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Passport to Pimlico

Le PleinOPENair ne renonce jamais ! La première projection de l’édition 2004 s’étant terminée sous une pluie diluvienne et sa séance de rattrapage ayant connu un sort presque similaire, "Passport to Pimlico" restait un film maudit et inconnu des spectateurs du POA. Qu’à cela ne tienne. Nonobstant les superstitions des oiseaux de mauvaise augure, le POA persévère. Cette fois, son film d’ouverture vous transportera bien dans la canicule de l’été 1949, à Pimlico, quartier de Londres où l’explosion d’une bombe, dernier vestige de la guerre, laisse derrière elle un terrain vague. Et exhume un traité royal certifiant que Pimlico est la propriété des ducs de Bourgogne. Aucun décret n’ayant annulé depuis cet héritage, les habitants décident de proclamer leur indépendance à l’égard du Royaume-Uni, de brûler leurs papiers et d’établir des barrières douanières, les lois britanniques ne s’exerçant plus sur leur territoire ! Une rareté de la grande époque de la comédie british, à découvrir en copie neuve... et sous les étoiles, cette fois !

19.08 > 22:15
Flatlife

La vie est belle dans un immeuble de flats, mais parfois un peu plate... Les habitants communiquent via les télévisions, les bruits de marteaux et de machines à laver. Heureusement que de temps à autre, un pingouin termine malencontreusement son voyage interplanétaire contre une des vitres...

Ce petit dessin animé, sans parole mais très parlant, est le travail d’un étudiant belge qui reçu le prix du jury à Cannes en 2004, un mois avant sa délibération à l’école.

19.08 > 22:00
Le franc

Une fois de plus, Marigo, musicien sans instrument, se fait réveiller par sa logeuse qui lui demande de payer son loyer. Sans argent, il a des rêves de luxe, d’orchestre, de voyages... Désabusé, Marigo erre dans les rues de Dakar. C’est là qu’il rencontre un homme pas plus haut que son tibia qui lui laisse entrevoir une suite mirifique avec un simple ticket pour la loterie nationale. S’en suit une balade rocambolesque dans la ville qui mène les deux acolytes au bord de la folie. A l’heure des joutes boursières et des dégonflements de bulles spéculatives, "Le Franc" fait figure de conte moderne qui détrône les histoires de princes et autres grenouilles magiques...

20.08 > 22:00
Le tentazioni del dottore Antonio La tentation du docteur Antonio

"La tentation" met en scène l’obsession du docteur Antonio, modèle de vertu, dont la réputation à réprouver toutes les manifestations inspirées par les voluptés de l’existence n’est plus à faire. On raconte qu’un jour, dans le terrain vague en face de son immeuble, un immense panneau publicitaire s’éleva en fanfare et trompette et vint troubler sa destinée. Cette publicité exposait les formes voluptueuses d’un modèle (Anita Ekberg) pour vanter les bienfaits du lait. Mais à mesure que le docteur s’époumone contre les rondeurs de cette femme à deux dimensions, il se persuade de lui insuffler une âme et un salut. Cette histoire burlesque fait partie du film à sketches "Bocacce ’70". Dans l’Italie d’alors, le motif des réalisateurs réunis est d’orchestrer un pied-de-nez à la censure. Si aujourd’hui, le canon esthétique est à la nudité, les fantasmes qui les sous-tendent sont-ils toujours aussi délurés, dégrisés, déridés ? A vous d’en juger.

20.08 > 23:00
1000 milliards de dollars

On prête à Henri Verneuil, réalisateur un tantinet franchouillard de films populaires, d’avoir été un grand visionnaire en réalisant "Mille milliards de dollars" en 1981. Certains s’étonnent d’ailleurs que ce grand classique, qui collectionnait les records d’audience lorsqu’il était montré en télévision, semble aujourd’hui (et depuis plusieurs années) banni du petit écran. "Mille milliards de dollars" est-il un film subversif ? Il décrit en tout cas avant l’heure le monde des multinationales, à travers l’histoire de Paul Kerjean. Ce grand reporter dénonce un scandale : moyennant un pot de vin destiné à sauver une société immobilière, un industriel a bradé une entreprise française à une multinationale américaine. L’article est publié, mais l’industriel est retrouvé mort. Malgré la thèse officielle du suicide, le journaliste pense plutôt avoir été manipulé et comprend qu’il s’agit d’un meurtre. Son enquête redémarre...

