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Space Lab

+ Les champignons hallucinogènes

Ralf Breier & Claudia Kuhland, 2001, DE, video, vt fr 41'

La relation entre l’homme et les champignons hallucinogènes remonte à la nuit des temps. De la Sibérie au Mexique, en passant par l’Inde, de nombreuses cultures les ont intégrés à leurs rituels. A partir de la Conquista, le culte mexicain du teonanacátl s’est poursuivi dans la clandestinité, avant d’être redécouvert dans les années 50 par R. Gordon Wasson chez la guérisseuse Maria Sabina. A l’autre bout du monde, des chamanes népalais ingèrent encore des champignons magiques pour se préparer aux rituels. Les cérémonies ancestrales au cours desquelles les champignons donnaient accès au divin trouvent écho aujourd’hui en Occident dans des rassemblements plus païens, au fond des forêts ou sous les stroboscopes des raves et des boîtes de nuit. Dans la blancheur des labos, la recherche scientifique s’intéresse aux mécanismes pharmacologiques et au potentiel thérapeutique de la psilocybine, le principe actif de la plupart des champignons hallucinogènes. La médecine de demain rejoint parfois celle d’hier.

+ Psychedelic Science

Bill Eagles, 1997, GB, video, vo st fr, 47'

Bien avant que le LSD fasse la une de la presse à scandale dans les années 60, il était le fer de lance d’ une catégorie de substances fort prometteuses en psychiatrie : les hallucinogènes. Cependant, comme l’explique ici le psychiatre Stanislav Grof, pour intégrer les substances psychédéliques, il faudrait une révolution comparable à ce qu’ont traversé les physiciens en passant de la physique newtonienne aux théories de la relativité puis à la physique quantique. Certains étaient donc rassurés lorsque les hallucinogènes furent mis hors-la-loi en 1966. La consommation illégale continua de plus belle, stimulant parfois la créativité des consommateurs : Kary Mullis, prix Nobel de chimie, affirme devoir cette distinction au LSD. La recherche et les thérapies psychédéliques, par contre, se retrouvaient stoppées net. Ce n’est qu’au début des années 90 que les travaux ont lentement pu reprendre. La révolution avance à tout petits pas, mais des progrès évidents sont enregistrés avec des substances aussi diverses que la psilocybine, l’ibogaïne, la kétamine ou encore la MDMA.

+ A l’issue de la séance du 20/1, Valerie Mojeiko viendra nous présenter l’association MAPS, et répondre aux questions sur la recherche scientifique liée aux hallucinogènes. MAPS (Association multidisciplinaire pour l’étude des psychédéliques) vise à favoriser la recherche sur les potentialités médicales et spirituelles des hallucinogènes et du cannabis. Elle assiste des chercheurs dans la mise en place et le développement de leurs projets et participe au financement de certains d’entre eux. Elle s’applique également à informer des résultats généraux de la recherche psychédélique.

20.01 > 19:00 + 12.02 > 18:00
Les champignons hallucinogènes

La relation entre l’homme et les champignons hallucinogènes remonte à la nuit des temps. De la Sibérie au Mexique, en passant par l’Inde, de nombreuses cultures les ont intégrés à leurs rituels. A partir de la Conquista, le culte mexicain du teonanacátl s’est poursuivi dans la clandestinité, avant d’être redécouvert dans les années 50 par R. Gordon Wasson chez la guérisseuse Maria Sabina. A l’autre bout du monde, des chamanes népalais ingèrent encore des champignons magiques pour se préparer aux rituels. Les cérémonies ancestrales au cours desquelles les champignons donnaient accès au divin trouvent écho aujourd’hui en Occident dans des rassemblements plus païens, au fond des forêts ou sous les stroboscopes des raves et des boîtes de nuit. Dans la blancheur des labos, la recherche scientifique s’intéresse aux mécanismes pharmacologiques et au potentiel thérapeutique de la psilocybine, le principe actif de la plupart des champignons hallucinogènes. La médecine de demain rejoint parfois celle d’hier.


Psychedelic Science

Bien avant que le LSD fasse la une de la presse à scandale dans les années 60, il était le fer de lance d’ une catégorie de substances fort prometteuses en psychiatrie : les hallucinogènes. Cependant, comme l’explique ici le psychiatre Stanislav Grof, pour intégrer les substances psychédéliques, il faudrait une révolution comparable à ce qu’ont traversé les physiciens en passant de la physique newtonienne aux théories de la relativité puis à la physique quantique. Certains étaient donc rassurés lorsque les hallucinogènes furent mis hors-la-loi en 1966. La consommation illégale continua de plus belle, stimulant parfois la créativité des consommateurs : Kary Mullis, prix Nobel de chimie, affirme devoir cette distinction au LSD. La recherche et les thérapies psychédéliques, par contre, se retrouvaient stoppées net. Ce n’est qu’au début des années 90 que les travaux ont lentement pu reprendre. La révolution avance à tout petits pas, mais des progrès évidents sont enregistrés avec des substances aussi diverses que la psilocybine, l’ibogaïne, la kétamine ou encore la MDMA.


Désintoxication psychédélique

+ Ibogaine, Rite of Passage

Ben De Loenen, 2004, NL, video, vo ang st fr, 50'

Ruth, jeune fille comme il faut, tombe dans la came après le divorce de ses parents. Après quelques années de galère, elle décide d’arrêter. Cy, jeune père de famille, n’en peut plus de s’injecter. Comme Ruth, il décide de suivre une cure d’ibogaïne (principe actif de la racine d’iboga), un remède efficace mais... illégal. Au Gabon, le "bois sacré", puissamment hallucinogène, sert à l’initiation et à la guérison des adeptes du Bwiti, un culte syncrétique local. Dans les années 60, Howard Lotsof, Croyant essayer une nouvelle drogue, (re)découvre par hasard les vertus désintoxiquantes de l’ibogaïne. Depuis lors, il tente en vain de faire accepter l’ibogaïne comme traitement médical mais guérir la toxicomanie par un remède simple et bon marché n’intéresse visiblement pas l’industrie pharmaceutique.

+ Takiwasi, la maison qui chante

Olivier Taymans & Irvic D'Olivier, 2005, FR, audio, 48'

Exceptionnellement, ce sera aux spectateurs eux-mêmes de créer les images qui vont avec ce reportage radiophonique. Takiwasi ("la maison qui chante", en langue quechua) est un centre de désintoxication aux méthodes inhabituelles. Situé au Pérou, entre les Andes et l’Amazonie, il s’intègre au paysage culturel de la région en soignant ses patients grâce à la médecine traditionnelle amazonienne. Les patients du centre nous invitent à assister aux moments forts de leur cure : purges vomitives, sessions d’ayahuasca et diètes en isolement dans la forêt. L’ayahuasca en particulier les met face à face avec les paradoxes qui les ont entraînés dans cette galère. A travers leur récit, c’ est une approche originale de la toxicomanie, voire de la médecine elle-même, qui nous est exposée.

Nous vous proposons un programme complet sur les méthodes de désintoxication qui font appel à des substances dites hallucinogènes. Après la diffusion de Takiwasi, la maison qui chante et la projection de Ibogaine, rite of passage, nous entamerons une discussion avec nos quatre invités :

- Jacques Mabit, médecin et fondateur du centre Takiwasi au Pérou ;

- Ben De Loenen, réalisateur d’Ibogaine, rite of passage ;

- Maurizio Ferrara, psychologue clinicien et coordinateur pour l’association Infor-Drogues ;

- Serge Zombek, psychiatre, responsable du service médico-psychiatrique du CHU St-Pierre et président de la Fédération Bruxelloise Francophone des Institutions pour Toxicomanes (FEDITO).

Jacques Mabit et Ben De Loenen commenceront par répondre aux questions suscitées par les reportages, et la discussion s’engagera sur les potentialités thérapeutiques des hallucinogènes en matière de désintoxication.

"Ibogaine, rite of passage" sera projeté une nouvelle fois le 17.02, associé à "Jungle trip".

21.01 > 20:00
Ibogaine, Rite of Passage

Ruth, jeune fille comme il faut, tombe dans la came après le divorce de ses parents. Après quelques années de galère, elle décide d’arrêter. Cy, jeune père de famille, n’en peut plus de s’injecter. Comme Ruth, il décide de suivre une cure d’ibogaïne (principe actif de la racine d’iboga), un remède efficace mais... illégal. Au Gabon, le "bois sacré", puissamment hallucinogène, sert à l’initiation et à la guérison des adeptes du Bwiti, un culte syncrétique local. Dans les années 60, Howard Lotsof, Croyant essayer une nouvelle drogue, (re)découvre par hasard les vertus désintoxiquantes de l’ibogaïne. Depuis lors, il tente en vain de faire accepter l’ibogaïne comme traitement médical mais guérir la toxicomanie par un remède simple et bon marché n’intéresse visiblement pas l’industrie pharmaceutique.


Takiwasi, la maison qui chante

Exceptionnellement, ce sera aux spectateurs eux-mêmes de créer les images qui vont avec ce reportage radiophonique. Takiwasi ("la maison qui chante", en langue quechua) est un centre de désintoxication aux méthodes inhabituelles. Situé au Pérou, entre les Andes et l’Amazonie, il s’intègre au paysage culturel de la région en soignant ses patients grâce à la médecine traditionnelle amazonienne. Les patients du centre nous invitent à assister aux moments forts de leur cure : purges vomitives, sessions d’ayahuasca et diètes en isolement dans la forêt. L’ayahuasca en particulier les met face à face avec les paradoxes qui les ont entraînés dans cette galère. A travers leur récit, c’ est une approche originale de la toxicomanie, voire de la médecine elle-même, qui nous est exposée.


Ayahuasca et confidences

+ The Night of the Liana

Glenn Switkes, 2003, BR, video, vo st fr, 45'

Dans "Le serpent cosmique", son best-seller publié en 1995, Jeremy Narby postulait un lien entre la microbiologie et le chamanisme amazonien. Les serpents colorés et entrelacés, qui reviennent si souvent dans les visions d’ayahuasca, correspondraient à la double hélice de l’ADN. Par le biais du breuvage rituel, cette molécule, qui contient toutes les informations sur les êtres vivants, livrerait aux Indiens leurs impressionnantes connaissances sur les plantes. Pour tenter de confirmer l’hypothèse de ce lien entre visions chamaniques et images microscopiques, Narby emmène trois biologistes moléculaires en Amazonie, pour discuter avec des chamanes et participer à des sessions d’ayahuasca. Les trois chercheurs obtiennent des réponses à certaines de leurs interrogations, deux d’entre eux ont l’impression d’avoir communiqué avec une intelligence indépendante, et une scientifique a même obtenu une réponse concrète qui ouvre de nouvelles pistes dans un domaine particulier. Scientifiques et chamanes parleraient-ils des mêmes choses dans des langages différents ?

