un "centre" de moins en moins certaine. Les banlieues contribuent à la redéfinition des espaces urbains et peuvent être à l’origine d’expériences artistiques ou culturelles passionnantes. Qu’en est-il à Naples ? Pourquoi Scampia y est-il possible ? Comment le cinéma peut-il raconter, dénoncer, participer aux mouvements qui agitent et redessinent les villes ? Voilà les thèmes majeurs de cette rencontre consacrée aux spécificités de la ville parthénopéenne.
Les participants : Désirée Klain (journaliste, réalisatrice, coordinatrice du festival "Periferie del Mondo"), Paride Caputi (professeur d’urbanisme à l’Université de Naples, ex-échevin pour les questions liées à la banlieue), Gianfranco Pannone (réalisateur, professeur de cinéma). (Gratuit)

26.04 > 20:00
Vedi Napoli e poi muori

There are two sides to Naples : A city of pizza, mandolins, sunshine, blue waters and a lust for life on the one hand. Crime, violence, delinquency, drugs and "camorra" on the other. Could there be another "side" to the city ? This is what the film’s protagonist, a Neopolitan journalist (the alter ego of the director), sets out to discover. After a long absence, he returns to Naples to document the "other", different side of the city. During his stay, the city happily welcomes the America’s Cup boat race, which provides a significant increase in tourism. At the same time, a new "camorra" war breaks out... Inspired by Michael Moore’s provocative approach, but full of a Neopolitan brand of caustic humor, journalist and satirist Enrico Caria shares his thoughts on his hometown. The film is enriched by commentary from politicians, sociologists, school teachers and even Roberto Saviano, the now famous author of "Gomorra".

23.04 > 22:00 + 25.04 > 18:00
Concert Palkoscenico

The four members of Palkoscenico founded their musical lab and residence in the outskirts of Naples. This wild territory is the source of inspiration for their music and lyrics, which has evolved since the band was formed in 1999 into a hybrid of dub, rock, neopolitan folk and electronic music. They also experiment with Mediterranean folk music traditions to create contemporary sounds. The members of the band are involved in a stream of collaborative projects with other musicians and bands like Zion Train, 24 Grana, Bungt & Bangt, Daniele Sepe... You get the idea. It’s destined to be a mixed evening, powered by solar energy !

03.05 > 20:00
Cyop & Kaf vernissage

Bizarre dieren, wonderlijke creaturen, geraamtes die je in het voorbijgaan begroeten, tekens om onheil af te wenden, ... De graffiti van Cyop & Kaf vergeet je niet gauw. Des te meer omdat je er in de straten van Napels niet naast kan kijken. Of het nu in het historische centrum of in de buitenwijken van Napels is, hun tekeningen verschuilen zich net daar waar je ze het minst verwacht, en er zijn er veel ! Deze twee artiesten wijzen de galerijen niet af, maar "de stad en haar straten" dat is hun geliefde expositieruimte. Hun graffiti ontdekken is een beetje zoals een vriend tegenkomen die je een anekdote vertelt of een verhaal met moraal, want hun tekeningen bevatten altijd een boodschap. Cyop & Kaf is echte "street art" en geen flauwe kul. Voor deze expo in België biedt Nova hen niet alleen de muren van de bar, maar ook die van de gang. Tijdens de vernissage gaan ze er live aan de slag. Als bonus : een diashow in de zaal met foto’s van hun graffiti’s in de straten van Napels. De dia’s worden becommentarieerd door hun metgezellen van het tijdschrift "Napoli Monitor".

16.04 > 19:00 + 16.04 > 20:00
Napoli Monitor

Napoli Monitor is een onafhankelijk stadstijdschrift, vol artikels, onderzoeken, reportages, illustraties, essentieel over Napels maar ook over andere steden overal ter wereld. Te verkrijgen op meer dan dertig plaatsen in Napels, is de verkoop samen met de abonnementen, de belangrijkste bron van financiering. Luca Rossomando is één van de stichters en editorialisten. Hij heeft verschillende onderzoeken gepubliceerd, waaronder "Vedi Napoli, ritratti di città con bambini" (Napels zien, stadsportretten met kinderen) en een reportage over drie steden (Napels, Marseille, Barcelona) waar hij verschillende stadsontwikkelingsmodellen confronteert met het gentrificatie-proces. Hij becommentarieert de diapo-voorstelling van graffiti-artiesten Cyop & Kaf waar hij ook Napoli Monitor voorstelt. En hij is erbij op vrijdag 17/4 voor de Microboutiek !

