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CUORE NAPOLETANO

Les chansons napolitaines ne sont-elles plus les mêmes ? Passant par les métros, les collectionneurs, les mariages, les chanteurs de rue, Paolo Santoni tente de suivre la chanson napolitaine d’antan et ce qui lui survit au travers de rencontres avec des personnages parfois bien singuliers. Il propose une confrontation entre des bandes sons de l’époque, des films d’archives, et ces rencontres inusitées. Porte-parole des amants jaloux et des immigrés aux Etats-Unis, chronique politique et sociale de Naples, porteuse d’un certain romantisme,Š Au-delà de ses allures folkloriques, la chanson reste présente dans l’univers de Naples et survit dans l’âme napolitaine. D’où notre choix de vous la faire entendre et découvrir par le biais de ce documentaire coproduit par Arte.

18.09 > 18:00
Prove di stato

Situé à quelques kilomètres de Naples, au pied du Vésuve, Ercolano est réputée pour son contexte mafieux. Quand Luisa Bossa est élue, en 1995, à la tête d"une coalition de centre-gauche, la ville est dans un état déliquescent : le maire précédent a été assassiné en 1990 ; en 1993, le conseil municipal a été dissous pour infiltration camorriste et la ville placée sous tutelle préfectorale. Sans commentaire, si ce n’est quelques phrases qui resituent le contexte, la caméra discrète de Leonardo di Costanzo la suit dans ses fonctions sur plus d’un an. "Ce n’est plus comme avant, ce n’est pas du ressort du maire", hurle-t-elle tous les mercredis, quand son bureau est ouvert aux citoyens qui viennent lui demander un piston pour un emploi ou de faire sauter un PV. Bientôt ce sont toutes les familles qui débarquent dans les bureaux du maire. Une situation qui fait rire tant elle touche à l’inimaginable. Et qui en dit long ! Leonardo Di Costanzo a étudié les lettres à Naples, puis la réalisation documentaire à Paris. Il rejoint en 1993 l"équipe pédagogique des Ateliers Varan, avec qui il crée une antenne à Pnom Penh (Cambodge). Un des noms à retenir dans le nouveau paysage documentaire italien.

24.09 > 20:00
L’ESPLOSIONE

Enfant, Danilo Cope amusait ses amis en provoquant de petites explosions. Aujourd’hui, il se dévoue pour le bien de la communauté avec ses bâtons de dynamite. Petit garçon, Giovanni Piperno rêvait de l’arrivée au gouvernement du PCI (ancien Parti Communiste Italien) et de l’anéantissement des immeubles ’inutiles’ qui représentaient la spéculation immobilière dans son pays. Après avoir collaboré avec Scorsese, Moretti, Terry Gilliam,Š il réalise des documentaires où se retrouve clairement son expérience de l’image : l’utilisation de la dvcam, du 35MM et du Super 8, le passage de la dominance magenta, au noir et blanc, puis à la couleur donnent au film un corps esthétique qui n’enlève rien à son contenu ! La mise en situation de Piperno dans son propre film nous rappelle les procédés de Pierre Carles, ou encore de Avi Mograbi. Pour que les explosions puissent avoir lieu, il faut obtenir l’autorisation du gouvernement. C’est ici que les choses se compliquent et qu’interviennent l’enjeu des élections, la pression de potentats privés, et, bien entendu, la population en verve,Š ’L’esplosione’ est une irrésistible métaphore sur les disfonctionnement de l"Etat, surtout dans le Sud de l’Italie.