A la vision de ce film, on se met à regretter que ce genre de polar ne se réalise plus de nos jours. Tout comme la figure du grand reporter d’investigation, incarnée ici par Patrick Dewaere, semble elle aussi avoir bel et bien disparu des rédactions.

26.08 > 21:30
La maison de Barbapapa

Voici venir les Barbapapa ! Il y a Barbapapa, Barbamama, Barbidouille, Barbouille, Barbabelle et Barbidur, Barbotine et Barbidule et Barbalala. Cette famille nombreuse cherche une maison... Les Barbapapa aiment les solutions évidentes, efficaces... Une saine niaiserie !

27.08 > 21:30
Dawn of the Dead Zombie

"Quand il n’y a plus de place en enfer, les morts récents reviennent sur terre pour se venger..." Alors que les zombies ont déjà envahi la quasi-totalié de la planète, les représentants du gouvernement ne peuvent qu’analyser la situation au cours de débats télévisuels incessants. Ni l’armée, ni les forces de l’ordre ne peuvent endiguer le flot de morts vivants qui déferlent sur le monde. Quatre survivants parviennent néanmoins à s’enfuir en hélicoptère. Ils finissent par atterrir sur le toit d’un supermarché dans lequel ils décident de s’établir. De nombreux zombies occupent déjà les lieux et la lutte commence... Un présupposé de base extrêmement simple qui laisse place à l’histoire et aux sentiments des protagonistes. Zombie est le deuxième volet de la trilogie des morts vivants ("La nuit des morts vivants", "Le jour des morts vivants") où hommes et zombies combattent encore et toujours pour la conquête de la Terre. Romero s’attaque cette fois aux modes de consommations en lançant des zombies à moitié déchiquetés à travers les rayons du grand magasin. Avec cette "subtile" allégorie, se dissèque littéralement l’âme et le corps des humains, qu’ils soient vivants ou morts. Zombie, un film d’horreur mythique, où s’enchaînent suspense, angoisse et bien sûr du gore (la production ayant dû investir dans quelques seaux de peinture rouge orangé, le sang étant à l’époque orange, si si je vous jure...). Interdit aux moins de 18 ans lors de sa sortie en 1978.

27.08 > 21:30
Leo the Last

Après "Point Blank", "Duel dans le Pacifique" et avant "Excalibur", "Exorcist II", "Zardoz" et autre "Deliverance", John Boorman rentre en Angleterre et réalise enfin un film dont il a lui-même écrit le scénario : "Leo the Last", avec Marcello Mastroianni. L’histoire est celle d’un riche héritier d’une grande famille royale d’Europe centrale qui a dû s’exiler à Londres et vit dans un hôtel particulier. Malgré les fêtes qu’organise son entourage, Léo s’ennuie et préfère observer longuement les oiseaux à l’aide d’une longue-vue. C’est ainsi qu’il découvre peu à peu l’existence des gens pauvres, essentiellement des Africains, qui vivent dans le quartier voisin. Il se met en tête de les aider et décide de donner un logement à tous les sans-abris. On lui rappelle qu’il tire ses revenus des loyers et qu’il court à la catastrophe. Mais Léo est déterminé. Son nouvel engagement lui redonne goût à la vie. "Leo the Last" fut tourné en décors réels dans une rue de Notting-Hill Gate à Londres. Cet ancien quartier résidentiel était promis à la démolition, lorsque les producteurs du film obtinrent l’autorisation de tourner. En échange de cette autorisation, ils construirent un terrain de jeu pour les enfants. Récompensé au festival de Cannes de 1970, "Leo the last" est devenu l’un des films les plus rares et les moins connus de Boorman. A découvrir absolument.

02.09 > 22:00
The Subconscious Art of Graffiti Removal

"Graffiti removal" : acte d’enlever des "tags" et des "graffitis" en peignant dessus. "Subconscious art" : production artistique réalisée sans une réelle et consciente intention artistique. Dans beaucoup de villes, un peu partout dans le monde, le nettoyage des graffitis engouffre des sommes d’argent considérables. Et si le nettoyage de tous ces tags et graffitis était en réalité un des plus intrigants et importants mouvements artistiques de ce siècle, se demande McCormick ? Marqué par l’expressionisme abstrait, le minimalisme et le constructivisme russe, un petit bijou de film plein d’humour.