http://napolimonitor.wordpress.com/

16.04 > 20:00
Biutiful Cauntri

Fokkers die hun vee zien sterven, landbouwers die steeds vervuildere gronden bebouwen, meer dan 1200 sluikstorten die landschappen hun prachtige natuur ontnemen... "Hoe kan dit in het Italië van nu nog gebeuren ?" Die vraag stelden de drie co-regisseurs van "Biutiful Cauntri" zich, nog voor de wereldmedia ons vorige zomer schokten met de beelden van de met afval overladen straten van Napels. Met wrange humor én een grote bekommernis voor het menselijke aspect, stelt de film de ecologische, morele en economische gevolgen van het sluikstortverkeer in Campania aan de kaak. "Biutiful Cauntri" is een verbluffend knap geregisseerde film die met veel zorg in beeld is gebracht, zonder in een holle esthetiek te belanden, en is een belangrijke aanklacht. Het is het resultaat van een verbazende samenwerking tussen Esmeralda Calabri, monteuse van enkele films van Nanni Moretti, journalist Pepe Ruggiero en documentairemaker Andrea d’Ambrosio. Zonder hierbij de voornaamste protagonist van deze documentaire te vergeten, de ’ecologische detective’ Del Giudice. Absoluut niet te missen !

16.04 > 22:00 + 18.04 > 20:00 + 19.04 > 22:00 + 24.04 > 20:00 + 03.05 > 18:00
Le Mani sulla città

Mani sulla città is een metaforische film over het politieke verval van een stad in volle economische expansie. Signor Nottola (vertolkt door Rod Steiger) is zowel projectontwikkelaar als schepen in het stadsbestuur van Napels en heeft een irreële visie op de stad. Zijn projecten veroorzaken een milieuramp en doen constructies verrijzen die de wetten van de zwaartekracht, de architectuur en de ruimtelijke ordening aan hun laars lappen.
Regisseur Francesco Rosi was overtuigd van de impact van film op de samenleving en had de ambitie om de intriges, komplotten en corruptie van de politiek en de zakenwereld aan de kaak te stellen. Tien jaar na het draaien van de film stelt hij bitter vast : "Als je naar al die huizen kijkt, de ene boven de andere, dan zie ik een groot knekelhuis, maar geen stad. Wat is dat, een stad ? Dat zijn huizen, straten, fabrieken, ambachten, arbeiders en vooral een levendige bedrijvigheid. Wanneer ik naar dit knekelhuis kijk, dan heb ik de indruk dat het huizen en activiteiten van de dood zijn".
De film ontving in 1963 de Gouden Leeuw op het filmfestival van Venetië.

17.04 > 20:00 + 25.04 > 22:00
Napoli Violenta

Als kers op de taart en in het verlengde van de Raro Italiano programmering tijdens het Offscreen Film Festival, tracteren we met één van cult regisseur Umberto Lenzi’s beste films, "Napoli Violenta". Het verhaal gaat over de onorthodoxe commissaris Betti die overgeplaatst wordt naar Napels op het moment dat de stad kreunt onder de tirannie van de maffia. In echte "Dirty Harry" stijl bindt Betti de stridj aan met "O generale", een gevreesd kopstuk van de plaatselijke Camorra.
De film is schitterend voorbeeld van de zogenaamde "poliziesco", een genre van brutale politiefilms gekenmerkt door een realistische aanpak en excessief vertoon van nihilistisch geweld. Deze films lieten een krtitisch beeld zien van de georganiseerde misdaad en het Italiaanse politieke klimaat van de jaren ’70. Umberto Lenzi is in bloedvorm. De snelle en trefzekere montage, de briljante vertolkingen, een voortreffelijke aanwending van de Napolitaanse locaties en een nagelbijtende achtervolging die in het zelfde rijtje klassieke actiesequenties als diegene uit The French Connection of Bullitt past, maken van "Napoli Violenta" één van de absolute hoogtepunten van het genre.