19.09 > 18:00
Intervista a mia madre

Le point de départ pour ce documentaire est une commande que la RAI, la chaîne publique italienne (ou ce qu’il en reste !) fait à Ferrente et Piperno, les deux réalisateurs en titre. Réaliser un film sur des adolescents, sur ce qu’il pensent et espèrent pour leur futur. Le hasard aura fait que ces deux cinéastes, qui ne sont pas de Naples mais du sud de l’Italie, rencontrent une jeune femme qui travaillait sur un projet avec des jeunes adolescents napolitains. Le film se lance alors avec Adele, Silvana, Enzo, ... Ils ont 12, 14 ans, et rêvent de l’univers fantasmagorique que crée la télévision. Ils reflètent aussi un esprit, une condition, quelque part emblématique des adolescents napolitains qui vivent dans un milieu social défavorisé, ou tout simplement ’prolétaire’. Et puis, revirement de situation ! Les cinéastes donnent la caméra aux jeunes protagonistes, qui finalement deviennent les ’vrais’ réalisateurs du film. Ils interviewent alors leurs mères, leur avouant ce qu’ils n’avaient jamais osé dire avant.... "Intervista a mia madre" est un documentaire que l’on qualifierait certainement de ’social’, mais le dispositif mis en place fait qu’il soit étonnement ludique. Si seulement tous les films de commande pouvaient être aussi admirablement détournés !

27.09 > 20:00
A SCUOLA

"Collège Nino Cortese, périphérie de Naples. Entre langue italienne et dialecte napolitain, entre éducation citoyenne et loi du quartier, l’établissement, comme beaucoup d’autres dans les grandes villes, est un lieu d’affrontement. La directrice a décidé de ne plus recourir aux exclusions comme mesure disciplinaire, car la capacité d’enseigner à tous est la raison d’être de l’école publique". C’est sur ces quelques phrases que s’ouvre le tout dernier documentaire de Leonardo Di Costanzo, présenté au festival de Venise il y a quelques semaines. "A scuola" pourrait paraître un documentaire de plus sur les rapports difficiles ou conflicuels entre élèves et enseignants, si ce n’est qu’ici la caméra de Di Costanzo plutôt que de s’arrêter sur les élèves, sujet habituel de ce genre de documentaire, se fixe sur les enseignants. Au centre des événements : leur persévérance, leurs faiblesses, leur fatigue dans cette ardue tâche d’enseigner à des élèves qui ne veulent rien savoir, à des adolescents qui déjà dénigrent toute loi et sont désabusés par la société qui les entoure. (Sous réserve : peut-être sous-titré en français).

26.09 > 18:00
CUORE NAPOLETANO

Wat rest er ons nog van het Napolitaanse lied ? Paolo Santoni peilt bij tal van gelegenheden, zoals in de metro, op trouwfeesten, bij straatzangers, Š naar de invloed van deze liederen doorheen ontmoetingen met tal van personages, de een al merkwaardiger dan de ander. Historische filmmuziek en -fragmenten begeleiden deze ongebruikelijke ontmoetingen. Uitlaatklep voor jaloerse echtgenoten en immigranten in Amerika, een politieke en sociale stadskroniek van Napels, drager van een zekere romantiekŠ Het lied overstijgt de folklore door zijn verbondenheid met Napels en zijn bewoners. Vanwaar onze keuze om u deze film te presenteren, die in coproductie werd gemaakt met Arte.

18.09 > 18:00
Prove di stato

Ercolano, een stad aan de voet van de Vesivius en op enkele kilometers van Napels, staat berucht voor zijn maffia. Wanneer Luisa Bossa in 1995 verkozen wordt aan het hoofd van een centrum-linkse coalitie, bevindt de stad zich in een politiek deplorabele toestand. De vorige burgemeester werd vermoord in 1990, drie jaar later werd de gemeenteraad opgeheven wegens een camorristische infiltratie en de stad wordt onder de bevoegdheid van de prefectuur geplaatst. De camera volgt Luisa Bossa gedurende meer dan een jaar tijdens haar werkzaamheden. "Dit zijn niet langer bevoegdheden van de burgemeester", schreeuwt ze elke woensdag, wanneer haar bureau overstelpt wordt met burgers die haar willen inzetten bij het vinden van een job of bij het kwijtschelden van hun boetes. Na verloop van tijd komen gewoon alle families aankloppen. De situaties die ons in deze documentaire worden voorgeschoteld grenzen aan het lachwekkende. Leonardo Di Costanzo studeerde Letteren te Napels en verdiepte zich in het documentaire genre in Parijs. In 1993 vervoegde hij de Ateliers Varan, waarmee hij een steunpunt oprichtte te Pnom Penh (Cambodja). Een naam te onthouden binnen het Italiaanse landschap van documentaires.