+ Shamans of the Amazon

Dean Jefferys, 2003, video, vo st fr, 52'

Malgré son titre, « Shamans of the Amazon » aborde en priorité les questions politiques que posent la redécouverte du chamanisme et sa dissémination dans le monde. Que va devenir l’Amazonie entre les griffes des prospecteurs pétroliers ? Peut-on interdire l’ayahuasca alors qu’elle est le sacrement central de certaines religions émergentes ? A quoi rime la guerre contre les drogues ? A-t-on le droit de disposer librement de son corps et de son esprit ? Une exploration personnelle au carrefour entre chamanisme, New Age et politique.

22.01 > 20:00 + 11.02 > 18:00
The Night of the Liana

Dans "Le serpent cosmique", son best-seller publié en 1995, Jeremy Narby postulait un lien entre la microbiologie et le chamanisme amazonien. Les serpents colorés et entrelacés, qui reviennent si souvent dans les visions d’ayahuasca, correspondraient à la double hélice de l’ADN. Par le biais du breuvage rituel, cette molécule, qui contient toutes les informations sur les êtres vivants, livrerait aux Indiens leurs impressionnantes connaissances sur les plantes. Pour tenter de confirmer l’hypothèse de ce lien entre visions chamaniques et images microscopiques, Narby emmène trois biologistes moléculaires en Amazonie, pour discuter avec des chamanes et participer à des sessions d’ayahuasca. Les trois chercheurs obtiennent des réponses à certaines de leurs interrogations, deux d’entre eux ont l’impression d’avoir communiqué avec une intelligence indépendante, et une scientifique a même obtenu une réponse concrète qui ouvre de nouvelles pistes dans un domaine particulier. Scientifiques et chamanes parleraient-ils des mêmes choses dans des langages différents ?


Shamans of the Amazon

Malgré son titre, « Shamans of the Amazon » aborde en priorité les questions politiques que posent la redécouverte du chamanisme et sa dissémination dans le monde. Que va devenir l’Amazonie entre les griffes des prospecteurs pétroliers ? Peut-on interdire l’ayahuasca alors qu’elle est le sacrement central de certaines religions émergentes ? A quoi rime la guerre contre les drogues ? A-t-on le droit de disposer librement de son corps et de son esprit ? Une exploration personnelle au carrefour entre chamanisme, New Age et politique.


The Merry Pranksters

Ken Kesey, l’auteur d’un des romans-phares de la contre-culture américaine, "Vol au-dessus d’un nid de coucou", co-organisateur avec Ginsberg de l’Acid Test Festival, est à la base des voyages à bord du "Further", un bus scolaire peinturluré de couleurs criardes, à l’arrière duquel on peut lire : "Caution, weird load" ("Attention, chargement bizarre"). Ce "bus magique" est habité par une troupe d’invraisemblables allumés, les "Merry Pranksters" (ou "joyeux farceurs"), lâchés sur les routes des Etats-Unis, sur fond de musique et "d’expériences mystiques provoquées". Pendant ce périple, Kesey se greffe une caméra à la main et harcèle ses compagnons de route, passablement imbibés d’acide, qui consacrent toute leur énergie à des activités d’une abyssale futilité. Cette randonnée finira par attirer les foudres du FBI qui mettra rapidement un terme à cette ballade faite essentiellement, dixit Kesey, pour sauver le monde de ses conventions trop statiques.

+ Social Seminar : Tom

Peter Schnitzler, 1972, US, video, vo st fr, 18'

Tom est un gentil hippie qui préfère le surf et les voyages psychédéliques à l’argent et au travail. Quand il n’est pas devant son tour de potier, il avale des boutons de peyotl avant d’aller se promener dans les bois avec ses amis pour y faire de la philo new age. Ce petit film d’éducation sociale est aux antipodes de l’habituelle propagande hystérique sur les drogues. Malgré qu’il ait été réalisé sur commande de l’Institut national de santé mentale américain, on peut se demander si son objectif était réellement la dissuasion...

26.01 > 20:00
Social Seminar : Tom

Tom est un gentil hippie qui préfère le surf et les voyages psychédéliques à l’argent et au travail. Quand il n’est pas devant son tour de potier, il avale des boutons de peyotl avant d’aller se promener dans les bois avec ses amis pour y faire de la philo new age. Ce petit film d’éducation sociale est aux antipodes de l’habituelle propagande hystérique sur les drogues. Malgré qu’il ait été réalisé sur commande de l’Institut national de santé mentale américain, on peut se demander si son objectif était réellement la dissuasion...


Les antipodes de l’esprit

+ Images du monde visionnaire

Eric Duvivier et Henri Michaux, 1963, FR, video, vo fr 38'

"Ici se trouve une réponse de l’Inde à la drogue. Si la drogue est ouverture, si elle fait entrevoir, elle n’est qu’une étape. Même exaltante, même surhumaine, Drogue est réorientation de la conscience. Première étape d’une manipulation. L’ascèse est l’étape suivante." (Henri Michaux, De la mescaline). Le poète Henri Michaux était le traducteur et ami du professeur (en théologie !) Alan Watts, dont il traduit les recherches sur les pouvoirs des substances psychotropes (c’est un des principaux gourous de la révolution psychédélique). Éric Duvivier, spécialiste du documentaire scientifique pour la cinémathèque des laboratoires Sandoz (où a été synthétisé pour la première fois le LSD), réalise avec lui un moyen métrage où sont traitées les altérations perceptives et visuelles provoquées par divers hallucinogènes comme la mescaline. Des dessins mescaliniens et des effets visuels au charme suranné (on croit d’ailleurs savoir que le résultat n’a pas enchanté le poète) tentent de récréer les images du monde visionnaire qui apparaissent sous l’emprise d’hallucinogène et que Henri Michaux avait réussi à fixer dans sa mémoire.

+ Los Pascoleros - Tarahumaras 85

Raymonde Carasco, 1996, FR, 16mm, vo fr 27'

Tourné lors des fêtes de Pâques 1985 à Norogachic (Mexique), ce film montre les coulisses des mises en scène de la Passion dont le film "Los Pintos, Tarahumaras 82" captait la splendeur, aujourd’hui perdue. Les peintures corporelles des trois types de danseurs (fariseos, pintos, pascoleros) des fêtes pascales, et les rites initiatiques des pascoleros, filmés pour la première fois, constituent le centre de ce document. L’alternance des séquences nocturnes, filmées en noir et blanc, et des peintures et danses diurnes, filmées en couleur, donnent aux textes d’Antonin Artaud, "Voyage au Pays des Tarahumaras", leur dimension d’écriture.

28.01 > 18:00
Images du monde visionnaire

"Ici se trouve une réponse de l’Inde à la drogue. Si la drogue est ouverture, si elle fait entrevoir, elle n’est qu’une étape. Même exaltante, même surhumaine, Drogue est réorientation de la conscience. Première étape d’une manipulation. L’ascèse est l’étape suivante." (Henri Michaux, De la mescaline). Le poète Henri Michaux était le traducteur et ami du professeur (en théologie !) Alan Watts, dont il traduit les recherches sur les pouvoirs des substances psychotropes (c’est un des principaux gourous de la révolution psychédélique). Éric Duvivier, spécialiste du documentaire scientifique pour la cinémathèque des laboratoires Sandoz (où a été synthétisé pour la première fois le LSD), réalise avec lui un moyen métrage où sont traitées les altérations perceptives et visuelles provoquées par divers hallucinogènes comme la mescaline. Des dessins mescaliniens et des effets visuels au charme suranné (on croit d’ailleurs savoir que le résultat n’a pas enchanté le poète) tentent de récréer les images du monde visionnaire qui apparaissent sous l’emprise d’hallucinogène et que Henri Michaux avait réussi à fixer dans sa mémoire.


Los Pascoleros - Tarahumaras 85

Tourné lors des fêtes de Pâques 1985 à Norogachic (Mexique), ce film montre les coulisses des mises en scène de la Passion dont le film "Los Pintos, Tarahumaras 82" captait la splendeur, aujourd’hui perdue. Les peintures corporelles des trois types de danseurs (fariseos, pintos, pascoleros) des fêtes pascales, et les rites initiatiques des pascoleros, filmés pour la première fois, constituent le centre de ce document. L’alternance des séquences nocturnes, filmées en noir et blanc, et des peintures et danses diurnes, filmées en couleur, donnent aux textes d’Antonin Artaud, "Voyage au Pays des Tarahumaras", leur dimension d’écriture.


Ciguri 99 - Le dernier Chaman

Après les cinq films de la Route du Tutuguri (1977-1987), commence, en 1995, la Route du Ciguri avec Ciguri 96 et Ciguri 98 - La Danse du Peyotl. Ciguri 99, tourné le printemps 96 et l’hiver 97, est une initiation cinématographique aux rites du Ciguri : de la grande fête agraire du "Yumari" en automne, à "la Ultima Raspa", ce grand Ciguri de guérison collective qui clôt, au printemps, la période des Rites d’Hiver. Entre temps, la terrible "Nuit de l’Ouragan" aura eu lieu. Le portrait du dernier chaman, sa parole en acte, rythment le film, donnant à voir et à entendre "ce rite nocturne d’anéantissement et de réasssimilation mystérieuse, ce plan où notre conscience n’atteint pas" (Artaud).

La voix de Jean Rouch lisant "Rites du peyotl chez les Tarahumaras", celle de Raymonde Carasco disant la parole du dernier chaman, tentent une confrontation entre Poésie et réalité ethnographique d’aujourd’hui, permettant d’entrevoir cet autre plan de pensée que les Tarahumaras appellent Ciguri.

A la suite de la projection, aura lieu une rencontre avec Raymonde Carasco, pour parler cinéma, philosophie, forme de vie, des questions, des réponses, un debat ...

28.01 > 20:00
Chasing a Good Day to Die

Paul Larsen a essayé en vain toutes les thérapies conventionnelles pour soigner la dépression de son fils Erik, 15 ans. En désespoir de cause, il l’emmène chez un guérisseur indien dans une réserve toute proche. Qu’est-ce qu’ un brave mormon va chercher dans cette galère, et qui sont les illuminés qu’il va y rencontrer ? A son étonnement, il n’y trouve que des gens normaux en détresse, et il découvre qu’il ne fait pas exception. Lui aussi se débat avec de vieux démons, et le problème de son fils s’avère être avant tout le sien. Au fil des cérémonies de peyotl (légalisées pour les Indiens aux Etats-Unis) et des huttes à sudation, Paul se rend compte que la dépression est ancrée dans sa famille depuis des générations, et il comprend que c est à lui de briser le cycle. Emotionnellement et spirituellement, le réalisateur de cet essai autobiographique très intime se montre nu comme un ver. Même si les intervenants parlent beaucoup de Dieu et pleurent plus souvent qu’à leur tour, ce film examine avec justesse les mécanismes psychologiques transgénérationnels et laisse entrevoir une porte de sortie.