02.09 > 21:30
Byt L’Appartement

Pénétrant le charme naïf d’un habitat élémentaire, un homme fait l’expérience de l’envoûtement. Une force cruelle s’empare du foyer au point que les objets domestiques viennent contrecarrer ses gestes quotidiens. L’homme en question devient le souffre-douleur des anomalies fonctionnelles, jusqu’à ce qu’il déclare forfait. Filmé en noir et blanc, ce court métrage de Svankmajer mêle l’animation des "inanimés" et le jeu de comédien, l’humour noir et le surréalisme pour nous livrer une subtile allégorie sur l’aliénation.

03.09 > 21:30
De Wisselwachter L’aiguilleur

Passagers à destination de la Terre-Neuve, dernière escale pour l’année, tout le monde descend... Nous voici au milieu de nulle part... Le long d’une voie ferrée où par une nuit d’hiver, une très belle femme descend de son train par erreur. La seule demeure aux alentours est celle de l’aiguilleur : un homme sauvage et négligent, sauf en ce qui concerne ses tâches ferroviaires. Dans la région, les trains sont rares. La neige tombe sans pitié. Et la femme se voit alors condamnée à la cohabitation et à la promiscuité avec l’aiguilleur. Coupés du monde, ils vont se livrer à un étrange jeu de séduction fait de gestes et de regards, lui parle le néerlandais, tandis qu’elle ne pratique que le français. Fasciné par cette femme avec qui la communication est difficile, l’aiguilleur fera tout pour l’empêcher de repartir avec le prochain train.

Par ses aspects burlesques, absurdes et remarquablement maîtrisés, le cinéma de Jos Stelling, souvent comparé au travail de Fellini, évoque une précision et un humour "à la Tati". Qu’importe ces conjonctions, ses films sont marquants, emprunts d’une poésie et d’un surréalisme qui lui est propre. Cinéaste autodidacte issu du monde du théâtre, également animateur d’un festival et d’une petite salle "d’art et essai" à Utrecht, Jos Stelling signe avec "L’aiguilleur" son sixième film, tiré d’un roman du peintre Jean-Paul Franssens. Un film au climat étrange mais qui ne nous dépaysera pas de l’environnement ferroviaire de cette dernière étape du PleinOPENair.

03.09 > 21:45
Passport to Pimlico

Stortregens, windhozen of net een ongenadig brandende zon... PleinOPENair zet onder alle omstandigheden door. Maar het openingsweekend vorig jaar op het Rijksadministratief centrum was zelfs voor de meest doorwinterde toeschouwer te nat. Zodat de openingsfilm « Passport to Pimlico » nooit helemaal vertoond werd. En dat is heel spijtig, want deze zelden vertoonde klassieker lijkt wel op maat gemaakt voor POA !

In de bloedhete zomer van het jaar 1949 staat de Londense wijk Pimlico in rep en roer. Door een mijnexplosie komt een reeks alliantieverdragen uit de 15de eeuw vrij. Volgens de documenten behoort Pimlico toe aan de Hertogen van Bourgogne ! De bewoners verklaren Pimlico onafhankelijk, verbranden demonstratief hun papieren en richten douaneposten op ; de Britse wet geldt immers niet meer op hun territorium.

Deze door-en-door Britse komedie berust op een niet eens zo knotsgekke anarchistische intrige met in de hoofdrol een reeks pittoreske personages. Niet te missen !

19.08 > 22:10
Flatlife

Het leven is mooi in een doordeweeks flatgebouw. Bewoners communiceren er via hun wasmachine, hamerend gereedschap en luid blèrende televisies. Gelukkig landt er af en toe een pinguïn om de sleur te doorbreken. Helaas botst er eentje na een interplanetaire reis tegen het vensterraam op... Dit tekenfilmpje van een Gents student werd door de enthousiaste jury in Cannes bekroond nog voor de deliberatie plaatsvond !

19.08 > 22:00
Le franc

Marigo, muzikant zonder instrument, ontwaakt volgens het beproefde scenario. Hij wordt gewekt door zijn huisbazin die de achterstallige huur opeist. Marigo heeft geen rooie duit, maar hij droomt van luxe, reizen en orkesten. Ontgoocheld dwaalt hij door de straten van Dakar, waar hij een man ontmoet niet groter dan zijn scheenbeen. Die laat hem een glimp opvangen van een wonderbaarlijke wereld enkel en alleen met een doodeenvoudig ticket voor de nationale loterij. Wat volgt is een onwaarschijnlijke tocht door de stad die de twee trawanten naar de rand van de waanzin brengt. In een tijd van meedogenloze steekspelen op de beurs en speculatieve zeepbellen, ontpopt Le Franc zich tot een modern sprookje zonder prinsessen en kussende kikkers.

