> La cinémathèque des laboratoires Sandoz

La cinémathèque des laboratoires Sandoz

Il fut un temps où les grandes entreprises pharmaceutiques soignaient leur image de marque avec le cinéma d’avant-garde. Ce fut le cas des laboratoires Sandoz qui participèrent au renouveau de la psychiatrie par un mécénat cinématographique inimaginable aujourd’hui. À cette époque, Sandoz commercialisait des psychothropes (le fameux LSD entre autres). Ce champ de la médecine permettait de produire des films où il etait question "d’états psychologiques" et où la liberté accordée à l’imaginaire n’était pas encadrée par le discours médical des spécialistes. C’est en tout cas ce que permirent les mécènes cinéphiles Sandoz dont les aspirations artistiques étaient indéniables au vu des films produits.
Le Nova a retrouvé quelques perles de cette époque révolue et par la même occasion redécouvert deux cinéastes magnifiques : Jean-Daniel Pollet, cadet de la Nouvelle Vague (dont les films viennent d’être tout récemment restaurés) et Eric Duvivier, neveu du cinéaste Julien Duvivier, maître du film médical et de son expansion, et inventeur d’un genre cinématographique : le film scientifique surréaliste.
Pour évoquer et contextualiser cette incroyable épopée de la cinémathèque Sandoz dans les années 60-70, nous accueillerons le cinéaste, écrivain, historien du cinéma Gérard Leblanc qui fut à la fin des années 60, rédacteur en chef de la revue "Médecine et Cinéma" financée par la cinémathèque Sandoz, et cofondateur de la revue engagée "Cinéthique".

04.10 > 20:00
Het filmarchief van de Sandoz-laboratoria

Er waren eens... grote farmaceutische bedrijven die hun keurmerken ruchtbaarheid gaven met avant-gardecinema. Zoals Sandoz, dat zijn steentje bijdroeg aan de heropleving van de psychiatrie door op te treden als mecenas voor de filmkunsten op een vandaag ondenkbare schaal. In die periode bracht Sandoz psychotrope middelen op de markt (waaronder het bekende LSD). Deze tak van de geneeskunde faciliteerde het produceren van films over "psychologische staten" en waarin de verbeeldingsvrijheid niet beperkt bleef tot het medische discours van specialisten. En bij het zien van de geproduceerde films creëerden de artistieke aspiraties van het cinefiele mecenaat van Sandoz daarvoor onmiskenbaar het juiste klimaat.
Nova wist enkele parels uit deze revolutionaire periode op te diepen en herontdekte in één moeite door twee uitmuntende cineasten : Jean-Daniel Pollet, telg van de nouvelle vague (wiens films recent gerestaureerd werden) en Eric Duvivier, neef van cineast Julien Duvivier, meester van de medische film en grondlegger van een cinematografisch genre : de wetenschappelijk surrealistische film.
Om het Sandoz-filmarchief uit deze ongelooflijke periode van de jaren 1960-70 tot leven te roepen en van de nodige context te voorzien nodigen we cineast, schrijver en filmhistoricus Gérard Leblanc uit. Hij was eind jaren 1960 hoofdredacteur van het tijdschrift "Médecine et Cinéma", gefinancierd door het Sandoz-filmarchief, en medeoprichter van het geëngageerde tijdschrift "Cinéthique".

04.10 > 20:00
Le monde du schizophrène

"Comment imaginer le monde dans lequel le schizophrène se meut…" Avec ce préambule, nous sommes invités dès les premières secondes à entrer dans un monde étrange où la métaphore symbolique emprunte au surréalisme des motifs convoqués par mille et un trucages visuels et sonores. Avec ce premier grand succès de la cinémathèque Sandoz, Duvivier élabore un style qui lui permet de côtoyer l’avant-garde cinématographique.