02.05 > 20:00
Napoli piazza municipio

"Napoli Piazza Municipio" is een lange reis die zich paradoxaal genoeg op enkele honderden vierkanten meters afspeelt, namelijk het Piazza Municipio in Napels. Zoals de naam laat vermoeden is dit plein, dat onder het fascistische regime aangelegd werd, één van de centra waar het politieke leven van de stad zich afspeelt hoewel het, volgens Bruno Oliviero, "nooit een ontmoetingsplaats geweest is zoals de meeste Italiaanse pleinen, maar eerder een springplank om de Italianen over de plas te krijgen naar de Verenigde Staten". Het grote esplanadeplein met zicht op de zeehaven is omgeven door verschillende andere plaatsen die elk op hun eigen manier symbolisch geladen zijn : het stadhuis, een 13de-eeuws kasteel, het theater, de bloemenmarkt... Langs deze historische mijlpalen flaneren de Napolitanen, toeristen en aangespoelde immigranten, elk met hun eigen verhouding tot het plein dat voortdurend aan verandering onderhevig is. De regisseur knoopt gesprekken aan met de mensen die hij er tegen het lijf loopt. Vanuit deze verhalen waarin het verleden al te vaak latent aanwezig is, of soms verdrongen of vergeten, construeert Oliviero een mozaïek van geluiden en visuele details, en legt hij verschillende lagen van heden en verleden bloot, als was de regisseur aan een archeologische opgraving bezig. Het resultaat is een complexe röntgenfoto van de Italiaanse samenleving in al haar geledingen.
De film kreeg de prijs voor beste documentaire op het Festival van Turijn in 2008.

18.04 > 18:00 + 02.05 > 22:00
Dreaming by Numbers

Het is niet gemakkelijk om een stad te vinden die zo in de ban is van het lottospel als Napels, waar de lotto vooral in de volksbuurten alomtegewoordig is. Naar aloude traditie beroepen de Napolitanen zich op een boek wanneer ze lotto spelen : "La smorfia" verklaart de lotto aan de hand van numerologische interpretaties van het leven zelf, zoals de Kaballa. Opgesteld als een woordenboek, vindt men er nummerlijsten die overeenkomen met allerhande situaties, bewegingen, objecten, beelden. De Napolitanen bedienen zich van dit boek om de meest diverse gebeurtenissen tijdens hun leven betekenis te geven. Zo vindt men langs de Spaccanapoli, een smalle pittoreske straat in het hart van Napels, heel wat lottowinkeltjes waar loketbeambtes ongegeneerd de hoogst individuele verhalen van hun klanten oprakelen, interpreteren en transformeren in loterijbiljetten. Tussen beelden van het dagelijkse leven in de stad slaagt de Nederlandse regisseuse erin om deze mysterieuze transacties in beeld te brengen, door zowel voor als achter deze loketten te filmen, en op die manier de verhalen van de loketbeamtes en de dromen van enkele lottospelers aaneen te rijgen. Het levert verhalen op van menselijk leed en berusting in dit goed gedoseerde en fascinerende portret van Napels en zijn inwoners, opgenomen in zwart-wit, wat herinneringen oproept aan het Italiaanse neorealisme.

18.04 > 22:00 + 23.04 > 20:00 + 02.05 > 18:00
Cronisti di strada

Ondanks de achteruitgang van de gedrukte pers vandaag, blijft de krant een belangrijke rol spelen in de nieuwsverspreiding, en in Napels zijn de regionale en lokale kranten nog meer dan elders primordiaal. In "Cronisti di strada" volgen we het parcours van twee jonge straatreporters die voor de faits divers-rubriek van een aantal kleine lokale kranten schrijven. Deze documentairefilm volgt hun dagelijks gevecht met de faits divers, die in Napels dikwijls repercussies hebben die verder reiken dan het lokale niveau.
Gianfranco Pannone (iemand waar we binnen de hedendaagse Italiaanse documentairefilm moeilijk omheen kunnen) en Paolo Santoni (van wie we ooit "Cuore Napoletano" vertoonden) realiseerden deze driedelige documentaire voor RAI3, de openbare zender in Italië. Zelfs al is het oorspronkelijk bedoeld als televisiereportage, toch gaat het onmiskenbaar om een unieke en onuitgegeven docu die de vraag stelt naar de manier waarop berichtgeving in Napels (en bij uitbreiding Italië) tot stand komt en zich met het dagdagelijkse leven van de mensen vermengt. De documentaire reflecteert bijgevolg ook over de manier waarop men kwaliteitsvolle journalistiek maakt.