20.08 > 22:00
Le Tentazioni del dottore Antonio

"Le tentazioni del dottore Antonio" (de Verleiding) vertelt over de obsessies van dokter Antonio, toonbeeld van deugdzaamheid, die alle daden van wellust rigoureus afwijst. Wanneer op een dag op het terrein tegenover zijn huis een immens publiciteitspaneel wordt neergezet met veel trommels en trompetten, is zijn leven niet meer hetzelfde. Het paneel toont de wulpse rondingen van een model (Anita Ekberg) dat melk aanprijst. Maar naarmate de dokter het benauwder krijgt bij het aanschouwen van de vormen van deze 2-dimensionele vrouw, blaast hij haar leven in en dicht hij haar een ziel toe. Dit grappig relaas maakt deel uit van de film "Boccaccio ’70". De filmmakers wilden de censuur in toenmalig ItaliÎ aan de kaak stellen. Vandaag behoort naaktheid tot de gangbare esthetiek. Maar de fantasieÎn die eraan ten grondslag liggen, zijn die nog steeds brutaal, ontnuchterend en oppeppend ? Oordeel zelf maar.

20.08 > 23:00
Mille milliards de dollars

Men dicht aan Henri Verneuil, regisseur van talloze wat we noemen "typische franse films", de kwaliteit van groots visionair toe. Dit komt door èèn bepaalde film, namelijk "Mille milliards de dollars" uit 1981. Sommigen verbazen zich erover dat deze grote klassieker die kijkrecords versloeg toen hij op televisie uitgezonden werd, nu wel verbannen van het kleine scherm lijkt. Is "Mille milliards de dollars" een subversieve film ?

Het verhaal gaat over een journalist die een schandaalverhaal publiceert : een industrieel zou in ruil voor een cadeau onder tafel een Franse onderneming verpatst hebben aan een Amerikaanse multinational. Ondanks de officiële versie van zelfmoord, denkt de journalist gemanipuleerd te zijn geweest. Volgens hem is het moord. Het onderzoek is geopend.... Bij het bekijken van deze film, krijg je vanzelf heimwee naar die goeie ouwe "polars". Die zijn zo goed als verdwenen, net zoals de figuur van de onderzoeksjournalist (hier mooi neergezet door Patrick Dewaere), bijna niet meer terug te vinden op de krantenredacties.

26.08 > 21:30
Barbapapa

Het huis van Barbapapa Zie, hier komen de barbapapa’s ! D’r is Barbapapa, Barbamama, Barbabenno, Barbabella, Barbabientje, Barbaborre, Barbabob, Barbabee, Barbalala. Dit kroostrijk gezin zoekt een huis...De Barbapapa’s houden van evidente en efficiÎnte oplossingen... Gezonde onbenulligheid !

27.08 > 21:30
Dawn of the Dead

"Als er geen plaats meer is in de hel, zullen de pas gestorvenen terug komen om zich te wreken ..." Als de zombies de hele planeet overwoekerd hebben, kunnen de regeringsleiders alleen nog maar de situatie analyseren tijdens eindeloze televisiedebatten. Leger noch ordediensten schijnen bij machte om de niet aflatende stoet levende doden een halt toe te roepen. Vier overlevenden slagen erin te vluchten per helikopter. Ze landen op het dak van een supermarkt en beslissen zich vandaar uit te verdedigen. De strijd barst los. Dit eenvoudige uitgangspunt laat alle ruimte voor het verhaal en voor de gevoelens van de personages. Zombie is het tweede luik van een trilogie over levende doden ("De dag van de levende doden", "De nacht van de levende doden") waarin mensen en zombies strijden voor de hegemonie op aarde. Romero valt in deze film het consumentisme aan met uitgerafelde zombies tussen de rekken van de supermarkt. Deze "subtiele" allegorie ontleedt letterlijk lichaam en ziel van de mens, of die nu dood is of levend. Zombie is een mythische horrorfilm met ingrediÎnten als angst, spanning en natuurlijk ook afgrijzen (er kwamen enkele emmers oranjerode verf aan te pas). Toen de film uitkwam, in 1978, was de film KNT.