Le monde du schizophrène

"Hoe men zich de wereld moet inbeelden waarin de schizofrene zich beweegt...". Met die woorden worden we al vanaf de eerste seconden een vreemde wereld ingeleid waarin surrealistische motieven door een complex weefsel van visuele en auditieve trucage als symbolische metafoor dienen. Met dit eerste grote succes van de Sandoz-filmproductie boorde Duvivier een stijl aan die hem zij aan zij bracht met de avant-gardecinema.


Concerto mécanique pour la folie ou la Folle mécamorphose

Un couple (Jacques Higelin et Dominique Grange) se retrouve au prise d’une machinerie totalement aliénante qui commence, ironie de notre présent, par la rencontre avec un téléphone géant. Pour produire ce petit bijou étincelant d’ingénierie mécanique et de sonorité postmoderne, Eric Duvivier collabore avec l’artiste Erró (Ferro au générique) initiateur du mouvement de la figuration narrative.


Concerto mécanique pour la folie ou la Folle mécamorphose

Een koppel (Jacques Higelin en Dominique Grange) wordt overgeleverd aan een machine die hen totaal vervreemdt. Het begint – o, hedendaagse ironie – met een ontmoeting met een enorme telefoon. Voor dit meesterwerkje van mechanisch engineering en postmoderne sonoriteit deed Eric Duvivier beroep op de artiest Erró (in de aftiteling Ferro genoemd) die aan de wieg stond van de narratieve figuratie.


L’ordre

"Ne me regarde pas dans les yeux parce qu’on l’attrape par le regard". Raimondakis, avocat érudit, porte-parole des lépreux confinés pendant 50 ans sur l’île de Spinalongas s’adresse à nous et dénonce les mesures d’exclusion que notre société a prises contre les lépreux des siècles durant. Qui sont les monstres ? Les malades, les lépreux, les déformés ? Ou bien la société des gens sains qui met en place la ségrégation sociale pour se protéger de la maladie ? Au fil du récit, les yeux aveugles de Raimondakis nous fixent et deviennent le miroir qui reflète notre propre monstruosité. Personne ne sortira indemne de la projection de "L’ordre", film radical qui attira les foudres du corps médical et remis en cause l’existence même de la cinémathèque Sandoz. Ce film questionne la santé totalitaire et résonne étrangement avec notre actualité.

"L’ordre" sera projeté à nouveau le 16 octobre avec un autre film de Jean-Daniel Pollet "Le Horla".


L’ordre

“Kijk me niet in de ogen, want je raakt besmet door mijn blik.” Raimondakis, erudiet advocaat en woordvoerder van de melaatsen die al 50 jaar opgesloten zitten op het eiland Spinalongas, spreekt ons toe en hekelt de uitsluitingsmaatregelen die onze samenleving al eeuwenlang tegen melaatsen heeft genomen. Maar wie zijn nu de monsters ? De zieken, de melaatsen, de misvormden ? Of de samenleving van gezonde mensen die sociale segregatie instelt om zichzelf tegen de ziekte te beschermen ? Terwijl het verhaal zich ontvouwt, staren de blinde ogen van Raimokandis ons aan en weerspiegelen het wangedrocht dat in elk van ons schuilt. Niemand komt ongedeerd uit de vertoning van "L’ordre", een radicale film die de toorn van de medische wereld over zich afriep en zelfs het voortbestaan van het Sandoz-filmarchief in het gedrang bracht. Deze film stelt de totalitaire gezondheid in vraag en is eigenaardig goed van toepassing op onze actualiteit.


Films médico-scientifiques Sandoz

+ Le monde du schizophrène

Eric Duvivier, 1961, FR, 35mm > video, vo fr , 20'

"Comment imaginer le monde dans lequel le schizophrène se meut…" Avec ce préambule, nous sommes invités dès les premières secondes à entrer dans un monde étrange où la métaphore symbolique emprunte au surréalisme des motifs convoqués par mille et un trucages visuels et sonores. Avec ce premier grand succès de la cinémathèque Sandoz, Duvivier élabore un style qui lui permet de côtoyer l’avant-garde cinématographique.