24.09 > 20:00
L’ESPLOSIONE

Als kind animeerde Danilo Cope zijn vriendjes met kleine explosies. Vandaag bewijst hij de gemeenschap een dienst met zijn betonexplosies. Als kind droomde Giovanni Piperno ervan de PCI (de voormalige communistische partij) te leiden en om oude gebouwen, voer voor speculanten, op te blazen. Na samenwerking met Scorcese, Moretti en Terry Gilliam,was hij vooral bezig met documentares. Vandaar zijn beeldentaal : het gebruik van dvcam, 35mm en super8, afwisseling van zwart/wit en kleur. Zijn eigen aanwezigheid in de film doet ons denken aan Pierre Carles of Avi Mograbi. Om de explosies te laten doorgaan heeft men uiteraard de goedkeuring van de regering nodig. Dat maakt het er niet makkelijker op. Verkiezingskoorts, de drukvan lokale potentaten, de volksgemoederen spelen elk hun rol. Een onweerstaanbare film.

19.09 > 18:00
Intervista a mia madre

Het vertrekpunt van deze documentaire is een opdracht van de RAI, de Italiaanse openbare zender (of wat daarvan overblijft !) aan de regisseurs Ferrente en Piperno. Een film over jongeren, wat ze denken en wat ze hopen voor de toekomst. Het toeval wil dat de twee cineasten, zelf niet uit Napels maar wel uit het Zuiden, een jonge vrouw ontmoeten die werkt op een project met Napolitaanse adolescenten. De film kan van start gaan met Adele, Silvana, Enzo... Ze zijn 12, 14 jaar en dromen van het waanuniversum van de televisie. Ze staan symbool voor een ingesteldheid van Napolitaanse adolescenten die leven in een sociaal achtergesteld milieu, of simpelweg bestempeld worden als "proletarisch". De situatie keert zich om : de jonge protagonisten nemen de camera ter hand, en worden uiteindelijk de echte regisseurs van deze film. Ze interviewen hun moeders die zeggen wat ze nooit eerder durfden... "Intervista a mia madre" is wat sommigen een sociale documentaire zouden noemen, maar dan één die verbazend ludiek is. Als nu eens alle opdrachtfilms zo gemaakt werden...

27.09 > 20:00
A SCUOLA

College Nino Cortese, periferie van Napels. Tussen Italiaanse taal en Napolitaans dialect, tussen burgerlijke opvoeding en wet van de straat, is dit instituut, zoals zovele anderen in grote steden, een plek van confrontaties. De schooldirectrice heeft besloten om geen leerlingen meer uit te sluiten daar het vermogen om te onderwijzen aan iedereen de bestaansreden van publieke scholen is." Dit zijn de openingszinnen van de laatste documentaire van Leonardo Di Constanzo, die werd voorgesteld op het festival van Venetië enkele weken geleden. "A scuola" kon de zoveelste documentaire over de conflictueuze relatie tussen leerlingen en leraars zijn indien er niet die camera van Di Costanzo was, die inzoomt op de leraars in plaats van op de leerlingen, gewoonlijk beschouwd als de probleemgevallen.
In het centrum van de gebeurtenissen : hun volharding, hun zwaktes, hun vermoeidheid in de zware taak om leerlingen te onderwijzen die van niets willen weten, en adolescenten die boven de wet staan en ontgoocheld zijn in de maatschappij die hen omringt.

26.09 > 18:00
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