27.08 > 21:30
Leo the Last

Voordat John Boorman echt bekend werd met films als "Excalibur", "Exorcist II" en "Zardoz", realiseerde hij in Engeland een film waarvoor hijzelf het scenario schreef : "Leo the Last" met Marcello Mastroianni. Het verhaal gaat over de laatste erfgenaam van een koninklijke familie ergens uit Centraal Europa die toevlucht zoekt in Londen in een huis in een verwaarloosde wijk. Ondanks de feesten die zijn entourage voor hem organiseert, verveelt Leo zich en observeert hij gedurende uren de vogels op het dak. Zo ontdekt hij beetje bij beetje zijn buurt, vol arme mensen, vaak van Afrikaanse afkomst. Hij haalt het in z’n hoofd hen te helpen door aan alle daklozen een woonst aan te bieden. Zijn omgeving herinnert hem eraan dat hij leeft van de huurinkomsten, maar leo is vastbesloten. Zijn nieuwe engagement geeft weer zin aan zijn leven... "Leo the Last" werd op locatie gedraaid in een straat in de Londense Nothing Hill-wijk. Deze woonwijk was voor afbraak bestemd, totdat de productie van deze film toegestaan werd. In ruil hiervoor, bouwden de filmmakers een speelterrein voor de kinderen.

"Leo the Last" werd bekroond op het festival van Cannes (beste regie) in 1970, maar is desondanks de minst bekende film van Boorman. Een herontdekking, voor iedereen !

02.09 > 22:00
The Subconscious Art of Graffiti Removal !

"Graffiti removal" : daad gesteld met als doel het weghalen van graffiti’s en tags door er overheen te schilderen.

"Subconscious art" : artistieke productie gerealiseerd zonder bewuste artistieke intentie.

In vele steden zowat overal ter wereld worden enorme sommen geld uitgegeven om graffiti en tags te verwijderen van gebouwen en bruggen. Maar wat indien de verwijdering van deze graffs en tags in realiteit nu eens èèn van de meest intrigerende en belangrijke artistieke bewegingen van deze eeuw zou zijn, wortelend in het abstract expressionisme, het minimalisme en het Russische constructivisme ? Een juweeltje van een film, te bekijken met een stevige dosis humor.

02.09 > 21:30
Byt The Flat

Wanneer een man de naïeve charme van een eenvoudige woonst ontdekt, wordt hij betoverd. Een wrede kracht beheerst de woning en het wordt zo erg dat de objecten in huis hem in zijn dagelijkse bezigheden tegenwerken. De man wordt zondebok van deze functionele eigenaardigheden, totdat hij verstek laat gaan. Deze kortfilm van Svankmajer, gefilmd in zwart/wit, mengt animatie van de "niet-geanimeerden" en het spel van de acteur, zwarte humor en surrealisme in een subtiele allegorie over vervreemding.

03.09 > 21:30
De Wisselwachter

Een sneeuwlandschap, een trein en een mooie vrouw die per ongeluk uitstapt in een stationnetje in een verlaten stuk niemandsland. Enkel de wisselwachter, verantwoordelijk voor het tijdig wisselen van de sporen zodat de voorbijrijdende treinen de juiste richting inslaan, woont er. De volgende aansluiting is pas volgend jaar. Erger nog, de wisselwachter en de vrouw verstaan elkaar niet. Zij spreekt Frans, hij Nederlands. Een onmogelijke communicatie door taalverschillen, maar ook door herkomst en achtergrond. Een wereld van walsen en jaretellen komt in aanvaring met een wereldvreemde kluizenaar die leeft op het ritme van de denderende treinen. De vrouw, die noodgedwongen haar intrek neemt bij de wisselwachter, brengt hem danig in de war. Aanvankelijk is hij onverschillig, maar beetje bij beetje slaat zijn houding om in voorzichtige toenadering. Of het nu echt iets wordt tussen beiden, is uiteindelijk niet het belangrijkste in deze film van de Nederlandse autodidact Jos Stelling. Een mild-absurd en Becket-achtig gegeven, prachtige beelden van wisselende seizoenen en vooral heel veel treinen, zowel op het witte doek als boven onze hoofden, dit zijn de elementen waarmee we deze reeks openluchtfilms waardig afsluiten !

03.09 > 21:45
http://www.nova-cinema.org/spip.php?page=print&id_rubrique=726&lang=fr