29.01 > 18:00 + 09.02 > 22:00
Begrijpt u nu waarom ik huil ? Vous comprenez maintenant pourquoi je pleure ?

Jan Bastiaans, sans doute le plus célébre des psychiatres hollandais, était spécialisé dans le traitement de survivants des camps nazis. Déçu des résultats initiaux obtenus à l’aide de thérapies classiques, il se mit dès 1961 à utiliser le LSD lors de ses séances de psychothérapie. Il acquit une telle notoriété que, lorsque le LSD fut mis hors-la-loi en Hollande en 1966, il bénéficia d’une exception personnelle. "Begrijpt u nu waarom ik huil ?" ("Vous comprenez maintenant pourquoi je pleure ?") s’intéresse à un ancien résistant qui est passé par une longue série de camps de la mort et qui n’a survécu qu’au prix d’un traumatisme obsédant. Malgré une dignité et une lucidité qui forcent le respect, il lui est impossible de dépasser cet épisode noir de sa vie. Le film, initialement destiné à la formation d’étudiants en psychiatrie, expose le cas du patient dans un style académique avant de le suivre lors de sa première session au LSD. Sans faire de miracles, la thérapie s’avère efficace. Aprés trois ans et cinq sessions de LSD, il retrouve enfin une vie tolérable, même si elle reste dominée par le passé.

29.01 > 20:00 + 10.02 > 22:00
D’autres mondes

C’est en préparant l’adaptation cinéma de Blueberry que Jan Kounen est tombé dans la potion magique. Au Pérou, il a rencontré Kestembetsa, un chamane shipibo-conibo, qui l’a accompagné dans une bonne centaine de sessions d’ayahuasca. L’impact de ces cérémonies a été tel que c’est finalement un Blueberry revu à la sauce psychédélique qui est sorti sur les écrans. Parallèlement, Jan Kounen a tenu à clarifier sa démarche dans un documentaire très complet. Partant de son expérience personnelle, illustrée notamment par de fascinantes animations qui évoquent ses étranges visions, Kounen cherche très vite à élargir le propos en cherchant des explications dans sa propre culture, celle de la science et de la parole. « D’autres mondes » fait l’aller-retour entre l’univers de Kestembetsa et les commentaires de spécialistes et de passionnés de la question psychédélique : psychiatres, pharmacologues, ethnologues, philosophes, artistes. Chacun à sa façon tente de lever un coin du voile sur ce pan ineffable de la conscience humaine.

(sous réserve : le 9 février, Jan Kounen viendra présenter « D’autres mondes ». Rencontre avec le public et vice versa)

29.01 > 22:00 + 09.02 > 20:00
Jungle Trip

Piers Gibbon est comédien, présentateur et féru d’hallucinogènes. Il aimerait bien ramener au jardin botanique de Kew un exemplaire vivant de la chacruna, un arbuste qui entre dans la composition de l’ayahuasca, le fameux breuvage visionnaire d’Amazonie. S’il y parvient, son nom figurera sur la plaquette d’identification. Son expédition au Pérou lui fait rencontrer des anthropologues qui l’emmènent voir toute une série de guérisseurs aux méthodes diverses. Il y a bien sûr l’ayahuasca, omniprésente, mais aussi des expériences encore plus exotiques et plus physiques, comme le venin de grenouille qu’on tartine sur des brûlures, le jus de tabac injecté dans le nez, la flagellation aux orties... Au fil de ses expériences initiatiques, la quête de la plante passe au second plan au profit d’ un questionnement plus personnel, suggéré par les gens que Piers croise sur sa route. Est-il assez sincère pour vivre ce genre d’ expériences ? N’ est-il pas là juste pour se faire mousser et ramener un beau film dont il sera la vedette ? Un sorcier décide de s’occuper sérieusement de son cas...

Le 3 février, Piers Gibbon, le (anti)héros de "Jungle trip" viendra présenter le film et répondre à nos questions.

+ Ibogaine, Rite of Passage

Ben De Loenen, 2004, NL, video, vo ang st fr, 50'

Ruth, jeune fille comme il faut, tombe dans la came après le divorce de ses parents. Après quelques années de galère, elle décide d’arrêter. Cy, jeune père de famille, n’en peut plus de s’injecter. Comme Ruth, il décide de suivre une cure d’ibogaïne (principe actif de la racine d’iboga), un remède efficace mais... illégal. Au Gabon, le "bois sacré", puissamment hallucinogène, sert à l’initiation et à la guérison des adeptes du Bwiti, un culte syncrétique local. Dans les années 60, Howard Lotsof, Croyant essayer une nouvelle drogue, (re)découvre par hasard les vertus désintoxiquantes de l’ibogaïne. Depuis lors, il tente en vain de faire accepter l’ibogaïne comme traitement médical mais guérir la toxicomanie par un remède simple et bon marché n’intéresse visiblement pas l’industrie pharmaceutique.

03.02 > 20:00 + 17.02 > 22:00
Ibogaine, Rite of Passage

Ruth, jeune fille comme il faut, tombe dans la came après le divorce de ses parents. Après quelques années de galère, elle décide d’arrêter. Cy, jeune père de famille, n’en peut plus de s’injecter. Comme Ruth, il décide de suivre une cure d’ibogaïne (principe actif de la racine d’iboga), un remède efficace mais... illégal. Au Gabon, le "bois sacré", puissamment hallucinogène, sert à l’initiation et à la guérison des adeptes du Bwiti, un culte syncrétique local. Dans les années 60, Howard Lotsof, Croyant essayer une nouvelle drogue, (re)découvre par hasard les vertus désintoxiquantes de l’ibogaïne. Depuis lors, il tente en vain de faire accepter l’ibogaïne comme traitement médical mais guérir la toxicomanie par un remède simple et bon marché n’intéresse visiblement pas l’industrie pharmaceutique.


Drug Me

+ Bad trip to Edgewood

Michael Bilton, 1993, GB, video, vo st fr, 49'

Si nous ne le faisons pas, les Russes nous devanceront. Pendant la Guerre froide, cette excuse justifiait les projets les plus fous, dont MK-Ultra. Sous ce nom cryptique se cachaient des expérimentations sur des humains volontaires qu’on se gardait bien d’informer de ce qu’on testait sur eux. Entre 1955 et 1975, les généraux américains espéraient pouvoir utiliser le LSD et autres PCP et BZ en tant qu’armes chimiques, soit sur le champ de bataille, soit en salle d’interrogatoire. Les cobayes étaient à portée de main : après tout, le soldat est censé servir sa patrie. Sûrs de leur bon droit, les expérimentateurs ont tout filmé. Tant que les braves ploucs éclatent de rire en essayant de marcher au pas sous LSD, c’est presque drôle. Par contre, quand on les voit basculer dans un mauvais trip et qu’on les retrouve traumatisés des années plus tard, l’arrière-goût est plutôt amer. Au passage, on apprend aussi comment l’armée, dans le cadre du même projet, expérimentait secrètement la propagation de virus et de bacilles dans les rues et les métros de New York. Le civil aussi doit servir sa patrie...

+ LSD 25

David W. Parker, 1967, US, 16mm, vo 22'

"It’s time for the facts", soupire le LSD, narrateur de ce film, après tous les dires qui ont été colportés sur son compte. Comment ne pas croire tous les faits qu’il expose ensuite, puisque c’est le LSD lui-même qui a la parole ? De fait, pour ce qui est de la propagande, on est loin des excès de "Reefer madness". Le LSD avoue qu’ il n’a jamais tué directement, et qu’il n’ entraîne pas de dépendance. Par contre, il se vante d’ en avoir envoyé plus d’un aux urgences et d’avoir causé des accidents mortels, entre autres faits d’armes. Tout ce qu’il avance est d’ailleurs vrai, la propagande se situe ici plutôt dans les nombreuses exagérations et omissions. Comme toujours, les reconstitutions par des acteurs visiblement inexpérimentés en matière psychédélique sont un vrai bonheur. Mais à tout prendre, ce n’est certainement pas la pire caricature anti-drogues qu’aient eu à ingurgiter les écoliers américains.

+ LSD a Go Go

Scott Calonico, 2003, US, video, vo st fr, 10'

Dans les années 50, les agents de la CIA s’amusent beaucoup à l’occasion de leurs recherches secrètes sur le LSD. A côté d’autres expériences plus "sérieuses", ils en laissent de temps en temps tomber une goutte dans le café d’un collègue inattentif. Quelques jours après avoir reçu une dose à son insu, l’ingénieur Frank Olson fait une chute malencontreuse du 10ème étage d’un immeuble new-yorkais. La CIA conclut au suicide de ce chercheur en armement biologique et chimique de l’armée américaine. Très vite, des failles apparaissent dans la version officielle et la Maison-Blanche semble vouloir étouffer l’affaire. Le récit de l’affaire Olson est entrecoupé d’extraits de films de propagande contre le LSD. Le contraste entre discours officiel et pratiques secrètes est... hallucinant.

04.02 > 18:00 + 17.02 > 20:00
Bad trip to Edgewood

Si nous ne le faisons pas, les Russes nous devanceront. Pendant la Guerre froide, cette excuse justifiait les projets les plus fous, dont MK-Ultra. Sous ce nom cryptique se cachaient des expérimentations sur des humains volontaires qu’on se gardait bien d’informer de ce qu’on testait sur eux. Entre 1955 et 1975, les généraux américains espéraient pouvoir utiliser le LSD et autres PCP et BZ en tant qu’armes chimiques, soit sur le champ de bataille, soit en salle d’interrogatoire. Les cobayes étaient à portée de main : après tout, le soldat est censé servir sa patrie. Sûrs de leur bon droit, les expérimentateurs ont tout filmé. Tant que les braves ploucs éclatent de rire en essayant de marcher au pas sous LSD, c’est presque drôle. Par contre, quand on les voit basculer dans un mauvais trip et qu’on les retrouve traumatisés des années plus tard, l’arrière-goût est plutôt amer. Au passage, on apprend aussi comment l’armée, dans le cadre du même projet, expérimentait secrètement la propagation de virus et de bacilles dans les rues et les métros de New York. Le civil aussi doit servir sa patrie...