+ Concerto mécanique pour la folie ou la Folle mécamorphose

Eric Duvivier, 1963, FR, 35mm > video, vo fr , 20'

Un couple (Jacques Higelin et Dominique Grange) se retrouve au prise d’une machinerie totalement aliénante qui commence, ironie de notre présent, par la rencontre avec un téléphone géant. Pour produire ce petit bijou étincelant d’ingénierie mécanique et de sonorité postmoderne, Eric Duvivier collabore avec l’artiste Erró (Ferro au générique) initiateur du mouvement de la figuration narrative.

+ L’ordre

Jean-Daniel Pollet, 1973, FR, DCP, vo fr st ang, 40'

"Ne me regarde pas dans les yeux parce qu’on l’attrape par le regard". Raimondakis, avocat érudit, porte-parole des lépreux confinés pendant 50 ans sur l’île de Spinalongas s’adresse à nous et dénonce les mesures d’exclusion que notre société a prises contre les lépreux des siècles durant. Qui sont les monstres ? Les malades, les lépreux, les déformés ? Ou bien la société des gens sains qui met en place la ségrégation sociale pour se protéger de la maladie ? Au fil du récit, les yeux aveugles de Raimondakis nous fixent et deviennent le miroir qui reflète notre propre monstruosité. Personne ne sortira indemne de la projection de "L’ordre", film radical qui attira les foudres du corps médical et remis en cause l’existence même de la cinémathèque Sandoz. Ce film questionne la santé totalitaire et résonne étrangement avec notre actualité.

"L’ordre" sera projeté à nouveau le 16 octobre avec un autre film de Jean-Daniel Pollet "Le Horla".


Medisch-Wetenschappelijke Films Sandoz

+ Le monde du schizophrène

Eric Duvivier, 1961, FR, 35mm > video, vo fr , 20'

"Hoe men zich de wereld moet inbeelden waarin de schizofrene zich beweegt...". Met die woorden worden we al vanaf de eerste seconden een vreemde wereld ingeleid waarin surrealistische motieven door een complex weefsel van visuele en auditieve trucage als symbolische metafoor dienen. Met dit eerste grote succes van de Sandoz-filmproductie boorde Duvivier een stijl aan die hem zij aan zij bracht met de avant-gardecinema.

+ Concerto mécanique pour la folie ou la Folle mécamorphose

Eric Duvivier, 1963, FR, 35mm > video, vo fr , 20'

Een koppel (Jacques Higelin en Dominique Grange) wordt overgeleverd aan een machine die hen totaal vervreemdt. Het begint – o, hedendaagse ironie – met een ontmoeting met een enorme telefoon. Voor dit meesterwerkje van mechanisch engineering en postmoderne sonoriteit deed Eric Duvivier beroep op de artiest Erró (in de aftiteling Ferro genoemd) die aan de wieg stond van de narratieve figuratie.

+ L’ordre

Jean-Daniel Pollet, 1973, FR, DCP, vo fr st ang, 40'

“Kijk me niet in de ogen, want je raakt besmet door mijn blik.” Raimondakis, erudiet advocaat en woordvoerder van de melaatsen die al 50 jaar opgesloten zitten op het eiland Spinalongas, spreekt ons toe en hekelt de uitsluitingsmaatregelen die onze samenleving al eeuwenlang tegen melaatsen heeft genomen. Maar wie zijn nu de monsters ? De zieken, de melaatsen, de misvormden ? Of de samenleving van gezonde mensen die sociale segregatie instelt om zichzelf tegen de ziekte te beschermen ? Terwijl het verhaal zich ontvouwt, staren de blinde ogen van Raimokandis ons aan en weerspiegelen het wangedrocht dat in elk van ons schuilt. Niemand komt ongedeerd uit de vertoning van "L’ordre", een radicale film die de toorn van de medische wereld over zich afriep en zelfs het voortbestaan van het Sandoz-filmarchief in het gedrang bracht. Deze film stelt de totalitaire gezondheid in vraag en is eigenaardig goed van toepassing op onze actualiteit.


https://www.nova-cinema.org/spip.php?page=print&id_rubrique=2456&lang=fr