In aanwezigheid van Gianfranco Pannone.

1e aflevering : "Geen revolver, geen geld"
2e aflevering : "De Rolexoorlog"
3e aflevering : "Alle wegen leiden naar Napels"

19.04 > 18:00 + 25.04 > 20:00 + 26.04 > 22:00
Cartoline da Napoli

Weinigen onder jullie kennen Antonello Branca. Nochtans is hij één van de belangrijkste documentairemakers van de jaren ’60 en ’70 in Italie. Zijn filmografie wordt gekenmerkt door geëngageerde werken en bevat verschillende verrassingen. Zoals bij voorbeeld "Cartoline da Napoli", een documentaire die hij voor de RAI (de Italiaanse overheidszender) maakte, gewijd aan de kwalen die Napels op dat moment teisterden. Branca draaide de docu net na de cholera-epidemie van 1973 en voor de aardbeving van 1980. Hij klaagt de onaanvaardbare arbeidsomstandigheden en een ontolereerbare armoede aan, de opkomst van de camorra,... maar toont ook een hoge graad van burgerschap en politiek bewustzijn dat in Napels besmettelijk zou kunnen zijn.
Gedraaid in een directe camerastijl, rauw maar in ontzettend mooi zwart-wit, bracht deze documentaire nogal wat opschudding teweeg in de Christendemocratische partij die op dat moment aan de macht was. We konden het niet laten om deze documentaire, amper vertoond buiten Italië, te programmeren.

19.04 > 20:00 + 01.05 > 20:00
Festival « Periferie del Mondo »

Scampia, een tot voor kort onbekende voorstad van Napels staat volop in de schijnwerpers. Reden : de Napolitaanse "intifada" die er in 2004 losbarstte en het boek "Gomorra" van R. Saviano, die de situatie aan de kaak stelde. In de jaren ’60 werkte de architect Franz di Salvo er een ambitieus en utopisch project uit met sociale woningen "le Vele" (vleugels) genoemd. Deze constructies zijn intussen geëvolueerd tot een waardig decor voor een remake van "Blade Runner". Speculatie, armoede, werkloosheid, analfabetisme : ja, we zijn in Italië, 2009, in één van de dichtbevolkste wijken van Napels. In 2004 richtte Désirée Klain er een laboratorium-festival op met een mengelmoes van film, literatuur, theater, fototentoonstellingen en debatten. De inzet is dubbel : enerzijds een programmatie gericht op culturele projecten die uiting geven aan de buitenwijken in Europa en anderzijds artistieke projecten samenbrengen van
heel de periferie van Napels. Het getuigt van veel moed om zo’n project in een vergeten wijk van Napels te starten. Désirée Kain, onze helpende hand voor deze programmatie, presenteert in Nova enkele kortfilms en een langspeelfilm die vertoond werden op voorgaande edities van het festival Periferie del Mondo.

http://www.periferiedelmondo.it/


Kortfilms

+ SPARA

Enzo Pirozzi, 2004, IT, video, vo , 12'

+ Buatte

Desiree Klain, 2006, video, sans dial, , 6'

+ Nennella

Patricia Pimienta Fernandez, 2005, IT, video, vo st fr, 13'

+ Scampia a pescara

Maurizio Fiume, 2006, IT, video, vo st fr, 12'

+ Piccole Storie Di Scampia

Vodisca, 2007, video, vo st fr, 7'

26.04 > 17:00
SPARA
Buatte
Nennella
Scampia a pescara
Piccole Storie Di Scampia
Felice !