LSD 25

"It’s time for the facts", soupire le LSD, narrateur de ce film, après tous les dires qui ont été colportés sur son compte. Comment ne pas croire tous les faits qu’il expose ensuite, puisque c’est le LSD lui-même qui a la parole ? De fait, pour ce qui est de la propagande, on est loin des excès de "Reefer madness". Le LSD avoue qu’ il n’a jamais tué directement, et qu’il n’ entraîne pas de dépendance. Par contre, il se vante d’ en avoir envoyé plus d’un aux urgences et d’avoir causé des accidents mortels, entre autres faits d’armes. Tout ce qu’il avance est d’ailleurs vrai, la propagande se situe ici plutôt dans les nombreuses exagérations et omissions. Comme toujours, les reconstitutions par des acteurs visiblement inexpérimentés en matière psychédélique sont un vrai bonheur. Mais à tout prendre, ce n’est certainement pas la pire caricature anti-drogues qu’aient eu à ingurgiter les écoliers américains.


LSD a Go Go

Dans les années 50, les agents de la CIA s’amusent beaucoup à l’occasion de leurs recherches secrètes sur le LSD. A côté d’autres expériences plus "sérieuses", ils en laissent de temps en temps tomber une goutte dans le café d’un collègue inattentif. Quelques jours après avoir reçu une dose à son insu, l’ingénieur Frank Olson fait une chute malencontreuse du 10ème étage d’un immeuble new-yorkais. La CIA conclut au suicide de ce chercheur en armement biologique et chimique de l’armée américaine. Très vite, des failles apparaissent dans la version officielle et la Maison-Blanche semble vouloir étouffer l’affaire. Le récit de l’affaire Olson est entrecoupé d’extraits de films de propagande contre le LSD. Le contraste entre discours officiel et pratiques secrètes est... hallucinant.


Drug Scare Show / Jack Stevenson

Difficile de cacher qu’on l’aime, au Nova, ce cher Jack Stevenson, citoyen américain d’AllerØd (Danemark), collectionneur, distributeur et homme de lettres. C’est tout un ensemble de la culture cinématographique qu’il conserve, étudie, défend et anime. Une séance toute particuliere où les films s’incarnent. Ce soir, il est avec nous pour un programme stupéfiant qui réunit tous les possibles, courts métrages, bandes-annonces, films pédagogiques issus directement des grandes administrations mondiales. Une traversée temporelle de préventions sur la drogue... Une projection animée, un show en somme avec un chamane du cinéma parallèle, voire interlope. A voir ou à revoir sans aucune modération, car personne ne sait si les films présentés seront encore visibles à l’avenir !

04.02 > 20:00
Dangerous Mini Trips

+ LSD : Insight or Insanity ?

Max Miller, 1968, US, 16mm, vo ang 15'

Ah ! les jeunes de 68... Ils savent que le LSD est extrêmement dangereux, qu’il endommage les chromosomes, entraîne la folie et pousse au suicide. Malgré tout, et c’est vraiment à n’y rien comprendre, ils trouvent tous ça "cool". Heureusement, une brochette impressionnante de brillants médecins a participé à la réalisation de ce petit film rigoureux et objectif, destiné à éclaircir pour de bon les nombreux malentendus qui planent autour de cette substance malfaisante. Ceux qui continuent à jouer à la roulette russe ne pourront pas dire qu’ils n’étaient pas prévenus.

+ Visa de censure n°X

Pierre Clementi, 1967, FR, video, vo fr 44'

"Face au miroir magique aux multiples visions, je retrouve le fil de ma mémoire et entrouvre en un instant l’album de famille, de naissance et de mort ...". Dans ce film, sur-impression d’images et pulsions psychédéliques colorées, les photogrammes servent l’illustration des temps pour une mise en abîme du désir de retrouver le chant des origines. Clementi prend à chaque image les trajectoires les plus radicales, vit une expérience avec tout ce que cela comporte d’idéal et de fragile, de liberté et de danger. L’image est là, et la musique résonne.

+ Lucifer Rising

Kenneth Anger, 1966-80, US, 16mm, sans dial, 28'

+ Invocation to my Demon Brother

Kenneth Anger, 1966-69, US, 16mm, sans dial, 11'

Syncope d’images oscillant entre philosophie indienne, bouddhisme et magie, ’’Lucifer rising’’ a connu plusieurs aboutissements. Il y a d’abord la version de 66, inédite car volée par l’un des acteurs du film, Bobby Beausoleil (1). Le projet sera ensuite refaçonné dans le courant des années 70 et sortira enfin officiellement en 1980. Entre-temps, Kenneth récupère des fragments épars du film volé par Bobby, les remonte, et c’est ... Mick Jagger (2) qui en produit la bande son : minimale, répétitive et étonnamment électronique. Le résultat, ’’Invocation to my demon brother’’, sort en 69 et restera sans doute son film le plus métaphysique. "Mon cinéma vit quand le spectateur oublie qu’il voit une oeuvre d’art ! (...) Par les efforts les plus déchirants, on gagne la couche phosphorescente du mythe qui est au fond de toutes nos existences ..." (K. Anger).
(1) Qui devint plus tard accessoirement membre puis délateur du groupe d’assassins "The Family", dont le leader présumé n’est autre que Charles Manson.
(2) Leader du groupe de rock néanmoins mythique les Rolling Stones.

05.02 > 18:00 + 11.02 > 20:00
LSD : Insight or Insanity ?

Ah ! les jeunes de 68... Ils savent que le LSD est extrêmement dangereux, qu’il endommage les chromosomes, entraîne la folie et pousse au suicide. Malgré tout, et c’est vraiment à n’y rien comprendre, ils trouvent tous ça "cool". Heureusement, une brochette impressionnante de brillants médecins a participé à la réalisation de ce petit film rigoureux et objectif, destiné à éclaircir pour de bon les nombreux malentendus qui planent autour de cette substance malfaisante. Ceux qui continuent à jouer à la roulette russe ne pourront pas dire qu’ils n’étaient pas prévenus.


Visa de censure n°X

"Face au miroir magique aux multiples visions, je retrouve le fil de ma mémoire et entrouvre en un instant l’album de famille, de naissance et de mort ...". Dans ce film, sur-impression d’images et pulsions psychédéliques colorées, les photogrammes servent l’illustration des temps pour une mise en abîme du désir de retrouver le chant des origines. Clementi prend à chaque image les trajectoires les plus radicales, vit une expérience avec tout ce que cela comporte d’idéal et de fragile, de liberté et de danger. L’image est là, et la musique résonne.


Lucifer Rising
Invocation to my Demon Brother

Syncope d’images oscillant entre philosophie indienne, bouddhisme et magie, ’’Lucifer rising’’ a connu plusieurs aboutissements. Il y a d’abord la version de 66, inédite car volée par l’un des acteurs du film, Bobby Beausoleil (1). Le projet sera ensuite refaçonné dans le courant des années 70 et sortira enfin officiellement en 1980. Entre-temps, Kenneth récupère des fragments épars du film volé par Bobby, les remonte, et c’est ... Mick Jagger (2) qui en produit la bande son : minimale, répétitive et étonnamment électronique. Le résultat, ’’Invocation to my demon brother’’, sort en 69 et restera sans doute son film le plus métaphysique. "Mon cinéma vit quand le spectateur oublie qu’il voit une oeuvre d’art ! (...) Par les efforts les plus déchirants, on gagne la couche phosphorescente du mythe qui est au fond de toutes nos existences ..." (K. Anger).
(1) Qui devint plus tard accessoirement membre puis délateur du groupe d’assassins "The Family", dont le leader présumé n’est autre que Charles Manson.
(2) Leader du groupe de rock néanmoins mythique les Rolling Stones.


The Beyond Within : The Rise and Fall of LSD

De la découverte de ses puissants effets par Albert Hofmann en 1943 à sa mise hors-la-loi à la fin des années 60, ce reportage très soigné éclaire les hauts et les bas de cette substance si controversée. Les psychiatres découvrent ses vertus, Huxley les porte à l’attention du public, Leary se charge de la propagation maximale de son usage, Ken Kesey en distribue dans son fameux "punch électrique". Au-delà de cette histoire des célébrités, Whitby s’emploie à faire comprendre pourquoi le LSD a fait l’objet d’une telle ferveur. Dans un style visuel et élégant, il en explique les effets, les plus spectaculaires comme les plus subtils. Il donne aussi la parole à des acteurs moins célèbres de la petite histoire psychédélique : d’anciens hippies friands d’acide, un député britannique qui avait pris de la mescaline devant les caméras de la BBC (émission jamais diffusée), des participants à l’expérience du Vendredi saint. Présenté en deux parties distinctes (grandeur et décadence), "The beyond within" (L’au-delà intérieur) évite élégamment les images cent fois resassées.

Le 10 février, John Howarth, directeur de la photographie de "The beyond within", viendra présenter le film et répondre aux questions à la suite de la projection.

10.02 > 20:00 + 19.02 > 18:00
Les champignons hallucinogènes du Mexique

Direction l’Université ou le Musée d’Histoire naturelle de Paris, pour un film scientifique. Un documentaire pour tout savoir ou presque. Il s’agit de s’asseoir et d’écouter, d’ouvrir grand les yeux sur les cartes et autres illustrations, d’écouter la voix berçante d’un professeur... En deux parties possibles, l’une relate le voyage réalisé par le mycologue Roger Heim au Mexique au milieu des années 60, l’autres des expériences qu’il a réalisé ultérieurement sur des cobayes humains soumis à l’ingestion de champignons. Ce film, qui n’a jamais été diffusé en salle, nous montre à quel point un chercheur, qui est un des plus grands spécialistes de son temps sur les champignons hallucinogènes et autres, a pu vivre cette expérience avec une surprenante distance. Comment il est possible de rester dans un carcan scientifique alors que toutes ces études parlent de degrés différents de conscience. C’est un film d’époque, retrouvé au fond d’un petit placard d’une fondation parisienne, une épopée que l’on ne pourrait vous raconter sans que vous pensiez qu’on vous ment. Plus qu’un simple reportage sur les champignons, tout y passe, le statut professoral, la vision coloniale, le systeme patriarcal... Un parcours dans le passé, dans notre passé, où la caméra sert de miroir. Un film d’époque. Une vision.

12.02 > 20:00
Carte blanche Light Cone

Ce programme propose un panorama de films expérimentaux contemporains s’intéressant à la fabuleuse diversité et à la fascinante beauté de l’univers végétal. L’incroyable richesse du règne végétal et de ses formes qui se déploient avec une infinie variété, demeure une source d’inspiration éternelle pour de nombreux artistes, des impressionnistes à l’art nouveau en passant par le land art. Fleurs, arbres, champs, mousse, lichens deviennent autant de motifs dont s’emparent chacun à leur manière et avec leur sensibilité propre les cinéastes afin de composer des palettes filmiques étonnantes débouchant sur de magnifiques tableaux animés.

Créée en 1982 par deux cinéastes, Yann Beauvais et Miles McKane, Light Cone est une association dont le but est la distribution, la promotion et la sauvegarde du cinéma expérimental en France et à l’étranger. Sa vocation première est d’offrir la possibilité de louer des films expérimentaux à différentes structures culturelles de diffusion telles qu’associations, cinémas, musées, universités, galeries et festivals. Afin d’assurer cette mission, Light Cone s’est constituée en coopérative de cinéastes garantissant aux auteurs la propriété des supports comme des droits des œuvres déposées en vue d’une distribution. A ce jour, Light Cone distribue plus de 2700 films (copies super-8, 35mm et surtout 16mm, ainsi que vidéos et de l’expanded cinema) réalisés de 1905 à nos jours par plus de 500 cinéastes. L’association prend également en charge la diffusion de ce cinéma par le biais de projections régulières à Paris, de publications et de coproductions de cycles. Elle dispose également d’un centre de documentation ouvert aux étudiants, chercheurs et programmateurs.

18.02 > 20:00
Space Lab

+ Les champignons hallucinogènes

Ralf Breier & Claudia Kuhland, 2001, DE, video, vt fr 41'

A history of the sometimes conflictual history of the relationship between magic mushrooms and mankind. From sacred fungus to party drug through medicinal uses, ancient and future.

+ Psychedelic science

Bill Eagles, 1997, GB, video, vo st fr, 47'

A review of the scientific interest and research elicited by psychedelics since the appearance of LSD. Mass consumption made legislation turn prohibitive, but new pioneers are challenging the status quo.

On Jan 20, Valerie Mojeiko will talk about the Multidisciplinary Association for Psychedelic Studies and its work. www.maps.org

20.01 > 19:00 + 12.02 > 18:00
Les champignons hallucinogènes

A history of the sometimes conflictual history of the relationship between magic mushrooms and mankind. From sacred fungus to party drug through medicinal uses, ancient and future.


Psychedelic science

A review of the scientific interest and research elicited by psychedelics since the appearance of LSD. Mass consumption made legislation turn prohibitive, but new pioneers are challenging the status quo.


Soirée désintox

+ Ibogaine, Rite of Passage

Ben De Loenen, 2004, NL, video, vo ang st fr, 50'

The active ingredient of and African rootbark is a radical remedy against addiction. Strangely, it is also illegal. Why wouldn’t the industry be interested in a simple and cheap medicine against this heavy burden on society ?

+ Takiwasi, la maison qui chante

Olivier Taymans & Irvic D'Olivier, 2005, FR, audio, 48'

A radio documentary about an unusual drug rehab centre in Peru that uses the hallucinogenic brew ayahuasca, a traditional Amazonian medicine, as its main tool for detoxication.

A discussion will follow with four guests from the drug rehab field.

+ Jungle trip

Gavin Searle, 2001, GB, video, vo st fr, 49'

Actor and psychonaut Piers Gibbon sets out for the rainforest to find a psychoactive plant. His quest for the shrub takes on epic aspects and swiftly turns into anxious introspection into his own personality.

21.01 > 20:00
Ibogaine, Rite of Passage

The active ingredient of and African rootbark is a radical remedy against addiction. Strangely, it is also illegal. Why wouldn’t the industry be interested in a simple and cheap medicine against this heavy burden on society ?


Takiwasi, la maison qui chante

A radio documentary about an unusual drug rehab centre in Peru that uses the hallucinogenic brew ayahuasca, a traditional Amazonian medicine, as its main tool for detoxication.


Jungle trip

Actor and psychonaut Piers Gibbon sets out for the rainforest to find a psychoactive plant. His quest for the shrub takes on epic aspects and swiftly turns into anxious introspection into his own personality.


Ayahuasca et confidences

+ The Night of the Liana

Glenn Switkes, 2003, BR, video, vo st fr, 45'

Anthropologist Jeremy Narby takes three molecular biologists to the Amazon in order to verify if ayahuasca visions really offer insights into the realm of infinitely small organisms. The answers they get are amazingly precise.

+ Shamans of the Amazon

Dean Jefferys, 2003, video, vo st fr, 52'

A reflection on the political aspects of the worldwide rise of interest into ayahuasca shamanism. Do we have the right to alter our consciousness ? Why the war on drugs ? What will become of the Amazon region with oil companies rushing in ? And other disturbing questions.

17.02 > 20:00
The Night of the Liana

Anthropologist Jeremy Narby takes three molecular biologists to the Amazon in order to verify if ayahuasca visions really offer insights into the realm of infinitely small organisms. The answers they get are amazingly precise.


Shamans of the Amazon

A reflection on the political aspects of the worldwide rise of interest into ayahuasca shamanism. Do we have the right to alter our consciousness ? Why the war on drugs ? What will become of the Amazon region with oil companies rushing in ? And other disturbing questions.


The Merry Pranksters

A multicolored school bus takes author Ken Kesey and his LSD-drenched bunch « furthur » to the Eastof the US, scattering flowers and outrage throughout the country. Luckily, Kesey had taken along his camera.

+ Social seminar : Tom

Peter Schnitzler, 1972, US, video, vo st fr, 18'

Strangely sympathetic film commissioned by the NIMH about Tom, an archetypal hippie from back in the day. He likes psychoactive plants more than money and work, and explains what psychedelics have meant and still mean to him.

26.01 > 20:00
Social seminar : Tom

Strangely sympathetic film commissioned by the NIMH about Tom, an archetypal hippie from back in the day. He likes psychoactive plants more than money and work, and explains what psychedelics have meant and still mean to him.


Images du monde visionnaire

Poet Henri Michaux and scientific filmmaker Eric Duvivier team up for an attempt at reproducing the visual aspects of the effects of mescaline and haschisch.


Los Pascoleros - Tarahumaras 85

Raymonde Carasco follows the trail of Antonin Artaud in Tarahumara country. This part portrays the Easter rituals of this Mexican tribe.


Ciguri 99 - Le dernier Chaman

The words of the last of the Tarahumara shamans alternate with Artaud’s texts about Ciguri, the higher plane of consciousness they access through peyote rituals.

Raymonde Carasco will meet the audience after the screening.

28.01 > 20:00
Begrijpt u nu waarom ik huil ? vous comprenez maintenant pourquoi je pleure

Semi-educational film about the work of world famous Dutch psychiatrist Jan Bastiaans with survivors from the Nazi camps in WWII. Bastiaans used LSD to weaken his patients" resistance against talking about their traumas. The film portrays one particular patient. Although not miraculous, the therapy seems to help a lot.

29.01 > 20:00 + 10.02 > 22:00
Drug me

+ Bad trip to Edgewood

Michael Bilton, 1993, GB, video, vo st fr, 49'

Insane experiments with extremely powerful mind-altering substances were carried out by the US Army and the CIA on unwitting human subjects. Drills on acid are fun to watch, but we also get to see traumatised privates struggling with nightmared decades after the fact.

+ LSD 25

David W. Parker, 1967, US, 16mm, vo 22'

Who knows better about LSD than LSD itself ? The substance puports to bust myths and teach facts about itself, but governmental bias lurks behind every frame.

+ LSD a go go

Scott Calonico, 2003, US, video, vo st fr, 10'

The Olson case, named after an army scientist who fell 10 storeys down to his death days after having been dosed with LSD by CIA operatives, is set out against a selection of drug scare fragments from the same period. Official stand and real life practice are slightly different.

04.02 > 18:00 + 17.02 > 20:00
Bad trip to Edgewood

Insane experiments with extremely powerful mind-altering substances were carried out by the US Army and the CIA on unwitting human subjects. Drills on acid are fun to watch, but we also get to see traumatised privates struggling with nightmared decades after the fact.


LSD 25

Who knows better about LSD than LSD itself ? The substance puports to bust myths and teach facts about itself, but governmental bias lurks behind every frame.


LSD a go go

The Olson case, named after an army scientist who fell 10 storeys down to his death days after having been dosed with LSD by CIA operatives, is set out against a selection of drug scare fragments from the same period. Official stand and real life practice are slightly different.


Drug Scare Spook Show / Jack Stevenson

Our buddy Jack Stevenon shows off his fine collection of unique bits and pieces of drug-related films. The combination of dry wit and ludicrous propaganda never fails to amuse.

04.02 > 20:00
Dangerous Mini Trips

+ LSD : insight or insanity ?

Max Miller, 1968, US, 16mm, vo 15'

The true dangers of LSD objectively and honestly exposed by government appointed doctors. Don’t believe anything else !

+ Visa de censure n°X

Pierre Clementi, 1967, FR, video, vo fr 44'

A radical experiment in pictures and sound, uncompromising stuff by underground filmmaker Clementi. When film and experience merge.

+ Lucifer Rising

Kenneth Anger, 1966-80, US, 16mm, sans dial, 28'

+ Invocation to my Demon Brother

Kenneth Anger, 1966-69, US, 16mm, sans dial, 11'

After the first copy of Lucifer Rising was stolen by one of the actors, several different versions saw the light under two different titles. Pretty metaphysical stuff anyway, it’s Kenneth Anger after all.

05.02 > 18:00 + 11.02 > 20:00
LSD : insight or insanity ?

The true dangers of LSD objectively and honestly exposed by government appointed doctors. Don’t believe anything else !


Visa de censure n°X

A radical experiment in pictures and sound, uncompromising stuff by underground filmmaker Clementi. When film and experience merge.


Lucifer Rising
Invocation to my Demon Brother

After the first copy of Lucifer Rising was stolen by one of the actors, several different versions saw the light under two different titles. Pretty metaphysical stuff anyway, it’s Kenneth Anger after all.


Les champignons hallucinogénes du Mexique

This is how science looked at psychoactive substances more than 40 years ago : with a distant and academic interest, prepared to take the experience but not to let it alter anything. Rare film about the work of Roger Heim, the renowned French expert on psychoactive and other mushrooms.

12.02 > 20:00
Carte blanche Light Cone

This collective is dedicated to promote, distribute and preserve experimental films, from the early days up until tomorrow. They"ll use their wild card on this program to show us unusual animated pictures from the kingdom of plants.