Felice Pignataro was volgens de kunsthistoricus E. H. Gombrich één van de meest productieve frescoschilders in de wereld. Hij maakte er meer dan 200 in de omgeving van Napels en een beetje overal in Italië. In deze documentaire vertelt Felice Pignataro met veel humor over de geschiedenis en de moeilijkheden van de Scampiawijk waar hij erg aan gehecht is. De film beschrijft ook de geschiedenis van GRIDAS, het cultureel laboratorium dat hij in 1981 mee oprichtte en dat een onbetwistbare referentie is voor iedereen die zich in Napels inspant voor voorsteden op mensenschaal.

26.04 > 18:00
Ontmoeting

Veelal wordt een voorstad als het tegenovergestelde beschouwd met het meestal historische stadscentrum. Nochtans zijn de grenzen tussen "centrum" en "periferie" vandaag minder scherp en is de kracht die ze uitoefent steeds minder zeker. Vandaag dragen voorsteden bij aan de herdefinitie van stedelijke ruimten en kunnen ze aan de basis liggen van artistieke of
culturele ervaringen. Hoe zit dat met Napels ? Waarom is zoiets als Scampia mogelijk ? Welke rol kan cinema hierbij spelen ? Dit zijn enkele vragen die tijdens deze ontmoeting aan bod komen.

De deelnemers : Désirée Klain (journaliste, producente en coördinatrice van het festival "Periferie del Mondo") ; Paride Caputi (prof. stedenbouwkunde aan de universiteit van Napels, oud schepen voor voorstedelijke aangelegenheden) ; Gianfranco Pannone (producer en filmdocent).

26.04 > 20:00
Vedi Napoli e poi muori

Napels : een stad met twee gezichten. De ene kant pizza, mandolines, zon, blauwe zee en joie de vivre ; aan de andere kant criminaliteit, geweld, vandalisme, drugs en ’camorra’. Maar is er niet nog een andere manier om naar deze stad te kijken ? Dat is in elk geval het mission statement van de protagonist van deze film, een Napolitaanse journalist (alter ego van de regisseur) die na jaren afwezigheid terugkeert naar zijn geboortestad Napels om er een reportage te draaien die een ànder perspectief op de stad kan bieden. Tijdens zijn verblijf heeft er een evenement plaats dat weer hoop geeft aan de stedelingen : een regatta, de America’s Cup, zou mogelijk plaatsvinden in de baai van Napels - wat voor een terugkeer van toeristen zou kunnen zorgen. Tot er opnieuw een camorra-oorlog losbarst...
Duidelijk geïnspireerd door de provocatieve Michael Moore-stijl, maar met een typisch Napolitaanse bijtende humor, denkt journalist-satiricus Enrico Caria op een doorgedreven manier hardop na over zijn geboortestad Napels. De film is rijkelijk gevuld met commentaren van verschillende politici, sociologen, leraren en van Roberto Saviano, de berucht geworden auteur van het boek "Gomorra".

23.04 > 22:00 + 25.04 > 18:00
Palkoscenico concert

Het is in een buitenwijk ten noorden van Napels dat de vier muzikanten van Palkoscenico wonen en hun studio annex muzikaal laboratorium hebben uitgebouwd. Dit Napolitaanse achterland is ook bron van inspiratie voor hun teksten en muziek. Muziek die sinds 1999, oprichtingsjaar van de groep, onophoudelijk evolueerde naar de hybride mengeling van dub, rock, Napolitaanse folk en electronica. Ze zeggen het zelf : hun roots liggen in het Middellandse zeegebied. Desalnietemin willen ze zich niet beperken tot een herinterpretatie of recuperatie van klanken uit het verleden. Ze gebruiken de traditionele muziek om over te gaan naar andere muzikale stijlen en meer hedendaagse muziekregisters. Palkoscenico heeft een scala van samenwerkingen met andere muzikanten op zijn actief zoals Zion Train, 24 Grana, Bungt & Bangt, Daniele Sepe... Bon... u heeft het begrepen, het wordt een avond vol mengelingen... en zonnige energie !

03.05 > 20:00
http://www.nova-cinema.org/spip.php?page=print&id_rubrique=1202&lang=fr