18.02 > 20:00
Space Lab

+ Les champignons hallucinogènes [Mushroom Man]

Ralf Breier & Claudia Kuhland, 2001, DE, video, vt fr 41'

De relatie tussen mens en hallucinogene paddestoelen gaat terug tot in lang vervlogen tijden. Van Siberië tot Mexico hebben talloze culturen ze in hun rituelen geïntegreerd. Vanaf de Conquista zette de Mexicaanse cultus van de teonanacátl zich ondergronds voort, vooraleer hij in de jaren 50 herontdekt werd door R. Gordon Wasson bij de genezeres Maria Sabina. In Nepal integreren sjamanen de magische paddestoelen nog steeds in de voorbereiding van hun rituelen. De voorouderlijke ceremonieën waarbij de paddestoelen toegang geven tot het goddelijke, vinden vandaag hun weerklank in het Westen.

+ Psychedelic science

Bill Eagles, 1997, GB, video, vo st fr, 47'

Nog voor LSD de schandaalpers haalde in de jaren 60, was het de vaandeldrager van een aantal veelbelovende middelen in de psychiatrie : de hallucinogenen. Maar volgens psychiater Stanislav Grof zou het introduceren van de psychedelische middelen in de psychiatrische praktijk niet minder dan een Copernicaanse revolutie vereisen. Velen haalden dan ook opgelucht adem toen de hallucinogenen in 1966 verboden werden. Dit werkte de illegale consumptie alleen maar in de hand, wat overigens niet zelden de creativiteit van de gebruikers stimuleerde. Het onderzoek en de psychedelische therapie daarentegen werd prompt een halt toegeroepen. Het duurde tot het begin van de jaren 90 vooraleer enkele psychiaters het werk hierrond hervatten. Sindsdien schrijdt de revolutie met trage passen vooruit, hoewel duidelijk vooruitgang op te tekenen valt met diverse substanties als psilocybine, ibogaïne, ketamine en MDMA.

*Na afloop van de voorstelling van 20 januari zal Valerie Mojeiko de vereniging MAPS waarvoor ze werkt voorstellen, en vragen vanuit het publiek omtrent het wetenschappelijk onderzoek rond hallucinogenen beantwoorden. MAPS (Multidisciplinary Association for Psychedelic Studies) is een Amerikaanse vereniging die het onderzoek rond de medische en spirituele mogelijkheden van hallucinogenen en cannabis wil stimuleren. MAPS ondersteunt onderzoekers in het opstellen en uitvoeren van projecten, verleent financiële steun en geeft informatie rond de resultaten van het psychedelisch onderzoek in het algemeen.

www.maps.org*

20.01 > 19:00 + 12.02 > 18:00
Les champignons hallucinogènes Mushroom Man

De relatie tussen mens en hallucinogene paddestoelen gaat terug tot in lang vervlogen tijden. Van Siberië tot Mexico hebben talloze culturen ze in hun rituelen geïntegreerd. Vanaf de Conquista zette de Mexicaanse cultus van de teonanacátl zich ondergronds voort, vooraleer hij in de jaren 50 herontdekt werd door R. Gordon Wasson bij de genezeres Maria Sabina. In Nepal integreren sjamanen de magische paddestoelen nog steeds in de voorbereiding van hun rituelen. De voorouderlijke ceremonieën waarbij de paddestoelen toegang geven tot het goddelijke, vinden vandaag hun weerklank in het Westen.


Psychedelic science

Nog voor LSD de schandaalpers haalde in de jaren 60, was het de vaandeldrager van een aantal veelbelovende middelen in de psychiatrie : de hallucinogenen. Maar volgens psychiater Stanislav Grof zou het introduceren van de psychedelische middelen in de psychiatrische praktijk niet minder dan een Copernicaanse revolutie vereisen. Velen haalden dan ook opgelucht adem toen de hallucinogenen in 1966 verboden werden. Dit werkte de illegale consumptie alleen maar in de hand, wat overigens niet zelden de creativiteit van de gebruikers stimuleerde. Het onderzoek en de psychedelische therapie daarentegen werd prompt een halt toegeroepen. Het duurde tot het begin van de jaren 90 vooraleer enkele psychiaters het werk hierrond hervatten. Sindsdien schrijdt de revolutie met trage passen vooruit, hoewel duidelijk vooruitgang op te tekenen valt met diverse substanties als psilocybine, ibogaïne, ketamine en MDMA.


Afkickavond

Wij stellen u een volledig programma voor over de ontwenningsmethodes die beroep doen op zogenaamde hallucinogene middelen. Na de vertoning van « Takiwasi, la maison qui chante » en « Ibogaine, rite of passage », snijden we een discussie aan met vier sprekers :

- Jacques Mabit, geneesheer en oprichter van het Takiwasi-centrum in Peru ;

- Ben De Loenen, regisseur van « Ibogaine, rite of passage » ;

- Maurizio Ferrara, klinisch psycholoog en coördinator van de vereniging Infor-Drogues ;

- Serge Zombek, psychiater, verantwoordelijke voor de medisch-psychiatrische dienst van het UMC Sint-Pieter, en voorzitter van de FEDITO (een koepel van verenigingen van toxicomanen).

Jacques Mabit en Ben De Loenen zullen vooreerst antwoord geven op de vragen die de reportages oproepen, en brengen vervolgens de discussie op gang rond de therapeutische mogelijkheden van hallucinogenen bij het afkicken.

+ Ibogaine, Rite of Passage

Ben De Loenen, 2004, NL, video, vo ang st fr, 50'

Na de scheiding van haar ouders is Ruth serieus aan de dope geraakt. Enkele helse jaren later wil ze definitief stoppen. Voor Cy, een jonge vader en al elf jaar verslaafd, is afkicken is een zware opgave. Net als Ruth volgt hij een ontwenningskuur met ibogaïne, een efficiënte remedie, maar ... illegaal. Ibogaïne is een actieve stof die gewonnen wordt uit de wortels van een Afrikaanse plant die in Gabon groeit. Traditioneel werd het "heilig hout", dat uitermate hallucinogeen is, gebruikt bij de inwijdings- en genezingsriten van het Bwiti-geloof, maar in de jaren 60 (her)ontdekte Howard Lotsof - in de waan een nieuwe drug te proberen - de ontwenningseigenschappen van deze psychoactieve stof. Sindsdien tracht hij tevergeefs ibogaïne als medische behandeling ingang te doen vinden in de strijd tegen het enorme probleem van verslaving in het Westen. Overheid en farmaceutische industrie vertonen geen interesse in deze eenvoudige en goedkope ontwenningskuur.

+ Takiswasi, la maison qui chante

Olivier Taymans & Irvic D'Olivier, 2005, FR, audio, 48'

Deze ene keer is het aan de toeschouwers om de beelden te bedenken. Deze radioreportage vertelt het verhaal van patiënten in het Peruaanse ontwenningscentrum Takiwasi ("Het zingende huis", in de quechua taal) dat er vrij ongewone methoden op nahoudt. De patiënten worden behandeld door de traditionele geneeskunde uit het Amazonegebied. De patiënten nodigen ons uit om de cruciale momenten van de kuur bij te wonen : innemen van zuiverende braakmiddelen, ayahuasca-sessies en geïsoleerd in het woud diëten. Vooral de ayahuasca zet de patiënten oog in oog met de paradoxen die ze meeslepen. Een originele benadering van verslaving, en eigenlijk van het begrip geneeskunde zelf.

+ Jungle trip

Gavin Searle, 2001, GB, video, vo st fr, 49'

Piers Gibbon is acteur en presentator, en heeft interesse voor hallucinogenen. Voor de Koninklijke botanische tuinen van Kew in Engeland zou hij maar al te graag een levend exemplaar van de chacruna uit Peru terugbrengen, een plant waarmee ayahuasca, het fameuze visionaire brouwsel uit de Amazone, wordt samengesteld. Als hij daarin slaagt, zal zijn naam vermeld worden op het identificatieplaatje ! Tijdens zijn expeditie in Peru ontmoet hij genezers die er diverse methodes op nahouden. Naast de alomtegenwoordige ayahuasca, zijn er de meer exotische en fysische ervaringen, zoals het kikkergif dat men op brandwonden smeert, het tabakssap dat men in de neusgaten spuit, de kastijding met brandnetels... Beetje bij beetje verdwijnt het plantenonderzoek enigszins naar de achtergrond en schenkt Piers, op aanraden van de mensen die zijn pad kruisen, meer aandacht aan persoonlijke vragen. Is hij eerlijk genoeg met zichzelf voor dit soort ervaringen ? Is zijn aanwezigheid ginds niet gemotiveerd vanuit een hang naar ophemeling en een roemrijke thuiskomst met een mooie film ? Een sjamaan beslist om zich serieus met zijn geval bezig te houden...

17.02 > 22:00 21.01 > 20:00
Ibogaine, Rite of Passage

Na de scheiding van haar ouders is Ruth serieus aan de dope geraakt. Enkele helse jaren later wil ze definitief stoppen. Voor Cy, een jonge vader en al elf jaar verslaafd, is afkicken is een zware opgave. Net als Ruth volgt hij een ontwenningskuur met ibogaïne, een efficiënte remedie, maar ... illegaal. Ibogaïne is een actieve stof die gewonnen wordt uit de wortels van een Afrikaanse plant die in Gabon groeit. Traditioneel werd het "heilig hout", dat uitermate hallucinogeen is, gebruikt bij de inwijdings- en genezingsriten van het Bwiti-geloof, maar in de jaren 60 (her)ontdekte Howard Lotsof - in de waan een nieuwe drug te proberen - de ontwenningseigenschappen van deze psychoactieve stof. Sindsdien tracht hij tevergeefs ibogaïne als medische behandeling ingang te doen vinden in de strijd tegen het enorme probleem van verslaving in het Westen. Overheid en farmaceutische industrie vertonen geen interesse in deze eenvoudige en goedkope ontwenningskuur.


Takiswasi, la maison qui chante

Deze ene keer is het aan de toeschouwers om de beelden te bedenken. Deze radioreportage vertelt het verhaal van patiënten in het Peruaanse ontwenningscentrum Takiwasi ("Het zingende huis", in de quechua taal) dat er vrij ongewone methoden op nahoudt. De patiënten worden behandeld door de traditionele geneeskunde uit het Amazonegebied. De patiënten nodigen ons uit om de cruciale momenten van de kuur bij te wonen : innemen van zuiverende braakmiddelen, ayahuasca-sessies en geïsoleerd in het woud diëten. Vooral de ayahuasca zet de patiënten oog in oog met de paradoxen die ze meeslepen. Een originele benadering van verslaving, en eigenlijk van het begrip geneeskunde zelf.


Jungle trip

Piers Gibbon is acteur en presentator, en heeft interesse voor hallucinogenen. Voor de Koninklijke botanische tuinen van Kew in Engeland zou hij maar al te graag een levend exemplaar van de chacruna uit Peru terugbrengen, een plant waarmee ayahuasca, het fameuze visionaire brouwsel uit de Amazone, wordt samengesteld. Als hij daarin slaagt, zal zijn naam vermeld worden op het identificatieplaatje ! Tijdens zijn expeditie in Peru ontmoet hij genezers die er diverse methodes op nahouden. Naast de alomtegenwoordige ayahuasca, zijn er de meer exotische en fysische ervaringen, zoals het kikkergif dat men op brandwonden smeert, het tabakssap dat men in de neusgaten spuit, de kastijding met brandnetels... Beetje bij beetje verdwijnt het plantenonderzoek enigszins naar de achtergrond en schenkt Piers, op aanraden van de mensen die zijn pad kruisen, meer aandacht aan persoonlijke vragen. Is hij eerlijk genoeg met zichzelf voor dit soort ervaringen ? Is zijn aanwezigheid ginds niet gemotiveerd vanuit een hang naar ophemeling en een roemrijke thuiskomst met een mooie film ? Een sjamaan beslist om zich serieus met zijn geval bezig te houden...


Ayahuasca & confidenties

+ The Night of the Liana

Glenn Switkes, 2003, BR, video, vo st fr, 45'

Jeremy Narby zoekt naar een link tussen microbiologie en sjamanisme in de Amazone. De gekleurde verstrengelde slangen, die zoveel terugkomen in de ayahuasca-visioenen, zouden overeenkomen met de dubbele spiraal van het DNA. Narby neemt drie moleculair biologen mee naar het Amazonewoud om er te discussiëren met de sjamanen en deel te nemen aan ayahuasca-sessies. Op sommige vragen krijgen de onderzoekers een antwoord. Wetenschappers en sjamanen, spreken ze misschien over hetzelfde, maar een verschillende taal ?

*Shamans of the Amazon
Dean Jefferys, Australia, 200 ?, Dvcam, vo st fr / ov fr ond, 52’*
Ondanks de titel, gaat het hier voornamelijk over de politieke vragen die de herontdekking van het Sjamanisme en de verspreiding ervan oproept. Wat is de toekomst van het Amazonegebied in de klauwen van de oliemaatschappijen ? Kan men ayahuasca verbieden terwijl dit het centrale sacrament is van opkomende religies ? Wat wil de oorlog tegen drugs ? Heeft men vrij beschikkingsrecht over lichaam en geest ? Een persoonlijk onderzoek op het kruispunt tussen sjamanisme, new age en politiek.

17.02 > 20:00 22.01 > 20:00 + 11.02 > 18:00
The Night of the Liana

Jeremy Narby zoekt naar een link tussen microbiologie en sjamanisme in de Amazone. De gekleurde verstrengelde slangen, die zoveel terugkomen in de ayahuasca-visioenen, zouden overeenkomen met de dubbele spiraal van het DNA. Narby neemt drie moleculair biologen mee naar het Amazonewoud om er te discussiëren met de sjamanen en deel te nemen aan ayahuasca-sessies. Op sommige vragen krijgen de onderzoekers een antwoord. Wetenschappers en sjamanen, spreken ze misschien over hetzelfde, maar een verschillende taal ?


The Merry Pranksters

Ken Kesey is de auteur van de roman "One Flew Over the Cuckoo’s Nest" en co-organisator van het Acid Test festival. Hij ligt aan de basis van de reizen met de "Furthur", een bizar geschilderde bus met achteraan de waarschuwing : "Caution, weird load" (opgepast, bizarre lading). Deze "magische bus" wordt bewoond door een onwaarschijnlijke groep, de "Merry Pranksters". De bus toert door de V.S. gedreven door muziek en mystieke ervaringen. Tijdens deze zwerftocht bestookt Kesey met zijn camera zijn compagnons die goed doordrongen zijn met LSD. De FBI maakt een einde aan deze tocht die volgens Kesey enkel en alleen de bedoeling had de wereld te redden van haar veel te statische regels.

+ Social seminar : Tom

Peter Schnitzler, 1972, US, video, vo st fr, 18'

Tom is een vriendelijke hippie die meer houdt van surf en psychedelische reizen dan van geld en werken. Wanneer hij niet voor zijn pottenbakkerschijf staat, slikt hij peyotl alvorens met zijn vrienden de bossen in te trekken om er een potje te gaan filosoferen. Dit educatief filmpje staat lijnrecht tegenover de gebruikelijke hysterische propaganda over drugs. Hoewel deze film in opdracht van het Nationale Instituut voor geestesgezondheid werd gemaakt, kan men zich de vraag stellen of ontrading wel de hoofdbedoeling was.

26.01 > 20:00
Social seminar : Tom

Tom is een vriendelijke hippie die meer houdt van surf en psychedelische reizen dan van geld en werken. Wanneer hij niet voor zijn pottenbakkerschijf staat, slikt hij peyotl alvorens met zijn vrienden de bossen in te trekken om er een potje te gaan filosoferen. Dit educatief filmpje staat lijnrecht tegenover de gebruikelijke hysterische propaganda over drugs. Hoewel deze film in opdracht van het Nationale Instituut voor geestesgezondheid werd gemaakt, kan men zich de vraag stellen of ontrading wel de hoofdbedoeling was.


Images du monde visionnaire

"Hier vind je een antwoord uit India op drugs. Als drugs opening is, als het laat zien, dan is het een etappe. Zelfs opwindend, bovenmenselijk, is Drugs een heroriëntatie van het bewustzijn. Eerste etappe van een manipulatie. Ascese is de volgende." (Henri Michaux).
Eric Duvivier, gespecialiseerd in wetenschappelijke documentaires voor het filmarchief van de Sandoz-laboratoria (waar voor het eerst LSD werd gefabriceerd), maakte samen met kunstenaar Henri Michaux een film over de zintuiglijke veranderingen veroorzaakt door hallucinogenen zoals mescaline. Tekeningen en visuele effecten (ietwat verouderd ondertussen !) tonen de beelden van de visionaire wereld die verschijnen onder invloed van hallucinogene middelen en die gegrift stonden in het geheugen van Michaux.


Los Pascoleros - Tarahumaras 85

Deze film werd in het Mexicaanse dorpje Norogachic gemaakt naar aanleiding van het Paasfeest in 1985, tijdens de voorbereiding van het passiespel. Deze in onbruik geraakte traditie kon je nog in al haar pracht bewonderen in de film "Los Pintos, Tarahumaras 82". Drie categorieën dansers herkent men aan hun respectievelijke lichaamsbeschildering : de "fariseos", de "pintos" en de "pascoleros". De geheime initiatieriten van de "pascoleros" vormen de kern van de film. Dag en nacht wisselen elkaar af in felle kleuren en zwartwitbeelden : een soort transpositie van Artauds schriftuur.


Ciguri 99 - Le dernier Chaman

"Ciguri 99" is het derde luik van een cyclus over de Ciguri-route, de ultieme halte van Antonin Artaud bij de Tarahumara-indianen. Het ritme van de film, een initiatie in de Ciguri-rituelen, wordt grotendeels bepaald door het woord van de sjamaan, de laatste in zijn soort. Op die manier krijg je een goed beeld van wat Artaud noemt "het nachtelijke ritueel van zelfopheffing en mysterieuze reïntegratie, het niveau waar het bewustzijn van alledag niet bij kan". Jean Rouch leest de tekst "De peyotl-rituelen van de Tarahumara’s", terwijl Raymonde Carasco de woorden van de laatste sjamaan voordraagt. Door deze mengeling van poëzie en hedendaagse etnografie vangen we een glimp op van dat andere bewustzijnsniveau dat de Tarahumara’s "Ciguri" noemen.

28.01 > 20:00
Chasing a Good Day to Die

Paul Larsen heeft tevergeefs alle conventionele therapieën geprobeerd om de depressie van zijn 15-jarige zoon Erik op te lossen. De wanhoop nabij besluit hij zijn zoon mee te nemen naar een Indiaanse sjamaan uit een naburig reservaat. Tot zijn verwondering treft hij er normale, maar door ongeluk getroffen mensen aan. Hij vormt er geen uitzondering en ligt ook in de clinch met oude demonen. Doorheen peyotlceremonies en zweethutsessies leert Paul dat de depressie van zijn zoon sinds generaties in de familie verankerd zit en dat hij diegene is die de cyclus moet doorbreken. De regisseur van deze uitermate intieme biografie geeft zich emotioneel en spiritueel bloot. Het feit dat veel over God wordt uitgeweid neemt niet weg dat de film op een rake manier de transgenerationele psychologische mechanismen schetst en daarbij een "way out" suggereert.

29.01 > 18:00 + 09.02 > 22:00
Begrijpt u nu waarom ik huil ?

Jan Bastiaans, ongetwijfeld de beroemdste Nederlandse psychiater, specialiseerde zich in de behandeling van overlevenden uit de nazi-kampen. Ontgoocheld over de povere resultaten die de klassieke therapieën opleverden, ging hij vanaf 1961 LSD gebruiken tijdens zijn sessies. Zijn faam was dermate dat hij een uitzonderingsbehandeling kreeg toen LSD in 1966 verboden werd. "Begrijpt u nu waarom ik huil ?" volgt een oud verzetsstrijder die een reeks kampen overleefde, maar er een obsessief traumatisme als prijs voor betaalde. Ondanks zijn waardigheid en luciditeit die respect afdwingen, kan hij deze donkere episode niet te boven komen.

De film, pedagogisch materiaal voor psychiatriestudenten, vangt aan in een academische stijl om vervolgens de eerste LSD-sessie van de verzetsman te volgen. Zonder mirakels op te leveren, blijkt de therapie efficiënt : na drie jaar en vijf LSD-sessies, vindt hij een aanvaardbaar leven terug, al blijft het gewicht van het verleden overheersen.

29.01 > 20:00 + 10.02 > 22:00
Ibogaine, Rite of Passage

Na de scheiding van haar ouders is Ruth serieus aan de dope geraakt. Enkele helse jaren later wil ze definitief stoppen. Voor Cy, een jonge vader en al elf jaar verslaafd, is afkicken is een zware opgave. Net als Ruth volgt hij een ontwenningskuur met ibogaïne, een efficiënte remedie, maar ... illegaal. Ibogaïne is een actieve stof die gewonnen wordt uit de wortels van een Afrikaanse plant die in Gabon groeit. Traditioneel werd het "heilig hout", dat uitermate hallucinogeen is, gebruikt bij de inwijdings- en genezingsriten van het Bwiti-geloof, maar in de jaren 60 (her)ontdekte Howard Lotsof - in de waan een nieuwe drug te proberen - de ontwenningseigenschappen van deze psychoactieve stof. Sindsdien tracht hij tevergeefs ibogaïne als medische behandeling ingang te doen vinden in de strijd tegen het enorme probleem van verslaving in het Westen. Overheid en farmaceutische industrie vertonen geen interesse in deze eenvoudige en goedkope ontwenningskuur.


Drug Me

+ Bad Trip to Edgewood

Michael Bilton, 1993, GB, video, vo st fr, 49'

Als wij het niet doen, zullen de Russen ons voor zijn. Tijdens de Koude Oorlog werd dit adagium gebruikt om de meest geschifte projecten te rechtvaardigen. Tussen 1955 en 1975 hoopten Amerikaanse generaals LSD en andere producten te gebruiken als chemisch wapen. De proefkonijnen lagen binnen handbereik : een soldaat wordt verondersteld zijn vaderland te dienen, toch ? Zeker van hun stuk, legden de onderzoekers alles op film vast. Onderwijl leren we ook hoe het leger, in het kader van hetzelfde project, in het allergrootste geheim experimenteerde met de verspreiding van virussen en bacteriën in de straten en metro’s van New York. Ook de burger moet zijn vaderland dienen...

+ LSD 25

David W. Parker, 1967, US, 16mm, vo 22'

« It’s time for the facts », zucht LSD, verteller van deze film, na het aanhoren van alle mogelijke en onmogelijke praatjes. Het hierop volgende feitenexposé is dan ook moeilijk te weerleggen aangezien LSD zelf aan het woord is. Wie kan het immers beter weten ?

+ LSD a go go

Scott Calonico, 2003, US, video, vo st fr, 10'

In de jaren vijftig beleefden de CIA-agenten veel lol tijdens hun geheime onderzoeken rond LSD. Zo konden ze het niet laten een druppel LSD in de koffie van een onoplettende collega te laten vallen, die enkele dagen later « zelfmoord » pleegde. Het verhaal van deze affaire wordt kruiselings gemonteerd met fragmenten van propaganda-films tegen LSD. Het contrast is ... hallucinant.

04.02 > 18:00 + 17.02 > 20:00
Bad Trip to Edgewood

Als wij het niet doen, zullen de Russen ons voor zijn. Tijdens de Koude Oorlog werd dit adagium gebruikt om de meest geschifte projecten te rechtvaardigen. Tussen 1955 en 1975 hoopten Amerikaanse generaals LSD en andere producten te gebruiken als chemisch wapen. De proefkonijnen lagen binnen handbereik : een soldaat wordt verondersteld zijn vaderland te dienen, toch ? Zeker van hun stuk, legden de onderzoekers alles op film vast. Onderwijl leren we ook hoe het leger, in het kader van hetzelfde project, in het allergrootste geheim experimenteerde met de verspreiding van virussen en bacteriën in de straten en metro’s van New York. Ook de burger moet zijn vaderland dienen...


LSD 25

« It’s time for the facts », zucht LSD, verteller van deze film, na het aanhoren van alle mogelijke en onmogelijke praatjes. Het hierop volgende feitenexposé is dan ook moeilijk te weerleggen aangezien LSD zelf aan het woord is. Wie kan het immers beter weten ?


LSD a go go

In de jaren vijftig beleefden de CIA-agenten veel lol tijdens hun geheime onderzoeken rond LSD. Zo konden ze het niet laten een druppel LSD in de koffie van een onoplettende collega te laten vallen, die enkele dagen later « zelfmoord » pleegde. Het verhaal van deze affaire wordt kruiselings gemonteerd met fragmenten van propaganda-films tegen LSD. Het contrast is ... hallucinant.


Drug Scare Show / Jack Stevenson

We steken niet onder stoelen of banken dat we hem hier graag zien in Nova. Jack Stevenson is Amerikaans staatsburger, inwoner van Denemarken, verzamelaar, distributeur en geletterd man. Het is een echt geheel van cinematografische cultuur dat hij bewaart, bestudeert, verdedigt en bezielt. Een zeer speciale vertoning waarbij films een andere vorm aannemen.

Vanavond is hij bij ons met een verbazingwekkend programma dat al het mogelijke in zich verenigt : kortfilms, trailers, pedagogische films die direct voortgekomen zijn uit de grote wereldmachten. Een reis door de geschiedenis van drugspreventie. Een animatiefilm, een show met een sjamaan van de alternatieve, om niet te zeggen illegale, cinema. Om telkens weer opnieuw te bekijken, want niemand weet of de films nog een keer te zien zullen zijn !

04.02 > 20:00
Dangerous Mini Trips

+ LSD : insight or insanity ?

Max Miller, 1968, US, 16mm, vo 15'

Ah ! De jongeren van 1968. Ze wisten best dat LSD zeer gevaarlijk is, dat het de chromosomen beschadigt, dat het aanzet tot krankzinnigheid en zelfmoord. Desondanks vonden ze de drug "cool". Gelukkig heeft een groep briljante doktoren meegewerkt aan deze rigoureuze en objectieve film met als doel voor eens en altijd de misverstanden die rondom LSD bestaan op te helderen. En kom nu niet zeggen dat je van niets wist !

+ Lucifer Rising

Kenneth Anger, 1966-80, US, 16mm, sans dial, 28'

+ Invocation to my Demon Brother

Kenneth Anger, 1966-69, US, 16mm, sans dial, 11'

"Lucifer rising", een storm aan beelden van Indische filosofie, boeddhisme en magie, heeft verschillende eindversies gekend. Eerst was er de versie uit 1966, die gestolen werd door één van de acteurs van de film, Bobby Beausoleil (die later lid werd van de beruchte Manson Family). Het project werd in een nieuw jasje gestoken in de jaren ’70 en kwam uiteindelijk officieel uit in 1980. In de tussentijd vond Anger enkele gestolen fragmenten terug en monteerde ze terug in de film. Mick Jagger (Rolling Stones) heeft de soundtrack verzorgd : minimalistisch, repetitief en elektronisch. Het resultaat ’’Invocation To My Demon Brother" komt uit in 1969 en blijft zonder twijfel de meest metafysische film.

+ Visa de censure

Pierre Clementi, 1967, FR, video, vo fr 44'

In deze experimentele film, een overaanbod aan speciale effecten en kleurrijke psychedelische pulsies, dienen de fotogrammen als illustraties voor een zoektocht op rockmuziek.
Pierre Clementi, mythisch undergroundfiguur en zelf liefhebber van psychedelica, slaat met elk beeld een radicale weg in. Instant-cinema waarin de dialogen in de muziek zitten, met een directe montage terwijl de muziek live gespeeld werd.

05.02 > 18:00 + 11.02 > 20:00
LSD : insight or insanity ?

Ah ! De jongeren van 1968. Ze wisten best dat LSD zeer gevaarlijk is, dat het de chromosomen beschadigt, dat het aanzet tot krankzinnigheid en zelfmoord. Desondanks vonden ze de drug "cool". Gelukkig heeft een groep briljante doktoren meegewerkt aan deze rigoureuze en objectieve film met als doel voor eens en altijd de misverstanden die rondom LSD bestaan op te helderen. En kom nu niet zeggen dat je van niets wist !


Lucifer Rising
Invocation to my Demon Brother

"Lucifer rising", een storm aan beelden van Indische filosofie, boeddhisme en magie, heeft verschillende eindversies gekend. Eerst was er de versie uit 1966, die gestolen werd door één van de acteurs van de film, Bobby Beausoleil (die later lid werd van de beruchte Manson Family). Het project werd in een nieuw jasje gestoken in de jaren ’70 en kwam uiteindelijk officieel uit in 1980. In de tussentijd vond Anger enkele gestolen fragmenten terug en monteerde ze terug in de film. Mick Jagger (Rolling Stones) heeft de soundtrack verzorgd : minimalistisch, repetitief en elektronisch. Het resultaat ’’Invocation To My Demon Brother" komt uit in 1969 en blijft zonder twijfel de meest metafysische film.


Visa de censure

In deze experimentele film, een overaanbod aan speciale effecten en kleurrijke psychedelische pulsies, dienen de fotogrammen als illustraties voor een zoektocht op rockmuziek.
Pierre Clementi, mythisch undergroundfiguur en zelf liefhebber van psychedelica, slaat met elk beeld een radicale weg in. Instant-cinema waarin de dialogen in de muziek zitten, met een directe montage terwijl de muziek live gespeeld werd.


Les champignons hallucinogènes du Mexique De hallucinogene paddestoelen van Mexico

Op weg naar de Universiteit of het Museum van Natuurgeschiedenis voor een wetenschappelijke film. Een documentaire die je alles toont, of bijna toch ! Vooral blijven zitten en luisteren, spits de oren voor de gezaghebbende stem van de professor, kijk naar de kaarten en andere illustraties… Een documentaire in twee delen : het eerste deel gaat over de reis van mycoloog Roger Heim naar Mexico midden jaren 60, het tweede deel over testen achteraf met paddestoelen en hun invloed op individuen. Deze film, die nooit in bioskopen vertoond werd, toont hoe de onderzoeker, die één van de grootste specialisten op het gebied van hallucinogene paddestoelen was, deze ervaringen beleefde met een verbazende afstand. Hoe is het mogelijk om in je wetenschappelijk karkas te blijven terwijl alle andere studies spreken over verschillende bewustzijnstoestanden ? Een film van toen, gevonden op de zolder van een Parijse stichting, een epos dat je niet kan vertellen zonder van leugens verdacht te worden. Het gaat niet enkel over paddestoelen, maar ook over de leraarsstatus, de koloniale visie… Een reis naar het verleden, waarbij de camera als spiegel dient.

12.02 > 20:00
Carte blanche Light Cone

Light Cone stelt een panorama van hedendaagse experimentele films voor die zich inspireren op de fabuleuze diversiteit en de fascinerende schoonheid van vegetatie. Het plantenrijk met zijn ontelbare variëteiten, is een eeuwige inspiratiebron voor allerlei artiesten, gaande van de impressionisten over art nouveau tot land art. Bloemen, bomen, velden, mossen worden motieven die ieder op z’n eigen manier toeeigent om er filmische paletten mee samen te stellen.

Light Cone werd in 1982 opgericht door twee cineasten, Yann Beauvais en Miles McKane, met als doel distributie, promotie en behoud van experimentele cinema. Om deze missie zo goed mogelijk te vervullen, hebben ze een coöperatieve van cineasten opgericht die de eigendomsrechten garandeert aan de auteurs. Momenteel verdeelt Light Cone meer dan 2700 films (pellicule, video en expanded cinema) gerealiseerd tussen 1905 en nu door meer dan 500 filmmakers. Ze organiseren ook regelmatig zelf voorstellingen in thuisbasis Parijs, ze publiceren, coproduceren, documenteren....

18.02 > 20:00
https://www.nova-cinema.org/spip.php?page=print&id_rubrique=807&lang=fr